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Compostage
à la ferme des cadavres de bétail et de volaille
Table des matières
- Introduction
- Le processus du compostage
- Planification de l'unité de compostage
- Préparation des matériaux à
composter
- Mécanisme du compostage
- Résumé
- Références
- Annexe 1. Feuille de calcul pour déterminer
la taille des unités de compostage de cadavres
- Annexe 2. Fische de compostage (Utiliser une
fiche par cellule)
- Annexe 3. Guide de dépannage
Introduction
Les producteurs de bétail et de volailles de l'Ontario sont
réputés dans le monde pour leurs approches progressistes
en matière d'élevage. Néanmoins, une certaine mortalité
est inévitable dans le secteur des productions animales à
cause de maladies, d'accidents et de faits naturels.
L'élimination convenable des cadavres d'animaux morts à
la ferme est indispensable pour empêcher la contami-na-tion du
milieu naturel et la propagation des maladies. En Ontario, la Loi sur
les cadavres d'animaux (LCA) édicte les méthodes selon
lesquelles les producteurs doi-vent éliminer les cadavres d'animaux
de ferme, plus précisément les cadavres de bovins, de
porcs, de mou-tons, de chèvres et de chevaux.
En vertu de la LCA, les producteurs sont tenus d'éliminer les
cadavres d'animaux, dans les 48 heures qui suivent la mort, en respectant
les règles de la salubrité et de la protection de l'environnement.
La Loi prévoit trois méthodes d'élimination :
- le ramassage des cadavres par une entreprise d'équarrissage
titulaire d'un permis provincial
- l'enfouissement à la ferme sous 0,6 m (2 pi) de terre
- le compostage à la ferme.
La présente fiche technique traite brièvement des principes
du compostage des animaux morts à la ferme et de la façon
dont ils peuvent être mis en application sur l'exploitation. Bien
qu'il existe plusieurs techniques de compostage, l'information présentée
ici se rapporte à la technique populaire de l'unité de
compostage en cellules, illustrée à la figure
1, qu'il est même possible d'aménager à l'aide
de balles de paille ou de foin. Vous trouverez ci-après les paramètres
de base de la construction d'une unité de compostage ainsi que
des conseils sur la mise sur pied, la gestion et la surveillance de
votre unité de compostage.
Figure 1. Unité de compostage en cellules.
(Photo reproduite avec l'aimable permission du ministère de l'Agriculture
du Minnesota)
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Le processus du compostage
Qu'est-ce que le compostage?
Le compostage est un processus naturel au cours duquel les matières
organiques sont décomposées par des micro-organismes,
comme les bactéries et les champi-gnons, et transformées
en un produit appelé compost. Le compost est un matériau
stable, de couleur foncée, d'aspect rappelant le terreau ou l'humus,
qui peut être épandu sur les champs.
Le bon déroulement du processus du compostage exige l'intégration
équilibrée des cinq éléments suivants :
- le carbone
- l'azote
- l'oxygène
- l'humidité
- la température.
L'intérêt du compostage
L'application du compostage à l'élimination des cadavres
d'animaux morts à la ferme présente plusieurs avantages,
dont la facilité de mise en uvre et l'innocuité
pour l'environnement ne sont pas les moindres. Voici certains des avantages
les mieux connus de cette méthode d'élimination :
Biosécurité
- Le compostage améliore la biosécurité et réduit
les risques pour la santé du troupeau puisqu'il évite
de faire venir à la ferme les camions et les employés
de l'entreprise d'équarrissage.
- L'échauffement naturel subi par le matériau en dimi-nue
de beaucoup la flore pathogène.
Rapport coût-efficacité intéressant
- La mise en place d'un système de compostage ne requiert que
des frais minimes à moyens selon ses di-mensions et les matériaux
choisis.
- Les frais d'exploitation sont minimes, surtout quand on utilise
des matériaux produits sur la ferme.
- Le procédé aboutit à la production d'un matériau
à valeur ajoutée qui est un bon amendement du sol.
- Il élimine les frais de ramassage et de traitement fac-turés
par l'équarrisseur.
Commodité
- Le compostage permet d'évacuer immédiatement les cadavres.
- Il permet de traiter des animaux de tout gabarit, ainsi que les
placentas.
- Il offre une méthode de rechange pour l'élimination
des cadavres refusés par les fondoirs.
- Il permet de faire face à une aggravation soudaine de la
mortalité.
- On peut généralement le mettre en oeuvre toute l'année.
Innocuité pour l'environnement
- Le compostage aboutit à la production d'une forme stable
d'azote et d'autres éléments nutritifs.
- Il ne dégage pas d'odeurs répugnantes et n'attire
pas les mouches quand il est bien géré.
- Il permet de recycler des matières brutes produites à
la ferme.
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Planification de l'unité de compostage
La planification et la conception d'une unité de com-postage
à la ferme font intervenir les facteurs suivants :
- le choix de l'emplacement
- les dimensions de l'unité
- la construction de l'unité.
Choix de l'emplacement de l'unité de compostage
Installez l'unité de compostage à un endroit qui est
à l'abri des regards des voisins et des personnes qui passent
sur la route. En outre, renseignez-vous auprès de l'ins-pecteur
en chef des bâtiments et de l'agent de l'appli-cation des rè-glements
de votre municipalité pour con-naître les direc-tives et
les règlements environnementaux qui s'appliquent dans votre région,
et vérifiez qu'il vous sera possible de les respecter.
Voici les critères à considérer pour trouver l'empla-cement
idéal de votre unité de compostage :
- Choisir un endroit plat, bien drainé, situé sur une
hauteur, éloigné des puits, des cours d'eau et des conduits
de drainage souterrain.
- Opter si possible pour un endroit orienté au sud.
- Choisir un endroit éloigné des bâtiments abritant
des animaux ou des aliments du bétail, ainsi que des habitats
fauniques.
- Repérer les risques pour la biosécurité (p.
ex. lieux de passages, zones accessibles à la vermine) et faire
les changements nécessaires pour réduire le risque de
propagation des maladies.
- Prévoir des abords dégagés pour la manutention
des cadavres, du substrat et du compost mûr.
- S'assurer d'un accès facile à l'unité de compostage
en prévision des activités de gestion et de surveillance.
- S'assurer d'un accès commode à une source d'eau pour
humidifier les cellules à mesure des besoins.
Dimensions de l'unité de compostage
La taille de l'unité de compostage sera fonction de l'envergure
et de la nature de votre élevage et du nombre prévu de
cadavres à composter.
Déterminer la superficie de l'unité de compostage
La superficie totale d'une unité de compostage à la ferme
dépend des facteurs suivants :
- le nombre et la grandeur des cellules destinées à
recevoir les cadavres à composter
- le cas échéant, le nombre et la grandeur des cellules
des-tinées à entreposer les matières carbonées
comme la sciure ou la paille (appelées ici le substrat) et
le compost mûr
- les dégagements nécessaires aux abords de l'unité
pour les manuvres des machines.
Déterminer le nombre et la grandeur des cellules
Chaque unité de compostage comporte trois cellules : deux
cellules de compostage primaire, où le matériau subit
sa première phase d'échauffement, et une cellule de compostage
secondaire, où il subit sa deuxième phase d'échauffement.
Certains élevages de bétail ou de vo-lailles de grande
envergure devront s'équiper de plu-sieurs unités de compostage.
Selon votre situation, il vous faudra peut-être également
une ou plusieurs cellules destinées à stocker le substrat
ou le compost mûr.
La grandeur des cellules sera fonction du poids des cadavres et du
substrat utilisé; il faut la calculer pour chaque élevage
en tenant compte des paramètres suivants :
Cellules de compostage
- Prévoyez, pour chaque cellule de compostage primaire,
une capacité d'au moins 1,25 m3 par kilo (20 pi3/lb) de
masse quotidienne moyenne de cadavres à composter, si vous
utilisez un substrat comme la sciure. Cependant, il est préférable
d'augmenter de 50 % cette capacité pour pouvoir faire face
à une augmentation imprévue du taux de mortalité
ou si vous comptez agrandir votre élevage. Si vous envisagez
d'utiliser des substrats moins denses, comme la paille et l'ensilage
de maïs, vous devrez également augmenter la capacité
par kilo (ou livre) de cadavres.
- La capacité de chaque cellule de compostage se-con--daire
devrait être égale, au minimum, aux deux tiers de
celle d'une cellule primaire (soit au mini-mum 0,83 m3 par kilo
(13 pi3/lb) de masse quoti-dienne moyenne de cadavres à
composter). Pour la commo-dité, il est préférable
que la cellule secon-dai-re soit de même grandeur qu'une
cellule primaire.
Cellules de stockage
- La capacité de la cellule réservée au
stockage du substrat doit être égale à la
capacité cumulée des deux cellules primaires, selon
l'exploitation et l'approvisionnement en substrat.
- Il est généralement préférable
d'avoir une cellule servant à stocker le compost mûr.
Une cellule de stockage de même capacité qu'une cellule
primaire devrait suffire dans la plupart des exploitations.
Vous trouverez à l'annexe 1 une feuille de calcul qui vous aidera
à déterminer le nombre et la taille des cellu-les de compostage
nécessaires pour votre exploitation.
Construction de l'unité de compostage
Plusieurs installations se prêtent au compostage efficace à
la ferme, que ce soit une structure à part construite expressément
pour le compostage ou des unités aménagées à
l'intérieur ou à côté de bâtiments
existants. On peut même tirer parti d'une grange ou d'un hangar
à ma-chines. Quoiqu'il en soit, les unités de compostage
peuvent faire l'objet de règlements municipaux ou d'autres normes
publiques. Avant d'en entreprendre la construction, adressez-vous à
l'inspecteur en chef des bâ-timents et à l'agent d'application
des règlements de votre municipalité et vérifiez
que vous pourrez vous conformer aux lois et aux lignes directrices.
Plate-forme
Installez votre unité sur une plate-forme qui empêchera
le lixiviat (le jus produit par le tas) et les eaux de ruissel-lement
de contaminer l'environnement (figure 2). Une
plate-forme en béton bien construite réduira de beaucoup
les risques pour l'environnement et supportera les évo-lutions
des chargeurs et des machines sans pertur-bation des couches sous-jacentes
du sol. Une couche de terre d'au moins 1 m (3,3 pi) de profondeur et
con-tenant au moins 20 % d'argile constituera également une base
acceptable.
Figure 2. Unité de compostage avec
sol renforcé. (Photo reproduite avec l'aimable permission
du ministère de l'Agriculture du Minnesota)

Murs des cellules
Les murs doivent mesurer 1,4-1,8 m (4-6 pi) de haut et être
construits de manière à contenir le lixiviat. Ils doivent
aussi pou-voir empêcher les animaux, dont la ver-mine, de s'appro-her
du compost, et résister aux con-traintes impo-sées par
l'utilisa-tion de chargeurs et de grosses machines pour manutentionner
les matières et le compost. Les matériaux recommandés
pour les murs comprennent le béton, le bois non traité
et les grosses balles de foin ou de paille de forte densité.
Le bois imprégné sous pression est déconseillé
à cause du risque élevé de contamination du compost
par les métaux lourds qu'il renferme. La figure
3 montre une unité de compos-tage construite à l'aide
de grosses balles carrées.
Figure 3. Unité de compostage simple
construite avec de grosses balles.

Texte correspondant
Hauteur des murs
La hauteur recommandée pour les murs d'une cellule
de compostage est de 1,8 m (6 pi). Habituellement, quand les murs dépassent
1,8 m (6 pi), il est nécessaire d'installer un système
d'aération forcée du compost. Plus le tas est haut, plus
le matériau se tasse, ce qui diminue sa porosité et augmente
le risque de combustion spontanée.
Construisez des cellules dont les trois côtés sont fermés
par un mur et le quatrième côté, ouvert, est assez
large pour laisser pénétrer la machine servant à
manuten-tionner les matières à composter et le compost.
La lar-geur du côté ouvert doit dépasser d'au moins
0,6 m (2 pi) la largeur du chargeur ou du retourneur de compost qui
est utilisé. Les cellules devraient mesurer au moins 1,8 m (6
pi) de large. Fermez le côté ouvert par une barrière
qui empêchera les animaux de fouiller dans les tas.
Dans les cellules carrées dont la surface au sol fait plus de
6 m2 (64 pi2), il peut être nécessaire d'installer un système
à air pulsé pour réduire le risque de combustion
spon-tanée causée par une aération insuffisante
au centre du tas. Si vous avez besoin de plus de surface au sol, optez
pour des cellules rectangulaires dont la largeur cependant ne dépasse
pas 2,45 m (8 pi), ou pour plusieurs unités.
Toit
L'installation d'un toit ou d'une couverture, comme sur la figure
4, empêchera la pluie et la neige d'augmenter le taux d'humidité
de la masse à composter. L'excès d'eau augmente le risque
de lixiviation et de ruissellement et nuit au processus du compostage,
ce qui augmente le risque d'odeur.
Figure 4. Unité de compostage couverte.
(Photo reproduite avec l'aimable permission du ministère
de l'Agriculture du Minnesota)

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Préparation des matériaux
à composter
Pour que le compostage ait lieu, il faut créer et maintenir
dans la masse à composter les conditions idéales pour
que les microorganismes puissent faire leur travail. Ces con-ditions
de milieu dépendent de quatre composantes essentielles.
- Carbone et azote
Le rapport du carbone à l'azote (rapport C/N) de la masse à
composter est la condition de milieu essentielle pour les microorganismes.
Pour faciliter le compostage des ca-davres, il faut équilibrer
la forte teneur en azote des cadavres en ajoutant un substrat riche
en carbone. Si le rapport C/N est trop bas, le processus peut produire
des odeurs. À l'inverse, un rapport C/N trop élevé
diminue l'activité microbienne, ce qui empêche l'échauffement
du compost et ralentit la décomposition. Un rapport C/N compris
entre 25/1 et 35/1 est recommandé.
- Oxygène
La présence d'oxygène à l'intérieur du
tas est indispen-sable à l'activité microbienne. Le
substrat ajouté au com-post doit créer dans le tas des
espaces lacunaires (des « vides ») qui emprisonnent de
l'air. La porosité du tas, ou volume de vide, dépendra
du type et de la taille des particules du substrat. Le substrat assure
en outre l'iso-lation thermique du tas et absorbe le jus produit par
les cadavres en décomposition.
- Humidité
Un taux d'humidité adéquat est également nécessaire
pour assurer une bonne activité microbienne. Le taux idéal
est de 45 %, mais des taux compris entre 40 %-60 % sont acceptables.
Un taux d'humidité faible peut réduire l'activité
microbienne, alors qu'un taux élevé peut réduire
la circulation de l'oxygène dans le tas et pro-voquer des odeurs.
La présence ou non d'un toit, les conditions météorologiques,
le type de substrat, les espèces animales et le nombre et la
taille des cadavres dé-posés dans la cellule de compostage
sont autant de fac-teurs qui peuvent faire varier les taux d'humidité.
- Température
L'élévation de la température du tas résulte
du processus de compostage lui-même et est indispensable au
bon déroulement de ce processus. Jusqu'à un certain
point, plus le tas est chaud, plus il produira de chaleur et plus
vite la décomposition aura lieu. Pour qu'une masse soit bien
compostée, sa température doit s'élever à
au moins 55 °C (131 °F) et s'y maintenir pendant plusieurs
jours ou plusieurs semaines, selon la taille des cadavres, et ce durant
chaque phase d'échauffement. Si la température est inférieure
à 55 °C (131 °F), l'activité des microorga-nismes
diminue, la décomposition se fait plus lentement et tue moins
d'agents pathogènes. Par contre, une trop forte élévation
de la température, soit plus de 71 oC (160 °F), tue les
microorganismes responsables du com-postage.
Choix du substrat
Vous pouvez choisir comme substrat un matériau produit sur la
ferme ou acheté à l'extérieur. Le coût, la
disponi-bilité et les caractéristiques physiques du substrat
sont les points importants à considérer. De la sciure
propre est un excellent substrat pour composter des cadavres, mais d'autres
matières riches en carbone comme les déchets de bois,
la paille, les rafles de maïs et l'ensilage de maïs peuvent
être utilisées. Le tableau 1 montre le rapport C/N de certaines
matières organiques que l'on trouve sur les fermes.
- Examinez le choix de substrats bon marché que vous pouvez
trouver sur la ferme, comme la paille, la sciure et les copeaux de
bois. Si vous utilisez un substrat acheté, faites attention
qu'il ne contienne pas de corps étrangers comme du métal
ou du verre ou qu'il ne soit pas contaminé par des produits
chimiques. Quand vous commandez du substrat que vous irez chercher
ou que vous ferez livrer, demandez des précisions sur son origine
et sa qualité et assurez-vous que son utilisation n'est pas
restreinte par les règlements sur la protection de l'environnement.
- Calculez la quantité annuelle de substrat dont vous aurez
probablement besoin en fonction de votre taux annuel de mortalité
et du substrat disponible, et assurez-vous que vous aurez accès
à des quantités suffisantes de substrat tout au long
de l'année.
- Assurez-vous que les particules du substrat sont suffi-samment grosses
pour favoriser l'aération de la masse à composter, mais
suffisamment petites pour se décom-poser ou jouer efficacement
leur rôle dans le processus de compostage. Au besoin, hachez
le substrat pour que la longueur des particules varie de 3 à
13 mm (1/8-1/2 po).
- Vous pouvez si vous le voulez mélanger au substrat du compost
mûr qui contribuera à « amorcer » la fermen-tation
du nouveau tas. Le compost mûr ne doit pas représenter
plus de la moitié du poids du substrat.
Proportion de substrat
La taille, le nombre et l'espèce des animaux morts déter-mineront
la quantité de substrat nécessaire au processus. En règle
générale, ce rapport doit être de 1,5/1 (p. ex.
1,5 kilo ou 1,5 livre de sciure par kilo ou livre de cadavres) pour
contrebalancer la teneur en azote des cadavres. Exprimé en volume,
ce rapport équivaut à une partie de sciure pour une partie
de cadavres. Si le substrat utilisé présente un rapport
C/N faible, la proportion du substrat doit être augmentée.
Matériel et fournitures
Matériel de chargement et de transport
Il faudra utiliser des machines pour charrier le substrat et les
cadavres et transporter le matériau composté d'une cellule
primaire à une cellule secondaire. Ces opérations n'exigent
pas d'appareils spécialisés, mais elles sont dans la majorité
des cas exécutées avec un chargeur frontal ou une fourche
hydraulique montée sur tracteur. Pour déterminer la sorte
d'appareil qui convient dans votre situation, faites le point sur les
machines dont vous disposez à la ferme, leur fréquence
d'emploi, la quantité de matériau à manutentionner,
la taille de l'installation de compostage et son emplacement, et la
main-d'uvre dont vous disposez.
Tableau 1.
Rapport C/N de certaines matière organiques courantes
- Riches en carbone
| Matière |
C/N |
|
70/1
|
|
38 - 43/1
|
|
60 - 120/1
|
|
200 - 500/1
|
|
80 - 120/1
|
Rapport C/N de certaines matière organiques courantes
- Pauvres en carbone
| Matière |
C/N |
|
4/1
|
|
15 - 20/1
|
|
6/1
|
|
30/1
|
|
15/1
|
(On-Farm Composting Handbook, 1992)
Thermomètre
Utilisez un thermomètre pour contrôler la température
des tas à composter. Un thermomètre en acier inoxy-dable,
muni d'un cylindre de 6 mm (1/4 po) de diamètre et d'au moins
1 m (3 pi) de long, est recommandé. Ce type de thermomètres
se vend dans certains magasins d'agro-fournitures.
Humidimètre
Il faut se munir d'un humidimètre (p. ex. une sonde ser-vant
à mesurer l'humidité du foin) pour mesurer le taux d'humidité
des tas à composter. Utilisez un instrument capable de mesurer
des taux d'humidité entre 30 et 70 %. Vous pouvez vous procurer
ce type d'humidimètres dans les magasins d'agrofournitures.
Crible
Si vous devez composter des cadavres qui pèsent plus de 200
kg (440 lb), le compost mûr contiendra encore des os et vous devrez
le passer à travers un crible à mailles de 13-25 mm (1/2-1
po) avant de l'épandre sur les champs. Des cribles de ce type
se vendent dans les magasins d'agro-fournitures.
Enregistrement des données
La consignation des données est indispensable au succès
des opérations de compostage. Un système simple de registres
doit vous permettre de consigner les dates, les détails concernant
les apports de cadavres sur le tas, le substrat utilisé, la température,
le taux d'humidité du tas et les observations générales
(p. ex. état de la couche externe de substrat, quantité
de lixiviat produit, odeurs, traces d'activité de fouille par
des animaux, et mesures prises pour corriger les problèmes).
Mettez au point un système adapté à vos besoins.
L'annexe 2 donne un exemple d'un système simple de consignation
des données.
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Mécanisme du compostage
Un cycle complet de compostage comporte trois étapes principales
: le remplissage de la cellule, l'échauf-fement primaire (fermentation),
l'échauffement secon-daire (maturation). La réussite du
compostage exige une gestion et un contrôle constants tout au
long du cycle.
Cellules primaires - Remplissage et première phase d'échauffement
- Remplir une des cellules primaires. Cette phase s'éche-lonnera
sur 45-90 jours suivant le poids moyen des cadavres.
- Laisser le matériau à composter dans la cellule primaire
pendant une autre période de 45-90 jours. La tem-pérature
du tas doit s'élever jusqu'à 55-65 °C (131-149 °F).
En général, elle doit se maintenir à ce niveau
pendant au moins 7 jours pour que cette première phase du compostage
soit efficace. Pendant que le contenu d'une cellule primaire est en
cours de compostage, l'autre cellule primaire est en cours de remplissage.
- À la fin de la première phase d'échauffement,
transporter le contenu de la cellule primaire à la cellule
secondaire. À ce moment, la température du matériau
doit être redescendue au-dessous de 48 °C (120 °F).
Cellule secondaire - Deuxième phase d'échauffement
- Faire en sorte que les cadavres qui dépassent du tas qu'on
vient de confectionner soient recouverts d'au moins 0,6 m (2 pi) de
substrat.
- Faire subir au matériau partiellement composté une
deuxième phase d'échauffement. La température
du tas doit remonter jusqu'à 55-65 °C (131-149 °F)
et se maintenir à ce niveau pendant au moins 7 jours pour que
le matériau évolue comme il se doit. Durant cette phase
d'échauffement, la température devra s'élever
aussi haut que durant la première phase, mais n'aura pas à
persister aussi longtemps. La phase principale du processus de compostage
est achevée lorsque le deuxième échauffement
s'est produit et que la tempé-rature est retombée à
moins de 48°C (120 °F).
- Passer le matériau composté à travers un crible
s'il contient encore des morceaux d'os visibles, p. ex. quand le tas
contenait un cadavre pesant plus de 200 kg (440 lb). Remettre les
gros os dans une cellule primaire pour qu'ils subissent une nouvelle
décom-position.
Gestion du processus
Durée et succession des opérations
Toutes les phases du compostage, soit le remplissage, l'échauffement
primaire et l'échauffement secondaire, sont à peu près
de même durée. Bien que les principes du compostage soient
les mêmes pour les petits comme pour les gros animaux, la décomposition
prendra plus ou moins longtemps selon la taille des cadavres et le substrat
utilisé. En moyenne, pour des cadavres de moins de 25 kg (55
lb), chaque stade dure 45 jours et le cycle complet dure 135 jours.
Lorsqu'il s'agit de cadavres de 25 kg et plus (55 lb et plus), chaque
stade dure 90 jours et le cycle complet, 270 jours. Par contre, le compostage
complet de cadavres de plus de 200 kg (440 lb) peut prendre une année.
Lorsque la première cellule primaire est pleine et qu'on laisse
le processus d'échauffement s'amorcer, on com-mence à
remplir la deuxième cellule primaire. Quand le contenu de la
première cellule primaire est prêt à être
envoyé dans la cellule secondaire, le contenu de l'autre cellule
primaire peut commencer sa phase d'échauffe-ment. La figure
5 montre le cheminement du matériau d'une cellule à
l'autre durant le cycle de compostage.
Confection du tas
Renseignez-vous sur les normes et les règlements munici-paux
et provinciaux qui régissent le compostage des ca-davres à
la ferme, dans leurs versions à jour, avant de commencer à
composter, et assurez-vous que vous pour-rez vous y conformer. Pour
cela, communiquez avec le minis-tère de l'Agriculture et de l'Alimentation
de l'Ontario et avec l'agent chargé de l'application des règle-ments
de votre municipalité.
1. Constituer la couche de base
- Étaler 0,6 m (2 pi) de substrat sur le sol d'une des cellules
primaires de l'unité.
- Humidifier le substrat si nécessaire pour que sa teneur
en eau soit de 40-45 %. (Les cadavres seront une source d'humidité,
aussi est-il important que la première couche de substrat soit
moins humide que celles du dessus.)
2. Déposer une couche de cadavres
- Demander au vétérinaire d'examiner les animaux qu'il
a fallu sacrifier ou qui sont morts à la ferme d'une cause
inconnue, pour s'assurer qu'ils n'avaient pas une maladie grave.
- Placer les cadavres sur le substrat à au moins 0,3 m (1
pi) du pourtour de la cellule.
- Poser les cadavres sur le substrat en les espaçant régulièrement
pour qu'ils ne se touchent pas.
- S'il y a un cadavre de gros animal, le placer sur le côté
pour que le tas ne dépasse pas la hauteur maximale recommandée
de 1,8 m (6 pi). Si nécessaire, sectionner les ligaments et
les tendons des pattes et replier celles-ci. Le fait d'inciser la
cavité abdominale réduira le gonflement et favorisera
une activité microbienne plus intense.
Figure 5. Représentation schématique
du processus de compostage

Texte correspondant
3. Recouvrir de substrat
- Humidifier le substrat au besoin de façon que sa teneur
en humidité se situe entre 40 et 60 %.
- Recouvrir immédiatement les cadavres avec une couche de
substrat d'au moins 0,6 m (2 pi).
- S'assurer de recouvrir complètement les cadavres avec le
substrat et de donner au tas la forme qui convient dans votre situation
(voir plus bas l'information concernant la forme du tas).
4. Déposer une nouvelle couche de cadavres
- Râcler une partie de la dernière couche de substrat
de façon à n'en laisser qu'une épaisseur de 0,2-0,3
m (8-12 po) sur la couche précédente de cadavres.
- Poser les nouveaux cadavres sur le tas en suivant les étapes
2 et 3 ci-dessus.
Problèmes posés par le compostage en hiver
Quand le temps froid s'installe, l'activité microbienne
est plus difficile à établir dans la masse à
composter. Évitez d'amorcer un nouveau tas de décembre
à février. Cependant, si vous devez le faire, n'oubliez
pas de mélanger du compost mûr avec le substrat, selon
le rapport maximal, en poids, de 1/1 (1 kilo de compost mûr
pour 1 kilo de substrat). Il est conseillé de décongeler
les cadavres gelés avant de les ajouter au tas.
Hauteur et forme du tas
Assurez-vous que le tas de compost fait entre 1,2 m et 1,8 m (4-6
pi) de hauteur. Un tas qui mesure moins de 1,2 m (4 pi) ne produit
pas suffisamment de chaleur, surtout quand il fait froid, et risque
de ne pas contenir suffisamment de substrat pour alimenter l'activité
micro-bienne et donc permettre une bonne décomposition. Par
contre, dans un tas de plus de 1,8 m (6 pi) de hauteur, le matériau
risque de se tasser et de ne pas être suffisamment aéré
pour soutenir le processus du compostage, ce qui entraîne un
risque de combustion spontanée.
Selon la forme qu'aura le tas, l'eau s'infiltrera dans
la masse à un taux variable. Si le tas est sous abri, on pourra
laisser la couche du haut plane ou concave (en creux) pour que l'eau
qu'on y versera pénètre facilement dans la masse. Par
contre, si le tas est à ciel ouvert, il vaudra mieux que le
dessus soit convexe (en dôme) ou pointu de façon à
limiter la quantité d'eau de pluie ou de neige qui s'y infiltrera.
À noter que, bien que le dessus pointu soit préférable
durant une période humide, il faudra proba-blement l'aplanir
ou le creuser si une période sèche sur-vient.
Surveillance du compost
Sans surveillance, la bonne gestion de votre unité
de compostage est impossible! Contrôlez le tas chaque jour pour
vérifier l'état de la couverture de substrat, la tem-pérature
et l'humidité, et notez ces renseignements dans votre registre.
Tout au long du cycle de compostage, sur-veillez les problèmes
ci-dessous et faites le nécessaire pour les régler :
- la fouille par des animaux
- une lixiviation excessive
- les mauvaises odeurs.
Recouvrement des cadavres par le substrat
Faites en sorte que tous les cadavres soient complètement
recouverts d'une couche de substrat de 0,6 m (2 pi) d'épaisseur.
Des facteurs comme le tassement du tas ou le vent peuvent réduire
l'épaisseur du substrat externe.
Température
Mesurez la température interne du tas à plusieurs
en-droits, y compris près de la dernière couche de cadavres
ajoutée. Dans les cellules primaires et secondaires, la tem-pérature
doit augmenter et se maintenir entre 55 °C (131 °F) et 65 °C
(149 °F) pendant au moins 7 jours consécutifs. Si la température
tombe au-dessous de 48 °C (120 °F), le processus de compostage
s'arrête; au-dessus de 71°C (160 °F), les microorganismes
responsables du processus sont détruits et la masse peut s'enflammer
spon-tanément. Voir le guide de dépannage à l'annexe
3 pour connaître les causes des problèmes de température
et les régler.
Humidité
Mesurez fréquemment le taux d'humidité du tas pour
vous assurer qu'il est de 40-60 %. Vous serez peut-être amené
à modifier la forme du tas et à rajuster le taux d'humidité.
Consultez le guide de dépannage à l'annexe 3 si le taux
d'humidité pose problème.
Contrôle du taux d'humidité dans les
unités de compostage à ciel ouvert
En l'absence de toit ou de couverture, la forme du tas aura une grande
influence sur le taux d'humidité du matériau. Un tas de
forme concave ou creusée retiendra l'humidité de la pluie
et de la neige. Lorsque le tas est pointu, l'eau s'écoule en
majorité le long des côtés et le tas absorbe moins
d'humidité.
Prendre en note l'activité et les résultats
Mettez au point un système pour consigner les données
suivantes :
- la température
- l'humidité
- les apports de cadavres (date, nombre, espèce, poids)
- le substrat (type et qualité de substrat utilisé)
- les observations générales concernant le processus
de compostage, ainsi que les problèmes et les mesures prises
pour les corriger.
Vous trouverez à l'annexe 2 un exemple de système simple
de consignation des données sur le compostage.
Compost mûr
Un compost qui a subi une bonne maturation dégage une légère
odeur de terre et rappelle l'humus ou terreau d'em-potage, par la couleur
et la texture, comme le montre la figure 6. À
la fin de la deuxième phase d'échauffement, il faut passer
le compost à travers un crible pour en retirer les os visibles
et jeter ceux-ci dans la cellule primaire qui est en cours de remplissage.
Une fois débarrassé des gros os, le compost est prêt
à être épandu sur les terres.
N'oubliez pas de faire analyser le compost mûr pour con-naître
les teneurs exactes en éléments nutritifs et incluez ces
données dans votre plan ou stratégie de gestion des éléments
nutritifs. Le tableau 2 montre la composition
d'un compost mûr qui a été obtenu dans le cadre
d'un projet de recherche sur le compostage des cadavres de porcs.
Tableau 2 : Analyse d'un compost de cadavres de porcs et divers
substrats
| Élément analysé |
Substrat |
| Scuire |
Paille |
| 53,50 |
55,70 |
| 12,40 |
18,60 |
| 14,00 |
28,70 |
| 0,35 |
0,51 |
| 0,16 |
0,32 |
| 0,22 |
0,78 |
| 0,04 |
0,10 |
| 0,21 |
0,31 |
| 5,37 |
2,90 |
| 48,80 |
25,40 |
| 1,94 |
5,79 |
| 53,10 |
50,10 |
| 1,98 |
2,97 |
| 42,70 |
24,80 |
*ppm = parties par million
Figure 6 : Compost mûr

Résumé
À condition qu'il soit bien planifié et bien géré,
le compostage à la ferme peut être une méthode efficace
et écologique pour éliminer les cadavres de bétail
et de vo-lailles. Le compostage à la ferme est une des options
légales qui s'offrent aux producteurs soumis à la Loi
sur les cadavres d'animaux de l'Ontario. Vous pouvez tirer parti des
ressources existant sur la ferme, comme un bâtiment ou de la paille,
pour aménager une unité de compostage à cellules.
Vous devrez mélanger aux cadavres à composter un matériau
riche en carbone (p. ex. paille, sciure ou déchets de bois) pour
équilibrer la forte teneur en azote des cadavres. Vous devrez
aussi veiller à ce que la masse à composter contienne
assez d'oxygène (grâce à la porosité du substrat
utilisé) et juste ce qu'il faut d'humidité pour qu'elle
puisse s'échauffer et atteindre la température né-cessaire
au bon déroulement du compostage. L'unité de compostage
peut être utilisée toute l'année, mais il vaut mieux
éviter d'amorcer un nouveau tas durant l'hiver. La surveillance
régulière de l'unité vous permettra de con-trôler
que le processus de compostage se déroule comme prévu.
Avec une unité bien gérée, vous devriez obtenir
en moins d'un an un compost suffisamment mûr pour être épandu.
Références
Manitoba Pork Council. 2000. Composting Deadstock: A Producer's Guide
to Effective Mortality Composting. Manitoba Pork Council, Winnipeg,
Manitoba.
Dougherty, M. (directeur de publication). 1998. Composting for Municipalities:
Planning and Design Considerations. Publication NRAES-94. Natural Resource,
Agriculture and Engineering Service, Ithaca, New York.
Dougherty, M. (directeur de publication). 1999. Field Guide to On-Farm
Composting. Publication NRAES-114. Natural Resource, Agriculture and
Engineering Service, Ithaca, New York.
Fulhage, Charles D., R. Wright, J. Feistner et J. Igert. 1993. Composting
Poultry Carcasses in Missouri. Publication WQ205. University Extension,
University of Missouri-Columbia, Missouri.
McGuire, K. (directeur de publication). 1997. Composting Module, Environmentally
Assured. National Pork Producers Council (NPPC), Urbandale, Iowa.
Morse, D.E. 2001. Composting Animal Mortalities. Minnesota Department
of Agriculture, St. Paul, Minnesota.
Morris, J.R., T. O'Connor, F. Kains et H. Fraser. 1997. Le compostage
des cadavres d'animaux. Fiche technique 97-002. Ministère de
l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario,
Guelph.
Rynk, R. (directeur de publication) 1992. On-Farm Composting Handbook.
Publication NRAES-54. Natural Resource, Agriculture and Engineering
Service, Ithaca, New York.
Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution
financière à la réalisation de la présente
fiche technique.
Annexe 1. Feuille de calcul pour déterminer
la taille des unités de compostage de cadavres
A. Déterminer le poids annuel de cadavres produit par la ferme
| Ligne |
Étapes |
Exemple de ferme |
Votre ferme |
|
1
|
Inscrire le nombre de cadavres par an. |
60 cadavres/an (E) |
____ cadavres/an (E) |
|
2
|
Inscrire le poids moyen des cadavres
(consulter le tableau A-1, Taux de mortalité et poids moyens
estimatifs de divers animaux).
|
125 kg/cadavre (F) |
____ kg/cadavre (F) |
|
3
|
Calculer le poids total de cadavres à composter
par an : multiplier le nombre de cadavres
(ligne 1 - E) par le poids moyen (ligne 2 - F).
|
60 x125 = 7 500 kg/an (G) |
(E)___ x (F)___ =
____ kg/an (G)
|
B. Déterminer le volume à donner à une unité
de compostage constituée de deux cellules primaires et d'une
cellule secondaire, et le nombre d'unités requises
| Ligne |
Étapes |
Exemple de ferme |
Votre ferme |
|
4
|
Calculer le volume d'une cellule primaire : diviser
le poids annuel de cadavres (ligne 3 - G) par le facteur de conversion
approprié pour faire entrer en ligne de compte la densité
du substrat et la taille des cadavres (moins de 25 kg ou 25 kg et
plus). Consulter le tableau A-2, Facteurs de conversion relatifs
à certains substrats courants pour trouver le facteur
de conversion approprié. (Remarque : Le facteur de conversion
comporte une marge en prévision d'une expansion de la ferme
ou d'une mortalité inhabituelle.) |
Le facteur de conversion tient compte du taux de mortalité
et du substrat utilisé. Voir le tableau A-2 pour les facteurs
de conversion. L'exemple choisi porte sur des cadavres de 25 kg
et plus et l'utilisation de la sciure comme substrat.
7 500 kg/an (G) ÷ 703
= 10,7 m3 (H)
703 est un coefficient standard utilisé dans le calcul
|
(G) ____ ÷ ____ = m3 (H) |
|
5
|
Calculer le volume minimal d'une cellule secondaire
: multiplier le volume d'une cellule primaire (ligne 4 - H)
par 0,67*. |
10,7 m3 (h) x 0,67
= 7,17 m3
0,67 est un coefficient standard utilisé dans le calcul
|
(H) ____ x 0,67 = m3
0,67 est un coefficient standard utilisé dans le calcul
|
|
6
|
Calculer le nombre d'unités de compostage : diviser
le volume d'une cellule primaire (ligne 4 - H) par la hauteur
du tas envisagée (1,4-1,8 m ou 4-6 pi) et diviser par la
surface maximale de 6 m2 (64 pi2) d'une cellule. (Remarque : La
surface peut être plus grande à condition que les cellules
ne fassent pas plus de 2,45 m (8 pi) de large.) |
(H ÷ hauteur du tas ÷ surface
max.)
10,7 m3 (H) ÷ 1,8 m ÷
6 m2 = 0,99 |
(H) ____ m3 ÷ ____ m ÷ ____ m2
= ____ |
C. Déterminer le volume approximatif de la cellule destinée
à stocker la quantité annuelle de substrat
| Ligne |
Étapes |
Exemple de ferme |
Votre ferme |
| 7 |
Calculer le volume approximatif de la cellule destinée
à stocker le substrat : multiplier le volume d'une cellule
primaire (ligne 4-H) par 2**. |
10,7 m3 x 2 = 21,4
m3
2 est un coefficient standard utilisé dans le calcul
|
(H) ____ x 2 =____ m3
2 est un coefficient standard utilisé dans le calcul
|
* Le volume de la cellule secondaire doit être au moins égal
aux 2/3 du volume d'une cellule primaire.
** En règle générale, le volume de substrat nécessaire
pour une année de compostage sera égal au volume cumulatif
des cellules primaires. On aura besoin d'une cellule plus grande si
on utilise un substrat très grossier et de faible densité.
La couleur rouge indique que le nombre est un coefficient standard utilisé
dans le calcul.
Tableau A-1. Taux de mortalité et poids moyens estimatifs
de divers animaux
| Type de bétail ou de
volaille |
Taux de mortalité moyen |
Poids moyen |
| (%/an) |
(lb) |
(kg) |
| Bovins et chevaux |
|
9 |
100 |
47 |
|
1,5 |
600 |
273 |
|
1,5 |
900 |
409 |
|
2,5 |
1400 |
636 |
| Moutons et chèvres |
|
5,5 |
8 |
4 |
|
7 |
9 |
4 |
|
2 |
45 |
20 |
|
1,9 |
75 |
34 |
|
16,4 |
20,7 |
9 |
|
4,5 |
170 |
77 |
| Porcs |
|
5,5 |
440 |
200 |
|
19 |
4 |
2 |
|
2,6 |
29 |
13 |
|
1,7 |
99 |
45 |
|
2,5 |
194 |
88 |
| Volaille |
|
2,5 |
3,8-5,5 |
1,7-2,5 |
|
3,5 |
5,5-7,7 |
2,5-3,5 |
|
8 |
4,5 |
2 |
|
14,5 |
7,5 |
3 |
|
5-7 |
25,3-26,4 |
11,5-12 |
|
7-11 |
30,8 |
14 |
|
4-6 |
16,5 |
7,5 |
| Bisons |
|
2,2 |
100-200 |
45-100 |
|
1,7 |
400-440 |
180-200 |
|
0,8 |
825 |
375 |
|
1,7 |
1760 |
800 |
| Wapitis |
|
2-3 |
35-44 |
16-20 |
|
2-3 |
290 |
130 |
|
2-3 |
350 |
160 |
|
2-3 |
620 |
280 |
|
2-3 |
770 |
350 |
| Cerfs rouges |
|
|
18-22 |
8-10 |
|
|
110 |
50 |
|
2-3 |
143 |
65 |
|
1-2 |
220 |
100 |
|
1-2 |
330 |
150 |
| Cerfs de Virginie |
|
|
9 |
4 |
|
2-3 |
120 |
55 |
|
|
210 |
95 |
|
5 |
120 |
55 |
| Daims |
|
2-3 |
9 |
4 |
|
2-3 |
110 |
50 |
|
2-3 |
155 |
70 |
|
2-3 |
275 |
125 |
| Visons |
|
3 |
6 |
5 |
|
2 |
6,3 |
2 |
|
10 |
4,1 |
2 |
|
3,08 |
1 |
|
| Renards |
|
1 |
22,5 |
10 |
|
1 |
17,5 |
8 |
|
7.5 (pertes survenant avant l'écorchage) |
15 |
7 |
|
7.5 (pertes survenant avant l'écorchage) |
13 |
6 |
|
|
11 |
5 |
Tableau A-2. Facteurs de conversion relatifs à certains
substrats courants
| Substrat |
Facteur de conversion (kg/m3 an) |
Cadavres de
moins de 25 kg
(55 lb) |
Cadavres de
25 kg (55 lb)
et plus |
| 1406 |
703 |
| 730 |
365 |
| 595 |
297 |
| 1784 |
892 |
| 2677 |
1338 |
Tableau A-3. Densité de certains substrats courants
| Substrat |
Densité (kg/m3) |
| 260 |
| 135 |
| 110 |
| 330 |
| 495 |
Annexe 2. Fische de compostage (Utiliser une
fiche par cellule)
Type de cellule
(prmiaire, secondaire) |
|
| Cellule n° (1,2,3...etc) |
|
| Commencée le : |
|
| Remarques : |
|
La température doit atteindre 55 oC (131 oF) et demeurer entre
55 et 65 oC (131-149 oF) pendant les deux cycles d'échauffement.
Le taux d'humidité doit être de l'ordre de 40-60 %. La couche
externe de substrat doit avoir au moins 0,6 m (2 pi) d'épaisseur.
Si la température ou l'humidité ne se situe pas dans la
fourchette indiquée ci-dessus, consulter l'annexe 3, Guide de dépannage,
pour trouver des solutions possibles.
| Date |
Température |
Taux d'humidté |
Cadavres ajoutés (espèce
et poids) |
Substrat (quantité et type) |
Observations/Remarques |
| Exemple |
62°C
|
45 %
|
1 veau, 45 kg |
Sciure ~ 70 kg |
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
Annexe 3. Guide de dépannage
| Problème |
Cause |
Solution possible |
|
Température inadéquate
|
|
Trop basse
|
Tas trop humide |
Défaire le tas
et le refaire avec plus de substrat .
Mettre le tas à l'abri des précipitations ou lui donner
une forme qui limite l'absorption de l'eau.
|
| Rapport C/N faible |
Évaluer la quantité
et le type de substrat et faire les rajustements nécessaires. |
| Porosité trop
élevée |
Remplacer le substrat
existant en tout ou partie par de la sciure ou un autre substrat
à petites particules. |
| Épaisseur insuffisante
de la couche de substrat externe |
Ajouter du substrat
sur le dessus du tas. |
|
Trop élevée
|
Tas trop sec |
Verser de l'eau sur
les cadavres. |
| Problème |
Cause |
Solution possible |
| Les matériaux
ne se décomposent pas |
Teneur en carbone faible |
Évaluer la quantité
et le type de substrat et faire les rajustements nécessaires. |
| Couches de cadavres insuffisamment
espacées |
Réarranger le tas en
veillant à ce qu'il y ait de 0,2 m à 0,3 m (8 à
12 po) de substrat entre les couches. |
| Cadavres trop peu espacés |
Réarranger les cadavres
pour qu'ils ne se touchent pas. |
| Cadavres placés trop
près du pourtour de la cellule |
Réarranger le tas pour
que les cadavres soient placés à au moins 0,3 m (1
pi) des côtés de la cellule. |
| Problème |
Cause |
Solution possible |
|
Odeur
|
|
Puanteur, forte odeur de soufre, acides organiques
|
Tas trop humide |
Retirer le contenu
de la cellule et refaire le tas avec plus de substrat.
Abriter le tas ou lui donner une forme qui limite l'absorption de
l'eau. |
| Couche externe de substrat
insuffisante |
Ajouter du substrat
pour que la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur. |
| Aération
insuffisante |
Évaluer
la quantité et le type de substrat et faire les rajustements
nécessaires.
Remplacer le substrat, en tout ou en partie, par un substrat fait
de plus grosses particules.
Réarranger le tas pour que les cadavres soient à au
moins 0,3 m (1 pi) des côtés de la cellule. |
| Encroûtement
excessif en surface |
Casser la croûte
superficielle et éviter d'utiliser un substrat qui est gelé
ou trop humide. |
|
Odeur de charogne
|
Couche externe de substrat
insuffisante |
Ajouter du substrat
pour que la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur. |
| Tas trop froid |
Ajouter du substrat
pour que la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur. |
|
Ammoniac
|
Faible teneur en carbone |
Évaluer la quantité
et le type de substrat et faire les rajustements nécessaires. |
| Problème |
Cause |
Solution possible |
| Mouches |
Couche externe
de substrat insuffisante |
Ajouter du substrat pour que
la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur. |
| Mauvaises conditions
d'hygiène |
Évacuer le lixiviat
qui s'écoule autour du tas.
Maintenir une zone propre, sans détritus, autour de l'unité
de compostage.
|
| Tas trop froid |
Suivre les étapes expliquées
plus haut sous Température inadéquate. |
| Tas trop chaud |
Ajouter de l'eau sur les cadavres. |
| Problème |
Cause |
Solution possible |
| Animaux/vermine |
Protection inadéquate |
Ajouter du substrat pour
que la couche fasse 0,6 m (2 pi) d'épaisseur.
Poser une clôture autour de l'unité de compostage.
Fermer les cellules. |
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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