Un apercu des principaux facteurs pouvant affecter la rentabilité de votre entrepriseSi vous désirez augmenter la rentabilité de votre ferme laitière, il faut considérer plusieurs points dont l'intervalle de vêlage, le comptage des cellules somatiques et l'âge au premier vêlage. Leur influence sur la rentabilité semble plus importante que le taux de remplacement annuel du troupeau. On a étudié 205 fermes ayant participé au Programme d'analyse des entreprises agricoles de l'Ontario de 2001 et on a comparé, pour chacun des facteurs, les 50 fermes ayant les données les plus élevées et les 50 fermes aux données les plus faibles. On a comparé des troupeaux avec un taux de remplacement annuel de 36,3 % à ceux avec un taux de remplacement de 22 %. La différence était très minime en ce qui concerne le revenu agricole net (RAN), le RAN par personne et le RAN par vache (Tableau 1). Tableau 1. Sommaire des fermes laitères de l'Ontario
Basé sur les données 2001 du Programme d'analyse des entreprises
agricoles de l'Ontario Pour déterminer s'il y avait un avantage significatif dans le ratio dépenses / revenus, on a étudié le pourcentage des coûts d'opération (PCO). Le PCO consiste à calculer les dépenses -- à l'exception de la main d'œuvre, de l'amortissement et des intérêts -- et de diviser ce montant par le revenu total. Une différence de cinq pour cent équivaut à 5 000 $ sur un revenu de 100 000 $. Parmi les quatre facteurs énoncés précédemment, l'intervalle de vêlage est celui qui a eu le plus d'impact sur les résultats. La différence entre les deux groupes était 1,7 mois, avec 14,5 mois pour le groupe avec l'intervalle le plus élevé et 12,8 mois pour le groupe avec l'intervalle le plus bas. Le RAN par personne des fermes du groupe le plus bas était près de deux fois plus élevé que celui du groupe avec l'intervalle élevé. Le RAN par vache de ce groupe était 80 % plus élevé et le PCO était 10 % inférieur. Le groupe avec l'intervalle le plus élevé a livré moins de lait durant l'année, alors que l'autre groupe comptait un plus grand nombre de vaches dans le troupeau. L'analyse a démontré que les groupes avec un comptage de cellules somatiques (CCS) plus bas et dont l'âge au premier vêlage était moindre avaient tendance à avoir des résultats plus rentables comparativement aux groupes correspondants ayant des données plus élevées. On a aussi comparé l'âge au premier vêlage. On a enregistré une différence de 4,1 mois entre le groupe avec l'âge le plus élevé de 28,3 mois et le groupe avec l'âge le moins élevé de 24,2 mois. Le résultat s'est traduit par une augmentation du RAN par personne et du RAN par vache de 40 % pour les fermes avec l'âge au premier vêlage le moins élevé. Ce groupe a livré près de 1 000 litres de lait par vache de plus, comptait 10 vaches de plus dans le troupeau et avait enregistré un intervalle de vêlage de 0,7 mois de moins. Les fermes du groupe avec un faible CCS ont enregistré un RAN par personne et un RAN par vache de 36 à 44 % supérieur comparé au groupe avec des CCS élevés. Le groupe avec un CCS élevé a livré 900 litres de lait de moins par vache. L'analyse de 2001 a également considéré deux autres facteurs dont les producteurs laitiers discutent souvent, il s'agit des expéditions de lait par vache et de la grosseur du troupeau. Les deux facteurs ont eu un impact plus grand sur la rentabilité dans l'analyse présentée en 1999. Les expéditions de lait des vaches Holstein pour le groupe de production inférieur étaient en moyenne légèrement au-dessus de 5 700 litres par vache par année. Le groupe supérieur, quant à lui, avait expédié en moyenne 9 000 litres par vache, soit une différence de 36 %. Dans le groupe de production inférieure, le PCO était 7 % plus élevé. Les RAN étaient environ la moitié de ceux du groupe de production supérieure. L'étude de 1999 avait démontré une différence d'environ 20 %. En examinant la taille des troupeaux, le groupe avec le plus grand nombre de vaches en lactation avait un PCO de 7 % inférieur, avec des expéditions de lait par vache plus élevées pour un RAN par personne plus que deux fois supérieur à celui du groupe des troupeaux de plus petite taille. Le RAN par vache était 60 % plus élevé. Le groupe des gros troupeaux comptait trois fois plus de vaches et nécessitait deux fois plus de main d'œuvre. Ce n'est pas démontré au tableau 1, mais les intérêts par vache de 450 $ représentaient des frais additionnels d'environ 50 $ pour le groupe des gros troupeaux. La dernière comparaison était les PCO (pourcentages des coûts d'opération) élevés et faibles. Le groupe avec un faible PCO a consacré 17 cents de moins pour chaque dollar de revenu. En ce qui concerne la rentabilité, la différence entre ce groupe et le groupe ayant des dépenses élevées était la suivante : 3,1 fois le RAN par vache et 3,7 fois le RAN par personne. Les fermes avec les dépenses les moins élevées comptaient un plus grand nombre de vaches et la production individuelle était légèrement supérieure avec un intervalle de vêlage et un CCS légèrement plus bas. Le tableau 2 résume les revenus et les dépenses des 205 fermes. On y présente également la moyenne du tiers supérieur et du tiers inférieur. Aucun des facteurs, pris individuellement, ne peut garantir une rentabilité accrue. Le gestionnaire éclairé sait que plusieurs aspects de l'entreprise doivent être gérés de façon équilibrée sur une base quotidienne. Dans l'analyse individuelle des facteurs, cinq des six facteurs ont influencé la rentabilité. Dans la plupart des cas, ces facteurs étaient liés entre eux, c'est-à-dire que chacun d'entre eux était influencé par les autres. Tableau 2. Rapport des entreprises laitères 2001
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