Ça passe ou ça casse : nutrition de la vache avant et après le vêlage

Ça passe ou ça casse : nutrition de la vache avant et après le vêlage

Nutrition avant le vêlage – La nutrition de la vache dans le dernier mois et demi (1,5 ) de la gestation est critique. S’il y a une période durant la gestation oł il faut mettre un effort pour élever le niveau de nutrition de la vache, c’est définitivement à ce moment-ci ! Une mauvaise alimentation à ce stade va affecter la vigueur du veau, sa santé, sa survie et ses performances, en raison d’un colostrum de piètre qualité et en quantité inadéquate, ainsi que de l’incapacité du veau à se lever pour l’utiliser rapidement. De plus, on semble associer les carences en sélénium et autres éléments nutritifs à la production d’un colostrum de piètre qualité. La transition alimentaire de la vache devrait être initiée environ 40 jours avant la date prévue de vêlage du premier veau, en passant d’une ration d’entretien à 50 % de MDT et 6,5 % de PB à une ration à 60 % de MDT et 9 % de PB. Une telle ration est possible avec des fourrages de grande qualité ou encore des fourrages de qualité moyenne supplémentés avec 2 livres de grain. Au vêlage, la note d’état corporel (BCS*) devrait être égale à 3,5 sur l’échelle de 1 à 5. Bien entendu, il faut toujours assurer un bon apport de suppléments minéraux.

Nutrition après le vêlage– Pour maximiser la croissance du veau et le retour en chaleur de la vache, il faut surveiller de près la nutrition. Les vaches en manque d’énergie et de protéine (BCS inférieure à 2,5) démontrent une moins bonne aptitude à revenir en chaleur rapidement, à concevoir et à conserver le fœtus dans les débuts. Meilleure est la nutrition du vêlage à la conception, meilleure sera la production de veaux l’année prochaine. Plus le nombre de vaches fertiles est grand au début de la saison de reproduction, plus le nombre de veaux nés en groupe l’année prochaine sera grand. Tentez d’atteindre un état corporel (BCS) de 3 pour la période de reproduction en conservant une ration composée à 60 % environ de MDT et 9,5 % ou plus de PB. Souvent, les pâturages bien gérés fournissent ces besoins de façon satisfaisante.

MDT = matières digestibles totales (TDN en anglais)
PB = protéine brute
NÉC = note d’état corporel (BCS en anglais : body condition score)



Auteur : Christoph. Wand - Spécialiste de la nutrition des bovins de boucherie, des ovins et des caprins/MAAARO
Date de création : 01 janvier 2000
Dernière révision : 21 janvier 2010

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