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Alimentation du bovin de boucherie pour un état d'engraissement et un poids de marché optimal
Table des matièresDepuis l'annonce du 20 mai dernier, qui faisait état d'un cas unique d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) en Alberta, plusieurs producteurs de bovins de boucherie retardent la mise en marché de leurs animaux plus longtemps qu'en temps normal. À chaque semaine, des milliers de bétails sont retenus à la ferme et devront un jour ou l'autre être acheminés vers l'abattoir, peu importe le prix. Pendant combien de temps peut-on garder des bouvillons prêts pour le marché et à quel coût ? Pour déterminer ce qu'il en coûte, il faut tenir compte d'un certain nombre de facteurs tels que la performance du troupeau d'engraissement, le coût des aliments, la superficie nécessaire, les intérêts et les pénalités potentielles. La performance du troupeau d'engraissementUn bovin de poids lourd nourri d'un aliment de finition consomme généralement deux pour cent de son poids en matière sèche (tout dépendant du type de bovin, de l'environnement et de la ration). Une fois que l'animal a atteint le poids et le degré d'engraissement idéal, sa consommation de matière sèche (CMS) en proportion du poids corporel va diminuer. La conversion alimentaire sera également moins efficace, engendrant des gains journaliers moyens plus faibles. À mesure que les jours passent, la performance du troupeau diminue, entraînant une augmentation des dépenses journalières et des pénalités potentielles. Le tableau 1 présente l'effet sur la performance et les coûts engendrés par la garde et l'alimentation additionnelles d'un bouvillon de 1400 livres pendant 20, 40 et 60 jours au-delà du stade d'engraissement idéal.
À mesure que le nombre de jours d'alimentation augmente, la performance du troupeau diminue. L'efficacité alimentaire et le gain journalier moyen (GJM) diminuent à mesure qu'on dépasse la date du poids d'abattage idéal. La santé du rumen est un autre aspect à considérer lorsque le poids et l'engraissement des bovins dépassent le stade idéal. Si le rumen éprouve des difficultés, le GJM en sera diminué et l'animal risque d'avoir des problèmes de fourbure. Les pénalités pour le poids et le classement sont déterminées
et assignées par les exploitants d'abattoir et peuvent varier
d'une place à l'autre. De plus, un surnombre de bétails
lourds à l'abattage peut déclencher une plus forte baisse
du prix pour cette catégorie. Le tableau 2
présente des exemples typiques de pénalités pouvant
être appliquées.
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