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Compostage à la ferme des cadavres de bétail et de volaille

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 725/400
Date de publication : novembre 2003
Commande no. 03-084
Dernière révision : novembre 2003
Situation : Nouveau
Rédacteur : G. Kobel - spécialiste du traitement des cadavres d'animaux de ferme/MAAARO; A. Rafail - agent de soutien au programme/MAAARO; J. Morris - professeur/chercheur contractuel/Collège de Ridgetown, Université de Guelph

Table des matières

  1. Introduction
  2. Le processus du compostage
  3. Planification de l'unité de compostage
  4. Préparation des matériaux à composter
  5. Mécanisme du compostage
  6. Résumé
  7. Références
  8. Annexe 1. Feuille de calcul pour déterminer la taille des unités de compostage de cadavres
  9. Annexe 2. Fische de compostage (Utiliser une fiche par cellule)
  10. Annexe 3. Guide de dépannage

Introduction

Les producteurs de bétail et de volailles de l'Ontario sont réputés dans le monde pour leurs approches progressistes en matière d'élevage. Néanmoins, une certaine mortalité est inévitable dans le secteur des productions animales à cause de maladies, d'accidents et de faits naturels.

L'élimination convenable des cadavres d'animaux morts à la ferme est indispensable pour empêcher la contami-na-tion du milieu naturel et la propagation des maladies. En Ontario, la Loi sur les cadavres d'animaux (LCA) édicte les méthodes selon lesquelles les producteurs doi-vent éliminer les cadavres d'animaux de ferme, plus précisément les cadavres de bovins, de porcs, de mou-tons, de chèvres et de chevaux.

En vertu de la LCA, les producteurs sont tenus d'éliminer les cadavres d'animaux, dans les 48 heures qui suivent la mort, en respectant les règles de la salubrité et de la protection de l'environnement. La Loi prévoit trois méthodes d'élimination :

  • le ramassage des cadavres par une entreprise d'équarrissage titulaire d'un permis provincial
  • l'enfouissement à la ferme sous 0,6 m (2 pi) de terre
  • le compostage à la ferme.

La présente fiche technique traite brièvement des principes du compostage des animaux morts à la ferme et de la façon dont ils peuvent être mis en application sur l'exploitation. Bien qu'il existe plusieurs techniques de compostage, l'information présentée ici se rapporte à la technique populaire de l'unité de compostage en cellules, illustrée à la figure 1, qu'il est même possible d'aménager à l'aide de balles de paille ou de foin. Vous trouverez ci-après les paramètres de base de la construction d'une unité de compostage ainsi que des conseils sur la mise sur pied, la gestion et la surveillance de votre unité de compostage.

Figure 1. Unité de compostage en cellules. (Photo reproduite avec l'aimable permission du ministère de l'Agriculture du Minnesota)

Unité de compostage en cellules

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Le processus du compostage

Qu'est-ce que le compostage?

Le compostage est un processus naturel au cours duquel les matières organiques sont décomposées par des micro-organismes, comme les bactéries et les champi-gnons, et transformées en un produit appelé compost. Le compost est un matériau stable, de couleur foncée, d'aspect rappelant le terreau ou l'humus, qui peut être épandu sur les champs.

Le bon déroulement du processus du compostage exige l'intégration équilibrée des cinq éléments suivants :

  • le carbone
  • l'azote
  • l'oxygène
  • l'humidité
  • la température.
L'intérêt du compostage

L'application du compostage à l'élimination des cadavres d'animaux morts à la ferme présente plusieurs avantages, dont la facilité de mise en œuvre et l'innocuité pour l'environnement ne sont pas les moindres. Voici certains des avantages les mieux connus de cette méthode d'élimination :

Biosécurité

  • Le compostage améliore la biosécurité et réduit les risques pour la santé du troupeau puisqu'il évite de faire venir à la ferme les camions et les employés de l'entreprise d'équarrissage.
  • L'échauffement naturel subi par le matériau en dimi-nue de beaucoup la flore pathogène.

Rapport coût-efficacité intéressant

  • La mise en place d'un système de compostage ne requiert que des frais minimes à moyens selon ses di-mensions et les matériaux choisis.
  • Les frais d'exploitation sont minimes, surtout quand on utilise des matériaux produits sur la ferme.
  • Le procédé aboutit à la production d'un matériau à valeur ajoutée qui est un bon amendement du sol.
  • Il élimine les frais de ramassage et de traitement fac-turés par l'équarrisseur.

Commodité

  • Le compostage permet d'évacuer immédiatement les cadavres.
  • Il permet de traiter des animaux de tout gabarit, ainsi que les placentas.
  • Il offre une méthode de rechange pour l'élimination des cadavres refusés par les fondoirs.
  • Il permet de faire face à une aggravation soudaine de la mortalité.
  • On peut généralement le mettre en oeuvre toute l'année.

Innocuité pour l'environnement

  • Le compostage aboutit à la production d'une forme stable d'azote et d'autres éléments nutritifs.
  • Il ne dégage pas d'odeurs répugnantes et n'attire pas les mouches quand il est bien géré.
  • Il permet de recycler des matières brutes produites à la ferme.

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Planification de l'unité de compostage

La planification et la conception d'une unité de com-postage à la ferme font intervenir les facteurs suivants :

  • le choix de l'emplacement
  • les dimensions de l'unité
  • la construction de l'unité.
Choix de l'emplacement de l'unité de compostage

Installez l'unité de compostage à un endroit qui est à l'abri des regards des voisins et des personnes qui passent sur la route. En outre, renseignez-vous auprès de l'ins-pecteur en chef des bâtiments et de l'agent de l'appli-cation des rè-glements de votre municipalité pour con-naître les direc-tives et les règlements environnementaux qui s'appliquent dans votre région, et vérifiez qu'il vous sera possible de les respecter.

Voici les critères à considérer pour trouver l'empla-cement idéal de votre unité de compostage :

  • Choisir un endroit plat, bien drainé, situé sur une hauteur, éloigné des puits, des cours d'eau et des conduits de drainage souterrain.
  • Opter si possible pour un endroit orienté au sud.
  • Choisir un endroit éloigné des bâtiments abritant des animaux ou des aliments du bétail, ainsi que des habitats fauniques.
  • Repérer les risques pour la biosécurité (p. ex. lieux de passages, zones accessibles à la vermine) et faire les changements nécessaires pour réduire le risque de propagation des maladies.
  • Prévoir des abords dégagés pour la manutention des cadavres, du substrat et du compost mûr.
  • S'assurer d'un accès facile à l'unité de compostage en prévision des activités de gestion et de surveillance.
  • S'assurer d'un accès commode à une source d'eau pour humidifier les cellules à mesure des besoins.
Dimensions de l'unité de compostage

La taille de l'unité de compostage sera fonction de l'envergure et de la nature de votre élevage et du nombre prévu de cadavres à composter.

Déterminer la superficie de l'unité de compostage
La superficie totale d'une unité de compostage à la ferme dépend des facteurs suivants :

  • le nombre et la grandeur des cellules destinées à recevoir les cadavres à composter
  • le cas échéant, le nombre et la grandeur des cellules des-tinées à entreposer les matières carbonées comme la sciure ou la paille (appelées ici le substrat) et le compost mûr
  • les dégagements nécessaires aux abords de l'unité pour les manœuvres des machines.

Déterminer le nombre et la grandeur des cellules
Chaque unité de compostage comporte trois cellules : deux cellules de compostage primaire, où le matériau subit sa première phase d'échauffement, et une cellule de compostage secondaire, où il subit sa deuxième phase d'échauffement. Certains élevages de bétail ou de vo-lailles de grande envergure devront s'équiper de plu-sieurs unités de compostage. Selon votre situation, il vous faudra peut-être également une ou plusieurs cellules destinées à stocker le substrat ou le compost mûr.

La grandeur des cellules sera fonction du poids des cadavres et du substrat utilisé; il faut la calculer pour chaque élevage en tenant compte des paramètres suivants :

Cellules de compostage

    • Prévoyez, pour chaque cellule de compostage primaire, une capacité d'au moins 1,25 m3 par kilo (20 pi3/lb) de masse quotidienne moyenne de cadavres à composter, si vous utilisez un substrat comme la sciure. Cependant, il est préférable d'augmenter de 50 % cette capacité pour pouvoir faire face à une augmentation imprévue du taux de mortalité ou si vous comptez agrandir votre élevage. Si vous envisagez d'utiliser des substrats moins denses, comme la paille et l'ensilage de maïs, vous devrez également augmenter la capacité par kilo (ou livre) de cadavres.
    • La capacité de chaque cellule de compostage se-con--daire devrait être égale, au minimum, aux deux tiers de celle d'une cellule primaire (soit au mini-mum 0,83 m3 par kilo (13 pi3/lb) de masse quoti-dienne moyenne de cadavres à composter). Pour la commo-dité, il est préférable que la cellule secon-dai-re soit de même grandeur qu'une cellule primaire.

Cellules de stockage

    • La capacité de la cellule réservée au stockage du substrat doit être égale à la capacité cumulée des deux cellules primaires, selon l'exploitation et l'approvisionnement en substrat.
    • Il est généralement préférable d'avoir une cellule servant à stocker le compost mûr. Une cellule de stockage de même capacité qu'une cellule primaire devrait suffire dans la plupart des exploitations.

Vous trouverez à l'annexe 1 une feuille de calcul qui vous aidera à déterminer le nombre et la taille des cellu-les de compostage nécessaires pour votre exploitation.

Construction de l'unité de compostage

Plusieurs installations se prêtent au compostage efficace à la ferme, que ce soit une structure à part construite expressément pour le compostage ou des unités aménagées à l'intérieur ou à côté de bâtiments existants. On peut même tirer parti d'une grange ou d'un hangar à ma-chines. Quoiqu'il en soit, les unités de compostage peuvent faire l'objet de règlements municipaux ou d'autres normes publiques. Avant d'en entreprendre la construction, adressez-vous à l'inspecteur en chef des bâ-timents et à l'agent d'application des règlements de votre municipalité et vérifiez que vous pourrez vous conformer aux lois et aux lignes directrices.

Plate-forme
Installez votre unité sur une plate-forme qui empêchera le lixiviat (le jus produit par le tas) et les eaux de ruissel-lement de contaminer l'environnement (figure 2). Une plate-forme en béton bien construite réduira de beaucoup les risques pour l'environnement et supportera les évo-lutions des chargeurs et des machines sans pertur-bation des couches sous-jacentes du sol. Une couche de terre d'au moins 1 m (3,3 pi) de profondeur et con-tenant au moins 20 % d'argile constituera également une base acceptable.

Figure 2. Unité de compostage avec sol renforcé. (Photo reproduite avec l'aimable permission du ministère de l'Agriculture du Minnesota)

Unité de compostage avec sol renforcé.

Murs des cellules
Les murs doivent mesurer 1,4-1,8 m (4-6 pi) de haut et être construits de manière à contenir le lixiviat. Ils doivent aussi pou-voir empêcher les animaux, dont la ver-mine, de s'appro-her du compost, et résister aux con-traintes impo-sées par l'utilisa-tion de chargeurs et de grosses machines pour manutentionner les matières et le compost. Les matériaux recommandés pour les murs comprennent le béton, le bois non traité et les grosses balles de foin ou de paille de forte densité. Le bois imprégné sous pression est déconseillé à cause du risque élevé de contamination du compost par les métaux lourds qu'il renferme. La figure 3 montre une unité de compos-tage construite à l'aide de grosses balles carrées.

Figure 3. Unité de compostage simple construite avec de grosses balles.

Cellules de compostage faites de grosses balles carrées placées bout  à bout

Texte correspondant


Hauteur des murs

La hauteur recommandée pour les murs d'une cellule de compostage est de 1,8 m (6 pi). Habituellement, quand les murs dépassent 1,8 m (6 pi), il est nécessaire d'installer un système d'aération forcée du compost. Plus le tas est haut, plus le matériau se tasse, ce qui diminue sa porosité et augmente le risque de combustion spontanée.


Construisez des cellules dont les trois côtés sont fermés par un mur et le quatrième côté, ouvert, est assez large pour laisser pénétrer la machine servant à manuten-tionner les matières à composter et le compost. La lar-geur du côté ouvert doit dépasser d'au moins 0,6 m (2 pi) la largeur du chargeur ou du retourneur de compost qui est utilisé. Les cellules devraient mesurer au moins 1,8 m (6 pi) de large. Fermez le côté ouvert par une barrière qui empêchera les animaux de fouiller dans les tas.

Dans les cellules carrées dont la surface au sol fait plus de 6 m2 (64 pi2), il peut être nécessaire d'installer un système à air pulsé pour réduire le risque de combustion spon-tanée causée par une aération insuffisante au centre du tas. Si vous avez besoin de plus de surface au sol, optez pour des cellules rectangulaires dont la largeur cependant ne dépasse pas 2,45 m (8 pi), ou pour plusieurs unités.

Toit
L'installation d'un toit ou d'une couverture, comme sur la figure 4, empêchera la pluie et la neige d'augmenter le taux d'humidité de la masse à composter. L'excès d'eau augmente le risque de lixiviation et de ruissellement et nuit au processus du compostage, ce qui augmente le risque d'odeur.

Figure 4. Unité de compostage couverte. (Photo reproduite avec l'aimable permission du ministère de l'Agriculture du Minnesota)

Unité de compostage couverte

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Préparation des matériaux à composter

Pour que le compostage ait lieu, il faut créer et maintenir dans la masse à composter les conditions idéales pour que les microorganismes puissent faire leur travail. Ces con-ditions de milieu dépendent de quatre composantes essentielles.

  1. Carbone et azote
    Le rapport du carbone à l'azote (rapport C/N) de la masse à composter est la condition de milieu essentielle pour les microorganismes. Pour faciliter le compostage des ca-davres, il faut équilibrer la forte teneur en azote des cadavres en ajoutant un substrat riche en carbone. Si le rapport C/N est trop bas, le processus peut produire des odeurs. À l'inverse, un rapport C/N trop élevé diminue l'activité microbienne, ce qui empêche l'échauffement du compost et ralentit la décomposition. Un rapport C/N compris entre 25/1 et 35/1 est recommandé.
  2. Oxygène
    La présence d'oxygène à l'intérieur du tas est indispen-sable à l'activité microbienne. Le substrat ajouté au com-post doit créer dans le tas des espaces lacunaires (des « vides ») qui emprisonnent de l'air. La porosité du tas, ou volume de vide, dépendra du type et de la taille des particules du substrat. Le substrat assure en outre l'iso-lation thermique du tas et absorbe le jus produit par les cadavres en décomposition.
  3. Humidité
    Un taux d'humidité adéquat est également nécessaire pour assurer une bonne activité microbienne. Le taux idéal est de 45 %, mais des taux compris entre 40 %-60 % sont acceptables. Un taux d'humidité faible peut réduire l'activité microbienne, alors qu'un taux élevé peut réduire la circulation de l'oxygène dans le tas et pro-voquer des odeurs. La présence ou non d'un toit, les conditions météorologiques, le type de substrat, les espèces animales et le nombre et la taille des cadavres dé-posés dans la cellule de compostage sont autant de fac-teurs qui peuvent faire varier les taux d'humidité.
  4. Température
    L'élévation de la température du tas résulte du processus de compostage lui-même et est indispensable au bon déroulement de ce processus. Jusqu'à un certain point, plus le tas est chaud, plus il produira de chaleur et plus vite la décomposition aura lieu. Pour qu'une masse soit bien compostée, sa température doit s'élever à au moins 55 °C (131 °F) et s'y maintenir pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, selon la taille des cadavres, et ce durant chaque phase d'échauffement. Si la température est inférieure à 55 °C (131 °F), l'activité des microorga-nismes diminue, la décomposition se fait plus lentement et tue moins d'agents pathogènes. Par contre, une trop forte élévation de la température, soit plus de 71 oC (160 °F), tue les microorganismes responsables du com-postage.
Choix du substrat

Vous pouvez choisir comme substrat un matériau produit sur la ferme ou acheté à l'extérieur. Le coût, la disponi-bilité et les caractéristiques physiques du substrat sont les points importants à considérer. De la sciure propre est un excellent substrat pour composter des cadavres, mais d'autres matières riches en carbone comme les déchets de bois, la paille, les rafles de maïs et l'ensilage de maïs peuvent être utilisées. Le tableau 1 montre le rapport C/N de certaines matières organiques que l'on trouve sur les fermes.

  • Examinez le choix de substrats bon marché que vous pouvez trouver sur la ferme, comme la paille, la sciure et les copeaux de bois. Si vous utilisez un substrat acheté, faites attention qu'il ne contienne pas de corps étrangers comme du métal ou du verre ou qu'il ne soit pas contaminé par des produits chimiques. Quand vous commandez du substrat que vous irez chercher ou que vous ferez livrer, demandez des précisions sur son origine et sa qualité et assurez-vous que son utilisation n'est pas restreinte par les règlements sur la protection de l'environnement.
  • Calculez la quantité annuelle de substrat dont vous aurez probablement besoin en fonction de votre taux annuel de mortalité et du substrat disponible, et assurez-vous que vous aurez accès à des quantités suffisantes de substrat tout au long de l'année.
  • Assurez-vous que les particules du substrat sont suffi-samment grosses pour favoriser l'aération de la masse à composter, mais suffisamment petites pour se décom-poser ou jouer efficacement leur rôle dans le processus de compostage. Au besoin, hachez le substrat pour que la longueur des particules varie de 3 à 13 mm (1/8-1/2 po).
  • Vous pouvez si vous le voulez mélanger au substrat du compost mûr qui contribuera à « amorcer » la fermen-tation du nouveau tas. Le compost mûr ne doit pas représenter plus de la moitié du poids du substrat.

Proportion de substrat
La taille, le nombre et l'espèce des animaux morts déter-mineront la quantité de substrat nécessaire au processus. En règle générale, ce rapport doit être de 1,5/1 (p. ex. 1,5 kilo ou 1,5 livre de sciure par kilo ou livre de cadavres) pour contrebalancer la teneur en azote des cadavres. Exprimé en volume, ce rapport équivaut à une partie de sciure pour une partie de cadavres. Si le substrat utilisé présente un rapport C/N faible, la proportion du substrat doit être augmentée.

Matériel et fournitures

Matériel de chargement et de transport
Il faudra utiliser des machines pour charrier le substrat et les cadavres et transporter le matériau composté d'une cellule primaire à une cellule secondaire. Ces opérations n'exigent pas d'appareils spécialisés, mais elles sont dans la majorité des cas exécutées avec un chargeur frontal ou une fourche hydraulique montée sur tracteur. Pour déterminer la sorte d'appareil qui convient dans votre situation, faites le point sur les machines dont vous disposez à la ferme, leur fréquence d'emploi, la quantité de matériau à manutentionner, la taille de l'installation de compostage et son emplacement, et la main-d'œuvre dont vous disposez.

Tableau 1.

Rapport C/N de certaines matière organiques courantes - Riches en carbone
Matière C/N
Tiges de maïs
70/1
Ensilage de maïs
38 - 43/1
Rafles de maïs
60 - 120/1
Sciure, déchets de bois
200 - 500/1
Paille
80 - 120/1
Rapport C/N de certaines matière organiques courantes - Pauvres en carbone
Matière C/N
Carcasses d'animaux
4/1
Fumier de mouton, de bovins et de porcs
15 - 20/1
Fumier de volailles
6/1
Fumier de cheval
30/1
Foin frais out herbe
15/1

(On-Farm Composting Handbook, 1992)

Thermomètre
Utilisez un thermomètre pour contrôler la température des tas à composter. Un thermomètre en acier inoxy-dable, muni d'un cylindre de 6 mm (1/4 po) de diamètre et d'au moins 1 m (3 pi) de long, est recommandé. Ce type de thermomètres se vend dans certains magasins d'agro-fournitures.

Humidimètre
Il faut se munir d'un humidimètre (p. ex. une sonde ser-vant à mesurer l'humidité du foin) pour mesurer le taux d'humidité des tas à composter. Utilisez un instrument capable de mesurer des taux d'humidité entre 30 et 70 %. Vous pouvez vous procurer ce type d'humidimètres dans les magasins d'agrofournitures.

Crible
Si vous devez composter des cadavres qui pèsent plus de 200 kg (440 lb), le compost mûr contiendra encore des os et vous devrez le passer à travers un crible à mailles de 13-25 mm (1/2-1 po) avant de l'épandre sur les champs. Des cribles de ce type se vendent dans les magasins d'agro-fournitures.

Enregistrement des données
La consignation des données est indispensable au succès des opérations de compostage. Un système simple de registres doit vous permettre de consigner les dates, les détails concernant les apports de cadavres sur le tas, le substrat utilisé, la température, le taux d'humidité du tas et les observations générales (p. ex. état de la couche externe de substrat, quantité de lixiviat produit, odeurs, traces d'activité de fouille par des animaux, et mesures prises pour corriger les problèmes). Mettez au point un système adapté à vos besoins. L'annexe 2 donne un exemple d'un système simple de consignation des données.

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Mécanisme du compostage

Un cycle complet de compostage comporte trois étapes principales : le remplissage de la cellule, l'échauf-fement primaire (fermentation), l'échauffement secon-daire (maturation). La réussite du compostage exige une gestion et un contrôle constants tout au long du cycle.

Cellules primaires - Remplissage et première phase d'échauffement

  • Remplir une des cellules primaires. Cette phase s'éche-lonnera sur 45-90 jours suivant le poids moyen des cadavres.
  • Laisser le matériau à composter dans la cellule primaire pendant une autre période de 45-90 jours. La tem-pérature du tas doit s'élever jusqu'à 55-65 °C (131-149 °F). En général, elle doit se maintenir à ce niveau pendant au moins 7 jours pour que cette première phase du compostage soit efficace. Pendant que le contenu d'une cellule primaire est en cours de compostage, l'autre cellule primaire est en cours de remplissage.
  • À la fin de la première phase d'échauffement, transporter le contenu de la cellule primaire à la cellule secondaire. À ce moment, la température du matériau doit être redescendue au-dessous de 48 °C (120 °F).

Cellule secondaire - Deuxième phase d'échauffement

  • Faire en sorte que les cadavres qui dépassent du tas qu'on vient de confectionner soient recouverts d'au moins 0,6 m (2 pi) de substrat.
  • Faire subir au matériau partiellement composté une deuxième phase d'échauffement. La température du tas doit remonter jusqu'à 55-65 °C (131-149 °F) et se maintenir à ce niveau pendant au moins 7 jours pour que le matériau évolue comme il se doit. Durant cette phase d'échauffement, la température devra s'élever aussi haut que durant la première phase, mais n'aura pas à persister aussi longtemps. La phase principale du processus de compostage est achevée lorsque le deuxième échauffement s'est produit et que la tempé-rature est retombée à moins de 48°C (120 °F).
  • Passer le matériau composté à travers un crible s'il contient encore des morceaux d'os visibles, p. ex. quand le tas contenait un cadavre pesant plus de 200 kg (440 lb). Remettre les gros os dans une cellule primaire pour qu'ils subissent une nouvelle décom-position.
Gestion du processus

Durée et succession des opérations
Toutes les phases du compostage, soit le remplissage, l'échauffement primaire et l'échauffement secondaire, sont à peu près de même durée. Bien que les principes du compostage soient les mêmes pour les petits comme pour les gros animaux, la décomposition prendra plus ou moins longtemps selon la taille des cadavres et le substrat utilisé. En moyenne, pour des cadavres de moins de 25 kg (55 lb), chaque stade dure 45 jours et le cycle complet dure 135 jours. Lorsqu'il s'agit de cadavres de 25 kg et plus (55 lb et plus), chaque stade dure 90 jours et le cycle complet, 270 jours. Par contre, le compostage complet de cadavres de plus de 200 kg (440 lb) peut prendre une année.

Lorsque la première cellule primaire est pleine et qu'on laisse le processus d'échauffement s'amorcer, on com-mence à remplir la deuxième cellule primaire. Quand le contenu de la première cellule primaire est prêt à être envoyé dans la cellule secondaire, le contenu de l'autre cellule primaire peut commencer sa phase d'échauffe-ment. La figure 5 montre le cheminement du matériau d'une cellule à l'autre durant le cycle de compostage.

Confection du tas
Renseignez-vous sur les normes et les règlements munici-paux et provinciaux qui régissent le compostage des ca-davres à la ferme, dans leurs versions à jour, avant de commencer à composter, et assurez-vous que vous pour-rez vous y conformer. Pour cela, communiquez avec le minis-tère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario et avec l'agent chargé de l'application des règle-ments de votre municipalité.

1. Constituer la couche de base

  • Étaler 0,6 m (2 pi) de substrat sur le sol d'une des cellules primaires de l'unité.
  • Humidifier le substrat si nécessaire pour que sa teneur en eau soit de 40-45 %. (Les cadavres seront une source d'humidité, aussi est-il important que la première couche de substrat soit moins humide que celles du dessus.)

2. Déposer une couche de cadavres

  • Demander au vétérinaire d'examiner les animaux qu'il a fallu sacrifier ou qui sont morts à la ferme d'une cause inconnue, pour s'assurer qu'ils n'avaient pas une maladie grave.
  • Placer les cadavres sur le substrat à au moins 0,3 m (1 pi) du pourtour de la cellule.
  • Poser les cadavres sur le substrat en les espaçant régulièrement pour qu'ils ne se touchent pas.
  • S'il y a un cadavre de gros animal, le placer sur le côté pour que le tas ne dépasse pas la hauteur maximale recommandée de 1,8 m (6 pi). Si nécessaire, sectionner les ligaments et les tendons des pattes et replier celles-ci. Le fait d'inciser la cavité abdominale réduira le gonflement et favorisera une activité microbienne plus intense.

     

Figure 5. Représentation schématique du processus de compostage

Schéma du cheminement des matières premières d'une cellule à l'autre

Texte correspondant

3. Recouvrir de substrat

  • Humidifier le substrat au besoin de façon que sa teneur en humidité se situe entre 40 et 60 %.
  • Recouvrir immédiatement les cadavres avec une couche de substrat d'au moins 0,6 m (2 pi).
  • S'assurer de recouvrir complètement les cadavres avec le substrat et de donner au tas la forme qui convient dans votre situation (voir plus bas l'information concernant la forme du tas).

4. Déposer une nouvelle couche de cadavres

  • Râcler une partie de la dernière couche de substrat de façon à n'en laisser qu'une épaisseur de 0,2-0,3 m (8-12 po) sur la couche précédente de cadavres.
  • Poser les nouveaux cadavres sur le tas en suivant les étapes 2 et 3 ci-dessus.

Problèmes posés par le compostage en hiver

Quand le temps froid s'installe, l'activité microbienne est plus difficile à établir dans la masse à composter. Évitez d'amorcer un nouveau tas de décembre à février. Cependant, si vous devez le faire, n'oubliez pas de mélanger du compost mûr avec le substrat, selon le rapport maximal, en poids, de 1/1 (1 kilo de compost mûr pour 1 kilo de substrat). Il est conseillé de décongeler les cadavres gelés avant de les ajouter au tas.


Hauteur et forme du tas
Assurez-vous que le tas de compost fait entre 1,2 m et 1,8 m (4-6 pi) de hauteur. Un tas qui mesure moins de 1,2 m (4 pi) ne produit pas suffisamment de chaleur, surtout quand il fait froid, et risque de ne pas contenir suffisamment de substrat pour alimenter l'activité micro-bienne et donc permettre une bonne décomposition. Par contre, dans un tas de plus de 1,8 m (6 pi) de hauteur, le matériau risque de se tasser et de ne pas être suffisamment aéré pour soutenir le processus du compostage, ce qui entraîne un risque de combustion spontanée.

Selon la forme qu'aura le tas, l'eau s'infiltrera dans la masse à un taux variable. Si le tas est sous abri, on pourra laisser la couche du haut plane ou concave (en creux) pour que l'eau qu'on y versera pénètre facilement dans la masse. Par contre, si le tas est à ciel ouvert, il vaudra mieux que le dessus soit convexe (en dôme) ou pointu de façon à limiter la quantité d'eau de pluie ou de neige qui s'y infiltrera. À noter que, bien que le dessus pointu soit préférable durant une période humide, il faudra proba-blement l'aplanir ou le creuser si une période sèche sur-vient.

Surveillance du compost

Sans surveillance, la bonne gestion de votre unité de compostage est impossible! Contrôlez le tas chaque jour pour vérifier l'état de la couverture de substrat, la tem-pérature et l'humidité, et notez ces renseignements dans votre registre. Tout au long du cycle de compostage, sur-veillez les problèmes ci-dessous et faites le nécessaire pour les régler :

  • la fouille par des animaux
  • une lixiviation excessive
  • les mauvaises odeurs.

Recouvrement des cadavres par le substrat
Faites en sorte que tous les cadavres soient complètement recouverts d'une couche de substrat de 0,6 m (2 pi) d'épaisseur. Des facteurs comme le tassement du tas ou le vent peuvent réduire l'épaisseur du substrat externe.

Température
Mesurez la température interne du tas à plusieurs en-droits, y compris près de la dernière couche de cadavres ajoutée. Dans les cellules primaires et secondaires, la tem-pérature doit augmenter et se maintenir entre 55 °C (131 °F) et 65 °C (149 °F) pendant au moins 7 jours consécutifs. Si la température tombe au-dessous de 48 °C (120 °F), le processus de compostage s'arrête; au-dessus de 71°C (160 °F), les microorganismes responsables du processus sont détruits et la masse peut s'enflammer spon-tanément. Voir le guide de dépannage à l'annexe 3 pour connaître les causes des problèmes de température et les régler.

Humidité
Mesurez fréquemment le taux d'humidité du tas pour vous assurer qu'il est de 40-60 %. Vous serez peut-être amené à modifier la forme du tas et à rajuster le taux d'humidité. Consultez le guide de dépannage à l'annexe 3 si le taux d'humidité pose problème.


Contrôle du taux d'humidité dans les unités de compostage à ciel ouvert

En l'absence de toit ou de couverture, la forme du tas aura une grande influence sur le taux d'humidité du matériau. Un tas de forme concave ou creusée retiendra l'humidité de la pluie et de la neige. Lorsque le tas est pointu, l'eau s'écoule en majorité le long des côtés et le tas absorbe moins d'humidité.


Prendre en note l'activité et les résultats
Mettez au point un système pour consigner les données suivantes :

  • la température
  • l'humidité
  • les apports de cadavres (date, nombre, espèce, poids)
  • le substrat (type et qualité de substrat utilisé)
  • les observations générales concernant le processus de compostage, ainsi que les problèmes et les mesures prises pour les corriger.

Vous trouverez à l'annexe 2 un exemple de système simple de consignation des données sur le compostage.

Compost mûr

Un compost qui a subi une bonne maturation dégage une légère odeur de terre et rappelle l'humus ou terreau d'em-potage, par la couleur et la texture, comme le montre la figure 6. À la fin de la deuxième phase d'échauffement, il faut passer le compost à travers un crible pour en retirer les os visibles et jeter ceux-ci dans la cellule primaire qui est en cours de remplissage. Une fois débarrassé des gros os, le compost est prêt à être épandu sur les terres.

N'oubliez pas de faire analyser le compost mûr pour con-naître les teneurs exactes en éléments nutritifs et incluez ces données dans votre plan ou stratégie de gestion des éléments nutritifs. Le tableau 2 montre la composition d'un compost mûr qui a été obtenu dans le cadre d'un projet de recherche sur le compostage des cadavres de porcs.

Tableau 2 : Analyse d'un compost de cadavres de porcs et divers substrats
Élément analysé Substrat
Scuire Paille
Matière sèche (%) 53,50 55,70
Protéine brute (%) 12,40 18,60
Lipides bruts (%) 14,00 28,70
Calcium (%) 0,35 0,51
Phosphore (%) 0,16 0,32
Potassium (%) 0,22 0,78
Magnésium (%) 0,04 0,10
Sodium (%) 0,21 0,31
Cuivre (ppm*) 5,37 2,90
Zinc (ppm*) 48,80 25,40
Cendres (%) 1,94 5,79
Carbone (%) 53,10 50,10
Azote (%) 1,98 2,97
Rapport C/N 42,70 24,80

*ppm = parties par million

Figure 6 : Compost mûr

Compost mûr

Résumé

À condition qu'il soit bien planifié et bien géré, le compostage à la ferme peut être une méthode efficace et écologique pour éliminer les cadavres de bétail et de vo-lailles. Le compostage à la ferme est une des options légales qui s'offrent aux producteurs soumis à la Loi sur les cadavres d'animaux de l'Ontario. Vous pouvez tirer parti des ressources existant sur la ferme, comme un bâtiment ou de la paille, pour aménager une unité de compostage à cellules. Vous devrez mélanger aux cadavres à composter un matériau riche en carbone (p. ex. paille, sciure ou déchets de bois) pour équilibrer la forte teneur en azote des cadavres. Vous devrez aussi veiller à ce que la masse à composter contienne assez d'oxygène (grâce à la porosité du substrat utilisé) et juste ce qu'il faut d'humidité pour qu'elle puisse s'échauffer et atteindre la température né-cessaire au bon déroulement du compostage. L'unité de compostage peut être utilisée toute l'année, mais il vaut mieux éviter d'amorcer un nouveau tas durant l'hiver. La surveillance régulière de l'unité vous permettra de con-trôler que le processus de compostage se déroule comme prévu. Avec une unité bien gérée, vous devriez obtenir en moins d'un an un compost suffisamment mûr pour être épandu.

Références

Manitoba Pork Council. 2000. Composting Deadstock: A Producer's Guide to Effective Mortality Composting. Manitoba Pork Council, Winnipeg, Manitoba.

Dougherty, M. (directeur de publication). 1998. Composting for Municipalities: Planning and Design Considerations. Publication NRAES-94. Natural Resource, Agriculture and Engineering Service, Ithaca, New York.

Dougherty, M. (directeur de publication). 1999. Field Guide to On-Farm Composting. Publication NRAES-114. Natural Resource, Agriculture and Engineering Service, Ithaca, New York.

Fulhage, Charles D., R. Wright, J. Feistner et J. Igert. 1993. Composting Poultry Carcasses in Missouri. Publication WQ205. University Extension, University of Missouri-Columbia, Missouri.

McGuire, K. (directeur de publication). 1997. Composting Module, Environmentally Assured. National Pork Producers Council (NPPC), Urbandale, Iowa.

Morse, D.E. 2001. Composting Animal Mortalities. Minnesota Department of Agriculture, St. Paul, Minnesota.

Morris, J.R., T. O'Connor, F. Kains et H. Fraser. 1997. Le compostage des cadavres d'animaux. Fiche technique 97-002. Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario, Guelph.

Rynk, R. (directeur de publication) 1992. On-Farm Composting Handbook. Publication NRAES-54. Natural Resource, Agriculture and Engineering Service, Ithaca, New York.

Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique.



Annexe 1. Feuille de calcul pour déterminer la taille des unités de compostage de cadavres

A. Déterminer le poids annuel de cadavres produit par la ferme
Ligne Étapes Exemple de ferme Votre ferme
1
Inscrire le nombre de cadavres par an. 60 cadavres/an (E) ____ cadavres/an (E)
2
Inscrire le poids moyen des cadavres
(consulter le tableau A-1, Taux de mortalité et poids moyens estimatifs de divers animaux).
125 kg/cadavre (F) ____ kg/cadavre (F)
3
Calculer le poids total de cadavres à composter par an : multiplier le nombre de cadavres
(ligne 1 - E) par le poids moyen (ligne 2 - F).

60 x125 = 7 500 kg/an (G) (E)___ x (F)___ =
____ kg/an (G)
B. Déterminer le volume à donner à une unité de compostage constituée de deux cellules primaires et d'une cellule secondaire, et le nombre d'unités requises
Ligne Étapes Exemple de ferme Votre ferme
4
Calculer le volume d'une cellule primaire : diviser le poids annuel de cadavres (ligne 3 - G) par le facteur de conversion approprié pour faire entrer en ligne de compte la densité du substrat et la taille des cadavres (moins de 25 kg ou 25 kg et plus). Consulter le tableau A-2, Facteurs de conversion relatifs à certains substrats courants pour trouver le facteur de conversion approprié. (Remarque : Le facteur de conversion comporte une marge en prévision d'une expansion de la ferme ou d'une mortalité inhabituelle.)

Le facteur de conversion tient compte du taux de mortalité et du substrat utilisé. Voir le tableau A-2 pour les facteurs de conversion. L'exemple choisi porte sur des cadavres de 25 kg et plus et l'utilisation de la sciure comme substrat.

7 500 kg/an (G) ÷ 703 = 10,7 m3 (H)

703 est un coefficient standard utilisé dans le calcul

(G) ____ ÷ ____ = m3 (H)
5
Calculer le volume minimal d'une cellule secondaire : multiplier le volume d'une cellule primaire (ligne 4 - H) par 0,67*.

10,7 m3 (h) x 0,67 = 7,17 m3

0,67 est un coefficient standard utilisé dans le calcul

(H) ____ x 0,67 = m3

0,67 est un coefficient standard utilisé dans le calcul

6
Calculer le nombre d'unités de compostage : diviser le volume d'une cellule primaire (ligne 4 - H) par la hauteur du tas envisagée (1,4-1,8 m ou 4-6 pi) et diviser par la surface maximale de 6 m2 (64 pi2) d'une cellule. (Remarque : La surface peut être plus grande à condition que les cellules ne fassent pas plus de 2,45 m (8 pi) de large.) (H ÷ hauteur du tas ÷ surface max.)

10,7 m3 (H) ÷ 1,8 m ÷ 6 m2 = 0,99
(H) ____ m3 ÷ ____ m ÷ ____ m2 = ____
C. Déterminer le volume approximatif de la cellule destinée à stocker la quantité annuelle de substrat
Ligne Étapes Exemple de ferme Votre ferme
7 Calculer le volume approximatif de la cellule destinée à stocker le substrat : multiplier le volume d'une cellule primaire (ligne 4-H) par 2**.

10,7 m3 x 2 = 21,4 m3

2 est un coefficient standard utilisé dans le calcul

(H) ____ x 2 =____ m3

2 est un coefficient standard utilisé dans le calcul

* Le volume de la cellule secondaire doit être au moins égal aux 2/3 du volume d'une cellule primaire.
** En règle générale, le volume de substrat nécessaire pour une année de compostage sera égal au volume cumulatif des cellules primaires. On aura besoin d'une cellule plus grande si on utilise un substrat très grossier et de faible densité.
La couleur rouge indique que le nombre est un coefficient standard utilisé dans le calcul.

Tableau A-1. Taux de mortalité et poids moyens estimatifs de divers animaux
Type de bétail ou de volaille Taux de mortalité moyen Poids moyen
(%/an) (lb) (kg)
Bovins et chevaux
À la naissance 9 100 47
Au sevrage 1,5 600 273
À un an 1,5 900 409
Adultes 2,5 1400 636
Moutons et chèvres
Morts-nés 5,5 8 4
Agneaux - Durant les 10 premiers jours 7 9 4
Agneaux - Avant le sevrage 2 45 20
Agneaux - Après le sevrage 1,9 75 34
Taux de mortalité total chez les agneaux 16,4 20,7 9
Mortalité chez les adultes 4,5 170 77
Porcs
Truies (Sevrage précoce en isolement) 5,5 440 200
Porcelets à la mamelle 19 4 2
Porcelets sevrés précocement en isolement 2,6 29 13
Porcs à l'engrais 1,7 99 45
Porcs en fin d'engraissement 2,5 194 88
Volaille
Poulettes de chair 2,5 3,8-5,5 1,7-2,5
Poulets de chair 3,5 5,5-7,7 2,5-3,5
Pondeuses 8 4,5 2
Poules reproductrices 14,5 7,5 3
Dindes reproductrices 5-7 25,3-26,4 11,5-12
Dindons lourds 7-11 30,8 14
Dindes 4-6 16,5 7,5
Bisons
Veau (2-6 mois) 2,2 100-200 45-100
Veaux sevrés 1,7 400-440 180-200
Femelles adultes 0,8 825 375
Mâles adultes 1,7 1760 800
Wapitis
Faons (à la naissance) 2-3 35-44 16-20
Au sevrage 2-3 290 130
À un an 2-3 350 160
Femelles adultes 2-3 620 280
Mâles adultes 2-3 770 350
Cerfs rouges
Faons (à la naissance)   18-22 8-10
Au sevrage   110 50
À un an 2-3 143 65
Femelles adultes 1-2 220 100
Mâles adultes 1-2 330 150
Cerfs de Virginie
Faons (à la naissance)   9 4
À un an 2-3 120 55
Mâles adultes   210 95
Femelles adultes 5 120 55
Daims
Faons (à la naissance) 2-3 9 4
À un an 2-3 110 50
Femelles adultes 2-3 155 70
Mâles adultes 2-3 275 125
Visons
Mâles adultes 3 6 5
Femelles adultes 2 6,3 2
Jeunes visons de la naissance à l'écorchage 10 4,1 2
Carcasses écorchées 3,08 1  
Renards
Mâles adultes 1 22,5 10
Femelles adultes 1 17,5 8
Renardeaux mâles 7.5 (pertes survenant avant l'écorchage) 15 7
Renardeaux femelles 7.5 (pertes survenant avant l'écorchage) 13 6
Carcasses écorchées     11 5

Tableau A-2. Facteurs de conversion relatifs à certains substrats courants
Substrat Facteur de conversion (kg/m3 an)
Cadavres de
moins de 25 kg
(55 lb)
Cadavres de
25 kg (55 lb)
et plus
Sciure 1406 703
Paille 730 365
Tiges de maïs 595 297
Rafles de maïs 1784 892
Ensilage de maïs 2677 1338

Tableau A-3. Densité de certains substrats courants
Substrat Densité (kg/m3)
Sciure 260
Paille 135
Tiges de maïs 110
Rafles de maïs 330
Ensilage de maïs 495

Annexe 2. Fische de compostage (Utiliser une fiche par cellule)

Type de cellule
(prmiaire, secondaire)
 
Cellule n° (1,2,3...etc)  
Commencée le :  
Remarques :  
La température doit atteindre 55 oC (131 oF) et demeurer entre 55 et 65 oC (131-149 oF) pendant les deux cycles d'échauffement.
Le taux d'humidité doit être de l'ordre de 40-60 %. La couche externe de substrat doit avoir au moins 0,6 m (2 pi) d'épaisseur.
Si la température ou l'humidité ne se situe pas dans la fourchette indiquée ci-dessus, consulter l'annexe 3, Guide de dépannage, pour trouver des solutions possibles.
Date Température Taux d'humidté Cadavres ajoutés (espèce et poids) Substrat (quantité et type) Observations/Remarques
Exemple
62°C
45 %
1 veau, 45 kg Sciure ~ 70 kg  
           
           
           
           
           
           
           
           
           
            

Annexe 3. Guide de dépannage

Problème Cause Solution possible
Température inadéquate
Trop basse
Tas trop humide Défaire le tas et le refaire avec plus de substrat .
Mettre le tas à l'abri des précipitations ou lui donner une forme qui limite l'absorption de l'eau.
Rapport C/N faible Évaluer la quantité et le type de substrat et faire les rajustements nécessaires.
Porosité trop élevée Remplacer le substrat existant en tout ou partie par de la sciure ou un autre substrat à petites particules.
Épaisseur insuffisante de la couche de substrat externe Ajouter du substrat sur le dessus du tas.
Trop élevée
Tas trop sec Verser de l'eau sur les cadavres.
Problème Cause Solution possible
Les matériaux ne se décomposent pas Teneur en carbone faible Évaluer la quantité et le type de substrat et faire les rajustements nécessaires.
Couches de cadavres insuffisamment espacées Réarranger le tas en veillant à ce qu'il y ait de 0,2 m à 0,3 m (8 à 12 po) de substrat entre les couches.
Cadavres trop peu espacés Réarranger les cadavres pour qu'ils ne se touchent pas.
Cadavres placés trop près du pourtour de la cellule Réarranger le tas pour que les cadavres soient placés à au moins 0,3 m (1 pi) des côtés de la cellule.
Problème Cause Solution possible
Odeur
Puanteur, forte odeur de soufre, acides organiques
Tas trop humide Retirer le contenu de la cellule et refaire le tas avec plus de substrat.
Abriter le tas ou lui donner une forme qui limite l'absorption de l'eau.
Couche externe de substrat insuffisante Ajouter du substrat pour que la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur.
Aération insuffisante Évaluer la quantité et le type de substrat et faire les rajustements nécessaires.
Remplacer le substrat, en tout ou en partie, par un substrat fait de plus grosses particules.
Réarranger le tas pour que les cadavres soient à au moins 0,3 m (1 pi) des côtés de la cellule.
Encroûtement excessif en surface Casser la croûte superficielle et éviter d'utiliser un substrat qui est gelé ou trop humide.
Odeur de charogne
Couche externe de substrat insuffisante Ajouter du substrat pour que la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur.
Tas trop froid Ajouter du substrat pour que la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur.
Ammoniac
Faible teneur en carbone Évaluer la quantité et le type de substrat et faire les rajustements nécessaires.
Problème Cause Solution possible
Mouches Couche externe de substrat insuffisante Ajouter du substrat pour que la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur.
Mauvaises conditions d'hygiène Évacuer le lixiviat qui s'écoule autour du tas.
Maintenir une zone propre, sans détritus, autour de l'unité de compostage.
Tas trop froid Suivre les étapes expliquées plus haut sous Température inadéquate.
Tas trop chaud Ajouter de l'eau sur les cadavres.
Problème Cause Solution possible
Animaux/vermine Protection inadéquate Ajouter du substrat pour que la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur.
Poser une clôture autour de l'unité de compostage.
Fermer les cellules.

 

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