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Empoisonnement
du bétail par les plantes
Table des matières
- Introduction
- Classification des poisons
- Autres types d'empoisonnement ou de blessures des animaux
Introduction
Plusieurs plantes contiennent ou accumulent diverses substances chimiques
qui sont toxiques pour les animaux. Les effets d'un empoisonnement se
présentent sous forme d'irritations mineures ou de pertes légères
de performance, mais certains cas peuvent amener des problèmes
plus sérieux et causer la mort de l'animal. Cette fiche technique
se veut une introduction aux multiples façons dont les plantes
peuvent empoisonner les animaux. On y décrit les plantes qui
risquent de causer des blessures ou encore, au contact des animaux,
causer une irritation de la peau. Pour plus d'informations concernant
les mauvaises herbes toxiques, veuillez vous référer à
l'AGDEX 130/643, Mauvaises herbes vénéneuses pour le
bétail au pâturage, Section A et Section B.
Plusieurs facteurs sont responsables des effets toxiques des plantes
sur les animaux; il est donc impossible de classifier ces dernières
en deux catégories, soient les plantes toxiques et les plantes
non toxiques. Une espèce tout à fait inoffensive peut
parfois s'avérer, selon les circonstances, mortelle.
Plusieurs facteurs contribuent donc à la toxicité des
plantes. Du début de leur croissance jusqu'à leur maturité,
les diverses espèces et variétés possèdent
différents degrés de toxicité. En certains cas,
ce degré de toxicité augmente avec la maturation, alors
que pour d'autres plantes, les dangers d'empoisonnement diminuent à
mesure que la plante vieillit. L'état de la plante au moment
où elle est consommée peut également revêtir
de l'importance. Une plante endommagée ou en flétrissement
pourrait développer des produits chimiques toxiques qu'on ne
retrouverait pas dans la même plante à l'état frais.
Inversement, un poison contenu par une plante à l'état
frais peut disparaître de la plante séchée; c'est
ce qu'on observe, entre autres, avec la renoncule. Certaines parties
de la plante sont parfois toxiques alors que d'autres ne le sont pas.
La rhubarbe en est un bon exemple; ses feuilles sont toxiques mais les
tiges peuvent être consommées sans danger.
Certains facteurs animaux agissent sur la capacité des plantes
à développer leur toxicité. Les espèces
animales sont affectées à des degrés différents
par les nombreuses plantes et leurs poisons. L'âge de l'animal
est important; les jeunes sujets sont souvent plus sensibles que les
adultes, mais cette règle ne s'applique pas toujours. En étant
d'abord exposés à de faibles quantités de poison,
les animaux en viennent parfois à développer une résistance
au poison si leur métabolisme a pu s'adapter à la présence
du poison dans l'organisme. Un animal qui a faim ou qui souffre de déficiences
alimentaires risque beaucoup plus qu'un animal bien alimenté
de consommer de fortes quantités d'une plante toxique.
Classification des poisons
Il existe une grande quantité de substances toxiques ayant été
associées à un empoisonnement par les plantes. Malheureusement,
on n'a pu encore identifier les substances toxiques contenues par plusieurs
espèces de plantes déjà reconnues pour leurs effets
néfastes. Par contre, la majorité des plantes toxiques
en Ontario contiennent un ou plusieurs des produits décrits ci-dessous.
- Les alcaloïdes sont des substances organiques de base
ayant un goût amer, telles la morphine, l'atropine, la nicotine,
la quinine et la strychnine. Généralement, les alcaloïdes
provoquent des irritations du système gastro-intestinal qui
se manifestent par des nausées, des coliques
et de la diarrhée. Ils peuvent aussi agir sur le système
nerveux central, provoquant alors la cécité,
une faiblesse musculaire, des convulsions et la mort.
- Les glycosides sont générés de façon
naturelle par les plantes; le glucose en fait partie. On peut les
répartir en trois principaux groupes :
a) Les glycosides cyanogéniques, non toxiques en soi, mais
hydrolisés en présence d'enzymes, ils produisent de
l'acide cyanhydrique (HCN), une substance hautement toxique. Le
HCN nuit au transfert d'oxygène entre les poumons et les
tissus de l'organisme, de sorte que ces derniers, incluant le cerveau,
souffrent d'une déficience en oxygène et sont conséquemment
affectés. Les symptômes observés sont les spasmes
musculaires, une respiration rapide et difficile, de
même que des convulsions. Ces symptômes sont
rarement observés puisque la mort survient en quelques minutes.
Plusieurs facteurs influencent le contenu de glycosides cyanogéniques
dans les plantes. Certaines espèces en contiennent une grande
quantité, le niveau maximal étant observé en
début croissance pour diminuer par la suite. Les conditions
climatiques, les facteurs de sol, d'ombrage et tout autre facteur
pouvant amener un ralentissement de croissance et de développement
augmenteront immanquablement le contenu des plantes en glycosides
cyanogéniques. Un faible taux d'humidité du sol, un
sol riche en azote et pauvre en phosphore sont autant de facteurs
qui contribuent à la formation d'HCN. Le flétrissement,
la gelée et d'autres formes de dommages physiques aux plantes
peuvent provoquer une hausse rapide du contenu de ces plantes en
HCN.
On retrouve les glycosides cyanogéniques dans les sorghos,
le troscart des marais et les cerisiers sauvages.
b) Les saponines provoquent de violentes gastro-entérites
accompagnées de vomissements, de diarrhées
et de coliques. Lorsqu'absorbées dans le système
sanguin, ces saponines causent la destruction des globules rouges
ainsi que des dommages au système nerveux central, provoquant
des convulsions et de la paralysie. On retrouve cette
forme de glycoside dans la saponaire nielle, la saponaire des vaches,
la saponaire officinale et la phytolaque d'Amérique.
c) Les glycosides d'huile de crucifère, associées
aux plantes de la famille des crucifères, causent de fortes
gastro-entérites dont les symptômes sont les coliques
et la purgation.
- L'empoisonnement des animaux au nitrate consiste en fait
en un empoisonnement au nitrite, lequel provient de la réduction
des nitrates à l'intérieur du système gastro-intestinal.
Le nitrite est absorbé par le système sanguin où
il réagit avec l'hémoglobine pour former la méthémoglobine,
un produit de couleur brune incapable de libérer de l'oxygène.
Lors d'empoisonnement aigu, 60 à 80% de l'hémoglobine
est sous forme de méthémoglobine. Les ovins, produisant
de faibles quantités de cette substance, sont donc plus résistants
à ce type d'empoisonnement que les autres espèces animales.
Les symptômes d'un empoisonnement aigu consistent en des
tremblements, une instabilité, une respiration
rapide et la mort. Un empoisonnement chronique peut résulter
en un faible taux de croissance, une faible production
de lait et des avortements. Chez les bovins, on note
que l'accumulation de la vitamine A est affectée.
Certaines espèces de plantes sont, de façon naturelle,
capables d'entreposer de bonnes quantités de nitrates. Le
tableau 1 énumère les principales plantes associées
à l'empoisonnement au nitrate. Les légumineuses et
les graminées généralement utilisées
dans les prairies et les pâturages ne sont pas considérées
comme étant capables d'accumuler les nitrates mais, si les
conditions le permettent, elles peuvent en accumuler des quantités
suffisamment dangereuses.
- La teneur des plantes en nitrate augmente proportionnellement avec
l'augmentation des quantités d'azote épandues sur les
champs. Les fertilisants à base de nitrates, plus que l'urée
ou le sulfate d'ammonium, accroissent l'accumulation de nitrates par
la plante .
On connaît un certain nombre de conditions environnementales
capables d'affecter l'accumulation de nitrates par les plantes en
altérant le métabolisme des minéraux de la
plante. La sécheresse, une distribution inégale des
précipitations, de même qu'une faible intensité
lumineuse représentent autant de conditions climatiques qui
favorisent l'accumulation des nitrates et nitrites par les feuilles
et les tiges de la plante.
Tableau 1. Plantes capables d'accumuler de fortes quantités
de nitrates.
| Mauvaises herbes |
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Cultures |
| Amarante fausse-blite |
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avoine/mais |
| Chardon des champs |
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seigle/betterave fourragére |
| Soude roulante |
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blé |
| Amarante blanche |
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orge |
| Cigüe maculée |
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sorgho |
| Volubilis des jardins |
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herbe du Soudan |
| Euphorbe maculée |
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betterave sucrière |
| Laitue scariole |
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navet |
| Panic capillaire |
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rutabaga |
| Chénopode blanc |
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colza |
| Chardon-Marie |
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chou frisé |
| Laiteron potager |
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brocoli |
| Laiteron des champs |
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concombre
céleri
courge |
- Un empoisonnement au molybdène se présente
lorsque la concentration de cet élément dans le sol
est excessive. Les pâturages installés en de tels endroits
provoquent de fortes diarrhées chez les animaux. Ces
derniers perdent beaucoup de poids, produisent moins de lait, leur
poil perd de son lustre et a une apparence grossière. Les
légumineuses, particulièrement le trèfle rouge
et alsike, sont à surveiller lors de cas d'empoisonnement au
molybdène. Pour enrayer les effets du molybdène, il
est nécessaire d'ajouter du cuivre à la ration des animaux,
en s'assurant d'abord de consulter un vétérinaire.
- Sur les sols riches en cuivre ou pauvres en molybdène,
les plantes absorbent suffisamment de cuivre pour en atteindre un
niveau toxique. Les trèfles sont de bons accumulateurs de cuivre
et sont généralement associés à un empoisonnement
au cuivre.
- Le sélénium est un élément hautement
toxique lorsqu'ingéré en quantités qui dépassent
les besoins du métabolisme normal d'un animal. Le contenu des
plantes en sélénium reflète habituellement la
teneur du sol en cet élément. Les symptômes d'un
empoisonnement au sélénium sont un manque d'entrain
de l'animal, une rigidité des articulations, des
boitements, des pertes de poil dans les régions de
la queue ou de la crinière, de même que des difformités
aux sabots. Un empoisonnement aigu provoque souvent la cécité.
- L'ergot est un champignon qui contamine les graminées
et qui, lorsqu'ingéré en quantités suffisantes,
devient dommageable par sa production de mycotoxines. On identifie
l'ergot par la formation de masses rigides et de couleur foncée
sur les épis de graminées en début floraison.
Ces masses pourpres ou brunes sont généralement d'une
taille égale à deux ou même cinq fois celle des
graines de graminées.
L'ergotoxine contenue par ces masses affecte les centres nerveux
responsables de la contraction des petits vaisseaux sanguins qui
nourrissent les diverses parties du corps. La conséquence
d'un empoisonnement à l'ergot dépend surtout de la
quantité consommée. Lorsque de faibles quantités
ont été ingérées, l'animal récupère
sans avoir subi de symptômes sérieux. De fortes concentrations
peuvent toutefois mener à la gangrène des extrémités,
à des avortements et, éventuellement, à
la mort.
Les symptômes communs sont la perte d'appétit,
l'affaissement, les douleurs abdominales et une température
élevée. En cas d'empoisonnement sérieux,
on distingue deux formes de symptômes : 1) nerveuse
et 2) gangreneuse.
1) Forme nerveuse. La dépression et l'affaissement
sont évidents. On observe des tremblements musculaires, des
convulsions, des contractions des pattes et du délire. L'animal
souffre de catarrhe gastro-intestinal, refuse de manger et son état
de chair se détériore. On assiste parfois à
une mort rapide précédée de spasmes ou de convulsions.
2) Forme gangreneuse (ou générale). L'arrêt
sanguin causé par la contraction des vaisseaux causera une
nécrose aux extrémités de l'animal, particulièrement
aux pieds, à la queue ou au bout des oreilles. Les parties
atteintes sont froides et se dessèchent; une démarcation
apparaît qui cerne complètement le membre touché,
séparant ainsi le tissu mort du tissu vivant. Il n'y a pas
ou peu de perte de sang et on observe parfois la présence
de pus. Le décès peut être dû à
une invasion bactérienne secondaire autant qu'à la
gangrène elle-même. Les animaux qui survivent à
un tel empoisonnement sont souvent handicapés pour la vie.
On a identifié la présence d'ergot chez plusieurs
types de plantes cultivées, de pâturages ou de plantes
à l'état sauvage. Ce sont : l'avoine, l'orge,
le blé, le seigle, l'agrostide blanche et autres agrostides,
le vulpin des prés, le brome, le mil, l'alpiste roseau, les
fétuques, les pâturins, la danthonie à épi,
les sétaires, le dactyle pelotonné et le chiendent.
- D'autres mycotoxines sont produites par certains champignons
qui contaminent le maïs et les céréales. Ces mycotoxines
se développent uniquement si les conditions environnementales
le permettent, lesquelles conditions varient selon le champignon impliqué.
Le développement des mycotoxines peut se produire lorsque la
culture est encore sur pied, au moment de la récolte ou encore
à l'entreposage.
En Ontario, les principales formes de mycotoxines sont la vomitoxine
et la zéaralenone. La première sera source de vomissements
et, habituellement, l'animal refuse la nourriture infestée.
La zéaralenone est un oestrogène femelle. Chez l'espèce
porcine, généralement la plus atteinte, les symptômes
sont l'irrégularité des chaleurs, des enflures
et inflammations aux organes génitaux externes des femelles
en croissance, des portées plus petites et une
perte possible de libido chez les mâles.
- On attribue à la coumarine, substance chimique présente
dans le trèfle d'odeur, la perte d'appétence de cette
légumineuse et le fait qu'elle puisse réduire la capacité
de coagulation du sang des animaux qui l'ont consommé. La coumarine
n'est pourtant pas la véritable cause du problème en
question. Le dicoumarol, un dérivé de la coumarine qui
se développe pendant le chauffage ou la détérioration
de foin ou d'ensilage de trèfle d'odeur, en serait plutôt
responsable. Si la coagulation sanguine est passablement réduite,
il est possible que certains animaux saignent à mort à
la suite de blessures mineures, d'écornage, de castration ou
par hémorragie interne.
Autres types d'empoisonnement ou de blessures des
animaux
1. Photosensibilité
Certaines plantes contiennent des agents toxiques qui ont le pouvoir
de diminuer la résistance animale à l'intensité
lumineuse du soleil. Les dommages qui en résultent vont des coups
de soleil et enflures des zones sensibles à la formation d'ulcères
et de gangrène. L'animal peut également devenir aveugle.
Les cas de photosensibilité se répartissent en deux groupes,
primaires et hépatogènes. Les plantes phototoxiques primaires
renferment des toxines qui rendent la peau sensible à la lumière,
par simple contact ou par ingestion. Après avoir été
consommées, ces toxines sont absorbées et circulent dans
le sang jusqu'à la région où elles sont activées
par les rayons de soleil. Les zones non pigmentées de la peau
(blanches) sont surtout atteintes.
Le second groupe, celui des plantes phototoxiques hépatogènes,
n'occasionne pas directement la photosensibilité. Ces plantes
contiennent des toxines qui s'attaquent au foie et les dommages encourus
empêchent le dérivé de la chlorophylle (phylloérythrine)
de se retirer avec la bile. La phylloérythrine circule alors
dans le sang jusqu'aux vaisseaux capillaires de la peau, endroit où
elle est activée par les rayons solaires pour produire des symptômes
semblables à ceux que l'on retrouve avec les cas de photosensibilité
primaires. Il est important, pour affronter de tels problèmes,
de traiter d'abord le foie endommagé.
Le millepertuis perforé, le persil et le sarrasin sont causes
de photosensibilité primaire. Les algues dans l'eau sont causes
de photosensibilité hépatogène.
2. Plantes affectant la qualité du lait et sa production.
Certaines plantes sont reconnues comme étant source d'une baisse
de la production laitière. Elles peuvent aussi altérer
le goût du lait et des produits laitiers, rendant ceux-ci impropres
à la consommation humaine. Les principales plantes ayant ces
caractéristiques sont :
- patience crépu
- patience à feuilles obtuses
- marguerite blanche
- renoncule
- colza
- millepertuis perforé
- absinthe armoisie
- navets
- alliaire officinale
- armoise bisannuelle
|
- caméline
- ail du Canada
- ail des vignes
- eupatoire rugueuse
- euphorbes
- nerprun
- carotte sauvage
- herbe à poux
- tanaisie vulgaire
- stramoine commune
|
- camomille des chiens
- moutarde des champs
- sisymbre officinal
- populage des marais
- chicorJe sauvage
- achillée mille-feuille
- bardane
- lupins
- sagesse-des-chirurgiens
- tabouret des champs
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3. Les algues aquatiques
L'eau peut contenir des algues qui risquent d'empoisonner le bétail.
On retrouve généralement ce type d'algues dans les eaux
stagnantes ou les cours d'eau à débit très lent,
en juillet et en août. Leur croissance est favorisée par
de longues périodes de chaleur ou encore par une teneur élevée
de l'eau en matière organique.
De façon générale, les symptômes se développent
très rapidement et ressemblent à une réaction allergique.
Les animaux sont retrouvés morts au bord de l'eau ou à
quelques mètres de là. Il pourrait y avoir convulsions,
mais le plus souvent, les animaux s'écrasent au sol et meurent
sans se débattre. De plus faibles quantités du poison
occasionnent de la faiblesse, de même qu'une tenue chancelante,
après quoi l'animal recouvre la santé.
Il arrive parfois que la récupération apparente d'un
animal soit suivie, en quelques jours ou semaines, d'un problème
de photosensibilité. Il pourrait y avoir inflammation
au museau, à la peau des oreilles, au pis ou autres parties du
corps. Une jaunisse est souvent observée et la constipation
est un symptôme commun. Ces cas guérissent habituellement
à l'aide de soins appropriés.
4. Plantes causant des blessures physiques
Il existe des plantes qui blessent physiquement les animaux, de façon
externe ou interne. Lorsqu'un tel cas se présente, il y a alors
risque d'infection des zones atteintes, ce qui aggrave évidemment
la situation. C'est, entre autre, le problème que l'on rencontre
avec le chardon des champs.
Les barbillons de l'orge queue d'écureuil, du brome des toits
et de l'élyme glauque sont souvent sources de problèmes
à la bouche et à la gorge des animaux qui les ont consommé.
Ces petites épines recourbées vers l'arrière se
logent dans la bouche et la gorge, et sont souvent difficiles à
retirer.
Les épines du fruit du « sandbur » sont
passablement rigides et peuvent blesser l'animal au museau de même
qu'à la bouche lorsqu'il broute.
Les épines du lampourde glouteron ou de la bardane sont également
sources d'ennuis. Lorsque consommées, elles forment, dans l'estomac,
un agrégat indigeste, irritent le tube digestif et ouvrent ainsi
la porte aux infections secondaires.
Au contact de la sève de plantes telles les euphorbes et les
renoncules, la peau des animaux subit des irritations. Le jus de ces
plantes provoque l'inflammation de la peau et de douloureux abcès
prennent naissance. Ces dommages à la bouche de l'animal lui
font alors perdre son désir ou sa capacité de manger.
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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