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Stratégies Pour l'inclusion de la traite robotisée dans un système de gestion de troupeau nord américain
Table des matiéres
IntroductionL'expérience avec les systèmes de traite robotisée est limitée en Amérique du Nord. Bien que tout ce qui s'y rapporte est adressé en Europe, il serait peut-être utile de travailler en étroite collaboration avec les propriétaires de systèmes robotiques au Canada afin d'identifier et soulever des questions qui s'appliquent à l'adoption ici. Un sondage a été effectué en décembre 2000 sur les 15 premiers troupeaux utilisant des robots de traite. Les propriétaires ont identifié parmis les raisons principales d'avoir choisi les traites robotisées "l'expansion sans l'ajout de main-d'oeuvre hors famille", "les traites plus fréquentes", "des heures plus flexibles" et "le train de vie". Une plainte commune soulevée dans le sondage était que 10-15% des vaches ne visitaient pas la station de traite volontairement. Le déplacement de ces vaches à l'endroit d'attente ou à la station de traite était considéré une partie majeure de la main-d'oeuvre. Les immigrants hollandais, faisant partie de ce groupe, prétendent que ce problème s'avère moins sévère pour le régime de gestion hollandaise. L'utilisation commune des Rations Mixes Totales et le potentiel des tensions vagabondes peut contribuer à une participation volontaire plus faible (Rodenburg 2001a). D'autres questions reliées à la gestion et plus spécifiques à l'Amérique du nord incluent la performance dans des environnements froids à l'intérieur des étables et l'application dans des troupeaux de grosse taille.
| Haut de la page | Gestion de l'alimentation, Rations mixes totales et les traites robotiquesLes systèmes de traite robotique sont basés sur l'utilisation de l'alimentation offerte à la station de traite, pour inciter les vaches à visiter. La "circulation contrôlée" qui entraîne les vaches provenant des stabulations libres à passer à la station de traite avant de pouvoir accéder l'aire de l'alimentation est aussi un principe d'encouragement. L'alimentation de céréales des troupeaux laitiers de l'Amérique du nord n'est typiquement pas séparée et le système d'alimentation de choix est le système de RMT. Les avantages de ce système d'alimentation incluent:
Quand plus de 10% de l'alimentation en matière sèche est séparé du mélange, les avantages de l'alimentation de RMT seront sérieusement compromis. En janvier 2002, des relevés recueillis au cours de trois jours consécutifs en provenance de 11 troupeaux en Ontario munis de traite robotique Lely ont été fournis, se rapportant à toutes les activités selon lesquelles le préposé a guidé les vaches au robot pour la traite. Les données recueillies incluent l'heure de la traite, l'identification de la vache et la raison pour cette action. L'analyse et la composition des aliments granulés et des rations de fourrages ont également été enregistrées. Les relevés de chaque visite à la station de traite ont été téléchargés du fichier de sauvegarde de l'ordinateur de la ferme. Les auteurs apprécient grandement l'assistance de Lely Canada pour avoir formaté ces données. Un des troupeaux a été éliminé en raison d'erreurs dans les relevés de l'ordinateur. Pour 10 troupeaux, les relevés ont été examinés pour la fréquence avec laquelle des vaches ont été déplacées au robot par l'opérateur et ces « traites involontaires » ont été comparées à la fréquence de traite volontaire. Les moyennes quotidiennes à travers les 10 fermes révèlent que 19% ± 12,5 des vaches étaient impliquées dans les traites involontaires, et 12,6% ± 8.6 de toutes les traites étaient à base involontaire. La moyenne maximum et minimum de trois jours pour les fermes individuelles variait entre 7,2% des vaches et 3,7% des traites sur la ferme avec la moyenne la plus inférieure jusqu'à 50,8% des vaches et 34,1% des traites sur la ferme avec la fréquence la plus élevée des traites involontaires. Le Tableau 1 fournit un sommaire des raisons pour les traites involontaires et leur fréquence.
Tableau 1 - Sommaire des traites involontaires. Les vaches sont décrites "paresseuses" si elles ne se présentaient pas volontairement pour la traite, mais qui semblaient autrement normal en terme d'apparence et de comportement. Pour la grande majorité des fermes, ces vaches ont été déplacées seulement deux fois par jour selon leur tendance établie à ne jamais participer volontairement. Les relevés suivants ont été calculés pour chaque troupeau pour chacun de trois jours.
Les vaches de ces fermes ont visité la station de traite robotique 3,34 ± 0,38 fois par jour, et ont reçu une traite 2,34 ± 0,18 fois. Sur les fermes avec circulation contrôlée, la moyenne de nombre de visites par vaches était 3,40 ± 0,44 et le nombre de traites était de 2,36 ± 0,22. Ce nombre de visites est inférieur selon les études en Europe (Van'tLand 2000, Wendl 2000). Dans le dernier groupe, les visites coïncident avec le nombre de repas RMT. Un nombre beaucoup moins élevé par rapport à ceux rapportés de 12,1 (Vasilatos 1980) par jour dans l'essai avec accès libre et salon de traite. S'il existe un rapport entre moins de repas et la consommation inférieure de matière sèche (Dado 1994), il pourrait avoir un coût en terme de production de lait inférieure associée avec la circulation contrôlée. L'importance de nourrir des concentrés agréables au goût dans la station de traite, pour attirer les vaches à la traite volontaire, est illustrée par une étude de cas sur une des fermes. Avant janvier 2002, une formule de céréales pour aider à équilibrer les besoins des vaches à haute production et maintenir les coûts inférieurs a été utilisée dans deux stations de traite Lely. Cette formule s'est avérée pauvre en aliment granulé et une accumulation de particules au fond de la charcheuse a été notée. En janvier 2002, un produit formulé pour un bon goût, et conçu avec un bon équilibre de matière granulée a été remplacé. En plus d'une réduction importante au niveau de l'accumulation de particules, les nouvelles céréales étaient moins élevées en protéine (22 vs 24%), plus élevé en énergie nette de lactation (1,96 vs 1,56 Mcal/Kg), plus élevé en matière de mélasse (3 vs 0 %) et les ingrédients étaient considérés plus élevés en palatabilité (96 vs 65 %). Les résultats sont présentés au Tableau 2.
Tableau 2. Participation volontaire à la traite dans une étude de cas changeant un concentré faible en céréales à une qualité supérieure. L'avantage d'une qualité supérieure de granulés a réduit considérablement le nombre de vaches paresseuses qui ne participaient pas volontairement. Les données des 10 troupeaux ont été utilisées pour calculer ces mêmes quatre mesures de participation volontaire. Les troupeaux étaient classés selon plusieurs paramètres reliés à la gestion et à l'alimentation. Étant donné la variabilité à l'égard des données de chaque troupeau, des indicateurs de participation volontaire ont été échelonnés à travers trois troupeaux semblables et tracés sur les paramètres de gestion et d'alimentation. Les graphiques près de zéro représentent les paramètres n'ayant aucune association avec les traites volontaires de ces troupeaux. Plus de vaches par station de traite et un volume plus large de lait produit par station de traite sont associés à la réduction de participation volontaire. Tel qu'illustré dans le figure 1, ces données suggèrent qu'il y a une augmentation au % des vaches paresseuses lorsqu'il y a plus de 60 vaches par station de traite. Cette tendance se répète pour la production quotidienne de lait par station de traite (Fig. 2).
Tel qu'illustré au figure 3, les troupeaux avec moins d'un an d'expérience avec les traites robotiques comptaient un nombre plus élevé de vaches paresseuses et de fréquences moins élevées de visites et de traites. La confiance répandue des autres tendances et associations illustrée ici peut s'avérer fausse étant donné la petite taille de l'échantillon, mais le fait que les résultats ci-hauts sont en ligne avec les tendances prévues inspire tout de même, un peu de confiance. Sept des dix troupeaux utilisaient la circulation contrôlée, mais dans ces comparaisons, ceci n'était pas associé à la différence des mesures de l'utilisation volontaire.
L'alimentation fréquente et les visites fréquentes à travers l'étable pour assurer l'alimentation fraîche sont recommandées comme moyen d'encourager la prise plus fréquente de repas et plus de consommation des RMT.
Tableau 3. Fréquence d'alimentation RMT et nombre de traites volontaires L'alimentation de RMT plus fréquente a donné lieu à une légère augmentation aux visites des stations de traite et une diminution des vaches paresseuses (Tableau 3). Lorsqu'il était question des sept troupeaux avec circulation contrôlée, l'alimentation deux fois par jour vs une fois par jour a eu pour résultat 7,2 vaches paresseuses vs 11,6%, 4,2 traites paresseuses vs 7,6%, 4,29 visites volontaires par vaches vs 4,21 et 2,39 traites volontaires par vaches vs 2,15. Selon ces résultats, l'alimentation de RMT fraîche plusieurs fois par jour, surtout lorsque jumelée avec la circulation contrôlée, peut s'avérer un moyen efficace d'encourager les traites volontaires dans les troupeaux qui sont alimentés de RMT. Quand les caractéristiques du concentré utilisé dans la station de traite ont été tracées, l'utilisation de la mélasse, l'utilisation des aromatisants et des cadences d'inclusion d'ingrédients avec une palatabilité plus élevée n'était pas associée avec plus de traite volontaire. Ce résultat est surprenant puisque les autres (Arave 1989) ont rapporté une préférence pour les concentrés aromatisés. Les taux de palatabilité dans notre étude étaient basés sur la littérature (Amaral-Phillips 1993, Maiga 1997) dans laquelle la palatabilité la plus élevée était attribuée aux drêches de brasserie, aux drêches de distillerie, à l'hominy, aux pulpes de mélasse et de betteraves. L'alimentation composée de soja, de soja rôtis, de maïs, d'orge et de blé a été classée intermédiaire alors que l'alimentation de soja brut et de canola s'est classée faible et l'alimentation de gluten aux maïs, au sang, à la viande et aux poissons s'est classée très faible. En ce qui concerne notre étude, la variation de la palatabilité réelle était peut-être trop petite pour avoir eu un impact. Dans les troupeaux alimentés des RMT, l'utilisation des concentrés granulés dans les stations de traite en guise des RMT, fournit l'occasion d'améliorer l'alimentation des vaches avec production élevée dans le groupe avec un complément de protéine, de l'énergie additionnelle provenant typiquement du gras, et des minéraux ou des additifs alimentaires. À cet égard, les conclusions ne sont pas précises, mais les données publiées démontrant que ces ingrédients sont de nature moins agréable aux goûts, suggèrent que cette approche peut être à ne pas recommander. Les recommandations de gestion pour l'alimentation par ordinateur devraient être également valides pour les concentrés dans les stations de traite robotique. La surveillance quotidienne pour un écoulement d'alimentation non interrompu et pour la présence de particules, l'étalonnage hebdomadaire du taux d'alimentation, la fourniture de petites portions avec gaspillage minimal, l'entrainement pré-vêlage, le nettoyage régulier du bol d'alimentation et des chutes en conduite, et un bon contrôle des mouches et d'odeur sont recommandés (Pritchard 1999). Tel qu'indiqué au Figure 5, le montant de concentré fourni dans la station de traite n'a pas de rapport précis avec les mesures de traite volontaire dans ces 10 troupeaux. Là où le principe d'alimentation RMT est respecté, il est désirable d'alimenter un montant minime de céréales pour inciter les vaches à venir à la traite. Le Figure 5 suggère que 1,5 à 2,0 kg par jour est aussi efficace à attirer les vaches que des montants plus élevés dans ces troupeaux.
La concentration de protéine et d'énergie et la proportion de céréales dans la ration alimentaire totale a été évaluée. Tel qu'illustré aux Figures 6 et 7, il existe de fortes associations entre l'énergie élevée, des régimes faibles de fourrage et un déclin dans les mesures de traites volontaires. Ces régimes alimentaires démontrent une fréquence plus faible des visites et de traites par des vaches étant présentes volontairement et par conséquent un nombre plus élevé de vaches paresseuses. Parmi ces troupeaux, les mesures de traites volontaires semblent endommagées dans les régimes avec plus de 1,66 Mcal par kilogramme de matière sèche Nel ou plus de 48% de concentré. Dans le Figure 8, un régime élevé en protéine est associé à la traite volontaire plus fréquente et à moins de vaches paresseuses.
Il est bien connu que des régimes élevés en céréales sont associés à la boiterie. (Manson 1988a). Il se pourrait que les fermes utilisant des régimes élevés en céréales dans cette étude souffrent d'un niveau "subclinique" de la boiterie, ce qui diminue la mobilité des vaches. Une attention particulière devrait être portée aux niveaux de glucides et de fermentation, à la disponibilité du rumen pour la protéine, au niveau et à la forme de fibres diététiques car ils sont des facteurs principaux qui influencent l'acidose du rumen et la boiterie. Des limites de 25 à 35% NDF, avec 75% de la valeur du fourrage, 35 à 40% de glucides non structural, et 30 à 40% glucidiques dans le régime de matière sèche, et un ratio de fourrage au détergeant neutre à un glucidique dégradable de > 1:1 ont été recommandées (Nocek 1997). La formulation précise de ration avec une attention portée aux niveaux conservateurs de glucides, etc., peut s'avérer un élément critique quant à la réalisation de fréquences de traites plus élevées et moins de vaches paresseuses dans les troupeaux avec traites robotiques. Puisque le parage des onglons réduit la gravité de la boiterie pour les régimes élevés en céréales (Manson 1989), le parage des onglons régulier peut être aussi un facteur important pour les troupeaux avec traites robotiques sur un régime RMT. L'association des régimes élevés en protéine et du nombre moins élevé de vaches paresseuses dans cette étude peut être parce qu'un niveau élevé en protéine donne lieu à une meilleure utilisation des glucides ruminants, réduisant ainsi les problèmes de boiterie. Alternativement il peut être possible que les vaches aux des régimes élevés en céréales soient moins agressives dues à un effet métabolique direct sur le comportement. Il fut signalé que les vaches aux régimes élevés en céréales passent moins de temps à manger et ruminer et plus de temps au repos (Robinson 1997), et consomment moins de repas RMT (Friggens 1998). Si cette relation est spécifique aux régimes de RMT, la circulation contrôlée des vaches peut être moins efficace à augmenter les traites volontaires avec la RMT élevée en céréales. Les résultats de cette étude suggèrent que les troupeaux avec traites robotiques auront à considérer davantage des niveaux plus faible d'alimentation des céréales dans la RMT, malgré le fait qu'ils pourraient sacrifier un niveau de production dans le processus.
| Haut de la page | Traites robotique et l'environnement froidBien que les environnements froids pour les vaches laitières existent en Europe, les rapports publiés n'ont pas soulevé la question du fonctionnement des traites robotiques en condition de congélation. Les stabulations libres en Ontario sont construites avec une quantité minime d'isolation comme barrière d'égouttement sous le toit, et une étable est libre d'isolation. Ces producteurs rapportent que les traites robotiques ne peuvent fonctionner dans des conditions de gel. La présence de glace sur les lasers et sur les rouleaux et les pistes gelées et sur les dispositifs mécaniques démontre que l'environnement immédiat du robot doit être complètement sans gelée. Ces producteurs ont allégé les problèmes de congélation en entourant l'emplacement de travail du côté propre du robot de murs et d'un plafond, et en ajoutant un petit réchauffeur d'espace et un système positif de ventilation pour cette pièce. | Haut de la page |
Tension parasitaireLa distribution d'électricité en Europe se manifeste d'une phase à une autre et avec l'exception rare de choc électrique induit en raison de défauts à la mise terre, la tension parasitaire ne se manifeste pas. En Amérique du nord, le déplacement d'une phase au neutre est fondamentalement plus sécure mais elle est aussi responsable pour la tension parasitaire. La plupart des recherches récentes suggèrent que la signification pratique des niveaux faibles de la tension parasitaire est moindrement minime, par conséquent un comportement d'évitement est probablement la première réaction (Southwick 1995). Cet effet a été observé sur la ferme comme refus pour utiliser l'alimentation fournie par ordinateurs dans lesquels les vaches ont été exposées aux chocs de 2 à 3 milliampères, ou 1 à 15 volt dans une voie de la bouche aux sabots. Les traites robotiques dépendent fortement sur les visites volontaires des vaches à la station de traite (Lind 2000). Si les vaches éprouvent un choc électrique lorsqu'elles visitent la station de traite, elles réduiront leurs visites volontaires. Puisque le plancher de métal fait partie intégrale de la station de traite, la vache est sur une voie équipotentielle pendant qu'elle est dans la station et donc protégée contre la tension parasitaire pendant la traite. Les vaches sont exposées à une tension parasitaire lorsqu'elles entrent et quittent la station. Lorsque l'endroit est couvert d'un plancher à lattes, la mise à terre résulte en un risque minime de tension parasitaire. En ce qui trait aux planchers d'étables solides, les installations d'une pente graduelle (Gustafson 1984) au moment de la construction, tel qu'illustré au Graphique 9, pourrait s'avérer une mesure preventative. Tel qu'indiqué au Graphique 9A, fournissant un endroit avec grilles près du STA et positionnant la pente dans une voie étroite est efficace dans les cas où un enclos est utilisé. Une troisième option pour atténuer la tension parasitaire est l'installation des dispositifs correctifs tels que Hammond Tingle Voltage Filterâ , the Ronk Blockerâ , ou DEI Neutral Isolatorâ .
Graphique. 9. Vue transversale (gauche) et du dessus (droite) d'une surface équipotentielle. Une grille métallique soudée de treillis, collée sur la station de traite robotique et s'avançant au plancher en béton sur laquelle la vache s'approche et départ du robot, l'empêche d'obtenir un choc quand elle fait un pas sur le plancher en métal. Si cette surface se termine subitement, la vache est exposée à un choc qui s'étend des onglons avant au onglons arrière au moment où elle s'avance sur la surface et au moment où elle quitte la surface donc il est nécessaire de créer une pente qui assure un changement graduel. Ceci est effectué avec l'enfoncement d'un barreau cylindrique mesurant 3,6 mètres en longueur à un angle de 45 degré collé au bord de la grille. Les barreaux sont espacés de 15 à 30 centimètres. Ceci réduit le niveau de tension entre deux points par-dessus la longueur de la vache par environ 50%.
Graphique 9A. Vue en plan de la surface équipotentielle et de la pente graduelle pour une station de traite robotique munie d'un enclos et d'une voie de sortie
| Haut de la page | Traite robotique et les troupeaux de grande tailleOn recommande dans les salles de traite que les vaches soient logées en groupe pouvant passer à la traite dans une heure. Au fur et à mesure que les salles de traites deviennent plus larges et plus automatisées, les groupes de vaches ont grossi en nombre à plusieurs centaines. Les groupes plus larges ont comme conséquence moins de barrières, l'entretien plus simple du fumier et de l'alimentation et un concept plus simple de l'étable. En ce qui concerne les traites robotiques, le potentiel de fonctionner avec des plus grands groupes est en grande partie encore inconnu. La moyenne de la taille des dix troupeaux collaborant dans cette étude était de 98 ± 30 vaches, avec 57 ± 8 vaches par station de traite. Sauf une exception, les vaches étaient regroupées de façon à ce que chaque groupe de 67 vaches ou moins avait accès à seulement une station de traite. Dans un troupeau, un groupe de 92 vaches avait accès à une station de traite avec deux points d'entrée soit droite et gauche. Avec très peu d'exceptions, les vaches individuelles ont utilisé la station avec laquelle elles ont été initialement entraînées. Selon notre expérience, les vaches ont besoin d'entraînement si leur point d'entrée dans la station de traite est changé à l'autre côté. Les systèmes de traites multiples sont théoriquement capables d'accueillir jusqu'à 150 vaches dans un groupe, mais une tendance se manifeste en Europe aujourd'hui envers l'utilisation de moins de stations par robot de traite et envers l'adoption de groupes de vaches plus petits. La file d'attente pour la traite soulève une nouvelle dimension reliée à l'interaction entre les vaches de troupeaux avec traite robotique. Quant aux groupes avec plus de 100 vaches, l'habileté de reconnaître les contemporaines d'un certain groupe diminue (Grant 1997) entraînant comme conséquence un comportement modifié. D'ici à ce que davantage de recherches soient effectuées, il serait peut-être préférable de maintenir des groupes de vaches inférieurs à 100 pour les traites robotiques. Dans les salles de traites, il est commun de regrouper les vaches selon leur stade de lactation, ou selon leur production laitière, afin de créer des groupes avec des exigences nutritionnelles et des fréquences de traites uniformes. L'utilisation efficace des systèmes de traite robotique dépend d'une utilisation élevée de la station de traite. Des groupes de vaches étant tous du même stade de lactation seraient inefficaces puisque le temps total de traite serait beaucoup plus long lorsque la production est plus élevée par rapport aux lactations plus avancées. Plus de recherche s'impose pour définir des stratégies idéales de groupes pour les troupeaux de grande taille utilisant les traites robotiques. D'ici à ce que de telles études soient entreprises, les systèmes à station simple basés sur des groupes de 60 vaches avec des dates diverses de vêlage et des systèmes à stations multiples avec des groupes comptant jusqu'à 100 vaches par groupe peuvent être le seul choix pratique. Lorsque la taille des troupeaux a comme conséquence plusieurs groupes, les stratégies de groupement de vaches avec soit le même âge (Phelps 1992), la même taille ou le même tempérament peut s'avérer avantageux. La technologie de traite robotique évoluera sans doute et des nouvelles stratégies de gestion surviendront. Dans les troupeaux plus grands, les dispositifs d'attachement automatique pourraient avoir une application future dans les salles de traite sans les visites volontaires. Les « Bras robotiques » sur un montage tournant ont probablement fait objet de discussion dans plus d'un bureau de ferme ou d'une salle universitaire. Mais la prévision de la vitesse ou de la direction dans laquelle la nouvelle technologie évoluera ne sera pas offerte ici.
| Haut de la page | RéférencesAmaral-Phillips, D. M., and R. W. Hemken. Using by-products to feed dairy cattle. U. of Kentucky. On-line publ. ASC-136. Arave, C. W., D. Purcell, and M. Engstrom. (1989) Effects of feed flavors on improving choice of ten percent meat and bone meal dairy concentrate. J. Dairy Sci. 72:563. Dado, R. G. and M. S. Allen. (1994) Variation in and relationships among feeding, chewing, and drinking variables for lactating dairy cows. J. Dairy Sci. 77:132. Friggens, N. C, G. C. Emmans, I. Kyriazakis, J. D. Oldham, and M. Lewis. (1998) Feed intake relative to stage of lactation for dairy cows consuming total mixed diets with a high or low ratio of concentrate to forage. J. Dairy Sci. 81:2228. Grant, R. and J. Albright. (1997) "Dry matter intake influenced by cow grouping, behaviour" Feedstuffs Dec. 8, pp 12 Gustafson, R.J. and D.A. Folen. (1984) "Transition Designs for Equipotential Planes in Dairy Facilities", Am. Soc. of Agricultural Engineers paper No. 84-4063, ASAE, St. Joseph, Michigan Hogeveen, H., Y. van der Vorst, W. Ouweltjes, and B.A. Slaghuis. (2001) "Automatic Milking and Milk Quality: A European Perspective", Proceedings of the 40th Annual Meeting of the National Mastitis Council, pp 152-162. Lind, O., A.H. Ipema, C. de Koning, T.T. Motram and H.J. Hermann. (2000) "Automatic Milking: Realities, Challenges and Opportunities", In Robotic Milking: Proc. of the International Symposium held in Lelystad, the Netherlands 17-19 August 2000, Wageningen Press. pp 19-31 Maiga, H.A., G.D. Marx, V. W. Crary and J. G. Linn. (1997) Alternative Feeds for Dairy Cattle in Northwest Minnesota: An Update. Dairy Update Issue 126. www.ansci.umn.edu/dairy/dairyupdates/du126.htm Maltz, E. (2000) Precision Agriculture in Dairying: Individual Management by Automatic Milking Systems"' In Robotic Milking: Proc. of the International Symposium held in Lelystad, the Netherlands 17-19 August 2000, Wageningen Press. pp 132-142 Manson, F.J. and J.D. Leaver. (1988a) "The influence of concentrate amount on locomotion and clinical lameness in dairy cattle." Anim. Prod. 47:185 Manson, F.J. and J.D. Leaver. (1988b) "The influence of dietary protein intake and of hoof trimming on lameness in dairy cattle." Anim. Prod. 47:191 Manson, F.J. and J.D. Leaver. (1989) "The effect of concentrates: silage ratio and of hoof trimming on lameness in dairy cattle." Anim. Prod. 49:15 Murphy, M.R., A.W.P. Geijsel, E.C. Hall, and R.D. Shanks. (1997) "Dietary variety via sweetining and voluntary intake of lactating cows" J. Dairy Sc. 80:894-897 Nocek, J. E. (1997) "Bovine Acidosis: Implications on Laminitis", J. Dairy Sc. 80:1005-1028. Nombekela, S. W., M. R. Murphy, H .W. Gonyou, and J. I. Marden. (1994) Dietary preferences in early lactation cows as affected by primary tastes and some common feed flavors. J. Dairy Sci. 77:2393. Phelps, A. (1992) "Vastly superior first lactations when heifers fed separately", Feedstuffs May 11, pp 11 Pritchard, D. E., M. L. Eastridge, and J. E. Winkler. (1999) Computerized concentrate feeders for dairy cows. Ohio State University Fact Sheet No. AS-0004-99. Robinson, P. H. and R. E. McQueen. (1994) Influence of supplemental protein source and feeding frequency on rumen fermentation and performance in dairy cows. J. Dairy Sci. 77:1340. Rodenburg, J. and D.F. Kelton. (2001a) "Automatic Milking Systems in North America: Issues and Challenges Unique to Ontario", Proceedings of the 40th Annual Meeting of the National Mastitis Council, pp 162-169. Rodenburg, J. D.F. Kelton, and K. Hand. (2001b) "Canadian Experience with Automatic Milking Systems", Commission on Animal Management and Health, Session 1- Paper # 6, 52nd Annual Meeting of the European Association of Animal Production, Budapest, Hungary Southwick, L.H. (1995) "Testing for Stray Voltage - Was it Done Properly", Proceedings of the 34th Annual Meeting of the National Mastitis Council, pp 89-99 Tolkamp, B. J., D. P. Schweitzer, and I. Kyriazakis. (2000) The biologically relevant unit for the analysis of short-term feeding behavior of dairy cows. J. Dairy Sci. 83:2057. Van'tLand, A., A.C. Van Lenteren, E. Van Scooten, C. Bouwmans, D.J. Gravesteyn and P. Hink. (2000) In Robotic Milking: Proc. of the International Symposium held in Lelystad, the Netherlands 17-19 August 2000, Wageningen Press. pp 167-176 Vasilatos, R. and P. J. Wangsness. (1980) Feeding behavior of lactating dairy cows as measured by time-lapse photography. J. Dairy Sci. 63:412. Weller, R.F., and R.H. Phipps. (1989) Preliminary studies on the affect of flavouring agents on the dry matter intake of silage by lactating dairy cows" J. agric. Sci. Camb. 112:67-71 Wendl, G., J. Harms and H. Schon. (2000) Analysis of Milking Behaviour on Automatic Milking" In Robotic Milking: Proc. of the International Symposium held in Lelystad, the Netherlands 17-19 August 2000, Wageningen Press. pp 143-151
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