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Démarrage du veau laitier
Table des matièresIntroductionAvant la naissance, le veau est à l'abri des microbes, des fluctuations de température, des troubles digestifs et d'autres stress. Si la mère reçoit une alimentation équilibrée, elle pourra fournir au veau un apport suffisant en protéines, glucides, minéraux et vitamines (surtout A, D et E) pour lui permettre de prendre en moyenne 0,5 kg par jour, pendant les 30 derniers jours de gestation. Le sang d'une vache qui se trouve dans un troupeau depuis au moins trois semaines contient des anticorps qui l'immunisent contre diverses maladies présentes dans son milieu. Malheureusement, le sang qui apporte au veau les éléments nutritifs est filtré; les anticorps sont éliminés et ne sont donc pas transmis au veau avant la naissance. Par conséquent, il est important que le veau nouveau-né acquière le plus rapidement possible une résistance aux maladies qui sévissent dans son nouvel environnement. Il ne faut pas oublier que, de la naissance à l'âge de 6 semaines, le veau est très vulnérable aux infections. L'acquisition de l'immunité est assez lente au cours des quatre premiers mois; un veau robuste et en santé peut atteindre 15 mois avant d'avoir acquis une immunité complète. | Haut de la page | ColostrumLe premier lait de la mère (colostrum) est indispensable au nouveau-né. Celui-ci devrait en recevoir 1 kilogramme le plus tôt possible après la naissance (15 minutes) ainsi que pendant les premières 24 heures. Le colostrum renferme une grande quantité d'anticorps provenant de la mère et utilisables par le nouveau-né. C'est la seule manière pour la vache de transmettre son immunité au veau afin qu'il résiste aux diverses infections auxquelles il sera exposé au cours des premiers mois de sa vie. Étant donné que, immédiatement après la naissance, les parois de l'appareil digestifs du veau sont très perméables, le taux d'absorption dans le sang des anticorps et des éléments nutritifs du colostrum est très élevé. Par contre, cette perméabilité, ainsi que le taux d'absorption diminuent avec le temps, c'est pourquoi il est indispensable que le veau reçoive des quantités suffisantes de colostrum le plus tôt possible. Le colostrum est deux fois plus riche en solides et en glucides, 100 fois plus riche en vitamines A, 6 fois plus riche en protéines et 3 fois plus riche en minéraux que le lait ordinaire. Il apporte également des enzymes qui déclenchent une réaction chimique indispensable à la digestion des aliments. De plus, il est doué de propriétés laxatives qui provoquent l'expulsion des déchets contenus dans le tube digestif empêchant ainsi la multiplication des bactéries E. coli et leur migration vers la partie supérieure de l'intestin vers l'estomac. Une concentration élevée de ces bactéries dans ces régions pourrait entraîner la mort précoce de l'animal. On peut congeler et conserver les surplus de colostrum en paquets d'un kilogramme, et les utiliser ultérieurement pour nourrir les veaux issus de mères dont l'arrivée dans le troupeau remonte à moins de trois semaines ou bien de vaches qui ont été traitées avant le vêlage pendant plusieurs jours. | Haut de la page | DigestionSi l'on sépare sans tarder le veau de la mère, on peut mesurer et contrôler les quantités de lait consommées. Cette pratique, en plus de réduire l'incidence de stress chez la mère, diminue les risques de blessures chez le veau. Le veau qui ingurgite lentement du lait en têtant soit la mère ou un biberon stimule sa sécrétion de salive qui, à son tour, augmente la production d'enzymes nécessaires à la digestion du lait. Par conséquent, lorsque l'on donne de grandes quantités de lait, en bas âge, il est préférable d'utiliser ces deux méthodes d'allaitement plutôt que des seaux car la digestion sera facilitée et l'incidence des diarrhées réduites. Dès la naissance, le jeune veau a un estomac constitué de quatre parties, bien que seule la caillette (la quatrième de ces parties) soit fonctionnelles. Les aliments liquides vont directement dans la caillette via un tube formé par la fermeture de la gouttière oesophagienne. Divers stimuli (têtage, lait, eau) provoquent cette fermeture. L'intensité du réflexe diminue avec l'âge. Au cours des quatre premiers mois, les seuls aliments qui peuvent être bien absorbés par le veau sont les suivants : protéines et matières grasses du lait, graisses végétales ou animales, glucides (lactose et glucose) ainsi que les minéraux et les vitamines. | Haut de la page | HygièneAu cours des deux premières semaines, le veau nouveau-né doit s'adapter rapidement à plusieurs facteurs, et on devra veiller à prendre toutes les mesures possibles pour faciliter cette adaptation, sans mettre l'accent sur un gain rapide de poids. Au cours de l'heure qui suit la naissance, les systèmes respiratoire et digestif ainsi que la région ombilicale (cordon ombilical) sont tous très sensibles aux organismes infectieux et il faut s'efforcer d'être très strict sur l'hygiène et la propreté. Il faut se méfier de l'aire de vêlage puisqu'il arrive trop souvent qu'elle soit un foyer d'infections idéal pour le nouveau­né. Le nettoyage et la désinfection de cet endroit doivent être le plus complet possible. Si malgré tout, l'enclos de mise-bas semble être la cause de problèmes de santé, il faut alors trouver un autre emplacement. En été, on peut se contenter d'un enclos de pâturage propre et en hiver, d'un endroit situé dans une autre étable ou un autre bâtiment (garage, remise pour machines agricoles). Par temps froid, cet espace ne sera occupé que pendant une heure au maximum. Le producteur doit non seulement être présent au cours du vêlage, mais également être dans les environs au cours des heures qui suivent. Personne ne doit toucher un veau sans s'être lavé les mains avec une solution désinfectante. Il est préférable que le veau vienne au monde sur une toile en plastique plutôt que sur de la litière. Après la naissance, essuyer la gueule et les nasaux du veau avec un linge propre (tampon de filtre à lait) afin d'enlever tout mucus et assécher l'animal également avec un linge propre. Ne jamais utiliser de paille (litière) ou de sacs à moulée. Le cordon ombilical est aussi sensible aux microbes qu'une coupure ouverte. Pour prévenir toute infection, tremper ce cordon dans une solution d'iode à 5 %, l'assécher et fermer l'ouverture. L'hygiène est particulièrement importante quand les veaux reçoivent une alimentation liquide. L'équipement pour la distribution doit être d'une propreté irréprochable et désinfecté avant chaque repas. | Haut de la page |
PouponnièreL'organisme des veaux nouveau-nés n'est pas préparé pour des fluctuations de température et d'humidité. À ce stade, le mécanisme de régulation thermique des jeunes ne fonctionne pas bien et un refroidissement ou un coup de soleil réduisent le niveau de résistance des veaux. Ils doivent alors puiser dans leurs réserves d'énergie. Après la naissance, on transfère le veau dans une pouponnière. Par temps froid, finir de l'assécher à l'aide d'une lampe chauffante. La pouponnière doit être située dans une bâtisse séparée ou être aménagée dans une section indépendante de l'étable principale. On doit placer le moins d'animaux possible par enclos ou mieux encore, leur fournir des stalles individuelles. Il importe que la section des jeunes veaux ait un système de ventilation indépendant qui assure une circulation continue de l'air sans toutefois provoquer de courants d'air ni des trop grandes fluctuations de température. La pouponnière fournit un environnement qui diminue les possibilités que des bactéries responsables de pneumonies puissent pénétrer dans les poumons. En contrôlant l'humidité et la température de l'air inhalé, on se trouve à aider les cils au niveau du système respiratoire dans leurs rôles de filtration. Ces derniers éliminent certaines particules de poussière et d'humidité porteuses de microbes. Dans un enclos qui a un degré élevé d'humidité (80 %), une température de 21 oC doit être maintenue, mais si l'endroit est relativement sec, 10 oC seront bien suffisants. Il n'est pas rare que plusieurs cas de pneumonie se déclarent en même temps, ou à la suite d'une diarrhée infectieuse. Ces pneumonies sont souvent attribuées soit à un stress, soit à certains virus ou bactéries. Parmi les mesures préventives contre cette maladie, figurent une hygiène très stricte ainsi qu'un contrôle de la température, de l'humidité et des courants d'air. On doit également nettoyer et désinfecter régulièrement les enclos et remplacer la paille ou les copeaux de bois de la litière. Il faut considérer l'enclos comme un lieu de quarantaine accessible à un nombre restreint de personnes qui, avant d'entrer, auront pris les mesures nécessaires pour éviter la transmission de maladies. | Haut de la page | AlimentationUne alimentation liquide non seulement accroît la consommation de matière sèche, mais aussi augmente la quantité d'énergie absorbée par l'animal. Un producteur choisira entre du lait entier ou du lait de remplacement ou un mélange des deux en fonction de ses préférences, ainsi que de la disponibilité ou de la rentabilité de l'un ou l'autre de ces produits. Comme les veaux naissent avec une réserve d'éléments nutritifs, ils peuvent supporter une courte période de sous­alimentation après la naissance. Le rationnement peut aider le veau à traverser la période de transition sans causer un stress excessif au système digestif. Cette pratique élimine presque entièrement l'incidence de diarrhée alimentaires. Des veaux qui ont faim apprennent très vite à complémenter leur alimentation liquide par des éléments nutritifs provenant d'aliments secs. Les tableaux ci-dessous, portant sur les besoins nutritionnels et la consommation d'aliments, aideront le producteur à formuler ses rations pour veaux.
*teneur en énergie estimée
LaitLe lait entier constitue un très bon aliment pour les jeunes veaux, mais il ne faut pas en donner une quantité supérieure à 8 % du poids de l'animal. Il est possible d'élever des veaux de race Holstein-Freisian avec seulement 75 à 100 kg de lait. Lait de remplacementLes laits de remplacement se comparent au lait entier au point de vue gains de poids jusqu'à l'âge de 4 semaines, même si les animaux semblent perdre un peu de leur « éclat » et de leur « graisse de bébé ». Dans la composition du lait de remplacement de qualité, il n'entre que des produits laitiers de bonne qualité (poudre de lait écrémé, de lactosérum ou de babeurre) et parfois un faible pourcentage de produits céréaliers. Avant l'âge de 2 semaines, le système digestif des veaux ne contient pas les enzymes lui permettant de bien digérer l'amidon des céréales ainsi que bon nombre de protéines ne provenant pas du lait. Plutôt que de préparer eux-mêmes le lait de remplacement, la plupart des producteurs l'achètent parce que la formule est complexe et nécessite des quantités relativement petites de chaque ingrédient. Le lait de remplacement doit renfermer au moins 20 % de protéines, 12 % de matières grasses et pas plus de 0,25 % de fibre pour répondre aux normes établies par Agriculture Canada en 1975. Les produits conçus et vendus comme lait de remplacement, et qui ne répondent pas à ces normes sont identifiés par une marque de commerce spécifique au fabriquant. Il existe chez les producteurs une tendance et une préférence pour les produits contenant de plus en plus d'énergie. Souvent servis comme substituts au lait de remplacement, les aliments de démarrage doivent contenir au moins 15 % de matières grasses et 20 % de protéines. L'adjonction de matières grasses de bonne qualité ainsi qu'une alimentation adéquate augmentent l'apport énergétique et améliorent les performances sans causer de troubles digestifs. Les vitamines et les minéraux sont également essentiels, et certains aliments d'allaitement contiennent des antibiotiques pour lutter contre la diarrhée. Le programme d'alimentation à base de lait de remplacement d'Agriculture Canada, recommande de distribuer un mélange de 0,25 kg de lait dans un kg d'eau, deux fois par jour (0,5 kg de lait de remplacement par jour), ceci jusqu'au sevrage qui survient au cours de la troisième semaine (ou quatrième pour les veaux plus petits). Une moulée de démarrage de bonne qualité peut être servie à volonté, car certains veaux vont commencer à consommer des aliments secs dès le septième jour. En offrant des quantités réduites de lait entier ou de remplacement, les veaux seront obligés de manger la moulée pour complémenter leur alimentation lactée. Sevrer les veaux lorsqu'ils en consomment entre 0,5 et 0,7 kg par jour, ou bien quand ils atteignent un poids de 60 kg, ou bien à l'âge de 28 jours. | Haut de la page | Colostrum fermentéAu lieu du lait entier ou du lait de remplacement, un bon nombre de producteurs laitiers de l'Ontario utilisent du colostrum fermenté ou acidifié. Ils disent avoir obtenu de bons résultats, réalisé des économies sur le coût des aliments et réduit l'incidence des diarrhées. On obtient du colostrum fermenté en laissant le lait, provenant des 6 à 8 premières traites de la mère, à la température de la pièce. Éviter d'entreposer le colostrum dans des endroits où la température monte au-dessus de 24 oC ou descend au-dessous de 7 oC. Comme récipients d'entreposage, des poubelles en plastique dans lesquelles on aura mis des sacs à ordures en plastique résistants donnent des résultats très satisfaisants. Le colostrum doit être bien remué au moins deux fois par jour. La présence de sang ne pose aucun problème lors de la fermentation ou de la distribution, mais le lait contaminé par des antibiotiques ou de la mammite ne doit pas être utilisé. Il faut servir le colostrum fermenté de façon graduelle. Lors de son premier repas, le veau reçoit du colostrum frais provenant de la mère et au deuxième, il recevra un mélange constitué de colostrum frais et fermenté, lequel peut provenir des traites précédentes. Au cours de la deuxième journée, le veau boira par repas, 1 kg de colostrum fermenté mélangé avec 0,5 kg d'eau tiède. Dès le troisième jour, les veaux de races lourdes peuvent recevoir, jusqu'à ce qu'ils soient sevrés et ceci deux fois par jour, un kg de colostrum fermenté dilué dans un kg d'eau. Chaque veau aura donc besoin d'une quantité de colostrum fermenté variant entre 65 et 75 kg sur une période de 5 à 6 semaines. Dès la première semaine, les veaux doivent avoir accès à une moulée de démarrage appétente et de texture grossière. Sa teneur en protéines variera entre 18 et 20 % et celle en UNT, entre 70 et 72 %. Dans tout programme d'alimentation des veaux, il est très important que les jeunes animaux se mettent à consommer des aliments secs en bas âge. Diarrhée néonataleChez les jeunes veaux, la plus importante cause de mortalité est la diarrhée, qui est soit d'origine alimentaire ou infectieuse. Le veau peut finir par mourir d'inanition, de déshydratation et d'infection du sang. La diarrhée alimentaire est généralement causée par une suralimentation. C'est un art que de savoir alimenter des veaux; il vaut mieux les laisser sur leur faim en leur distribuant des quantités exactes de nourriture à des heures fixes. Il faut se rappeler que la capacité stomacale d'un jeune veau n'est que d'un litre. La diarrhée infectieuse peut être causée par des toxines produites par au moins cinq sortes de bactéries ayant au total plus de 100 souches. Afin de contrôler l'incidence des diarrhées, il faut garder l'enclos des veaux propre et sec ainsi que bien laver et désinfecter les biberons et seaux individuels destinés à l'alimentation. La déshydratation, ou perte de liquide accompagnant une diarrhée grave perturbe l'équilibre chimique de l'organisme et est l'une des principales causes de la mortalité associée à cette maladie. Les électrolytes sont des substances administrées dans le but de remplacer les liquides perdus et de contribuer à la guérison. On peut s'en procurer auprès du vétérinaire. Des résultats prometteurs ont été signalés dans la mise au point de vaccins pour la prévention des diarrhées néonatales d'origine bactérienne. VitaminesLe veau nourri au colostrum est censé recevoir des quantités suffisantes de vitamines pour combler ses besoins jusqu'à ce qu'il se nourrisse de moulée. Toutefois, une injection à la naissance de 1 000 000 UI de vitamine A, 150 000 UI de vitamine D et 100 UI de vitamine E constitue une bonne assurance contre une carence, surtout vers la fin de l'hiver. | Haut de la page | Alimentation en grainsLe sevrage précoce des veaux réduit les coûts d'alimentation, de main-d'oeuvre ainsi que les risques de diarrhées d'origine alimentaire. Il est possible de sevrer dès la troisième semaine les veaux qui sont de bonne taille et en santé, et la plupart des autres à la quatrième. La limitation de l'alimentation liquide constitue la clé du sevrage précoce, car cette pratique oblige le veau à manger des aliments secs plus vite. La tendance à favoriser un sevrage précoce, une croissance rapide et une saillie en bas âge souligne l'importance d'une moulée de démarrage de bonne qualité. Cet aliment à base de grains concassés, ou roulés, doit être frais et agréable au goût, et contenir 20 % de protéines, 70 % d'UNT et avoir un rapport Ca:P de 2 pour 1. On peut fabriquer une bonne moulée de démarrage à partir des grains cultivés à la ferme, auxquels on ajoute un mélange composé de 23 % de tourteau de soya, 5 % de mélasse, 1 % de phosphate de calcium, 1 % de sel avec oligo-éléments et l'addition d'un mélange de 2000 UI de vitamine A et 300 UI de vitamine D par kg de moulée. Si l'on a besoin que de petites quantités de moulée, il est généralement préférable de l'acheter, car les produits offerts sur le marché ont l'avantage d'être frais, variés et appétents. Étant donné que ces moulées contiennent un pourcentage plus élevé de protéines et d'énergie digestibles que le foin, il vaut mieux attendre que le veau ait accepté la ration de grains avant de lui distribuer du foin. La distribution de foin aux veaux avant l'âge de trois semaines ne présente pas vraiment d'avantages. Un gain de poids de 0,5 kg par jour est acceptable au cours des sept premières semaines. Comme nous l'avons mentionné dans un paragraphe précédent, il est de règle de sevrer les veaux dès qu'ils consomment une quantité de moulée variant entre 0,5 et 0,7 kg par jour. Après le sevrage, les veaux en consommeront davantage si elle est servie à volonté. On peut limiter la quantité de moulée de démarrage à 2 kg par tête, par jour. Dans tout programme d'élevage des veaux, il faut mettre autant l'accent sur la taille (hauteur) de l'animal que sur son poids lorsqu'on évalue sa croissance par rapport à son âge. Une étude menée en 1980-1981 dans plus de 100 fermes laitières de l'Ontario a montré qu'on devrait distribuer une moulée contenant 20 % de protéines au cours des six premiers mois. Durant cette période, la ration quotidienne devrait se composer de 2 kg de moulée et les veaux devraient avoir libre accès à l'eau, aux minéraux, ainsi qu'à un mélange de foin frais et de bonne qualité provenant d'une première coupe. La courbe de croissance de génisses qui, avant l'âge de six mois, ont été mises en pâturage ou soumises à une alimentation contenant de l'ensilage de maïs, ou de foin, ou du foin provenant d'une deuxième coupe, a indiqué qu'en moyenne, le rumen n'était pas assez développé soit en capacité ou en efficacité pour permettre l'utilisation optimale de ces aliments EauOn peut mettre de l'eau à la disposition des veaux dès l'âge de 7-10 jours. On commence par donner, à intervalles réguliers, de petites quantités d'eau que l'on augmente au fur et à mesure que le veau accroît sa consommation de nourriture sèche. L'eau doit être fraîche et l'équipement de distribution propre. Système de logement froidEn Ontario, de nombreux veaux sont élevés dans des huches (cases amovibles) ou dans d'autres types de logements froids. Ces installations permettent de fournir un environnement convenable, pourvu que l'emplacement choisi soit bien drainé, que la façade soit orientée vers le sud, et que l'endroit soit généreusement ouvert de litière de paille et/ou copeaux de bois. Il est déconseillé d'utiliser de la sciure de bois, car les veaux en mangent plus que toute autre sorte de litière. Lorsque la température descend sous zéro, il se peut que le jeune veau manque d'énergie et que sa consommation de liquide soit insuffisante. L'animal peut mourir, et sa mort serait attribuée à la malnutrition et la déshydratation. Dans ces types de logement, il est préférable d'augmenter de 25 % les rations d'aliment liquide au cours de l'hiver. Pour prévenir les diarrhées, il peut être nécessaire de diviser la ration quotidienne en trois distributions plutôt qu'en deux, et il est également préférable que le veau reçoive l'alimentation liquide à la température du corps (38,5 oC). Offrir de l'eau chaude aux veaux une fois par jour ainsi qu'une moulée de démarrage de très bonne qualité accessible en tout temps. Dès que le nouveau-né est âgé de 3 jours, le temps consacré pour l'habituer à consommer de la moulée est bien utilisé, car ceci pourrait lui sauver la vie si, pour une raison quelconque (p. ex. un coup de froid soudain), il avait à combler ses besoins alimentaires accrus. | Haut de la page | Santé et tenue de registreParasitesLes jeunes veaux peuvent devenir gravement infestés de poux. L'étendue des dommages qui en résultent varie, allant d'un gain de poids pratiquement nul jusqu'à la mort causée par une grave perte de sang. Des insecticides en poudre et systémiques sont disponibles pour fin de traitement. Si l'on croit qu'un veau est infesté de vers, il faut consulter un vétérinaire pour effectuer un diagnostic et un traitement. Tenue de registresLe producteur devrait inscrire le veau dans ses registres le jour même de la naissance. Une photographie, un dessin, un tatouage ou une étiquette d'identification à l'oreille peuvent constituer un bon moyen de l'identifier. Il faut aussi inscrire la date de naissance, les noms du père et de la mère, et y noter toute maladie comme la diarrhée, la pneumonie, etc., et les traitements effectués. SantéEn production laitière, l'élevage de veaux en santé est un soucis majeur. Un veau sur cinq meurt d'une maladie quelconque ou est gravement atteint lorsqu'il devient génisse. Parmi les facteurs de gestion pouvant prédisposer les veaux à la maladie, on retrouve un environnement inadéquat, une alimentation inappropriée et une hygiène déficiente. Une bonne gestion, des soins individualisés ainsi qu'une étable ou section indépendante sont plus importants pour réussir l'élevage que le recours aux médicaments. Toute médication doit être pratiquée d'après les recommandations d'un vétérinaire pour chaque cas. Le contrôle des maladies chez les jeunes veaux constitue une partie importante du programme de santé d'un troupeau. Pour de plus amples renseignements, consulter les fiches techniques du MAAARO, intitulées L'étable d'élevage pour les veaux, AGDEX 411/721 et Hutch Housing for Calves, AGDEX 411/721.
*formule du Nebraska, **formule de Virginie | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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