Lutte contre la maladie de Johne
| Auteur : |
Ann Godkin - Scientifique
vétérinaire/MAAARO |
| Date de création : |
01 octobre
2006 |
| Dernière révision : |
01 octobre
2006 |
Bien qu'environ 20 à 30 % des troupeaux laitiers comprennent
des vaches infectées par la maladie de Johne (paratuberculose),
les vaches qui en présentent les symptômes sont rares.
Toutefois, il y va de l'intérêt de l'industrie laitière
de réduire les cas d'infection à la maladie de Johne.
La maladie de Johne, une infection bactérienne, s'attaque aux
très jeunes veaux. L'animal demeure infecté toute sa
vie sans que l'infection ne soit décelée pour la plupart
des bêtes. Environ 5 % des animaux infectés développent
des symptômes tels qu'une diarrhée persistante. Malgré
un appétit normal, ces animaux perdent du poids rapidement.
Les récentes observations ont démontré que la
maladie est davantage répandue qu'il y a 15 ans, ce qui s'explique
par le fait que les bêtes sont aujourd'hui déplacées
de troupeau en troupeau et que les troupeaux comptent plus de têtes.
Si l'infection s'étend à plus de troupeaux, elle peut
affecter plus de bêtes, faisant ainsi augmenter les impacts
de la maladie. Les vaches infectées par la maladie de Johne,
même si elles ne semblent pas malades, produisent une quantité
de lait réduite et ont une vie plus courte.
Le fait que l'organisme qui entraîne la maladie de Johne fait
l'objet d'études approfondies pour déterminer son lien
potentiel avec la maladie de Crohn chez les êtres humains constitue
une autre source d'inquiétude. Bien que cette relation et la
possibilité que le lait puisse exposer les gens à l'infection
demeurent incertaines, nous devons mettre un frein à la propagation
de l'infection à travers les troupeaux laitiers.
Bien que la maladie de Johne soit une infection bactérienne,
les troupeaux peuvent être traités contre elle. Contrairement
à la plupart des maladies, elle se développe lentement
- elle met des années, plutôt que des jours ou des semaines,
à passer du stade de l'infection initiale à celui de
la maladie ou de l'excrétion de la bactérie. Une bête
infectée peut transmettre la maladie à une autre génération
de génisses avant d'être déclarée infectée
ou de présenter quelque symptôme que ce soit.
Au cours des 5 à 10 dernières années, d'autres
juridictions ont passé, aux fins du contrôle de la maladie,
de l'approche " dépistage et abattage " à
celle de la prévention accentuée des nouvelles infections
chez les veaux femelles. Ces programmes impliquent le changement des
méthodes d'élevage des génisses pour des méthodes
qui sont supposées prévenir l'exposition des jeunes
bêtes à l'infection. L'industrie laitière du Canada
approuve cette approche et a décidé que la meilleure
façon de lutter contre la maladie de Johne consiste à
normaliser une approche préventive à l'échelle
nationale.
Actuellement, en Ontario et dans l'Ouest canadien, le Projet de prévention
de la maladie de Johne, financé par CanAdvance, CanWest DHI,
DFO, WestGen et le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation
et des Affaires rurales de l'Ontario, est en cours. Il s'agit du premier
projet à grande échelle qui vise à permettre
aux vétérinaires et à leurs clients de l'industrie
laitière de repérer les troupeaux infectés grâce
à l'évaluation de tous les troupeaux [réalisée
à l'aide de la technique ELISA pour le lait du plan d'amélioration
des troupeaux laitiers], d'évaluer la gestion des veaux et
d'effectuer les changements requis pour éviter la contamination
des génisses du troupeau par la bactérie de Johne.
Le projet, divisé en deux étapes, a impliqué
la participation de 80 équipes de vétérinaires
et de producteurs afin de développer une approche de gestion
et d'entraîner les vétérinaires à l'utiliser,
en ce qui a trait à la lutte contre la maladie. Combinées
à cette étape du projet, des visites de fermes ont été
effectuées. Les résultats devraient être disponibles
au début de l'année 2007.
La deuxième étape du projet, qui se poursuit en 2007,
consiste à aider les vétérinaires formés
à recruter de nouveaux troupeaux pour le programme de gestion.
Une évaluation finale nous aidera à déterminer
laquelle des stratégies vitellières est la plus efficace
en ce qui a trait à la prévention de l'infection des
jeunes génisses à la maladie de Johne, et ce, même
s'il y a présence de vaches infectées à la ferme.
Les producteurs qui souhaitent obtenir davantage de renseignements
sur le Projet de prévention de la maladie de Johne peuvent
communiquer avec leur vétérinaire local. Les vétérinaires
peuvent communiquer avec la Dre Ann Godkin ou le Dr Jocelyn Jansen
du MAAARO, à Fergus, au 519 846 0941 ou aux adresses électroniques
suivantes : ann.godkin@ontario.ca
ou jocelyn.jansen@ontario.ca.
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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