Élevage
à façon des génisses laitières points à
considérer dans l'entente
Table des matières
- Introduction
- Points à considérer par l'éleveur
à façon et par le propriétaire
- Objet et rôle de l'entente
- Types d'ententes
- Clauses essentielles de l'entente
Introduction
La présente fiche technique a pour objet d'évoquer les
facteurs commerciaux à considérer avant d'élaborer
une entente d'élevage à façon de génisses
laitières. L'élevage à façon des génisses
laitières peut présenter des avantages importants tant
pour le propriétaire des bêtes que pour l'éleveur
qui les prend en pension.
Les producteurs laitiers de l'Ontario conduisent en général
leur troupeau de relève par groupes :
1. naissance-sevrage (0 à 3 mois);
2. transition (3 à 6 mois);
3. croissance (6 à 12 mois);
4. mise à la reproduction-fin de gestation (12 à 23 mois).
Chaque producteur peut décider des phases de croissance durant
lesquelles il est le plus avantageux pour lui de confier l'élevage
de ses génisses à un autre éleveur.
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Points à considérer par l'éleveur
à façon et par le propriétaire
Il y a plusieurs avantages et inconvénients dont le propriétaire
et l'éleveur doivent tenir compte quand ils décident de
pratiquer l'élevage séparé des laitières
de remplacement. L'un comme l'autre devront déterminer les répercussions
que cette formule de travail va avoir sur leurs objectifs d'exploitation
respectifs.
Avantages
Propriétaire
- diminution des besoins en main-d'oeuvre;
- utilisation par les vaches en lactation des ressources destinées
aux génisses, par exemple, les aliments, l'entreposage, la
main-d'oeuvre, les installations;
- possibilité d'agrandir le troupeau avec moins d'investissement
en capital;
- plus de temps à consacrer aux soins des vaches en lactation
Éleveur à façon
- atelier de production supplémentaire;
- utilisation et commercialisation des fourrages et des céréales
fourragères;
- abaissement des coûts et de la main-d'oeuvre grâce aux
économies d'échelle;
- possibilité d'élever les génisses par groupes
d'âge et (ou) de taille.
Inconvénients
Propriétaire
- perte d'une catégorie d'animaux à qui on peut donner
des aliments de qualité inférieure et des rebuts de
mangeoires;
- droit de regard restreint sur l'élevage des génisses;
- conflits entre producteur et éleveur à façon;
- exposition accrue des génisses aux maladies;
- accroissement des frais de transport et des risques que cela entraîne.
Éleveur à façon
- nécessité d'avoir de bonnes installations d'élevage;
- augmentation des réparations aux installations;
- visites des propriétaires;
- conflits entre producteur et éleveur à façon;
- exposition accrue à la maladie.
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Objet et rôle de l'entente
Une entente écrite est de rigueur pour assurer la protection
du propriétaire aussi bien que de l'éleveur à façon.
Le principal avantage de l'entente écrite est de préciser
formellement les responsabilités respectives des deux parties.
L'entente entre le propriétaire et l'éleveur doit être
claire et comprise par les deux parties. Ces dernières doivent
peser soigneusement les risques et les avantages avant de conclure l'entente.
L'entente doit aussi spécifier les lignes directrices concernant
la croissance que les génisses devront avoir atteinte à
la fin de la période visée (poids, hauteur au garrot et
âge à la fin de l'entente), la rétribution de l'éleveur
et les modalités de règlement. Toute entente écrite
doit être faite en deux exemplaires datés et signés
par les deux parties. La liste de contrôle figurant à la
page suivante énumère les points pouvant faire l'objet
d'une clause dans une entente écrite entre un propriétaire
de génisses laitières et un éleveur à façon.
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Types d'ententes
Une entente est un moyen d'attester par écrit les différentes
attentes que l'éleveur et le propriétaire peuvent avoir.
Les ententes sont de plusieurs types selon les modalités de rétribution
de l'éleveur.
(1) Contrepartie forfaitaire. Le titre de propriété
reste aux mains du propriétaire et l'éleveur à
façon s'engage à fournir la main-d'oeuvre, les aliments,
le logement et autres services nécessaires à l'élevage
des génisses pendant une période déterminée
et en contrepartie d'une somme déterminée.
(2) Pension par tête et par jour. Ce type d'entente est
courant. Il présente l'avantage de permettre une facturation
mensuelle, ce qui facilite pour chacune des parties la planification
des mouvements de trésorerie.
(3) Rétribution basée sur le gain de poids. Ce
type d'entente est plus courant chez les producteurs de bouvillons,
mais il présente aussi un certain intérêt pour les
propriétaires de génisses laitières. Aux termes
d'une entente basée sur le gain de poids, le propriétaire
rétribue l'éleveur en fonction des livres de poids prises
par les génisses, à concurrence d'un poids optimimum spécifié
dans l'entente.
(4) Alimentation et pension. Aux termes de ce genre d'entente,
le propriétaire assume le coût des aliments et verse à
l'éleveur une somme fixée à l'avance pour rétribuer
son travail et couvrir ses frais fixes généraux et ses
charges d'exploitation.
Une fois que l'on a décidé du type d'entente, on doit
considérer les éléments suivants (voir la liste
ci-après).
Liste de contrôle : Éléments susceptibles
d'être inscrits dans l'entente
Mise à la reproduction
- services d'IA;
- semence;
- choix du géniteur;
- aides à la détection des chaleurs;
- vérification de l'état de gestation;
- détection des chaleurs
Aliments
- fourrage;
- grain;
- supplément protéique;
- minéraux;
- sel;
- additifs à l'aliment;
- pâturage.
Soins véterinaires
- vermifugation;
- écornage;
- parure des onglons;
- soins d'urgence;
- médicaments;
- déparasitage;
- coûts post-mortem;
- vaccinations.
Généralités
- litière;
- identification;
- assurance;
- électricité/carburant;
- réparation des étables;
- entretien;
- manutention du fumier;main-d'oeuvre;
- mortalité;
- désinsectisation;
- transport;
- contrôles de la croissance;
- eau.
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Clauses essentielles de l'entente
Une entente écrite peut contenir toute l'information voulue
par l'éleveur et le propriétaire, mais ceux-ci doivent,
avant d'y apposer leur signature, parvenir à une compréhension
claire des facteurs commerciaux qui sont en jeu.
- Modalités de paiement - Il y a probablement autant
de modalités différentes de paiement qu'il y a de gens
qui passent des contrats; veillez à ce qu'elles soient claires!
- Normes de performance zootechnique - Stipuler les attentes
quant à l'âge, le poids, l'état de chair et autres
critères. Préciser les mesures à prendre à
l'égard des génisses dont l'insémination échoue.
Pour les normes recommandées de croissance, se rapporter
à la fiche technique du MAAO intitulée Gestion de la
croissance des génisses laitières, commande no 96-098.
- Santé - L'éleveur doit fournir au propriétaire
une information détaillée sur son plan sanitaire qui
aura été préparé par un vétérinaire.
Ce plan doit préciser les détails de l'écornage,
de la mise à la reproduction et du traitement. Les modalités
de transport doivent être clairement énoncées.
- Mortalité - Quel que soit celui qui prend soin des
animaux, la perte d'un certain nombre d'animaux est pratiquement inévitable.
Certaines ententes stipulent que le propriétaire prendra à
sa charge un certain pourcentage de perte et que l'éleveur
assumera la responsabilité des pertes dépassant ce niveau
convenu. Selon d'autres ententes, le propriétaire absorbe la
perte de la génisse et l'éleveur, la perte des coûts
qu'il a assumés relativement à cet animal.
- Alimentation - L'éleveur doit s'engager à distribuer
des rations prédéterminées pour couvrir les besoins
de croissance des animaux. Le tableau 1 indique les quantités
estimatives d'aliments nécessaires à chaque groupe d'animaux,
mais les besoins alimentaires par jour changent tout au long de cette
période. L'éleveur et le propriétaire doivent
convenir du sort des animaux qui se développent mal.
- Assurance - Les deux parties doivent préciser dans
l'entente quelle compagnie d'assurance couvrira les pertes dues à
une catastrophe. Elles doivent aussi y donner la description cadastrale
du lieu où les animaux seront élevés pendant
la période visée par l'entente (canton, lot, concession,
numéro municipal) aux fins des polices d'assurance.
- Taxe sur les biens et services - Les aliments servis à
des animaux élevés en parcs d'engraissement sont exonérés
de la taxe sur les biens et services (TPS), mais ce n'est pas le cas
des autres produits et services tels que la pension et les fournitures
et services vétérinaires. Si l'éleveur ne facture
pas séparément les aliments qu'il donne aux génises,
il doit facturer la TPS sur une tranche minimale de 10 % de la facture
totale, que celle-ci soit basée sur les aliments et la pension
ou sur le gain de poids. Les propriétaires des bovins pourront
se faire rembourser la TPS qu'ils ont payée à l'éleveur
comme crédit de taxe sur les intrants s'ils sont inscrits aux
fins de la TPS.
- Sécurité - Les éleveurs à façon
doivent envisager d'enregistrer leur créance sous le régime
de la Loi sur les sûretés mobilières. Ils peuvent
se procurer des formules aux bureaux d'enregistrement immobilier de
l'Ontario. Les formules remplies peuvent être enregistrées
dans n'importe lequel de ces bureaux.
Figure 1. Quantités utiles pour l'établissement
d'un budget d'élevage de génisses (adaptation de Dairy
Heifer Budgeting Guide)

Hypothèses budgétaires
Sevrage à 4 semaines; poids à la naissance de 45 kg; les
services publics comprennent le téléphone, l'électricité,
le carburant; vêlage à 24 mois; poids au vêlage de
575 kg.
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Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution
financière à la réalisation de la présente
fiche technique.
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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