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Comparaison des valeurs nutritives d'aliments pour ruminants
Classification des aliments qui entrent couramment dans les rationsClassification générale de certaines denrées et ingrédients de remplacement pouvant être servis aux ruminants. 1. Sources d'énergie
2. Sources de protéine
3. Sources de fibre
4. Sources secondaires de protéine
5. Sources de plusieurs éléments
6. Sources de gras
7. Sources de protéine digestible dans l'intestin (PDI)
ÉnergieLes aliments qui fournissent essentiellement de l'énergie, comme le maïs et la grosse semoule de maïs, sont classés parmi les sources d'énergie. Les déchets des industries de la confiserie et de la boulangerie (déchets de pains, de gâteaux, de biscuits, de chocolats, de bonbons) sont également très riches en énergie. Certains d'entre eux sont également très riches en gras, ce qui leur vaut d'être classés parmi les sources de plusieurs éléments. ProtéineLes résidus (ou tourteaux) de la trituration des oléagineux sont essentiellement des sources de protéine. Certains ingrédients moins riches en protéine que les tourteaux d'oléagineux (30-50 % de protéine brute) et apportant autant ou moins d'énergie que le maïs (80 % d'unités nutritives totales (UNT)) sont rangés parmi les sources secondaires de protéine. FibreCertains sous-produits peuvent être avantageux en alimentation des ruminants du fait de leur teneur en fibres. Dans le groupe des aliments qui sont des sources de fibres se trouvent des produits tels que les pellicules de soya, les écales d'avoine et la pulpe de betterave. Il faut toutefois garder à l'esprit que les sous-produits contenant beaucoup de fibre sont thermolabiles, c'est-à-dire que la chaleur les détériore et leur fait perdre de leur valeur nutritive. On peut se rendre compte qu'un produit a été détérioré par la chaleur quand il contient beaucoup d'azote insoluble au détergent acide (N-FDA). GrasOn donne des aliments gras aux animaux qui ont de grands besoins en énergie, par exemple les laitières fortes productrices en pic de lactation et les jeunes bovins à viande en période de croissance rapide. Il faut respecter des limites bien établies concernant la quantité et le type de gras qui peut être incorporé sans inconvénient dans les rations animales. Un excès de gras cause des troubles digestifs chez les ruminants, entraînant une baisse de la prise alimentaire et de l'indice de conversion. Protéine digestible dans l'intestin (PDI)D'autres ingrédients présentent des caractéristiques particulières quant à la dégradabilité ou digestibilité de leur protéine quand ils sont donnés aux ruminants. On classe parmi les sources de protéine digestible dans l'intestin (protéine soustraite à la dégradation dans le rumen) les ingrédients d'origine végétale ou animale dont la teneur en protéine brute est supérieure à 20 %, et dont au moins 50 % de cette protéine échappe à la dégradation dans le rumen. Pour la plupart, ces produits ont subi un traitement spécial par la chaleur ou une déshydratation. Ils sont tout indiqués dans le régime des vaches laitières fortes productrices en début de lactation ou des jeunes bovins à viande en période de croissance rapide. Les sources de protéine digestible dans l'intestin reviennent souvent très cher par unité de protéine brute. La composition de la protéine (profil des acides aminés ou aminogramme) et les niveaux de ses différentes fractions - protéine dégradable, protéine non dégradable et protéine soluble - sont particulièrement importants. Évaluation des ingrédientsQuand on compare entre eux des ingrédients d'une même catégorie, on peut examiner le coût par kilo d'élément nutritif. Par exemple, pour choisir entre le tourteau de soya à 48 % et le tourteau de soya à 44 %, on calcule à combien revient l'unité de protéine brute (PB) dans chaque cas et on choisit l'aliment qui fournit la protéine au moindre coût. Supposons que le tourteau de soya à 48 % coûte 380 $ la tonne. Le coût par unité de protéine sera de 0,79 $ le kilo (380 $/480). De la même façon, si le tourteau de soya à 44 % coûte 360 $ la tonne, la protéine coûtera 0,82 $ le kilo (360 $/440). Le même calcul peut être appliqué aux aliments qui sont des sources d'énergie, cette fois en utilisant les unités nutritives totales (UNT) ou l'énergie nette (ÉN). Les équations de Petersen ont été élaborées pour comparer la valeur de divers aliments en tant que sources de protéine et d'énergie, par comparaison avec le maïs-grain et le tourteau de maïs. Elles permettent une comparaison rapide et facile du coût des aliments de remplacement. On peut se procurer une version interactive des équations de Petersen au site Web du MAAO à : www.omafra.gov.on.ca/english/ livestock/dairy/herd/food/equation.html. Le tableau 3, Évaluation des sous-produits à l'aide des équations de Petersen, indique la valeur des aliments de remplacement calculée à l'aide des équations de Petersen, en fonction de leurs teneurs en protéine et en énergie, comparativement au coût et à la valeur nutritive et du maïs et du tourteau de soya. On calcule comme suit les coefficients A et B utilisés dans les équations de Petersen (valeurs de l'aliment en l'état) : A = [(UNT maïs X PB aliment considéré) - (PB maïs X UNT aliment considéré)] / [(UNT du maïs X PB du TOSO) - (PB du maïs X UNT du TOSO)] B = [PB de l'aliment considéré - (PB du TOSO X A)] / (PB du maïs) où TOSO = tourteau de soya Les équations de Petersen servent à calculer la valeur comparative d'un aliment de la manière suivante : Valeur ($) par tonne (t) de l'aliment considéré = (A X Prix ($) à la tonne du tourteau de soya) + (B x Prix ($) à la tonne du maïs) Les équations de Petersen utilisent habituellement le maïs (source d'énergie) et le tourteau de soya à 48 % (source de protéine) comme aliments de référence. Toutefois, n'importe quel autre aliment énergétique ou protéique peut leur être substitué. La valeur de l'aliment auquel on s'intéresse dépend de ses taux d'UNT et de PB par comparaison avec les coûts et la valeur nutritive des aliments de référence, dans ce cas, le maïs et le tourteau de soya. Marche à suivre pour déterminer la valeur d'un autre aliment que le maïs ou le tourteau de soya à l'aide des coefficients :
Exemple : supposons que le prix du maïs soit de 120 $ la tonne et le prix du tourteau de soya à 48 % de 320 $ la tonne; le prix maximum auquel on doit acheter une tonne de déchets de boulangerie sera de (0,0507 X 320 $) + (0,9852 X 120 $) = 134,23 $. Autrement dit, il est avantageux d'utiliser des déchets de boulangerie seulement quand ceux-ci se vendent moins de 134 $ la tonne à une période où le maïs coûte 120 $ la tonne et le tourteau de soya 320 $ la tonne. Toute variation du prix du maïs ou du tourteau de soya se répercute sur la valeur économique des déchets de boulangerie. Quand les prix des aliments fluctuent rapidement, les équations de Petersen doivent être régulièrement mises à jour pour déterminer s'il est plus avantageux d'utiliser tel ou tel autre aliment. Le tableau 1, Prix auxquels les aliments de remplacement sont avantageux, selon le prix du maïs et du tourteau de soya, indique comment les valeurs de différentes denrées changent, en tant qu'aliment de remplacement, quand le prix du maïs et du tourteau de soya varie.
Dans le tableau 3 les aliments sont comparés à partir de leurs teneurs en UNT et en PB, mais on peut aussi utiliser les équations pour comparer des aliments en fonction d'autres paramètres, p. ex. l'énergie métabolisable (EM), l'énergie digestible (ED) ou l'énergie nette (EN) comme unités d'énergie. On peut ainsi utiliser d'autres paramètres relatifs à la protéine comme la protéine digestible dans l'intestin ou la teneur en lysine. Il suffit de substituer les paramètres relatifs à l'énergie ou à la protéine à chacune des valeurs d'UNT ou de PB du maïs, du tourteau de soya et de l'aliment considéré. À condition d'utiliser les mêmes unités protéiques ou énergétiques pour chacun de ces trois aliments, les équations servant à déterminer les coefficients A et B de l'équation de Petersen seront bonnes. Les équations de Petersen ne permettent pas une évaluation exacte des valeurs des denrées qui fournissent principalement des fibres, de la protéine digestible dans l'intestin ou du gras. Les denrées qui sont des sources de gras sont d'un intérêt économique plus élevé dans le cas des animaux qui ont de gros besoins en énergie comme les laitières fortes productrices ou les jeunes bovins à viande en croissance rapide. Il faut porter une attention particulière à ces types de denrées, par exemple les déchets de boulangerie ou le suif. Les denrées qui sont des sources de plusieurs éléments nutritifs, comme les graines de coton entières ou le soya torréfié, valent à la tonne de 25 à 60 $ de plus que ne l'indiquent leurs seules valeurs énergétiques et protéiques. Évaluation de la protéine digestible dans l'intestinIl faut aussi porter une attention particulière aux aliments qui sont une source importante de protéine digestible dans l'intestin (PDI) puisque celle-ci coûte de 25 à 30 % plus cher que la protéine brute. Étant donné que la PDI est plus coûteuse que la protéine brute et qu'elle peut être le seul élément nutritif limitant dans une ration donnée, il peut être utile de comparer entre elles les sources de PDI d'après le coût de l'unité de protéine. Les valeurs comparatives de la protéine digestible dans l'intestin de certains aliments (voir le tableau 2, intitulé Évaluation des sources de protéine digestible dans l'intestin (PDI)), s'obtiennent à l'aide de la formule suivante : Prix au kg ($) de la PDI = (Prix ($) de l'unité d'aliment) / (unité d'aliment (kg) X PB (%) X PIND (%)) où PB (%) = eneur en protéine brute de l'aliment en l'état (tel qu'il est servi aux animaux). PIND (%) = teneur de l'aliment en protéine ingérée non dégradable, exprimée en % de la PB. Par exemple, quand le tourteau de soya à 48 % contenant 35 % de PIND coûte 370 $ la tonne, le coût du kilo de protéine digestible dans l'intestin est de : (370 $/tonne) / [(1000 kg/tonne) X 0,48 X 0,35] = 2,20 $ le kg de PDI Cette méthode peut aussi servir à comparer les valeurs d'autres denrées qui fournissent un seul élément nutritif, comme le suif et les corps gras. À noter qu'avec les valeurs utilisées dans le tableau 2, la farine de sang et les drèches de distillerie sèches sont les sources de PDI les moins chères.
Formulation de rations au coût le plus basLes équations de Petersen et les évaluations des éléments en fonction d'un seul paramètre sont simples et faciles à utiliser. Toutefois, elles sont limitées par le petit nombre de paramètres qu'elles peuvent intégrer. Des méthodes plus évoluées ont été mises au point pour déterminer la valeur économique des sous-produits de l'industrie agroalimentaire. Depuis de nombreuses années, l'industrie des aliments du bétail et les grandes fermes d'élevage ont recours à des logiciels pour formuler les rations les plus économiques. Ce sont des logiciels qui utilisent l'algèbre matriciel ou des programmes linéaires pour déterminer les aliments qui apporteront à l'animal concerné les besoins en éléments nutritifs. De nombreux éléments nutritifs peuvent être évalués simultanément. Les programmes linéaires permettent aussi de déterminer le prix maximal d'un aliment que l'on envisage d'utiliser à la place d'un autre dans une ration donnée et de savoir ce que coûterait le changement de ration. Le producteur peut donc savoir à quel niveau de prix il est avantageux d'opter pour un aliment de remplacement, surtout dans les périodes où les prix des aliments changent rapidement. Ce sont les programmes linéaires qui donnent l'estimation la plus exacte de la valeur d'un ingrédient. Ils peuvent aussi tenir compte de limites préétablies quant à la quantité de certains ingrédients dans la ration en fonction de leur qualité nutritive et de leur appétibilité. La plupart des fournisseurs de logiciels peuvent vous fournir à prix modique un programme de calcul des formules d'aliments les plus économiques. Adressez-vous au centre d'information agricole au 1 877 424-1300 ou à ag.info@omaf.gov.on.ca pour obtenir la liste des logiciels agricoles permettant de calculer les rations les plus économiques, ou des rations basées sur d'autres critères, et que l'on peut se procurer au Canada et aux États-Unis. Autres facteurs entrant en jeuLe coût des éléments nutritifs n'est pas le seul aspect à considérer quand on évalue des aliments de remplacement. D'autres facteurs entrent aussi en jeu : les coûts de transport, d'entreposage spécial, de locaux, de manutention et de transformation; le surcroît de main-d'oeuvre impliqué par la manutention et la transformation. Il faut aussi tenir compte des risques de déterioration, car la plupart des déchets organiques ont une teneur en eau élevée et ne se conservent pas longtemps. Les contaminants, tels que le plastique, peuvent être un problème; le tri et l'élimination de ces contaminants occasionnent des frais supplémentaires. La qualité de l'ingrédient et notamment son appétabilité et sa composition nutritive ne sont pas non plus à négliger. Pour toutes ces raisons, les denrées figurant dans les tableaux ne peuvent remplacer qu'une partie des ingrédients les plus traditionnels des rations. Autres fiches techniques du MAAO sur l'alimentation du bétail
Terminologie de la nutrition du bétail, commande nš 92-047 Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique. Cette fiche a été revue par Tom Wright, spécialiste de la nutrition des bovins laitiers par intérim, MAAO, Guelph, et par Ron Lackey, spécialiste des ingrédients et des sous-produits dans l'alimentation du bétail, MAAO, Stratford. La fiche d'origine avait été rédigée par Ellie Cavanagh, agronome ruraliste, MAAO, Vineland.
Notes personnelles
| Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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