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Observations de terrain sur la conception de l'étable et des systèmes de traite robotisée
Depuis sa première commercialisation dans une ferme laitière d'Ontario en 1999, on estime que 200 systèmes de traite robotisée à un seul emplacement ont été installés sur environ 120 fermes à travers l'Amérique du Nord. Près de 90% de ces fermes sont situées en Ontario et au Québec. Dans le cadre d'un projet plus vaste, 43 troupeaux inscrits aux programmes officiels de contrôle laitier en Ontario et au Québec ont été visités au cours de l'été 2006. On a alors interrogé les propriétaires de troupeaux et noté des détails sur la conception de l'étable, la gestion et la performance de traite des systèmes. Bien que le grand nombre de variables dans les données de cette étude de terrain empêche de tirer des conclusions sur l'impact qu'a la conception de l'étable sur la performance, les données de l'enquête aident à définir les méthodes actuelles. En l'absence de résultats d'étude sur lesquels baser le concept d'une étable, l'expérience de terrain recueillie par contact informel avec ces troupeaux et d'autres peut être utilisée pour identifier les améliorations de concept possibles pour corriger les problèmes et les soucis actuels. Objectifs pour la traite robotiséeParmi ces 43 troupeaux, 27 éleveurs ont mentionné avoir choisi la traite robotisée principalement pour réduire la main-d'uvre et les efforts requis. D'autre part, 18 éleveurs ont spécifié l'avoir choisie spécifiquement pour " éviter ou réduire le besoin de main d'uvre non familiale ". Parmi les autres raisons avancées (et la fréquence à laquelle elles ont été mentionnées), on trouve : la flexibilité et le confort de vie (19), une envie d'être innovant (9), des coûts de construction moindres ou un investissement total moindre que pour une salle de traite (8), une fréquence de traite accrue (7), un meilleur confort pour les vaches (5) et une réduction du travail physique dans certains cas pour soulager l'opérateur ayant des ennuis de santé (4). Ces raisons sont similaires à celles avancées dans une étude de terrain (Rodenburg 2001) sur les 15 premiers troupeaux dans lesquels " la hausse de la production sans embauche de main d'uvre non familiale ", " l'amélioration de la production de lait grâce à des traites plus fréquentes ", et " l'amélioration du confort de vie grâce à une flexibilité accrue dans l'organisation temporelle du travail ", étaient les raisons les plus couramment données pour le choix de la traite robotisée. Il est intéressant de noter que " la fréquence accrue des traites " est citée moins souvent comme un avantage de la traite robotisée aujourd'hui, peut-être parce que tant l'expérience que la recherche (DeKoning 2004) suggèrent que la production et les avantages sur le plan de la santé du pis découlant de traites plus fréquentes sont bien moindres quand elles sont irrégulières et volontaires que dans le cas de 3 traites par jour en salle de traite. Manuvrer les vaches et circulation libre comparativement à la circulation contrôléeEn 2001, les éleveurs canadiens ont signalé que 10 à 15 % des vaches du troupeau ne se sont pas rendues volontairement à la trayeuse et dans une étude formelle ultérieure (Rodenburg 2002), l'opérateur a dû " forcer " 19,2 + 12,5 % des vaches à se rendre à la trayeuse. Les propriétaires rapportent que l'effort requis pour forcer les vaches est minime et implique normalement de les identifier d'après les données sur les intervalles de traite enregistrées dans l'ordinateur, puis de sortir ces vaches hors des stalles ouvertes et de les diriger dans la bonne direction, de sorte qu'elles finissent leur course dans la zone d'attente. On profite souvent de ce que les vaches ne sont plus dans les stalles ouvertes pour les nettoyer. L'agencement des étables et l'arrangement des barrières qui déterminent un parcours pour le nettoyage des stalles et la manuvre des vaches rendent le temps additionnel requis pour la manuvre négligeable. Néanmoins, la nécessité de manuvrer les vaches constitue l'une des réserves majeures des éleveurs envers les systèmes de traite robotisée. Dans la présente étude, les producteurs rapportent avoir manipulé 14,6 + 10,3 % des vaches une ou deux fois par jour. Le nombre de vaches manipulées était très variable. Les cinq meilleurs troupeaux comptaient environ 2,5 % de vaches manipulées, alors que les cinq pires troupeaux en comptaient environ 41,6 %. Les raisons justifiant de la nécessité de manipuler les vaches sont énumérées dans le tableau 1. Parmi les vaches manipulées, on trouve des vaches boiteuses, des vaches atteintes de mastite et des animaux blessés. On peut surveiller quand les vaches apparaissent pour la première fois sur la liste des vaches manipulées afin de détecter de façon précoce des problèmes de santé, particulièrement dans les troupeaux élevés en liberté. Comme on l'a vu, conditionner les nouvelles vaches et génisses est également un besoin actuel qui doit être considéré dans les concepts d'étables. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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