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Prévention du syndrome de la vache couchée
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Quatre-vingt pour cent des animaux qui arrivent à l'abattoir en position couchée sont des vaches laitières, et plusieurs de ces cas pourraient être évités. Souvent, c'est à la suite du vêlage que la vache manifeste des difficultés à se lever. La perte économique immédiate que subit le producteur est d'au moins 2000 $, soit la valeur de l'animal; s'ajoutent à ce montant les ventes de lait non réalisées dont la valeur excède les 3000 $. Cette fiche décrit le syndrome de la vache couchée, les causes les plus courantes et les moyens de prévention. IntroductionSelon les producteurs et les vétérinaires, une vache qui est incapable de se lever pendant une certaine période souffre du syndrome de la vache couchée. Dans la plupart des cas, ce trouble tient aux complications générées par une maladie primaire (p. ex., la fièvre vitulaire ou la mammite) ou la mise bas, ou encore aux blessures que la vache a pu subir en tombant sur un plancher glissant. On attribue aussi la cause du syndrome à un manque au plan du confort, de l'hygiène ou de l'adhérence au plancher ou au sol au moment du vêlage. Lorsqu'une vache reste couchée par impotence durant trois ou quatre heures, la circulation sanguine dans les pattes postérieures est entravée, ce qui risque d'y entraîner la nécrose musculaire, c'est-à-dire la mort des tissus musculaires. Cet état est très difficile à améliorer. Malgré les soins intensifs prodigués par l'éleveur et le vétérinaire, la vache affectée peut se casser une patte en essayant de se lever, ou même mourir. S'il y a des complications, il est parfois nécessaire de l'éliminer ou de l'expédier à l'abattoir - il faut absolument respecter la période de retrait des médicaments utilisés au cours du traitement. Il est préférable de prévenir le syndrome de la vache couchée plutôt que d'assumer la perte des revenus de lait, celle de la valeur génétique de l'animal et les frais vétérinaires associés à ce problème. De plus, la prévention évitera à la vache les souffrances et le stress qu'on attribue à cette maladie. | Haut de la page | Fièvre vitulaireLa fièvre vitulaire est un trouble qui affecte les vaches âgées (à compter du troisième vêlage). Au moment de la mise bas, alors que le pis se remplit de colostrum, les besoins en calcium augmentent énormément et de façon brusque. Le calcium est un élément d'importance pour le fonctionnement des muscles. Par conséquent, lorsque la teneur en calcium du sang est basse, les muscles des pattes faiblissent et la vache est incapable de se tenir debout ou de se lever. Bien que la plupart des vaches réagissent bien aux apports de calcium, certaines n'en tirent aucun avantage. Les vaches aux prises avec la fièvre vitulaire sont plus vulnérables à la mammite et aux blessures. | Haut de la page | Prévention de la fièvre vitulairePour échapper à la fièvre vitulaire, la vache tarie doit recevoir à tous les jours, des quantités adéquates de minéraux et de vitamines, par le biais d'un régime alimentaire correctement équilibré. La formulation de la ration doit tenir compte de l'analyse nutritionnelle des aliments fourragers. De plus, il ne faut pas oublier que les vaches âgées doivent puiser dans leurs réserves de calcium emmagasinées dans les os. Il faut de 14 à 21 jours pour stimuler la mobilisation du calcium osseux dans le système sanguin. Par conséquent, le programme de stimulation chez la vache tarie doit être initié au moins deux semaines avant le vêlage. On peut stimuler la mobilisation du calcium osseux dans le système sanguin en limitant la consommation de calcium à un maximum de 100 grammes par jour (70 grammes par jour pour les races de petite taille). En général, la ration alimentaire qui vise à satisfaire cette exigence est constituée d'ensilage de maïs, de foin de graminées et d'une quantité de grains variant de 4 à 5 kg. Cependant, les éleveurs qui disposent uniquement de foin à hautes teneurs en calcium et en potassium, peuvent difficilement restreindre la consommation de calcium. Dans ces circonstances, il est conseillé de consulter un nutritionniste ou un vétérinaire sur l'emploi d'un complément de sels anioniques, 2 à 3 semaines avant le vêlage. Les sels anioniques ont pour effet d'amener dans le sang le calcium et la phosphore qui sont emmagasinés dans les os et les intestins, rendant ces minéraux disponibles pour la production de lait au moment du vêlage. | Haut de la page | MammiteE. coli et Klebsiella sont deux genres de bactéries pathogènes qu'on trouve dans le fumier et la litière. Ces bactéries peuvent causer des mammites très graves. Les toxines qu'elles produisent rendent la vache laitière très malade et extrêmement faible. Règle générale, l'animal s'affaisse et est incapable de se relever. | Haut de la page | Prévention de la mammite
| Haut de la page | BoiterieLa boiterie peut être due à une infection, à une carence alimentaire en fibres ou à une blessure faite à un nerf au moment du vêlage. La vache chez qui la boiterie persiste malgré les traitements peut rester couchée durant des périodes de plus en plus longues. Bien souvent, ces vaches nécessitent des soins et des traitements de longue durée. Dans le cas où elles doivent être expédiées à l'abattoir, il faut prolonger la période de retrait des médicaments. Au cours de la période de traitement ou de retrait, certains bovins manifestent le syndrome de la vache couchée. Diagnostic et traitement précoces sont donc le meilleur moyen de prévenir ce type d'immobilisme. La réforme de l'animal doit être envisagée lorsque les risques qu'il devienne impotent sont accrus en raison d'un pronostic de traitement ou de retrait prolongés. En d'autres mots, il est préférable d'expédier l'animal lorsqu'il est encore capable de marcher. | Haut de la page | Prévention de la boiterieVoici des mesures permettant de prévenir les troubles de boiterie :
| Haut de la page | BlessuresCertaines étables laitières ont des caractéristiques qui prédisposent les bovins aux blessures. Toute blessure grave peut à la longue empêcher la vache de se lever. Planchers glissants, béton endommagé, entrées étroites, obstacles à franchir et virages à angles de 90o et 180o sont autant de situations à éviter car elles peuvent causer des blessures graves au troupeau. Les cloisons qui atteignent l'extrémité postérieure de la logette causent souvent des blessures aux os de la hanche lorsque la vache se couche. La vache, qu'elle soit attachée ou non, peut également subir des blessures, si la logette n'est pas suffisamment longue pour lui permettre de se lever avec un mouvement vers l'avant. Des problèmes similaires peuvent être causés lorsque les barres de blocage sont situées à moins de 170 cm (66 po) de l'extrémité postérieure de la logette et lorsque la hauteur à partir de la plate-forme est inférieure à 110 cm (43 po). La parcimonie dans l'utilisation de la litière prive les vaches de périodes de repos dans leurs logettes; ces vaches restent plus longtemps debout et leurs pieds sont donc habituellement meurtris. Même si les étables ont été construites de façon sécuritaire pour les vaches, certaines parties peuvent aujourd'hui présenter un danger. C'est le cas des surfaces en béton qui sont devenues très lisses avec les années. De nos jours, les animaux sont plus gros que par le passé et, par conséquent, les installations construites pour héberger des vaches de taille plus petite ne conviennent plus à la réalité. | Haut de la page | Prévention des blessures
Figure 1. Exemple d'un enclos de maternité ayant suffisamment
de litière. | Haut de la page | RésuméLes pratiques suivantes sont de bons moyens de prévenir le syndrome de la vache couchée :
Nous tenons à remercier le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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