Les analyses comparatives dans le vache-veauQuand vous comparez un groupe de fermes sur le plan de la rentabilité, il y aura toujours celles qui sont plus rentables que les autres. Qu'est-ce qui fait que ces fermes qui se situent dans la tranche supérieure réussissent à surpasser les autres de façon continue? Est-ce que c'est le système d'élevage, soit par de meilleurs rendements ou encore est-ce que la taille de la ferme est plus grosse? Ou est-ce que les exploitants sont plus futés en matière de mise en marché? Peut-être ont-ils une meilleure gestion des coûts? Pouvoir répondre à ces types de questions est le but des études comparatives menées dans le secteur vache-veau par le MAAARO et le Agriculture and Resource Economics Department de l'université de Guelph. Le Ontario Cattlemen's Association contribue à ces études et les fonds proviennent de l'Institut de la gestion agricole. Quarante-cinq (45) entreprises vaches-veaux de l'Ontario ont contribué à l'analyse comparative en donnant de leur temps et des données de production. Le groupe était bien représenté pour ce qui est de la distribution géographique et de la taille des troupeaux. Les fermes échantillonnées couvrent toute la province et la taille des troupeaux varie entre 25 et 350 vaches avec une moyenne de 110 vaches. Qu'avons-nous appris jusqu'à présent? Un des faits remarqués dans l'ensemble des observations est que vous n'avez pas besoin d'avoir une grosse entreprise pour faire des profits, mais ça peut contribuer. Le groupe supérieur comptait 74 vaches de plus comparativement au groupe inférieur. Il y avait quelques fermes de plus petite taille dans le groupe supérieur, mais elles ont dû exceller à tous les niveaux d'importance pour en faire partie. Des douze fermes du groupe supérieur, quatre comptaient moins de 100 vaches, et l'une d'entre elles avait moins de 50 vaches. Les troupeaux plus gros pouvaient performer un peu moins bien dans un domaine et quand même obtenir des résultats positifs. Leur production étant plus grosse, leur capacité à répartir les coûts était meilleure. L'étude visait principalement à rechercher quels étaient les principaux indicateurs de performance. Qu'est-ce que le groupe le plus performant fait de différent pour se retrouver dans les meilleurs? Commençons par les revenus. Le premier indicateur fut la forte variation en ce qui concerne le rendement par veau vendu. La série des valeurs dans le groupe pour le nombre de dollars reçus par veau allait de 390 $ à 800 $. Un examen plus approfondi de cet aspect nous a permis de conclure qu'il n'y avait pas une avenue commerciale spécifique qui permettait d'être en avance par rapport aux autres. Ce qui en est ressorti toutefois c'est que les fermes qui ont investi du temps dans la gestion et mis des efforts à savoir comment mettre en vente leurs veaux, quelle que soit la façon, sont ressorties gagnantes. Le deuxième élément qui a été étudié c'est la gestion de l'alimentation. L'ensemble de l'alimentation (aliment acheté plus aliments produits à la ferme) a coûté 24 pourcent de moins au groupe à rendement élevé par rapport aux fermes du groupe inférieur. Cette différence était étroitement liée à la gestion des pâturages. Ceux qui ont pratiqué le pâturage en rotation ou le pâturage intensif ont réduit les superficies de pâturage requises et ont alimenté une quantité moindre. Un autre fait intéressant est que le montant dépensé pour les aliments achetés a été plus élevé chez le groupe supérieur. Ils ont plutôt choisi de servir des aliments de substitution ou des sous-produits dans leurs rations. La gestion de l'alimentation nécessite une étude plus poussée pour déterminer s'il y eu du gaspillage d'aliment, si la qualité des aliments est en cause ou si le suivi des stocks en inventaire a pu jouer un rôle. Il va sans dire que de garder les veaux en vie se traduit par de meilleurs résultats. Les variations observées dans les taux de mortalité ont pu confirmer qu'il s'agit là d'un facteur de succès très important. Un programme de santé animale préventive, une présence à plein temps sur la ferme et l'accès du bétail à un bâtiment d'élevage semblent tous des facteurs pouvant contribuer à réduire le taux de mortalité. Pendant que l'analyse nous apportait des éclaircissements sur
certaines questions, d'autres plans étaient déjà
entamés pour recueillir les données d'une nouvelle année
de production. Cette nouvelle analyse a comme but de pouvoir confirmer
les constatations énoncées et de découvrir d'autres
facettes de performance ayant un impact d'importance. Les producteurs
qui voudraient s'ajouter sont toujours bienvenus. Si vous êtes intéressé
à participer à l'analyse, veuillez communiquer avec John
Molenhuis : Le sommaire de l'analyse comparative des exploitations vaches-veaux (Financial summary of the cow calf) est présenté sur le site Web du MAAARO dans la section Gestion des entreprises agricoles- Analyse financière : www.ontario.ca/agbusiness.
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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