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Directives pour l’alimentation à l’aide d’ensilage de maïs endommagé par une sécheresse

Auteur : Douglas Dickie - spécialiste des bovins de boucherie/MAAARO
Date de création : 01 octobre 1998
Dernière révision : 29 août 2003

Il y a d’importantes différences entre les plants de maïs destinés à l’ensilage qui ont poussé pendant une sécheresse. Certains plants semblent normaux, d’autres sont très petits mais leurs épis semblent presque normaux. Il est donc difficile de déterminer si ce maïs convient à l’alimentation des animaux.

Par où doit-on commencer? Pourquoi pas par une analyse du fourrage? Toutefois, une analyse normale ne suffit pas. Pour déterminer la teneur en amidon, en sucre, en fibres et en protéines, il faut effectuer des analyses spéciales à l’aide de méthodes fondées sur le proche infrarouge (NIR). Deux laboratoires indépendants peuvent effectuer ces analyses : Stratford Agri Analysis Inc. (analyse de type 3) et le laboratoire agroalimentaire de Guelph (NIR20, NIR40 et NIR41). Les laboratoires affiliés aux grandes minoteries peuvent aussi effectuer ces analyses.

Prochaine étape. Le silo est ouvert. Examinons-le. L’odeur qui y règne est-elle normale? Est-elle délicate ou suffocante? Une grande partie de l’ensilage de maïs était très sec cet automne quand il a été stocké (plus de 40 % de matières sèches). Il a très peu d’odeur. Il peut convenir à l’alimentation des animaux, mais il est possible que l’ingestion soit moindre en raison de la quantité accrue de matières sèches. Il faut également tenir compte du risque d’incendie dans le silo.

Examinons maintenant l’ensilage. De quelle couleur est-il? Vert, jaune ou parchemin? Comment est-il haché? Pour les vaches laitières, l’ensilage doit être à brins longs. Les bovins de boucherie peuvent ingérer un ensilage assez fin. Il est préférable que les grains soient cassés sinon environ 25 % de l’ensilage ne sera pas digéré par l’animal. L’ensilage de maïs à brins longs se conserve beaucoup moins longtemps dans la mangeoire que l’ensilage à brins courts. Par conséquent, davantage d’animaux refusent de manger de l’ensilage à brins longs. Il peut être nécessaire de donner à manger aux animaux deux fois par jour pour garder la mangeoire propre.

Penchons-nous maintenant sur le vrai problème! La récolte d’ensilage de maïs n’a été que 60 % de la récolte normale. Que peut-on faire pour compenser cette perte? Il peut être plus difficile pour les producteurs laitiers de régler ce problème, car le rapport grain-fourrage est très important pour préserver les composants du lait et la production globale. Plusieurs produits autres que le foin sont plus accessibles et plus abordables et peuvent servir de fourrage, notamment les enveloppes de soya, d’arachide et d’avoine, la luzerne déshydratée, les fibres de maïs et le marc de pommes. Il faut éviter les produits tels que les carottes et les choux, car ils peuvent décolorer le lait ou lui donner mauvais goût. Il est beaucoup plus facile pour les éleveurs de bovins et d’ovins d’intégrer d’autres produits à leur fourrage, car l’apport en fibres n’est pas un facteur restrictif en ce qui concerne les rations.

Pour plus de renseignements, consulter la ficheInfo sur les directives applicables au choix d’autres produits de fourrage.

La marche à suivre est simple. Il faut analyser le fourrage, déterminer la quantité de fourrage dont on dispose, calculer le manque et vendre une partie des stocks ou, mieux encore, acheter un fourrage de remplacement.

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