Courbes de croissance des génisses


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 412/15
Date de publication : 08/86
Commande no. 86-102
Dernière révision : 11/96
Situation : Nouvelle
Rédacteur : Le personnel du MAAARO

La tendance dans les troupeaux laitiers, est de faire vêler les génisses à un âge plus jeune. Pour ce faire, beaucoup d'entre elles sont inséminées de façon à donner naissance à un veau à l'âge de 23 à 25 mois. C'est là une excellente pratique, dans la mesure cependant où les génisses ont une bonne croissance entre la naissance et 24 mois.

Les génisses au vêlage précoce peuvent être plus rentables, car le progrès génétique, le nombre de veaux et la production de lait s'accroissent, tandis que la quantité d'intrants comme la main-d'oeuvre, les aliments et les frais fixes diminuent. Cependant, le point le plus positif de cette pratique est la réduction du nombre de génisses sur la ferme. De ce fait, les animaux sont moins entassés et ils disposent de plus d'espace tant dans l'enclos qu'aux mangeoires, ce qui se traduit par une meilleure croissance.

On dit que la croissance d'une génisse est bonne si celle-ci montre le degré de développement souhaitable pour son âge. Ce développement, tout comme chez l'être humain, doit être mesuré selon deux dimensions : la hauteur (stature) et le poids. Le fait de ne considérer que le poids induit en erreur, car cette mesure ne permet pas de faire la distinction entre le développement du squelette et les dépôts de graisse. Pour caractériser la taille, nos meilleurs éleveurs utilisent depuis des années les mesures de stature, lesquelles sont désignées dans les épreuves de taureaux comme un caractère génétique désirable. En effet, les vaches de grande taille ont des pis plus éloignés du sol, ce qui est important au point de vue prévention des blessures, propreté et facilité de traite. Ces vaches ont également un corps proportionnellement plus long, et, de ce fait, une plus grande capacité corporelle. Enfin, ce genre de sujet constitue le type souhaitable à la ferme, aux expositions ou aux encans.

La plupart des sélectionneurs choisissent des taureaux qui selon eux, amélioreront, parmi d'autres caractères souhaitables, la stature. Cependant, peu de producteurs laitiers mesurent la taille des génisses avant qu'elles approchent l'âge du vêlage. À ce moment-là, la position des boutons de leur chemise leur dit que l'une d'entre elles a six pouces de moins que ce qu'elle devrait. Hélas, il est trop tard pour rattraper cette taille perdue. La question alors est de savoir où, quand et comment ce retard s'est produit. Si une génisse est née avec un potentiel génétique lui permettant de mesurer 56 pouces à l'âge adulte, quelle devrait être sa taille aux divers âges pour exprimer pleinement cette hérédité. Pour répondre à cette question, il est important de disposer d'un guide fournissant des objectifs de hauteur et de poids entre la naissance et 24 mois.

Pour produire les graphiques ci-joints, et améliorer les chiffres existants, on a utilisé les résultats obtenus sur des animaux de très bonne qualité. On a voulu que ces graphiques aient une réelle signification, qu'ils constituent un défi, tout en étant réalisables. Ainsi, trois graphiques ont été élaborés suivant les races : Holstein et Suisse Brune (figure 1); Ayshire et Guernsey (figure 2); et Jersey (figure 3). Des feuilles de travail sont disponibles auprès des bureaux du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales.

On note la taille de chaque génisse sur ces graphiques, à des moments précis, depuis leur naissance jusqu'à l'âge de 24 mois. Deux mesures effectuées sur chaque sujet, à savoir sa taille et son poids sont reportées sur ce document. Cette opération indiquera la taille, le poids et l'état corporel de l'animal, et permettra de comparer ces caractéristiques aux courbes standard figurant sur le graphique.

- Cette courbe de croissance montre comment utiliser ce graphique. La génisse no
1 est âgée de 6 ½ mois. Elle mesure 45 pouces et pèse 200 kg. On voit qu'elle a le poids
et la taille souhaitables, et nous considérons qu'elle a une bonne croissance et que son état
corporel est correct.

- La génisse no 2 a 10 mois, mesure 45 pouces et pèse un peu plus de 200 kg. La taille
et le poids sont au dessous de la courbe pour cet âge; cependant, la distance entre ces points
indiquent un bon état corporel. Cette génisse est tout simplement trop petite. Si les génisses
1 et 2 étaient dans le même enclos, elles impressionneraient toutes deux le visiteur. Cependant,
sur le graphique, la génisse no 2 ne peut pas « se cacher » et, son manque de hauteur saute
aux yeux.

- La génisse no 3 est bien au point de vue stature, mais elle est trop grasse. La no 4
est trop petite et trop grasse. La no 5 manque de taille, mais a le poids souhaitable. D'une
manière générale, le graphique montre un manque de taille typique, mais un poids adéquat.

Soins Quotidiens en éléments nutritifs des genissés au vêlage précoce (Races lourdes)

Poids

Protéines brutes

Unités nutritives totales

Minéraux

Vitamines

kg

kg *

lb *

kg

lb

Ca

g *

P

g *

A

UI (x 1000)

D

UI

75

0,409

0,90

1,72

3,78

19

10

3,2

495

100

0,511

1,12

2,10

4,62

23

12

4.2

660

150

0,634

1,40

2,76

6,07

24

14

6,4

990

200

0,768

1,69

3,45

7,59

26

18

8,5

1320

250

0,854

1,88

3,98

8,76

28

20

10,6

1650

300

0,932

2,05

4,50

9,90

29

22

12,7

1980

350

0,991

2,18

4,90

10,78

30

23

14,8

2310

400

1,037

2,28

5,27

11,59

31

24

17,0

2640

450

1,070

2,36

5,41

11,90

32

25

19,1

2970

500

1,084

2,39

5,51

12,12

34

26

21,2

3300

550

1,096

2,40

5,78

12,72

42

30

42,0

3630

600

1,100

2,42

5,00

13,20

45

32

46,0

3960

* Ces valeurs sont 20 % supérieures à celles du CNR

Besoins quotidiens en éléments nutritifs des génisses au vêlage précoce (Races lègères)

Poids

Protéines brutes

Unités nutritives totales

Minéraux

Vitamines

kg

kg *

lb *

kg

lb

Ca

g *

P

g *

A

UI (x 1000)

D

UI

25

0,133

0,29

0,54

1,18

7

5

1,1

165

50

0,292

0,64

1,35

2,97

14

8

2,1

330

75

0,382

0,84

1,72

3,78

18

10

3,2

495

100

0,482

1,06

2,10

4,62

21

11

4,2

660

150

0,612

1,35

2,76

6,07

23

14

6,4

990

200

0,720

1,58

3,31

7,28

25

17

8,5

1320

250

0,814

1,79

3,74

8,23

26

19

10,6

1650

300

0,895

1,97

4,25

9,35

28

20

12,7

1980

350

0,925

2,03

4,52

9,96

29

23

14,8

2310

400

1,007

2,22

4,96

10,90

29

23

17,0

2640

* Ces valeurs sont 20 % supérieures à celles du CNR

Une fois ces graphiques complétés, on obtient une image globale du programme d'élevage de la génisse. Ces courbes de croissance ont été testées en 1980-81 sur 5 561 génisses prises dans 161 troupeaux, et les résultats obtenus ont été positifs. Les données utilisées pour l'élaboration des courbes sont notées sur une fiche d'évaluation où figurent des espaces pour la date, le nom ou le numéro d'identité de la génisse, la date de naissance, l'âge, la taille, le poids et les remarques. On peut y inclure des renseignements sur le père, la mère, l'alimentation, le logement et la gestion. Mesurer la taille au sommet de l'épaule à l'aide d'une règle munie d'un bras horizontal coulissant (celui-ci doit avoir une certaine précision). Pour les poids, les rubans que l'on vend dans le commerce et que l'on passe autour de la poitrine ont une précision suffisante et sont faciles d'emploi.

Ces tableaux constituent un excellent moyen d'évaluer un programme d'élevage des génisses. Pour les éleveurs qui font un bon travail, ces documents peuvent être rassurants. Par contre, ils peuvent ouvrir les yeux de ceux qui ont besoin de s'améliorer. Ces fiches fournissent une méthode interne de vérification de la croissance des génisses et n'ont pas l'intention de permettre la comparaison d'individus appartenant à des troupeaux différents. De plus, cette courbe permet à l'éleveur de déterminer l'âge auquel les génisses commencent à s'éloigner des valeurs souhaitables au point de vue poids et taille, et il doit alors en rechercher la cause.

Les cinq facteurs qui influencent la croissance sont : nutrition, gestion, logement, santé et hérédité. Lorsqu'on accorde une attention adéquate à ces cinq points, la courbe de croissance est bonne; mais si l'on néglige l'un d'eux, le point fautif devient une source de stress, et ce stress peut retarder la croissance de façon irréversible s'il est trop intense. Nutrition Il existe de nombreuses ressemblances entre l'alimentation d'une génisse en croissance et l'alimentation d'une vache laitière pour obtenir une forte production. Cette analogie est particulièrement vraie entre la croissance d'un veau d'une part et le début de lactation d'une vache d'autre part. Pour obtenir les résultats désirés, il faut accorder une grande importance à la partie de la ration constituée par le concentré. Comme l'indiquent les graphiques, la taille augmente très rapidement jusqu'à l'âge de 12 mois. On notera que cette croissance se poursuit pendant les 12 mois suivants, mais à un taux moindre.

Il est souhaitable de maintenir le développement du squelette ainsi que le degré d'engraissement désiré aussi bien avant qu'après l'insémination. On se retrouve également dans une situation semblable lorsqu'il s'agit d'équilibrer l'alimentation d'une vache pendant la seconde moitié de sa lactation. En effet, au cours de cette période, les éleveurs s'efforcent de maintenir la production de lait sans suralimenter les sujets au point de vue énergie, afin de ne pas les rendre trop gras. Les besoins nutritifs permettant de maintenir une bonne augmentation de la taille indiquent qu'il faut davantage accentuer le côté « protéine » de l'alimentation - d'où la recommandation de dépasser les données du CNR de 20 % en ce qui concerne les quantités de protéine, de calcium et de phosphore.

En raison de la qualité des fourrages, de la nature de leur combinaison et de la quantité mise à la disposition des génisses, il existe des variations au point de vue consommation. Lorsque l'on ne dispose pas des quantités réelles consommées, les estimations doivent être prudentes, soit de l'ordre de celles données dans le tableau suivant sous la colonne « MOYENNE ».

Dans l'alimentation des génisses, le point faible se trouve dans le fait que nous avons tendance à surestimer la quantité de fourrage consommée; plus particulièrement au niveau de la digestibilité et de la consommation chez les veaux et les génisses en bas âge. En effet, le développement du rumen est un processus lent et graduel. Cet organe n'atteint pas son efficacité et sa capacité complètes avant l'âge de six mois, et, dans certains cas, 12 mois.

Consommation de fourrage (matière sèche) en pourcentage du poids des animaux

Poids

Consommation en % du poids

kg

Moyennes

Valeurs limites

90

0,53

( 0 - 0,53)

160

1,05

(0,85 - 152)

250

1,60

(1,12 - 1,88)

325

1,70

(1,33 - 1,95)

400

1,70

(1,42 - 2,08)

450

1,60

(1,58 - 1,68)

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La période de croissance est divisée en quatre périodes de six mois. Veau (naissance à six mois) - Le rumen est très petit et la caillette est la partie de l'estomac la plus fonctionnelle. Le lait ou les lacto-remplaceurs sont les aliments qui sont digérés le plus facilement. Le veau peut néanmoins utiliser la moulée de démarrage à condition qu'elle soit de bonne qualité et appétente. Un bon aliment de mouture grossière contribuera à développer le processus de rumination dans la panse. Les troupeaux où l'on a utilisé une moulée de démarrage à 20 % de protéines ou une ration de grains avec la même teneur en matières azotées ont suivi la courbe de croissance souhaitable. Ces aliments étaient offerts en libre service à l'âge d'une semaine; cependant, on limitait la consommation à 2 - 2,5 kg par jour par veau à mesure que l'appétit augmentait.

Jusqu'à l'âge de six mois, le rôle principal des aliments grossiers est de développer le rumen. Pour des jeunes veaux, on préfère un foin mélangé de qualité provenant d'une coupe hâtive. De cette façon, le foin figure dans l'alimentation, les veaux bénéficieront d'un boni. Les veaux en bas âge ne digèrent pas facilement le foin de luzerne de deuxième coupe, ce qui peut entraîner la diarrhée et des dérangements digestifs. Les veaux qui ont obtenu les meilleurs résultats au point de vue taille avaient reçu une ration à base de grain, du foin et de l'eau.

Génisse (6 - 12 mois) - À cet âge, les animaux ont une capacité corporelle plus élevée et ils peuvent s'accomoder d'une plus grande quantité de fibres dans leur ration. De ce fait, la contribution du fourrage à la ration prend de l'importance. Ainsi, avec du fourrage de qualité moyenne ou supérieure, une moulée à 18 % de protéines à 6 mois et à 16 % à 9 mois s'avère adéquate. À ce moment-là, on peut introduire des aliments concentrés comme les grains humides ou la farine de maïs-épis. Cependant, au moins la moitié de la matière sèche des fourrages doit provenir du foin, le reste étant constitué de haylage, d'ensilage de maïs ou d'herbe de prairie. Le pâturage de printemps peut suffire pour des génisses de dix mois, mais l'expérience et les recherches ont montré qu'à partir du mois d'août, l'herbe seule, sans aliment complémentaire, ne convient pas pour obtenir la croissance souhaitable.

Saillies (12 - 18 mois) - C'est une période importante. Les génisses doivent être alimentées de telle sorte qu'elles prennent du poids « flushing », manifestent des chaleurs et soient fécondées. La ration de fourrage peut varier, mais il est important qu'elle soit équilibrée au point de vue protéines, énergie, minéraux et vitamines.

Gestation (18-24 mois) - Les génisses à ce stade sont difficiles à alimenter, car leur taille doit encore augmenter et, vu leur condition, il leur est facile de prendre du poids. Dans tous les programmes d'alimentation, il se peut qu'on soit obligé de limiter la quantité de foin de qualité supérieure, et surtout d'ensilage de maïs, afin d'empêcher qu'elles accumulent un excès de graisse. Tout comme dans le stade précédent, il faut une ration équilibrée et, dans les deux cas, l'aliment de complément doit être basé sur l'analyse du ou des fourrages.

Alimentation par objectif - Il est important de « défier » les génisses au point de vue alimentaire de façon qu'elles expriment leur potentiel génétique de croissance. Lorsqu'on formule une ration, on doit se fonder sur les consommations de fourrage réelles, ainsi que sur les besoins que l'animal aurait pour atteindre les objectifs souhaités. Avec cette méthode, on a enregistré chez les génisses qui avaient une taille inférieure à celle souhaitée jusqu'à l'âge de 24 mois des croissances compensatoires tant en poids qu'en taille.

Mêmes rations pour veaux et génisses - avec du foin de qualité moyenne (9 % de protéines brutes)

No 1. Taille : 37 po; poids : 220 lb; âge : 3 mois 3 lb de foin (consommation de matière sèche égale à 1,2 % du poids) 4,5 lb de moulée à 20 % de protéines brutes No 2. Taille : 45 po; poids : 440 lb; âge : 7 mois 8 lb de foin (consommation matière sèche égale à 1,6 % du poids) 5 lb de moulée à 19 % de protéines brutes No 3. Taille : 49 po; poids : 660 lb; âge : 11 mois 12,5 lb de foin (consommation matière sèche égale à 1,7 % du poids) 5 lb de moulée à 18 % de protéines brutes No 4. Taille : 51,5 po; poids : 880 lb; âge : 15 mois a) 17 lb de foin (consommation matière sèche égale à 1,7 % du poids) 4 lb de moulée à 18 % de protéines brutes b) 10 lb de foin 20 lb d'ensilage de maïs 2 lb de concentré à 40 % de protéines brutes No 5. Taille : 54,5 po; poids : 1 100 lb; âge : 21 mois a) 20 lb de foin (consommation matière sèche égale à 1,6 % du poids) 3 lb de moulée à 18 % de protéines brutes b) 10 lb de foin 30 lb d'ensilage de maïs 1,5 lb de concentré à 40 % de protéines brutes

Remarques 1. Dans le cas no 2 et les suivants, on peut réduire la teneur en protéines brutes de la moulée de 2 % si le foin est de bonne qualité. 2. Au délà de 700 lb, les génisses sur un pâturage d'excellente qualité peuvent avoir une croissance satisfaisante jusqu'à la mi-août, et ce avec peu ou pas de complément. 3. Toutes les rations doivent être équilibrées au point de vue protéines, énergie, calcium, phosphore, magnésium, sel, oligo-éléments et vitamines.

Exemple de moulée à 20 % pour veaux Maïs-grain (mouture grossière) 250 Orge ou grains mélangés (roulés ou moulus grossièrement) 200 Tourteau de soya (44 %) 200 Tourteau de lin 200 Mélasse (humide) 100 Pierre à chaux 15 Minéraux commerciaux (1-1) 23 Oxyde de magnésium 2 Sel cobalté et iodé 8 Vitamines A, D et E 2

Gestion Lorsqu'on transfert les animaux de l'étable à veaux vers celle des génisses, beaucoup d'entre eux subissent un arrêt de croissance. Pour éviter un tel stress, il suffit de regrouper les veaux en lots de quatre à six sujets deux semaines auparavant, et de les garder ensemble pendant au moins quelques semaines après le transfert tout en poursuivant la même alimentation. Le mode de constitution des groupes est important. En effet, avant l'âge de 15 mois, plus le lot est petit, plus la gestion est facile, et plus il est aisé d'apporter des corrections à l'alimentation. Avec de petits groupes, les génisses reçoivent plus d'attention individuelle, et celles qui sont agressives peuvent être transférées dans un groupe où il y a plus de concurrence. De la même manière, un sujet timide peut être mis dans un parc où le groupe est plus calme. Le bon éleveur donne toujours plus d'espace à la mangeoire que ce qui est réellement nécessaire, et il répartit l'aliment sur toute la longueur. Il s'assure ainsi que toutes les génisses de l'enclos ont les mêmes chances d'accès à la moulée et à l'ensilage.

Une bonne alimentation comprend une certaine routine dans la distribution, et la quantité donnée doit être complètement consommée quelques heures avant le prochain repas. L'exercice et la taille des sabots sont bénéfiques, et les génisses ont assurément une meilleure apparence si elles sont propres. Tous les veaux femelles doivent être identifiés, inscrits dans un registre, et munis d'une forme quelconque d'étiquette visible.

Vérifier plusieurs fois par jour les génisses qui sont sur le point de vêler et celles qui sont en âge d'être inséminées. Les autres seront vérifiées au moins deux fois par jour.

Logement Le logement doit fournir un environnement propice à la croissance des veaux et des génisses. Il semble que la principale différence entre une étable chaude et une étable froide soit la préférence de l'éleveur. Les deux systèmes doivent fournir assez d'espace pour éviter le surpeuplement, ainsi qu'une ventilation évacuant l'humidité et apportant de l'air frais sans créer de courants d'air. L'aire de repos doit être propre et sèche. On peut avoir aussi un dispositif de contention pour traiter ou inséminer les génisses. Les décisions relatives à l'emplacement de l'étable sont basées sur le drainage, l'accès à une source d'aliment et sur le système d'évacuation du fumier.

Santé La santé des génisses doit faire partie du programme sanitaire de l'ensemble du troupeau. Il existe un lien entre d'une part, la diarrhée chez les veaux et d'autre part, la distribution d'aliment liquide en excès et la contamination soit des ustensiles utilisés à cette fin, soit du milieu environnant. On désigne souvent les maladies respiratoires comme maladies de l'environnement - une ventilation et un logement adéquats atténuent ce problème - il existe des traitements contre les poux, les vers et la mouche de l'hypoderme (varron).

Hérédité Dans les troupeaux qui affichent d'excellentes courbes de croissance, les différences au point de vue stature attribuables à la sélection ne sont pas aussi marquées que le croient la plupart des éleveurs. Il semble que des lacunes dans la gestion, l'alimentation, la santé et le logement expliquent plus que l'hérédité les grandes variations au point de vue taille.

La sélection au moyen de l'insémination avec des taureaux éprouvés peut améliorer la taille rapidement tout en corrigeant des points de conformation qui stressent les génisses et qui interfèrent avec la croissance. Exemples : ossature de mauvaise qualité, défauts aux membres, fragilités, etc.

Comment dresser une courbe de croissance Un premier graphique fournit à l'éleveur le schéma de croissance de ses génisses. Un second graphique, élaboré six ou douze mois plus tard, révèlera la même image si aucun changement n'a été effectué. Par contre, lorsqu'on apporte des améliorations dans l'alimentation et le regroupement, par exemple, le prochain graphique montrera une modification de la courbe de croissance. Le graphique de la taille est un outil très sensible pour faire apparaître les facteurs ayant une influence négative. Les bons éleveurs mettent leurs graphiques à jour, tous les six mois.

La confection d'une courbe de croissance constitue un excellent outil de gestion pour obtenir, à partir des veaux femelles les « vaches désirées », ce qui sera le cas si la croissance moyenne des génisses est proche de la courbe standard.

Références pour l'élaboration des courbes de croissance - Extension Circular EC 622, Université du Nébraska - Accelerate Growth and Early Breeding of Holstein Heifers par R.W. Gardiner, J.D. Schuh, et L.G. Vargus, Université de l'Arizona, Journal of Dairy Science, 1976 - The National Research Council, Nutrient Requirements of Dairy Cattle, 1978. - All-Silage Programs for Dairy Cattle Heifer Performance from Birth to Eighteen Months of Age par D.G. Grieve, J.B. Stone, G.K. MacLeod, et R.A. Curtiss, Université de Guelph, Journal of Dairy Science, 1976 - Body Measurement and Feed Intake of Holstein Heifer par David Murray, Collège de technologie agricole de Ridgetown

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