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Euthanasie à la ferme des moutons et des chèvres
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La décision de mettre un terme avec compassion à la vie d'un animal peut être nécessaire en cas de blessure grave, ou de maladie ou à la suite d'un désastre comme un incendie ou une inondation. L'euthanasie à la ferme peut être la façon la plus pratique et la plus respectueuse pour un éleveur de bétail qui désire mettre un terme aux souffrances d'un animal s'il est incapable de se déplacer, ou pour empêcher que des résidus de médicaments ne pénètrent dans la chaîne alimentaire. Dans la mesure du possible, les producteurs de bétail devraient consulter un vétérinaire avant de procéder à l'euthanasie d'un animal. Une patte brisée avec un os exposé ou encore des organes internes exposés sont des exemples de conditions graves qui peuvent nécessiter l'euthanasie. On doit se poser les questions suivantes pour décider si on doit traiter, abattre ou euthanasier un animal blessé, extrêmement faible ou handicapé :
| Haut de la page | Méthodes d'euthanasieL'euthanasie doit être effectuée d'une manière qui réduise au minimum la peur et l'anxiété chez l'animal. Selon les bonnes pratiques d'élevage, les producteurs ont la responsabilité éthique et morale d'assurer une mort respectueuse aux animaux dont ils ont le soin, sans leur causer de souffrances additionnelles. Il y a trois méthodes principales appropriées d'euthanasie à la ferme : la surdose de barbiturique; l'étourdissement par un pistolet à cheville percutante, suivi d'une exsanguination, et l'abattage par balle. Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. L'euthanasie par une surdose de barbiturique doit être effectuée par un vétérinaire. Les producteurs qui choisissent le pistolet à cheville percutante ou l'abattage par balle doivent prendre des précautions pour ne pas se blesser gravement, ni les autres personnes. Pour choisir la méthode convenant le mieux à votre
exploitation, tenez compte de la sécurité des personnes,
du bien-être de l'animal, des compétences requises, des
coûts et d'autres facteurs. Le tableau 1
décrit les trois méthodes, et leurs caractéristiques.
| Haut de la page | Pistolet à cheville percutante et abattage par balleUne personne expérimentée peut étourdir rapidement un animal en utilisant un pistolet à cheville percutante ou une arme à feu dont le projectile vise le bon endroit, avec le bon angle de pénétration, compte tenu de l'espèce de l'animal et de son âge. On utilise les mêmes cibles anatomiques et les mêmes angles de pénétration pour le pistolet à cheville percutante et pour une arme à feu (voir les figures 1 et 2). Pistolet à cheville percutante
| Haut de la page | Arme à feu
| Haut de la page | Endroit et angle de pénétrationL'endroit de pénétration pour euthanasier les moutons et chèvres sans cornes est le point situé sur le front, au milieu de celui-ci, juste au-dessus des yeux, comme l'illustre la figure 1. Le coup doit être dirigé avec un angle, vers la ligne de la colonne vertébrale et la masse du corps (ou vers l'endroit où le corps se trouverait si l'animal pouvait se tenir normalement).
Figure 1. Endroit et angle de pénétration pour les moutons et chèvres sans cornes. Dans le cas des moutons et chèvres avec des cornes épaisses, on devrait tirer derrière la nuque, diriger le tir vers le bas juste sous les yeux et vers le nez, comme l'illustre la figure 2. Figure 2. Endroit et angle de pénétration pour les moutons et chèvres avec cornes épaisses | Haut de la page | Confirmation du décèsIl est essentiel de confirmer le décès de l'animal juste après l'euthanasie. Si l'animal est debout, il devrait s'effondrer sur-le-champ. Ses muscles peuvent se contracter involontairement, mais habituellement pas plus de 20 secondes. Après quoi, il peut présenter des mouvements erratiques ou des mouvements de pédalage avant que les muscles ne se relaxent complètement. Vérifiez la respiration de l'animal, son pouls et le clignotement de ses yeux (réflexe cornéen). Il ne devrait y en avoir aucun. Les yeux devraient être fixes et dilatés. Pour vérifier le réflexe de clignotement, touchez la surface de l'il de l'animal (la cornée). Tout mouvement ou clignotement indique une activité soutenue du cerveau ou une reprise de celle-ci. S'il y a signe de respiration, de pouls ou de clignotement, répétez la procédure d'euthanasie ou utilisez une autre méthode. | Haut de la page | Élimination des carcassesL'élimination appropriée des carcasses de bétail est cruciale pour empêcher la contamination de l'environnement et la propagation des maladies. En Ontario, la Loi sur les cadavres d'animaux (LCA) régit l'élimination des carcasses d'animaux de ferme, notamment le bétail, les porcs, les moutons, les chèvres et les chevaux, et toutes leurs parties, dont le sang. En vertu de la LCA, les producteurs sont tenus d'éliminer les carcasses d'animaux de ferme d'une manière appropriée, sécuritaire et respectueuse de l'environnement, dans les 48 heures suivant le décès. Quand on euthanasie un animal, on devrait choisir un emplacement où l'on peut aisément accéder à la carcasse et l'éliminer. La loi permet trois méthodes d'élimination :
Consultez les fiches d'information du MAAO « Méthodes recommandées d'enfouissement des cadavres de volailles et de petits animaux d'élevage pesant moins de 25 kg » (commande n° 03-050) et « Le compostage à la ferme des cadavres de bétail et de volaille » (commande n° 03-084) pour en savoir plus sur ces méthodes d'élimination à la ferme. | Haut de la page | ConclusionLa sécurité des humains et le bien-être des animaux doivent avoir préséance sur tout facteur économique quand doit décider si oui ou non un animal sera éliminé, et comment, quand et où il sera détruit et ce, avec compassion. L'euthanasie, une tâche évidemment désagréable, est une composante inévitable de l'élevage des animaux. La planification soignée et la formation permettent de réduire le stress de la personne qui doit exécuter cet acte nécessaire, et d'empêcher la souffrance inutile des animaux. Discutez avec votre vétérinaire des options en matière d'euthanasie pour votre exploitation agricole, puis élaborez un plan d'action et mettez-le à jour chaque année dans le cadre de votre programme de santé de votre troupeau. | Haut de la page | Avis et déni de responsabilitéLe ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario ne privilégie aucune des méthodes décrites ci-dessus. Les producteurs doivent déterminer laquelle convient à leurs circonstances particulières. La possession et l'utilisation des armes à feu sont régies par les lois fédérales; les producteurs doivent s'assurer qu'ils respectent toutes les exigences juridiques, et ils doivent prendre les mesures appropriées de sécurité. Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario n'est aucunement responsable de blessures ou des dommages résultant de l'utilisation de l'une ou l'autre des méthodes ci-dessus. | Haut de la page | RéférencesHumane Slaughter Association et Council of Justice to Animals. 2001. Captive Bolt Stunning of Livestock - Guidance Notes No. 2, 3e édition. Royaume-Uni. Humane Slaughter Association et Council of Justice to Animals. 2001. Humane Killing of Livestock Using Firearms - Guidance Notes No. 3. Royaume-Uni. Ontario Pork. On-Farm Euthanasia of Swine: Options for the Producer. Shearer, J.K. et P. Nicoletti. 2002. Procedures for Humane Euthanasia. University of Florida, College of Veterinary Medicine. Stull, C. et P. Hullinger. 1999. The Emergency Euthanasia of Sheep and Goats. California Department of Food and Agriculture, Animal Care Program. Dairy Workgroup. 1998. "Section 7: Care and Handling of Animals Destined For Sale or Slaughter," Animal Care Series: Dairy Care Practices, 2e édition. University of California, Cooperative Extension. Dairy Workgroup. 1998. "Section 8: Euthanasia of Animals on
the Dairy," Animal Care Series: Dairy Care Practices,
2nd Edition. University of California, Cooperative Extension. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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