Prophylaxie et hygiène en production bovine


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 418/663
Date de publication : 12/96
Commande no. 96-100
Dernière révision : 12/96
Situation : Fiches techniques originale
Rédacteur : N.G. Anderson - consultant en hygiène du bétail/MAAARO

Table des matières

  1. Introduction
  2. Conduite sanitaire des nouveaux arrivants
  3. Contrôler les allées et venues sur la ferme
  4. Conduite des animaux par groupes et agencement de la stabulation
  5. Hygiène et désinfection de l'étable
  6. Conclusions
  7. Sources d'information supplémentaire

Introduction

L'éleveur qui se soucie véritablement de la santé, du bien-être et de la productivité de ses bovins sait qu'il est possible de mettre son troupeau à l'abri des maladies. Il sait qu'en appliquant des règles d'hygiène et de prophylaxie, il peut empêcher les maladies de faire leur apparition au sein de son troupeau et de s'y propager.

La prophylaxie, ou ensemble des méthodes de prévention des maladies, se justifie en tout premier lieu sur le plan économique. En effet, certains éleveurs déboursent des milliers de dollars chaque année, en soins vétérinaires, pour enrayer les maladies qui se sont déclarées dans leurs troupeaux. Outre les coûts des soins vétérinaires, ils subissent un important manque à gagner provoqué par la baisse de production et la mort d'animaux de grande valeur. Il existe d'autres raisons majeures pour lesquelles l'éleveur cherche à réduire au minimum l'incidence des maladies : le souci du bien-être des animaux, la fierté d'être un bon éleveur et la tranquillité d'esprit.

La présente fiche technique porte sur les stratégies de conduite du troupeau destinées à prévenir la maladie.

A. Conduite sanitaire des nouveaux arrivants

On peut réduire le risque d'introduction de maladies dans un troupeau lors de l'acquisition de nouveaux animaux si l'on suit l'une des principales stratégies ci-dessous.

1. Produire ses propres animaux de relève
La première stratégie consiste à ne pas introduire dans son troupeau de sujets achetés à l'extérieur. Pour des raisons de commodité, très peu d'éleveurs en Ontario pratiquent ce type d'élevage totalement fermé, car il suppose l'adhésion stricte aux règles suivantes :
  • renouveler et accroître le troupeau en y incorporant les animaux nés à la ferme;
  • empêcher les animaux d'entrer en contact avec les animaux des élevages voisins le long des clôtures mitoyennes;
  • recourir à l'insémination artificielle pour la reproduction et ne pas faire venir de taureaux;
  • ne participer à aucun concours ni exposition;
  • restreindre l'accès aux visiteurs.
2. Loger à part les nouveaux arrivants
La stratégie idéale consiste à mettre en quarantaine les animaux acquis à l'extérieur. Dans la plupart des élevages, réduire les risques de contact avec le reste du troupeau est probablement la seule méthode pratique d'isolement des nouveaux arrivants. Les précautions à prendre pour isoler les nouveaux arrivants sont les suivantes :
  • utiliser des aires séparées de logement, d'affouragement et de vêlage (idéal);
  • utiliser des aires séparées de logement et d'affouragement (acceptable);
  • empêcher les contacts physiques avec d'autres bovins (minimum acceptable);
  • faire en sorte que le reste du troupeau n'entre pas en contact avec le fumier venant de la zone d'isolement;
  • isoler les nouveaux arrivants pendant 21 à 30 jours;
  • observer et examiner les animaux pour dépister précocement les maladies;
  • traire en dernier les vaches placées en isolement;
  • faire des tests de dépistage sur les nouveaux arrivants avant de les intégrer au reste du troupeau.
3. Acheter des animaux auprès de sources connues et recourir aux tests de dépistage

La plupart des éleveurs s'entourent de précautions quand ils achètent des animaux. Ils ont également recours à des programmes d'analyses de laboratoire pour s'assurer que leur troupeau est exempt de maladies ou n'est que légèrement affecté. Cette stratégie implique les mesures suivantes :
  • acheter des animaux provenant de troupeaux dont l'état sanitaire est connu, par exemple les troupeaux
  • inscrits au Programme canadien de certification sanitaire des troupeaux;
  • acheter des génisses non saillies ou gestantes pour réduire le risque d'introduire la mammite;
  • se renseigner sur l'état sanitaire et les vaccinations des sujets achetés et de leur troupeau d'origine.

La période d'isolement de 21 à 30 jours est idéale en vue d'effectuer :

  • une culture bactérienne du lait;
  • des analyses de sang visant le dépistage de maladies précises.

Les éleveurs peuvent trouver un complément d'information sur le Programme canadien de certification sanitaire des troupeaux en s'adressant au vétérinaire de district qui représente dans leur comté ou district la Direction générale de la production et de l'inspection des aliments, d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.

4. Vaccinations

On vaccine couramment les bovins contre les maladies respiratoires et l'avortement. Dans le cas des animaux qu'on achète à l'extérieur, on peut administrer ces vaccins pendant les 21 à 30 jours durant lesquels ils sont placés en isolement. Consultez votre vétérinaire pour obtenir des recommandations plus détaillées.

B. Contrôler les allées et venues sur la ferme

Les personnes qui visitent votre ferme peuvent transmettre des maladies bovines d'un secteur de votre ferme à l'autre ou d'une ferme à l'autre. Les oiseaux, les rongeurs, les animaux d'agrément, les personnes et les véhicules doivent être considérés comme des vecteurs possibles de maladies.

1. Limiter la population d'oiseaux
Les pigeons, les moineaux, les étourneaux et les hirondelles sont les oiseaux que l'on retrouve le plus souvent à l'intérieur et autour des bâtiments d'élevage. Leurs pattes ou leurs déjections sont des vecteurs possibles d'agents infectieux. Pour limiter la présence des oiseaux :
  • dans l'étable, boucher tous les orifices et supprimer tous les recoins, petits et gros, où les moineaux et les étourneaux peuvent nicher ou se percher;
  • poser des moustiquaires devant toutes les ouvertures de ventilation naturelle des étables abritant les vaches laitières;
  • boucher tous les orifices des toits de silos;
  • poser des moustiquaires devant les rebords de fenêtre où les pigeons font leurs nids.

 

Tableau 1. Désinfectants courants à usage agricole
Nom Fabricant Ingrédient actif
1-Stroke Environ
A.P.A.
Phénol
Amino-Germ
DISPAR
Composé d'ammonium quaternaire
Bioguard PFDTM-5
DISPAR
Composé d'ammonium quaternaire
Coverage-256
A.P.A.
Composé d'ammonium quaternaire
Formaline
DISPAR
Formaldéhyde
Germ Kill for Dairying
SHUR-GAIN
Iode
Germex
SALSBURY
Composé d'ammonium quaternaire
Hibitane Disinfectant
AYERST
Acétate de chlorhexidine
Liquid Germ Kill
SHUR-GAIN
Iode
LpH
A.P.A.
Phénol
Lysoquat
WINTHROP
Composé d'ammonium quaternaire
Lysovet
WINTHROP
Phénol
M.P.D. DAVIS & LAWRENCE
Phénol

Multi Phenolic Disinfectant
BIO AGRI MIX
Phénol
Premise Disinfectant
WESTAGRO
Iode
Rocco A.P.A. Composé d'ammonium quaternaire

2. Éliminer les rongeurs
En un an, un seul rat produit 25 000 crottes et une seule souris 17 000. Il suffit de quelques petits rongeurs de cette sorte pour contaminer gravement les réserves d'aliments du bétail. En outre, ces animaux transportent, collés à leurs pattes ou à leurs poils, des agents pathogènes et chaque année, ils occasionnent pour des millions de dollars de dégâts au niveau des aliments, des fournitures agricoles et des bâtiments. Pour tenir en échec rats et souris :
  • leur supprimer toute voie d'accès aux bâtiments;
  • éliminer les cachettes où ils peuvent se réfugier et se reproduire tranquillement;
  • supprimer leurs sources d'eau et de nourriture;
  • détruire les populations existantes en posant des pièges, des appâts empoisonnés, ou en utilisant des fumigènes.

À la fin de la présente fiche technique figurent les références de trois publications qui décrivent en détail des méthodes de lutte contre les rongeurs et les oiseaux. Vous pouvez obtenir ces documents à un bureau régional du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario.

3. Restreindre l'accès aux personnes et aux animaux d'agrément
Les personnes peuvent propager directement des contaminants qui se trouvent sur leurs chaussures, leurs mains et leurs vêtements. Règles à suivre pour diminuer la propagation de ces contaminants :
  • faire connaître à vos employés agricoles, aux visiteurs et aux livreurs de fournitures les méthodes que vous entendez appliquer pour protéger votre élevage et insister pour qu'ils y collaborent;
  • recommander aux visiteurs de ne pas pénétrer dans l'étable et dans les aires d'alimentation;
  • exiger des visiteurs qu'ils ne touchent pas les vaches et les veaux;
  • aménager une aire spécialement réservée aux visiteurs afin de réduire au minimum leurs contacts avec les animaux;
  • exiger des visiteurs qu'ils lavent leurs bottes avant d'entrer et avant de sortir;
  • demander aux visiteurs de passer des bottes en plastique jetables et une combinaison propre;
  • mettre à leur disposition un pédiluve contenant une solution désinfectante efficace (tableau 1);
  • exiger des employés qu'ils se lavent les mains avant de traire les vaches et après avoir soigné les animaux malades;
  • exiger des employés qu'ils portent des gants protecteurs en plastique ou en caoutchouc quand ils s'occupent des vêlages;
  • limiter les allées et venues des chiens et des chats entre fermes voisines;
  • réduire au minimum le contact des chiens et des chats avec les animaux et les aires d'alimentation;
  • vacciner les chiens et les chats de la ferme.
4. Nettoyer le matériel
Les maladies peuvent se propager d'une vache à l'autre et d'une ferme à l'autre indirectement par l'intermédiaire des pièces d'équipement de toute taille. Pour réduire ce risque :
  • empêcher les véhicules étrangers à la ferme d'accéder aux aires fréquentées par les bovins;
  • utiliser des seringues à usage unique pour administrer les traitements;
  • désinfecter les appareils à décorner, les couteaux à onglons et les coupe-griffes avant de les utiliser sur l'animal suivant;
  • utiliser vos propres licols et tondeuses au lieu de les emprunter;
  • laver et désinfecter soigneusement, à l'intérieur et à l'extérieur, les outils, appareils et véhicules que vous partagez avec d'autres éleveurs, ainsi que les pneus;
  • utiliser des pelles et des fourches séparées pour l'affouragement et pour l'évacuation du fumier;
  • désinfecter après chaque veau, les biberons et les seaux d'allaitement;
  • garder propres les auges, les abreuvoirs et les mangeoires.

| Haut de la page |

C. Conduite des animaux par groupes et agencement de la stabulation

À cause des contacts qu'ils ont avec d'autres animaux infectés ou porteurs d'agents pathogènes, les jeunes animaux contractent des maladies infectieuses (tableau 2). Un bon système de stabulation et de conduite d'élevage, en particulier pour ce qui concerne les bovins laitiers, est celui qui limite le plus possible les contacts entre les jeunes animaux et leurs congénères plus âgés. Il faut en effet laisser aux jeunes le temps de développer leurs défenses immunitaires avant de les admettre parmi les animaux adultes. L'agencement des locaux de stabulation doit aussi permettre la mise en oeuvre de pratiques de gestion et d'alimentation qui assurent aux animaux un optimum de croissance, de santé et de confort. Ces stratégies supposent la mise en application des pratiques suivantes :

  • garder à l'écart de tous les autres groupes d'âge les veaux laitiers non encore sevrés;
  • loger chaque veau laitier dans une case ou une niche individuelle;
  • placer les niches à l'écart des bouches de ventilation mécanique des étables;
  • loger en petits groupes les veaux laitiers âgés de quatre à huit mois, à part des autres veaux;
  • séparer les taures de moins d'un an des génisses en âge d'être saillies;
  • loger séparément les taures d'élevage de boucherie et les taures laitières;
  • séparer les vaches laitières taries des vaches en lactation;
  • réserver une case propre pour les vaches qui vêlent;
  • faire pâturer au printemps les vaches d'élevage de boucherie en voie de vêler, plutôt que de les garder dans leurs quartiers d'hiver;
  • faire en sorte que les vaches souffrant de mammite soient traites en dernier;
  • fournir à chaque animal une aire suffisante, garnie d'une litière;
  • prévoir des mangeoires et des abreuvoirs de longueur suffisante pour que chaque animal puisse y prendre place;
  • organiser l'ordre des travaux de façon que les animaux tenus à l'écart du reste du troupeau soient soignés et traits en dernier.

 

Tableau 2. Exemples de maladies transmises aux jeunes bovins par leurs congénères adultes
Maladie Mode de transmission
Diarrhée à E. coli Contact avec les excréments
Salmonellose Contact avec les excréments
Leptospirose Contact avec l'urine, l'écoulement utérin, un avorton
Maladie de Johne Contact avec les excréments
Leucose bovine enzootique Contact avec le sang présent sur les seringues, les appareils à décorner, les pinces à tatouer
Diarrhée virale des bovins Contact avec des liquides organiques sécrétés par des animaux malades ou porteurs
Parasites gastro-intestinaux Contact avec les oeufs présents dans les excréments
Coccidiose Contact avec des ookystes présents dans les excréments

D. Hygiène et désinfection de l'étable

Les maladies se répandent moins facilement au sein d'un troupeau logé dans des bâtiments propres et désinfectés. Dans certains cas, les lois de la province fixent les normes minimales à respecter par les éleveurs. Par exemple, la Loi sur le lait de 1987 énonce les règles d'hygiène qui doivent être observées dans les exploitations laitières de l'Ontario. Plusieurs méthodes courantes de conduite des élevages assurent un assainissement satisfaisant des locaux d'élevage.

1. Élimination des cadavres d'animaux
Les cadavres d'animaux représentent un danger pour les humains comme pour les autres animaux. Ils contaminent le sol, l'air et l'eau, et exigent une manutention spéciale. Les précautions suivantes permettent de réduire au minimum la contamination de votre ferme et le risque de propagation des maladies :
  • se défaire des cadavres dans les 48 heures qui suivent la mort;
  • faire enlever les cadavres par un ramasseur titulaire d'un permis;
  • dans les cas où l'on ne peut compter sur le service du ramasseur, enfouir le cadavre sous au moins 0,6 mètre de terre (2 pieds);
  • jeter également dans la fosse la litière, le lait, le fumier ou les aliments contaminés;
  • nettoyer et désinfecter l'endroit où l'on a ramassé le cadavre;
  • porter des vêtements protecteurs quand on manutentionne des cadavres;
  • placer les cadavres de petits animaux dans des conteneurs à l'épreuve des rongeurs jusqu'au moment de leur enlèvement ou de leur enfouissement;
  • se conformer aux autres règlements d'application de la Loi sur les cadavres d'animaux de l'Ontario, 1987.

2. Manutention du fumier et désinsectisation

De nombreux agents infectieux sont présents dans les excréments et l'urine des animaux infectés. Ils peuvent contaminer les aliments, l'eau et l'étable. Aussi faut-il prendre certaines précautions pour réduire le risque de propagation des maladies par l'intermédaire du fumier :
  • concevoir et installer un système de manutention du fumier qui empêchera la contamination de
  • l'environnement et respectera les directives énoncées par le Code de pratiques agricoles;
  • composter ou entreposer le fumier dans des conditions qui assurent la destruction de la plupart des bactéries pathogènes qui s'y trouvent;
  • retirer fréquemment le fumier des étables, des aires d'exercices et des aires d'attente pour empêcher les parasites et les mouches d'y accomplir leur cycle vital;
  • limiter la population de mouches;
  • entreposer le fumier de manière que les bovins ne puissent s'en approcher, en particulier les jeunes;
  • protéger les jeunes sujets de l'exposition aux tas de fumier;
  • assurer la propreté des tétines et des pis auxquels têtent les jeunes veaux en maintenant propres les litières et les aires réservées aux veaux.
3. Cases de vêlage et cases réservées aux veaux ou aux animaux malades
On réduit l'exposition des veaux et des vaches fraîchement vêlées aux agents infectieux en les plaçant dans des cases désinfectées qui leur sont réservées. Pour lutter contre les maladies :
  • réserver les cases de maternité uniquement aux vaches qui viennent de vêler;
  • réserver des cases uniquement aux bovins malades;
  • retirer tout le fumier de la case après le départ de l'animal;
  • désinfecter les murs et le sol après le départ de l'animal;
  • laisser sécher les cases après la désinfection;
  • poser une litière dans les cases bien avant qu'elles ne reçoivent l'animal suivant;
  • envoyer les vaches et les génisses dans des pâturages propres et secs, ou dans des enclos réservés aux vêlages.
4. Emploi de désinfectants
On peut se procurer de l'information sur les désinfectants auprès des fournisseurs de produits agricoles, des vétérinaires, de l'Institut canadien de la santé animale, et des fabricants des produits.

Le Canadian Compendium of Veterinary Pharmaceuticals, Biologicals and Specialties, édition de 1989, renferme les monographies de nombreux désinfectants courants. Pour chacun des produits, il indique les usages pour lesquels il est conçu, les propriétés spéciales, les avantages, le mode d'emploi ainsi que des mises en garde. Votre vétérinaire possède certainement un exemplaire de ce recueil dans sa clinique.
Avant de faire son choix, l'éleveur devrait se familiariser avec l'information figurant sur l'étiquette des produits ou le mode d'emploi joint à l'emballage. Relativement à chaque désinfectant, il devrait se poser les questions suivantes :

  • agit-il contre les bactéries, les champignons ou les virus?
  • agit-il quand il est ajouté à des déchets organiques (fumier)?
  • conserve-t-il son efficacité dans l'eau dure?
  • perd-il de son efficacité s'il est chauffé?
  • continue-t-il d'agir après son application et pendant combien de temps?
  • est-il compatible avec les savons?
  • est-il caustique ou dégage-t-il des gaz irritants?
  • peut-il servir à désinfecter les accessoires servant à l'alimentation des animaux?
  • peut-on s'en défaire conformément aux règlements provinciaux?
  • convient-il à l'emploi auquel on le destine?

Vous trouverez dans le tableau 1 le nom des désinfectants que l'on peut utiliser dans les étables, les locaux et les pédiluves destinés aux visiteurs. Ces produits figurent dans le Compendium et ne sont donnés ici qu'à titre d'exemples, non en tant que produits spécialement recommandés. D'autres produits peuvent être vendus dans le commerce. Référez-vous à la brochure du produit pour déterminer si ses propriétés sont bien celles que vous recherchez. Toujours suivre à la lettre le mode d'emploi des produits

Conclusions

Ce serait une erreur de conclure que la prévention des maladies est un travail qui prend fin à un moment donné. Les éleveurs ont l'ultime responsabilité de la protection de leur troupeau. Les stratégies de protection de la santé et de prophylaxie consistent principalement à :

  • tenir et soigner à part les nouveaux arrivants;
  • restreindre les allées et venues sur la ferme;
  • séparer les groupes d'animaux;
  • assainir et désinfecter les locaux et le matériel.

Procédez à un examen critique de vos méthodes d'hygiène en vous référant aux listes qui figurent ci-haut. Consultez votre vétérinaire pour connaître les stratégies à inscrire dans votre programme d'hygiène vétérinaire. Mettez en oeuvre les stratégies propres à assurer la santé et le confort de vos animaux. Assurez-vous que tous les employés et visiteurs sont informés du rôle qu'ils ont à jouer pour sauvegarder la santé du troupeau.

Sources d'information supplémentaire:

1. La lutte contre les rats et les souris. Agriculture et Agroalimentaire Canada, 1986. Publication 1370/F. Direction générale des communications, Agriculture Canada, Ottawa, K1A 0C7.

2. Lutte contre les rongeurs dans les bâtiments d'élevage. Fiche technique du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario, AGDEX 680.

3. Lutte contre les rongeurs et les oiseaux dans les bâtiments agricoles. Service de plans, Canada, M-9451. Disponible auprès des bureaux régionaux du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario.

4. Planification d'un système de manutention des fumiers. Fiche technique du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario, AGDEX 725.

5. Canadian Compendium of Veterinary Pharmaceuticals, Biologicals and Specialties, 1re édition, 1989. CCVPBS, 148, rue King, C.P. 39, Hensall (Ontario) N0M 1X0.

6. Institut canadien de la santé animale, 8, rue Church, C.P. 291, Manotick (Ontario) K0A 2N0.

Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique.

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca