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Pâturer pour de l'argent

Auteur : John Molenhuis; Jack Kyle - spécialiste de l'élevage d'animaux sur pacageurs/MAAARO
Date de création : 01 avril 2002
Dernière révision : 27 août 2003

Peut-on demeurer rentable en incluant le pâturage comme source d'affouragement du bétail laitier? La production de lait va-t-elle baisser, entraînant avec elle une baisse des profits?

Jusqu'à présent, le sujet se résume à des anecdotes et à la compilation de conclusions de recherches de différentes sources.

Dix états des États-Unis travaillent conjointement avec la province de l'Ontario sur un projet de 3 ans pour créer une banque de données financières et agronomiques réelles à ce sujet.

Les agriculteurs qui ont participé au projet ressemblent à ceci :

  • Producteurs laitiers dont les vaches sont envoyées au pâturage frais au moins à tous les trois jours ;
  • Producteurs qui essaient de produire 30 pour cent de leurs besoins annuels en fourrage à partir du pâturage ;
  • La production laitière est l'activité principale de l'entreprise. Les ventes brutes de lait représentent 85 % du chiffre d'affaires et l'ensemble des ventes liées au secteur laitier représente 90 %.

Trente-neuf (39) producteurs laitiers ont participé au projet qui consistait à envoyer les animaux au pâturage et à analyser les résultats financiers. Comme analyse préliminaire, on a comparé les résultats financiers des 39 producteurs pour déterminer le tiers supérieur et le tiers inférieur. Les résultats comprenaient les coûts de base par vache, c'est-à-dire toutes les dépenses mis à part les intérêts, la main d'œuvre et l'amortissement. Le tiers supérieur regroupait les 13 producteurs avec les coûts de base les moins élevés, tandis que ceux avec les coûts de base les plus élevés se sont retrouvés dans le groupe inférieur.

Le coût de base moyen du groupe supérieur était 1 179 $ moins élevé par rapport au groupe inférieur. De plus, le groupe supérieur avait enregistré 1 301 $ additionnels de revenu net agricole par vache.

Lorsqu'on compare le coût de base des intrants individuels par vache, quelques items ressortent davantage.

  • Le coût des aliments achetés était 422 $ moins cher pour le groupe supérieur ;
  • Les frais de réparation et d'entretien étaient 131 $ moins chers pour le groupe supérieur ;
  • La location d'équipement et la main d'œuvre engagée étaient également moins chers pour le groupe supérieur ;
  • L'ensemble des catégories de fournitures et autres dépenses d'élevage et agricoles totalisaient 107 $ de moins pour le groupe supérieur ;
  • Le groupe inférieur a eu l'avantage des coûts dans les trois catégories suivantes : engrais et chaux, semences et achats de plants, et les assurances de ferme.

Tableau 1. Comparaison entre lel tiers supérieur et le tiers inférieur de mesures sélectionnées du programme de pâturage ($ canadiens)

 
Tiers supérieur (coût de base le moins cher par vache)
Tiers inférieur (coût de base le plus élevé par vache)
Nombre de vaches/troupeau
70
76
Coût de base moyen/vache
1 606 $
2 785 $
Coût total/vache
2 179 $
2 785 $

Revenu net de l'exploitation agricole/vache

1 775 $
474 $

Ces résultants sont préliminaires. Nous voulons ajouter 75 nouvelles fermes à notre base de données actuelle. En second lieu, plusieurs comparaisons financières peuvent s'ajouter. Les résultats de l'Ontario pourraient être comparés à ceux des états américains dans l'ensemble ou individuellement, et aux entreprises conventionnelles, c'est-à-dire en stabulation entravée.

Revue Ontario Milk Producer.

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