Profitex de la technologie IRF

Bien que la technologie IRF ait fait son chemin, les producteurs et la plupart des fabricants d'équipement laitier ne s'en sont pas encore prévalus

Depuis un certain temps déjà, la plupart des exploitants de fermes laitières utilisent diligemment l'identification par radiofréquence [IRF] pour étiqueter leurs troupeaux. Bien que les étiquettes aient ajouté quelques dollars par tête au coût de l'identification du bétail, on fait l'éloge de l'élément radio, que ce soit à la ferme ou ailleurs. Entre-temps, des lecteurs fiables ont été mis au point. Si les vaches portent les étiquettes et si les lecteurs d'étiquettes fonctionnent bien, il est temps de se lancer dans la radio et de commencer à en retirer des bénéfices.

Selon le système d'identification national pour le bétail laitier [INBL], l'IRF est maintenant la seule méthode d'étiquetage acceptée. Selon les informations données sur ce site Web [http://www.nlid.org/french], d'ici janvier 2008, tout le bétail né après janvier 2004 devra porter des étiquettes IRF pour pouvoir quitter votre ferme. Les étiquettes-panneaux à codes à barres ne seront acceptées que pour les animaux nés avant 2004 et, toujours selon l'INBL, " même pour ces animaux, les propriétaires pourraient vouloir mettre les étiquettes à jour pour que tous les animaux qui sont déplacés portent une étiquette IRF afin d'éviter des retards et de répondre aux attentes des personnes qui reçoivent leurs animaux et du personnel chargé de l'application des règlements. "

Alberta Agriculture a publié dernièrement une étude sur les bovins de boucherie qui démontre les capacités de deux systèmes dans la lecture des étiquettes portées par les animaux aux enchères ou à l'abattoir. Un système Allflex à quatre panneaux de lecture dans deux couloirs mesurant chacun 34 po de large par 14 pi de long, a lu 99,9 pour cent des étiquettes HDX (half-duplex) portées par des veaux de sept mois déambulant dans le système à la vitesse de 10,4 km à l'heure. Un système Digital Angel à six panneaux a lu 77,7 pour cent des étiquettes portées par des veaux qui se déplaçaient à 14,7 kilomètres à l'heure dans un seul couloir de 58 po. Pour en savoir plus sur cette étude, consultez le site www1.agric.gov.ab.ca.

Ce chiffre de 99,9 pour cent est excellent, surtout quand on pense à la rapidité et au nombre d'animaux qui sont passés dans le système. Des vaches laitières qui quittent d'une salle de traite à sortie rapide avec un double quai de 20 postes chacun en passant par un seul portillon de tri doivent sortir à une vitesse minimale inférieure à un kilomètre à l'heure. Il semble donc que dans l'étable à vaches laitières des systèmes plus simples suffiront.

En Australie, les conditionneurs de viande utilisent la technologie IRF pour produire des rapports sur le rendement boucher et la qualité des carcasses qui retournent directement aux fermes d'origine. Ici, les vaches de réforme du Québec, où la technologie IRF est mise en œuvre à la grandeur de la province, se vendent à prime. Les acheteurs ont l'assurance qu'elles sont nées après l'interdiction relative à l'ESB frappant les aliments du bétail. Nous espérons que des programmes semblables seront bientôt mis en œuvre en Ontario et ailleurs.

À la ferme, l'identification automatisée est une part importante de la nouvelle technologie qui permet d'économiser de la main-d'œuvre et d'améliorer le contrôle de gestion. Depuis plusieurs années l'IRF fait partie de l'automatisation du local de traite, mais la plupart des systèmes utilisent de gros colliers ou d'énormes bagues qui coûtent cher. Il faut gérer ces dispositifs et si l'un d'eux se détache et disparaît à travers le caillebotis, c'est une grosse perte.

L'essai mené en Alberta prouve que la technologie nécessaire à une lecture rapide et précise des étiquettes IRF répondant aux normes internationales est disponible et donne de bons résultats. Le bon sens voudrait que les fournisseurs d'équipement laitier abandonnent rapidement leurs systèmes particuliers de colliers et de bagues d'identification et offrent des systèmes d'identification en salle de traite, des systèmes de tri, des distributeurs automatiques et autres équipements capables de lire les étiquettes IRF. Les vaches devront quand même porter un équipement technique pour recueillir des données sur leur activité ou leur température, mais ces systèmes seront plus faciles à utiliser pour le fermier si l'identification de la vache provient des renseignements enregistrés sur une seule étiquette d'oreille durant sa vie.

Certaines automatisations comme l'alimentation robotisée pour les veaux et l'équipement de Dairymaster pour salle de traite utilisent déjà l'étiquette portée à l'oreille pour l'identification. D'autres sociétés devraient moderniser leurs systèmes.

Le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario s'intéresse de très près à la technologie IRF du point de vue de la salubrité alimentaire hors de la ferme et de la gestion de l'agriculture de précision pour améliorer l'efficacité de la production à la ferme.

Cet article a tout d'abord été publié dans la chronique Ruminations du magazine The Milk Producer, août 2006.


Auteur : Jack Rodenburg - Chef du programme des systèmes de production laitièrs/MAAARO
Date de création : 5 octobre 2006
Dernière révision : 5 octobre 2006

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