Changements dans l'industrie de l'équarrissage
| Auteur : |
Bill Groot-Nibbelink,
spécialiste du traitement des cadavres d'animaux de ferme/MAAARO |
| Date de création : |
3 mai 2007 |
| Dernière révision : |
3 mai 2007 |
Le secteur de l'équarrissage a annoncé des changements
à sa réglementation en vue de garantir la salubrité
de ses produits à sa clientèle et de protéger
l'accès aux marchés des protéines animales recyclées.
Ces changements peuvent avoir des conséquences pour les éleveurs,
les vétérinaires, les entreprises de ramassage de cadavres
d'animaux et les exploitants d'abattoirs.
En date du 1er août 2001, les cadavres ainsi que les abats
des espèces animales suivantes ne sont plus acceptés
pour utilisation dans les aliments destinés aux animaux d'élevage
et de compagnie :
- animaux à qui on a administré un produit contenant
de la sulfaméthazine et qui sont morts avant que le médicament
n'ait été évacué de leur organisme (période
de retrait insuffisante); certaines entreprises d'équarrissage
refusent les carcasses qui contiennent des résidus de carbadox;
- les cadavres d'agneaux, moutons, chevreaux, caprins, cerfs et
wapitis morts sur les lieux de la ferme;
- les résidus d'abattoirs issus des cervelles de moutons,
chèvres, cerfs, wapitis, agneaux et chevreaux;
- d'autres animaux, comme les visons, les animaux de compagnie et
de parc zoologique, y compris les animaux de ferme qui ne sont pas
habituellement élevés pour la viande.
Les équarrisseurs ont revu leurs pratiques et leurs politiques
commerciales en raison des inquiétudes soulevées par
l'ESB (encéphalite spongiforme bovine), la tremblante du mouton
et l'encéphalopathie des cervidés (EC). On s'inquiète
aussi des risques de contamination des moulées animales par
des résidus de médicaments dans les produits d'équarrissage,
qui pourraient compromettre a salubrité de la viande, du lait
et des ufs.
Producteurs de bovins, de porcs, de moutons, de chèvres,
de volailles et de chevaux
- À compter du 1er août 2001, les carcasses d'animaux
contenant des résidus de sulfaméthazine ne sont plus
acceptées à l'équarrissage pour utilisation
dans les aliments destinés au bétail et aux animaux
de compagnie. Certaines entreprises d'équarrissage refusent
les carcasses qui contiennent des résidus de carbadox.
- La sulfaméthazine peut être administrée aux
animaux dans la moulée ou dans l'eau, en bolus ou par injection.
Plus de 30 produits contenant de la sulfaméthazine sont offerts
au Canada. Le carbadox se vend sous la marque Mecadox®, offert
en vente libre et est approuvé pour utilisation chez les
porcs.
- Vérifier la liste des ingrédients actifs et les
périodes de retrait correspondantes sur toutes les étiquettes
de moulée et de produits.
- Respecter les périodes de retrait mentionnées sur
les étiquettes de moulée et de produits et sur les
ordonnances vétérinaires.
- Ne pas expédier d'animaux vivants à l'abattoir avant
la fin de la période de retrait recommandée afin de
s'assurer que les carcasses ne contiendront pas de résidus
médicamenteux.
- Consulter le vétérinaire sur les produits qui peuvent
être utilisés à la place de la sulfaméthazine
ou du carbadox. Communiquer avec le service de ramassage des carcasses
pour vérifier la liste des espèces animales qui ne
sont pas acceptées par ce dernier.
- Respecter toutes les directives concernant le ramassage. Si le
service de ramassage accepte de prendre des carcasses qui contiennent
des résidus prohibés, identifier clairement ces animaux.
- La Loi sur les cadavres d'animaux de l'Ontario précise
que les cadavres d'animaux peuvent être compostés ou
enfouis à la ferme. Le MAAARO a publié des fiches
techniques sur le sujet.
- Des méthodes d'élimination des carcasses non conformes
au règlement peuvent être nuisibles pour l'environnement
ainsi que pour la santé des animaux et du public.
Producteurs de cerfs, de wapitis, de visons et d'animaux
de parcs zoologiques
- Au 1er août 2001, les cadavres d'animaux morts et les abats
ne sont plus acceptés à l'équarrissage pour
utilisation dans les aliments destinés au bétail et
aux animaux de compagnie.
- La Loi sur les cadavres d'animaux de l'Ontario précise
que les cadavres d'animaux peuvent être compostés ou
enfouis à la ferme. Le MAAARO a publié des fiches
techniques sur le sujet.
- Des méthodes d'élimination des carcasses non conformes
au règlement peuvent être nuisibles pour l'environnement
ainsi que pour la santé du public et des animaux.
Vétérinaires
- À compter du 1er août 2001, les carcasses d'animaux
contenant des résidus de sulfaméthazine ne sont plus
acceptées à l'équarrissage pour utilisation
dans les aliments destinés au bétail et aux animaux
de compagnie. Certaines entreprises d'équarrissage refusent
les carcasses qui contiennent des résidus de carbadox.
- Il se peut que les clients demandent d'autres produits vétérinaires
à utiliser à la place de la sulfaméthazine
et du carbadox.
- À noter qu'il est possible que les producteurs aient à
signer des lettres attestant que leur exploitation se conforme aux
nouvelles règles, pour conserver leur accès au service
de ramassage.
- L'élimination des cadavres d'animaux conformément
aux règles prescrites contribue à protéger
l'environnement ainsi que la santé du public et des animaux.
Pour toute question concernant les nouvelles politiques à
ce sujet, communiquer avec l'abattoir régional ou le service
de ramassage des cadavres d'animaux.
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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