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Comptage des cellules somatiques du lait prélevé dans le réservoir

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 410/662
Date de publication : 06/85
Commande no. 85-073
Dernière révision : 09/96
Situation : Fiche technique originale
Rédacteur : J. Rodenburg - Spécialiste en production laitière, Techniques d'Élevage/MAAARO; R. Stiles/Dairy Farmers of Ontario

Table des matières

  1. Introduction
  2. Pertes de production
  3. Programmes de comptage des cellules somatiques
  4. Information additionnel

Introduction

Chaque mois, tous les producteurs laitiers de l'Ontario reçoivent un rapport sur la qualité du lait sur lequel figure le résultat du comptage des cellules somatiques (CCS) d'un échantillon prélevé dans le réservoir. Le CCS constitue un bon indicateur de l'état général de la santé des pis du troupeau. Les cellules somatiques présentes dans le lait sont principalement constituées de globules blancs, lesquels sont produits par la vache pour détruire les bactéries ayant pénétré dans le pis et responsables de la mammite, ainsi que pour regénérer les tissus endommagés. Les globules blancs sont toujours présents dans le lait, et leur nombre augmente lorsqu'un agent infectieux s'introduit dans le pis ou lorsque celui-ci est abimé. Il en résulte parfois un blocage des canaux galactophores (transportant le lait), ce qui se traduit par une production de lait plus faible, car les cellules sécrétrices situées au-dessus du point d'obstruction se tarissent. Il existe une relation entre le nombre de cellules somatiques et la perte de production laitière.

Pertes de production

Le tableau 1 indique le rapport entre d'une part les pertes moyennes de production et le CCS dans les troupeaux ontariens inscrits à l'amélioration des troupeaux laitiers (DHI: Dairy Herd Improvement) d'autre part. Comme cette baisse n'est pas directement proportionnelle aux variations dans le comptage des cellules somatiques, il est impossible d'établir un rapport entre les chutes de productions individuelles et le CCS du réservoir à lait. Voici un exemple: supposons que toutes les vaches de 2 groupes différents constitués chacun de 5 sujets aient une production de lait égale. Un premier groupe dont quatre vaches ayant un CCS individuel de 100 000 et une cinquième avec un taux de 1,6 million aurait le même CCS qu'un deuxième groupe dont chaque vache a un taux individuel de 400 000. Par contre les baisses de production respectives pour ces deux groupes seraient bien différentes.

Comptage des cellules somatiques Pertes de production de lait
(kg par lactation)
100 000
0
200 000
180
400 000
360
800 000
540
1 600 000
720

Le tableau 2 présente une évaluation approximative des pertes de production en fonction du CCS dans le réservoir à lait. La production laitiére des troupeaux dont le CCS est audessus de 500 000 serait de 8 à 20% inflérieure à leur potentiel, ceci en raison des infections mammiteuses subcliniques. En outre, un CCS élevé engendre d'autres pertes telles qu'une baisse de la qualité du lait ainsi que du rendement lors de la fabrication du fromage.

Comptage des cellules somatiques Perte de production de lait (%)
100 000
0
200 000
2
300 000
4
400 000
6
500 000
8
600 000
10
700 000
12
800 000
14
900 000
16
1 000 000
18

Bien qu'en général les troupeaux avec un CCS élevé dans le lait du réservoir aient un plus grand nombre de vaches atteintes de mammite subclinique, on ne peut absolument pas se fier à ce comptage pour prédire le pourcentage de vaches ou de quartiers infectés. Les raisons de ce manque de précision sont que, aussi bien chez les vaches saines qu'infectées, le nombre de cellules somatiques varie selon le stade de lactation, l'âge et la saison. De plus, le nombre de cellules somatiques varie considérablement d'une vache à l'autre, car celles-ei ne réagissent pas toutes de la méme façon à l'infaction. Il s'ensuit que le CCS mesuré dans le réservoir ne doit servir que de point de repère pour déterminer d'une façon globale l'état de santé des pis. Par conséquent, le CCS doit évoluer pendant quatre ou cinq mois dans le même sens avant d'indiquer un changement du niveau d'infection global des pis. Des recherches effectuées dans des troupeaux de la région de Quinte (Ont.) ont démontré que, en se basant sur l'analyse de six échantillons mensuels consécutifs au lieu d'un seul, il était possible d'évaluer avec presque deux fois plus de précision (80% au lieu de 45.5%) le pourcentage de quartiers infectés.

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Programmes de comptage des cellules somatiques

Malgré sa faible précision pour déterminer le nombre de vaches ou de quartiers infectés, le CCS dans le lait prélevé dans le réservoir indique clairement que, au-dessus de 500 000 cellules, il y a de très bonnes raisons de s'inquiéter de l'état de santé des pis du troupeau. Pour réduire ce nombre de cellules somatiques, le producteur laitier doit mettre en oeuvre un programme de lutte contre la mammite en améliorant l'hygiène générale de la ferme, la gestion du matériel de traite ainsi que les méthodes de traite, en effectuant des traitements et en réformant les vachés infectées. Les troupeaux dont le comptage leucocytaire se situe toujours au-dessus de 200 000 bénéficieraient également d'un tel programme, lequel aurait pour effet de réduire l'incidence des cas de mammite et d'augmenter la production de lait. Des expériences sur le terrain ont démontré qu'un objectif acceptable pour un troupeau bien géré consisterait à maintenir le nombre de cellules somatiques a un niveau inférieur à 200 000/ml. Les CCS individuels fournis par les programmes de contrôle laitier sont utiles et fortement recommandés, car ils servent à identifier les animaux infectés et à calculer les pertes de production par vache. Dans ces programmes, on calcule la moyenne des CCS pour la journée du test. Etant donné que les résultats varient d'un jour à l'autre (voir Figure 1), la moyenne des CCS individuels obtenus le jour du test ne correspond pas toujours au CCS mesuré dans le réservoir à lait au cours du même mois.

 

Variations quotidiennes du comptage des cellules somatiques d'un troupeau sur une période de 30 jours.

Figure 1. Variations quotidiennes du comptage des cellules somatiques d'un troupeau sur une période de 30 jours.

Grâce au Programme pour la santé du pis, la Dairy Farmers of Ontario aide les producteurs à évaluer leur matériel de traite et l'environnement du troupeau à la ferme. De plus, les producteurs laitiers doivent toujours travailler en étroite collaboration avec leur vétérinaire afin de mettre sur pied un programme efficace de traitement et de prévention de la mammite.


Information additionnel

D'autres fiches techniques sur la prévention de la mammite sont disponibles au MAAO:

  1. La mammite chez la vache laitière, Agdex 410/662
  2. Prévention de la mammite: Méthode de traite, Agdex 410/662

Liens connexes

 

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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca