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Aires d'exercice, enclos d'hivernage et parcs d'engraissement extérieurs : Des « zones de confinement extérieures » au sens de la LGEN

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 720/400
Date de publication : 12/04
Commande no. 04-094
Dernière révision : 12/04
Situation :
Rédacteur : Christoph Wand - nutritionniste pour bovins de boucherie, ovins et caprins/MAAARO

Table de matières

  1. Introduction
  2. Quand s'agit-il d'une ZCE?
  3. Catégories de ZCE
  4. ZCEP à haute densité (HD)
  5. Protection des eaux souterraines
  6. Sol de la zone de confinement
  7. Retraits à respecter par rapport aux éléments vulnérables
  8. Exigences de maîtrise des eaux de ruissellement
  9. Enlèvement et entreposage du fumier et de la neige
  10. Concurrence et protection de l'environnement
  11. Ressources supplémentaires
  12. Liens connexes

 

Introduction

La Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs (LGEN), le Règlement de l'Ontario 267/03 et les protocoles qui s'y rattachent ont pour but d'atténuer les répercussions des éléments nutritifs produits par l'agriculture, sans compromettre l'avenir de ce secteur d'activité.

Les dispositions législatives offrent aux propriétaires d'exploitations d'engraissement en plein air des possibilités qui ne sont pas offertes aux éleveurs qui gardent leurs animaux dans des bâtiments d'élevage, possibilités qui assurent quand même une protection équivalente des eaux de surface et des eaux souterraines. Le Règlement prévoit plusieurs types de « zones de confinement extérieures » (ZCE) qui peuvent être utilisées par les exploitations d'engraissement en plein air. La présente fiche technique fournit de l'information sur les ZCE qui sont soumises au Règlement.

Quand s'agit-il d'une ZCE?

Aux termes du Règlement, une ZCE s'entend d'une enceinte destinée au bétail, au chevreuil, à l'élan ou au gibier qui présente les caractéristiques suivantes :

  • Elle n'a pas de toit, sauf qu'elle peut contenir un abri servant à protéger les animaux contre le vent ou un autre abri muni d'un toit d'une superficie inférieure à 20 m2 (200 pi2). L'abri est considéré comme faisant partie de la cour.
  • Elle est munie de mangeoires et d'abreuvoirs permanents ou portatifs.
  • Les animaux y sont nourris ou abreuvés, de telle sorte que 50 % ou plus de la matière sèche ingérée provient des aliments qui leur sont servis plutôt que du pacage et du pâturage.
  • Elle est constituée de clôtures, d'enclos, de corrals ou de structures semblables qui peuvent être permanentes ou temporaires.
  • Les animaux peuvent avoir accès ou non à d'autres bâtiments ou structures. Dans ce cas, la zone dénuée de toit peut être une ZCE et le bâtiment est visé par d'autres dispositions de la LGEN.

À défaut de posséder toutes ces caractéristiques, la cour ou l'enclos n'est pas considéré comme une ZCE. En pratique, cela signifie que tout parc d'engraissement en plein air ou tout enclos d'hivernage peut constituer une ZCE. Les systèmes de pâturages (incluant les résidus de culture) et les pâturages véritables ne sont pas des ZCE.

Les ZCE ne sont pas toutes visées par les dispositions d'inclusion progressive prévues par la LGEN : Il est important de classer la ZCE dans la bonne catégorie si l'on veut limiter l'ampleur des modifications nécessaires, le cas échéant, pour assurer la conformité à la LGEN. En général, les règles s'appliquent aux sites utilisés pendant au moins 200 jours/année. Aucune exigence particulière n'est exigée en vertu de la LGEN relativement à la construction, au choix du site ou à l'exploitation des enclos d'hivernage des animaux qui sont utilisés pendant moins de 200 jours, sauf s'il s'agit d'une grosse ferme.

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Catégories de zce

Si un parc d'engraissement est une ZCE, son classement dans l'une ou l'autre catégorie dépend de la densité animale et de la durée d'utilisation. Seules les zones de confinement extérieures permanentes (ZCEP) à haute densité (HD) et les ZCEP à faible densité (FD) sont soumises aux dispositions du Règlement à partir du moment où les dispositions d'inclusion progressive s'appliquent à l'exploitation. Une stratégie de gestion des éléments nutritifs (SGEN) doit alors être préparée à la fois pour les ZCEP à HD et les ZCEP à FD. Le total des unités nutritives (UN) produites par la ZCEP ou l'unité agricole, la densité animale et la durée d'utilisation détermineront à quelles exigences la ZCEP sera soumise.

Durée d'utilisation : Aux fins du Règlement, les animaux sont réputés avoir accès à la ZCEP à moins qu'ils n'en soient tenus à l'écart par des clôtures et des barrières. Les dispositions du Règlement s'appliquent à partir du moment où la somme des jours ou des parties de journée que les animaux passent dans la zone s'élève à 4800 heures ou plus au total au cours d'une année civile. Dans le but de simplifier les calculs, nous parlons ici, non pas de 4800 heures, mais de 200 jours.

Densité animale : Se référer au tableau 1 pour calculer le nombre d'UN produites par les animaux. La densité animale, exprimée en UN/ha est déterminée en divisant le nombre d'UN produites par les animaux confinés dans la ZCEP par la superficie de la zone où sont confinés les animaux. Le nombre d'UN produites par hectare par année est nécessaire à certains calculs et exige une correction pour la durée d'utilisation par année.

Figure 1. Arbre de décision - Voici les questions qu'il faut se poser pour déterminer si la ZCE est une ZCEP au sens du Règlement et, le cas échéant, à quelle catégorie elle appartient.

Figure 1. Arbre de décision indiquant les questions qu'il faut se poser pour déterminer si une installation d'élevage extérieure est une ZCE et, le cas échéant, à quelle catégorie celle-ci appartient en vertu de la LGEN. On peut trouver les réponses à ces mêmes questions en faisant les calculs des tableaux 1 et 2.

Texte correspondant

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ZCEPà haute densité (HD)

Le Règlement définit comme suit la « zone de confinement extérieure permanente à haute densité » :

zone de confinement extérieure :
  1. soit à laquelle les animaux qui y sont confinés ont accès pendant 4 800 heures par année et où le nombre de ces animaux est suffisant, à n'importe quel moment, pour produire plus de 120 unités nutritives par hectare par année;
  2. soit qui satisfait aux exigences suivantes :
    1. es animaux qui y sont confinés y ont accès pendant moins de 4 800 heures par année,
    2. elle fait partie d'une unité agricole contenant un nombre d'animaux d'élevage suffisant pour produire 300 unités nutritives ou plus par année,
    3. le produit obtenu en multipliant le nombre d'unités nutritives que produisent les animaux qui y sont confinés pendant l'année par la fraction de celle-ci pendant laquelle les animaux y sont confinés est supérieur à cinq unités nutritives par hectare.

Il existe deux types distincts de ZCEP à HD :

  1. Les zones qui sont utilisées pendant 200 jours ou plus par année et où le nombre d'animaux qui y sont confinés est suffisant, à n'importe quel moment, pour produire plus de 120 UN/ha (45 UN/ac) par année.

    Exemple :

    • 300 bovins à l'engrais finis à longueur d'année dans un parc d'engraissement à surface en béton d'une superficie de 1 500 m2 ou 0,15 ha.
    • Selon le tableau des UN (tableau 1), 3 bovins à l'engrais devraient produire 1 UN, de telle sorte que 300 bovins à l'engrais devraient produire au total 100 UN dans le parc d'engraissement.
    • Compte tenu de la taille du parc d'engraissement, la densité est d'environ 667 UN/ha.

Il s'agit ici d'une ZCEP à HD, étant donné que les critères de 200 jours et de 120 UN/ha sont tous deux dépassés. La figure 2 illustre un autre exemple.

Tableau 1. UN produites par les animaux qu'on trouve ordinairement dans des ZCEP
(et équivalents de 300 UN pour ces animaux en l'absence d'autres animaux d'élevage)

Type d'animal

Nombre de chacun

 

Animaux par UN

 

UN produites par chaque type d'animal

Équivalents de 300 UN

Compiler les rangées

inscrire

diviser par

total partiel

Vaches de boucherie

 

÷

1,0

=

 

300

Bovins semi-finis

 

÷

3,0

=

 

900

Bovins finis

 

÷

2,0

=

 

600

Bovins à l'engrais

 

÷

3,0

=

 

900

Génisses laitières

 

÷

2,0

=

 

600

Brebis de reproduction

 

÷

8,0

=

 

2400

Agneaux d'engraissement

 

÷

20,0

=

 

6000

Chevaux (récréatifs)

 

÷

1,0

=

 

300

Bisons adultes

 

÷

1,3

=

 

390

Wapitis adultes

 

÷

2,0

=

 

600

Autres

 

÷

 

=

 

 

UN totales (additionner la colonne des totaux partiels)

=

 

 

Pour connaître les autres équivalents d'UN, se reporter au tableau 3.2.1 du Protocole de gestion des éléments nutritifs.

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Figure 2. Parc d'engraissement d'agneaux en plein air avec bergerie et cour clôturée. La cour est un exemple d'une ZCEP à haute densité conforme aux normes.

Figure 2.  Parc d'engraissement d'agneaux en plein air avec bergerie et cour clôturée. La cour est un exemple d'une ZCE à haute densité conforme aux normes.

  1. Les animaux y sont confinés pendant moins de 200 jours, mais l'unité agricole déclarée produit au moins 300 UN et la densité animale est supérieure à 5 UN/ha/an (2 UN/ac/an) dans la zone de confinement.

    Exemple :

    • Confinement de 325 vaches de boucherie dans une ZCE de 2 ha pendant 180 jours de l'hiver.
    • Selon le tableau 1, 1 vache de boucherie devrait produire 1 UN, d'où une production de 325 UN/an pour 325 vaches de boucherie.
    • La densité animale annualisée de cette ZCEP est de 81 UN/ha/an (325 UN/2,0 ac x 0,493 an).

L'enclos d'hivernage est donc une ZCEP à HD, étant donné que le nombre d'animaux qui y sont confinés est suffisant pour produire 300 UN/an, ce qui représente plus de 5 UN/ha/an sur la ZCEP, même si celle-ci est utilisée pendant moins de 200 jours. Si, dans cet exemple, la production annualisée de fumier était de 5 UN/ha ou moins, la ZCEP ne serait pas soumise au Règlement.

ZCEP à faible densité (FD)

Voici comment le Règlement définit la « zone de confinement extérieure permanente à faible densité » :

Zone de confinement extérieure qui est utilisée pendant 4 800 heures ou plus par année civile et où le nombre d'animaux qui y sont confinés n'est pas suffisant, à n'importe quel moment, pour produire plus de 120 unités nutritives par hectare par année.

On parle donc de faible densité malgré le confinement des animaux pendant 200 jours ou plus par année, lorsque la densité animale est inférieure à la densité suffisante pour produire 120 UN/ha/an (45 UN/ac/an).

Exemple
  • Confinement de 110 wapitis adultes dans une ZCEP de 5 ha à longueur d'année.
  • Selon le tableau 1, 2 wapitis adultes peuvent produire 1 UN au cours d'une année, d'où une production totale de 55 UN/an pour 110 wapitis.
  • Compte tenu de la dimension de l'enclos, la densité est d'environ 11 UN/ha.

Cet enclos à wapitis est une ZCEP à FD, car même si l'enclos est utilisé pendant au moins 200 jours /an, la quantité de fumier produite ne dépasse pas 120 UN/ha. La figure 3 illustre un autre exemple.

Nota : Lorsque l'ensemble des animaux sur la ferme produisent plus de 300 UN, les exigences quant au choix du site (profondeur et caractéristiques du sol) qui s'appliquent à une ZCEP à FD sont les mêmes que s'il s'agissait d'une ZCEP à HD.

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Figure 3. Enclos de finition de bovins de boucherie en terre battue. L'enclos est pourvu d'une clôture brise-vent et d'un distributeur d'aliments le long de la clôture. Voilà un exemple d'une ZCEP à faible densité.

Figure 3.  Enclos de finition de bovins de boucherie en terre battue. L'enclos est pourvu d'une clôture brise-vent et d'un distributeur d'aliments le long de la clôture. Voilà un exemple d'une ZCE à faible densité.

L'exploitant peut s'aider de la feuille de calcul (tableau 2) et de l'arbre de décision (figure 1) pour déterminer à quelle catégorie appartient sa ZCEP. Il peut ensuite se concentrer sur les points clés énumérés ici relativement à cette catégorie de ZCEP.


Tableau 2. Feuille de calcul permettant de déterminer la catégorie de la ZCEP

Q1. Durée d'utilisation

Animaux présents (jours/an) x Animaux présents (heures/jour) = Animaux présents (heures/an)

Application du Règlement : Si moins de 200 jours ou 4800 heures, ARRÊTER sauf si le total des UN dans le tableau 1 est de 300 ou plus. Dans le cas contraire, les dispositions relatives aux ZCEP ne s'appliquent pas encore.

Q2. Densité animale

  UN produites par la ZCEP
(voir le tableau 1)
  Dimensions   Conversion en hectares   Densité animale (UN/ha) Application du Règlement
Hectares   ÷   X
1 ha/ha
=   Si plus de 120 UN/ha, c'est une ZCEP à HD.
Acres   ÷   X
2.5 ac/ha
=   Si 120 UN/ha ou moins, c'est une ZCEP à FD.

Q.3 ARRÊTER - sauf si la ZCEP sert moins de 200 jours et produit 300 un ou plus.

Q4. Densité animale annualisée

Densité animale (voir Q2)
(UN/ha)
  Durée de la présence des animaux dans la ZCEP en jours (en heures) (voir Q1)   Correction pour la durée d'utilisation par an   UN/ha/an Application du Règlement
  x
Jours d'utilisation
÷
365
=   If greater than 5.0 NU/ha/yr./ OCA is HD. If 5 NU/ha/yr. or less, area is unregulated as an POCA.
  x
Heures d'utilisation
÷
8769
=  


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Protection des eaux souterraines

La protection à apporter aux eaux souterraines dépend de la perméabilité du sol et de sa profondeur sous la ZCE. En général, plus le sol est argileux, plus la migration des contaminants vers les eaux souterraines se fait lentement. La hauteur de l'aquifère varie au cours de l'année du fait des variations saisonnières dans les préci­pitations et les taux d'évaporation de l'eau.

Si le sol est sableux et peu profond, il sera plus compliqué d'aménager une nouvelle ZCEP ou d'adapter une ZCEP existante aux nouvelles normes. La roche-mère étant souvent fracturée, elle offre une voie d'écoulement qui peut conduire les contaminants vers l'aquifère. Comme ces sols se drainent rapidement et offrent par conséquent peu de protection des eaux souterraines, ils se prêtent mal à l'aménagement d'une ZCE. La figure 4 illustre plusieurs des paramètres clés à prendre en considération dans le choix d'un emplacement eu égard à la protection des eaux souterraines.

Sol de la zone de confinement

Des exigences différentes visant la protection des eaux souterraines s'appliquent selon que la ZCEP est à HD ou à FD. Dans les deux cas, le sol sous la ZCEP doit avoir une teneur en argile minimale de 15 % sur toute la profondeur requise, à moins que le sol ne soit pavé, auquel cas il n'existe pas d'exigence relative au sol. Les exigences de profondeur varient selon qu'il s'agit d'une ZCEP à FD ou à HD, comme l'indique la figure 4. Ce schéma d'un parc d'engraissement montre les exigences relatives au tablier, au sol sous-jacent, à la nappe d'eau souterraine et à la roche-mère. Pour plus de détails sur les planchers des enclos, voir le tableau 4.

La profondeur du sol par rapport à la roche-mère ou aux aquifères et les caractéristiques du sol peuvent être déterminées à l'aide d'un appareil de forage ou à l'aide de trous creusés à la rétrocaveuse. Des analyses de sol faites au champ ou en laboratoire permettent de déterminer la perméabilité du sol et sa teneur en argile. Une personne d'expérience (pédologue, géologue, ingénieur ou entrepreneur) devrait être à même de confirmer si les critères de profondeur et de composition du sol sont respectés pour toute la surface de la ZCEP.

Figure 4. Schéma d'un parc d'engraissement avec sections pavées et sections non pavées indiquant les exigences relatives aux distances de retrait ainsi qu'au tablier et au sol sous-jacent. Le tableau 3 indique les distances de retrait à respecter par rapport aux eaux de surface.

Figure 4: Schéma d'un parc d'engraissement avec sections pavées et sections non pavées indiquant les exigences relatives aux distances de retrait ainsi qu'au tablier et au sol sous-jacent. Le tableau 3 indique les distances de retrait à respecter par rapport aux eaux de surface.

Texte correspondant

Si la ZCEP n'est pas pavée, mais qu'elle satisfait aux critères relatifs aux sols, il faut prêter attention aux systèmes de distribution des aliments qui sont fixés en permanence, comme les mangeoires installées le long des clôtures. Aux termes du Règlement, tout distributeur d'aliments permanent doit avoir une surface portante qui empêche en tout temps les pattes des animaux de s'y enfoncer de plus de 40 cm (16 po). Les dimensions du tablier de soutien doivent être suffisamment grandes pour soutenir les animaux devant fréquenter les mangeoires ou les abreuvoirs. En d'autres mots, le tablier de soutien sera plus imposant s'il doit accueillir des vaches de boucherie que s'il est destiné à des moutons. Les sols secs ont une plus grande capacité portante que les sols mouillés. Pour favoriser l'assèchement des surfaces réservées à la distribution d'eau et d'aliments, il est bon de situer les abreuvoirs et les mangeoires sur des parties hautes du terrain ou d'aménager des bermes ou des fossés pour que les eaux de ruissellement contournent le site. Il faut parfois consolider le sol pour empêcher les sabots des animaux de s'enfoncer trop profondément autour des mangeoires et des abreuvoirs. Les solutions de rechange économiques au béton com­prennent le renforcement à l'aide d'un géotextile et de gravier, solution qui revient à environ le cinquième du prix du béton. Ce type de revêtement de sol peut aussi être utile dans les allées, les chemins, les installations de tri ou les aires de transition pour prévenir l'érosion des bords des surfaces bétonnées.

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Retraits à respecter par rapport aux éléments vulnérables

Le Règlement interdit tout accès direct entre une ZCEP à HD et une eau de surface. La même interdiction vise les ZCEP à FD qui sont situées sur des unités agricoles produisant 300 UN par année. On comprend qu'en grand nombre, les animaux peuvent nuire considérablement à l'environnement en contaminant les eaux de surface et en détruisant l'habitat des poissons.

Tableau 3. Distances de retrait applicables aux ZCEP

Source d'eau ou élément à protéger

Distance à respecter

Puits foré de 15 m (50 pi) ou plus doté d'un tubage étanche d'une profondeur d'au moins 6 m (20 pi)

15 m (50 pi)

Autres puits, y compris puits de pétrole, de gaz et d'eau, puits abandonnés et trous d'essai ne respectant les critères mentionnés plus haut.

30 m (100 pi)

Puits municipaux

100 m (330 pi)

Drains agricoles souterrains

15 m (50 pi)

En choisissant le site d'une nouvelle ZCEP ou d'une ZCEP qui prend de l'expansion, qu'elle soit à HD ou à FD, il faut veiller à ce que les distances de retrait soient respectées par rapport aux éléments sensibles du milieu environnant, dont les puits et les drains agricoles souterrains (tableau 3). Les distances de retrait réduisent les risques que le fumier ou les éléments nutritifs n'atteignent les cours d'eau et les puits. Elles sont mesurées en ligne droite du point de la ZCEP auquel les animaux ont accès qui est le plus rapproché de l'élément à protéger (compte non tenu des mangeoires et des installations de manutention) jusqu'à l'élément vulnérable. Le Règlement exige que les installations d'entreposage de fumier soient pourvues d'une voie d'écoulement de 50 m (165 pi) ou plus jusqu'à l'eau de surface la plus proche. Il est recommandé, par mesure de précaution, de prévoir une voie d'écoulement comparable dans le cas d'une ZCEP. La longueur de la voie d'écoulement correspond à la distance parcourue par les eaux de ruissellement depuis le point où elles quittent la ZCEP jusqu'à l'eau de surface. La voie d'écoulement peut être prolongée par l'aménagement de bermes qui dévient le cours naturel de l'eau et allongent le parcours que celle-ci emprunte.


Tableau 4. Exigences relatives au plancher des zones de confinement extérieures permanentes selon la catégorie de la zone

ZCEP à haute densité
ZCEP à faible densité sur les sites produisant 300 UN ou plus

  • plancher de béton; ou
  • présence d'au moins 1 m (40 po) de sol entre la partie supérieure de la surface portante de la ZCEP et la roche-mère ou un aquifère, sol dont la conductivité hydraulique en milieu saturé ne dépasse pas 1 x 10-8 m/s ou dont la teneur en argile est de 15 % ou plus;
  • présence de toute matière naturelle ou travaillée qui offre une protection équivalente ou supérieure à celle qu'offrent les matières énumérées et qui est conçue et construite sous la supervision d'un ingénieur.

ZCEP à faible densité sur les sites produisant moins de 300 UN

  • présence d'au moins 50 cm (20 po) de sol entre la partie supérieure de la surface portante de la ZCEP et la roche-mère ou un aquifère, sol dont la conductivité hydraulique en milieu saturé ne dépasse pas 1 x 10-8 m/s ou dont la teneur en argile est de 15 % ou plus
  • présence de toute matière qui offre une protection équivalente ou supérieure à celle qu'offrent les matières énumérées pour les ZCEP à haute densité, y compris le béton.

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Exigences de maîtrise des eaux de ruissellement

Les eaux de ruissellement provenant d'une aire d'exercice contiennent normalement une certaine quantité de fumier. Les eaux de ruissellement sont constituées dans une proportion de 15-50 % de précipitations, proportion qui varie selon la force des orages, la pente de l'enclos, le compactage du sol, la densité animale, etc.

Aux termes de l'article 59 du Règlement, il existe quatre types de système de gestion des eaux de ruissellement qui sont acceptables pour une ZCEP : des dispositifs à même de détourner de la zone de confinement l'eau propre qui s'écoule en amont; des appareils de collecte et d'entreposage des eaux de ruissellement; des zones tampons de végétation; et un obstacle physique accru empêchant les eaux de ruissellement d'atteindre une eau de surface. Ces systèmes peuvent être utilisés seuls ou combinés. Le système de gestion des eaux de ruissellement qui convient à une exploitation donnée dépend des dimensions de l'aire d'affouragement du bétail, du nombre et de la densité des animaux sur le site, de la topographie des lieux et de la proximité d'éléments vulnérables comme des puits et des cours d'eau.

  1. Détournement de l'eau propre : Le fait de réduire la quantité d'eau propre qui pénètre dans la ZCEP constitue une méthode de gestion des eaux de ruissellement acceptable en vertu de l'article du Règlement visant les ZCEP (partie VII). Il est recommandé de combiner cette méthode à d'autres méthodes visant à réduire la quantité d'eau que reçoit la ZCEP. L'eau qui s'écoule d'une toiture doit être canalisée par des gouttières. Des bermes et des fossés peuvent servir à détourner l'eau et à l'empêcher d'atteindre la ZCEP.

  2. Collecte des eaux de ruissellement : Le système de collecte et d'entreposage des eaux de ruissellement doit respecter les critères énumérés à la partie VIII, Normes de sélection d'un site et de construction, du Règlement. La conception du système déterminera l'étude du terrain nécessaire. Un système ne concernant que les eaux de ruissellement est constitué d'une structure d'entreposage en terre dépourvu de revêtement, de moins de 3 m (10 pi) de profondeur et d'une capacité inférieure à 2 500 m3 (550 000 gal). La structure doit respecter les distances de retrait par rapport aux puits, aux drains souterrains, aux eaux de surface et aux plaines inondables, comme s'il s'agissait d'une structure d'entreposage de fumier.

  3. Zones tampons de végétation : Aussi appelées bandes filtrantes de végétation, il s'agit d'une autre méthode de gestion des eaux de ruissellement recon­nue par le Règlement. Ce sont des bandes de végétation conçues pour intercepter et traiter les eaux de ruissellement en favorisant la sédimentation, la filtration, la dilution et l'absorption des polluants et leur infiltration dans le sol. Une bande filtrante de végétation bien conçue peut retirer de 65 à 95 % des constituants des eaux de ruissellement, notamment des matières sèches et des éléments nutritifs. La conception d'une bande filtrante doit être confiée à une personne compétente. Les nouvelles bandes filtrantes peuvent devoir faire l'objet d'une approbation. Voici les facteurs qui influencent l'efficacité de cette méthode :
    • superficie de la cour où sont gardés les animaux;
    • volume et forme des précipitations (neige, pluie ou les deux);
    • dimensions, pente et longueur de la bande filtrante de végétation;
    • état de la végétation et type de sol dans la bande filtrante.

  4. Voie d'écoulement végétalisée : Aux termes du Règlement, une ZCEP qui produit moins de 150 UN peut utiliser des voies d'écoulement dépourvues de tuyaux de drainage, mais peuplées en permanence de végétaux pour évacuer les eaux de ruissellement provenant d'un site. Voici les exigences liées à ce système de gestion des eaux de ruissellement :
    • respect des distances de retrait par rapport aux puits et aux tuyaux de drainage déjà présents;
    • plus de 0,5 m (1,6 pi) de sol;
    • voie d'écoulement d'une longueur suffisante compte tenu de la superficie de la ZCEP :
      • 100 m (330 pi) pour une ZCEP de moins de 500 m2 (5400 pi2),
      • 150 m (490 pi) pour une ZCEP de 500 m2 ou plus (5400 pi2);
      • présence d'une voie d'écoulement par tranche de superficie maximale de 2000 m2 (21 500 pi2).

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Enlèvement et entreposage du fumier et de la neige

Les dispositions relatives aux ZCEP reposent sur le principe que la surface des enclos peut servir d'aire d'entreposage du fumier. Par conséquent, la SGEN qui vise une ZCEP peut prévoir l'accumulation de fumier dans la cour pendant une période allant jusqu'à un an ou son entreposage dans une structure (site temporaire d'entreposage au champ ou structure permanente). Le fumier peut rester dans la ZCEP pendant plus d'un an s'il est prévu dans la SGEN que le fumier s'accumulera comme litière. Le fumier peut aussi être épandu directement sur des champs conformément à un plan de gestion des éléments nutritifs (PGEN) ou être cédé à une autre unité agricole, à un autre producteur ou à un courtier, comme dans le cas de tout fumier ou de toute structure d'entreposage.

La neige et la glace accumulées sont une préoccupation dans les aires d'exercice, car elles ajoutent au volume des matières. La neige souillée peut être épandue sur les terres durant l'hiver à des moments où les épandages sont normalement interdits, pourvu que les champs soient identifiés dans le PGEN et que les matières soient conformes aux définitions données dans le Règlement. Cette neige peut aussi être ajoutée au système de manutention du fumier habituel. Les dispositions visant la neige contenant du fumier se trouvent à l'article 61 de la partie VII du Règlement. Les paramètres relatifs à la neige contenant du fumier sont les suivants :

  • elle contient de la glace ou des cristaux de neige;
  • elle ne contient aucune autre matière étrangère, sauf l'urine, les fèces, les aliments ou la litière du bétail;
  • elle a une teneur en matière sèche d'au plus 16 %;
  • elle peut être manipulée et empilée comme une matière solide.

Les exigences relatives à l'épandage de neige contenant du fumier sont les suivantes :

  • pente de moins de 3 %;
  • 4 fois la distance de retrait minimale par rapport à un puits prévue pour les épandages en été;
  • retrait de 40 m par rapport au haut de la berge de l'eau de surface la plus rapprochée;
  • bande tampon de végétation de 6 m (20 pi) longeant les bords du pied de la pente du champ;
  • taux d'épandage correspondant à la moitié du taux maximal d'épandage prévu en été pour le champ.

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Concurrence et protection de l'environnement

Les aires d'exercice, y compris les ZCEP, représentent un mode de conduite des élevages économique si on le compare aux élevages dans des bâtiments traditionnels. Que le sol soit pavé ou non, les ZCEP permettent d'investir moins d'argent dans des bâtiments et dans des systèmes de distribution des aliments, de ventilation et d'entreposage du fumier, sans compromettre la capacité d'épandre efficacement le fumier sur les terres. En créant un obstacle au lessivage des éléments nutritifs au niveau du plancher de l'enclos et en gérant les eaux de ruissellement qui s'échappent de la ZCEP, on peut réduire considérablement les risques de contamination des eaux de surface et des eaux souterraines tout en profitant des avantages qu'offrent les aires d'exercice sur le plan économique et sur celui de la production.

Ressources supplémentaires

  • Pour la liste des publications consacrées à la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs, voir le site Web du MAAARO ou composer le 1 877 424‑1300.
  • Using Geotextile Fabric in Livestock Operations (Factsheet AEX-304-97). Ohio State University Extension.
  • Vegetative Filter Strips: Application, Installation and Maintenance (Factsheet AEX-467-94). Ohio State University Extension.

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