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Le point sur la maladie débilitante
chronique
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Table des matières
- Introduction
- Distribution régionale
- Transmission
- Surveillance
- Prélèvement des échantillons
et administration des tests de dépistage
- Échantillonage aux abattoirs
- Résumé
- Sources consultées
Ces cinq dernières années, la maladie débilitante
chronique (MDC) est devenue la maladie la plus importante qui affecte
les populations de cervidés sauvages et d'élevage en Amérique
du Nord. Depuis 2000, sur la plupart des territoires d'Amérique
du Nord, des programmes de surveillance ont été mis en place
pour déterminer la présence ou l'absence de la MDC dans
les populations de cervidés sauvages et d'élevage. En Amérique
du Nord, plus de 300 000 cervidés ont été soumis
au dépistage de la MDC au cours des cinq dernières années.
Les craintes entourant la transmission de cette maladie limiteront le
déplacement des cervidés vivants et des produits provenant
des cervidés tant que la technologie ne permettra pas d'administrer
aux animaux vivants un test ayant un haut niveau de sensibilité
et de spécificité.
Introduction
La MDC des wapitis et des cerfs est une maladie infectieuse reconnaissable
aux signes cliniques suivants : salivation excessive, polydipsie (soif
excessive), polyurie (augmentation du volume urinaire), bave excessive,
ataxie (manque de coordination) et symptômes neurologiques se manifestant
graduellement. Après une exposition, la période d'incubation
peut aller jusqu'à 36 mois. La MDC fait partie d'un groupe de maladies
appelées encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST).
Les foyers d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont exacerbé
la crainte de la MDC et d'autres EST. Hueston et Bryant font le point
sur l'état actuel des connaissances concernant les EST(1).
Selon des recherches récentes, la MDC serait associée à
la présence d'un prion, ou protéine infectieuse, anormal.
Un prion est une protéine cellulaire normale qui intervient au
niveau des synapses (jonction entre deux neurones) et qui est codée
par un seul gène. Le prion anormal (prion étant dérivé
d'une expression anglaise signifiant particule infectieuse protéinique)
est résistant à la protéase; il a été
nommé PrPres. Le prion spécifique associé à
la MDC a quant à lui été nommé PrPCWD (CWD
étant l'abréviation de Chronic Wasting Disease, le nom anglais
de la MDC). Le prion PrPres perturbe l'activité normale des prions
cellulaires et les rend résistants à la protéase.
Les prions résistants à la protéase s'accumulent
alors et provoquent la vacuolisation et une perte fonctionnelle des neurones.
Selon une théorie récente, un virus lent serait l'agent
infectieux et le prion anormal serait une manifestation de l'infection(2).
Il n'existe aucune preuve que la MDC soit transmissible naturellement
aux humains ou à des espèces autres qu'à des espèces
de cervidés(3).
Distribution régionale
États-Unis
La MDC est présente chez le wapiti, le cerf-mulet, le cerf de Virginie
et le cerf-mulet des montagnes Rocheuses en parcours libre dans le nord
du Colorado, le sud du Wyoming et le sud-ouest du Nebraska, où
elle est endémique depuis la fin des années 1970. Le taux
de prévalence de la MDC dans les parties du centre-nord du Colorado
et du sud-est du Wyoming où elle est endémique peut atteindre
jusqu'à 17 % chez les populations locales de cerfs-mulets et de
cerfs de Virginie et environ 1 % chez les wapitis. Récemment, la
MDC a été diagnostiquée chez un orignal sauvage provenant
de la même région.
De nombreux États et provinces intensifient leur surveillance à
la fois chez les cervidés d'élevage et chez les cervidés
sauvages. Le Wisconsin a fait analyser 69 000 échantillons entre
2002 et 2005(4). La croyance qui veut que " plus on teste, plus on
trouve " s'est malheureusement révélée exacte.
Depuis 2001, la distribution géographique de la MDC s'est accrue,
gagnant des élevages et des régions sauvages de deux provinces
canadiennes (Alberta et Saskatchewan), et d'au moins quatorze États
(Colorado, Wyoming, Wisconsin, Kansas, Nouveau-Mexique, État de
New York, Virginie occidentale, Minnesota, Illinois, Montana, Utah, Dakota
du Sud, Nebraska et Oklahoma). Cette expansion de l'aire de distribution
peut être le fait d'une plus grande conscientisation et d'une intensification
des opérations de dépistage, comme elle peut être
attribuable à une véritable expansion de l'aire de distribution
de la maladie.
Canada
Les premiers signalements de la MDC au Canada remontent à 1974,
quand la maladie a été découverte chez un groupe
de cerfs-mulets que le jardin zoologique de Toronto avait importés
du zoo de Denver. Le dernier animal atteint par la MDC du groupe est mort
en 1981(5). En 1996, la MDC a été diagnostiquée sur
40 élevages de cervidés de la Saskatchewan. La source de
cette éclosion aurait été un wapiti importé
du Dakota du Sud. Dans le contexte de la médiatisation des EST
à la fin des années 1990, ce foyer a propulsé la
MDC à l'avant-plan. En plus de sévir dans 40 troupeaux de
la Saskatchewan, la MDC a aussi été diagnostiquée
en 2002 sur deux fermes d'élevage de l'Alberta. Environ 9 000 cervidés
d'élevage ont alors été abattus. De ce nombre, 233
étaient infectés et 31 présentaient des signes cliniques
de la maladie(6).
Depuis le printemps 2000, un diagnostic de MDC a été confirmé
chez des cerfs de Virginie et des cerfs-mulets sauvages de la Saskatchewan
et d'une région adjacente de l'Alberta. Depuis 2005, des sujets
infectés par la MDC ont été découverts dans
trois nouveaux troupeaux de cervidés de la Saskatchewan. La MDC
n'a pas été diagnostiquée dans le reste du Canada.
Le procès-verbal du second symposium international sur la MDC fournit
des précisions sur les États et provinces où cette
maladie a été diagnostiquée(7). Une carte préparée
par le National Wildlife Health Centre illustre la distribution de la
MDC (figure 1)(8).

Figure 1. Distribution de la maladie débilitante
chronique en Amérique du Nord, selon les données à
jour en juin 2007.
Transmission
Espèces de cervidés
Les épidémiologistes appuient la thèse voulant que
la MDC soit essentiellement une maladie infectieuse. La transmission maternelle
semble être relativement rare(3). Pendant l'éradication des
troupeaux d'élevage en Saskatchewan, le taux d'infection dans les
troupeaux s'abreuvant à même des cuves de stockage de grande
capacité (60 gal ou plus) était supérieur à
ce qu'il était dans les troupeaux qui s'abreuvaient à même
des abreuvoirs de petite capacité(9), ce qui semble logique compte
tenu que les cervidés affichant des signes cliniques de MDC bavent
pendant qu'ils boivent et passent plus de temps que la normale autour
des sources d'eau. Ces observations appuient l'hypothèse voulant
que la salive et les fèces jouent un rôle important dans
la transmission de l'agent pathogène(1, 3). Le prion PrPCWD s'accumule
dans les tissus lymphatiques associés à l'appareil digestif
(p. ex. amygdales, ganglions mésentériques). La salive et
les fèces jouent un rôle important dans la propagation de
l'agent.
L'infectiosité d'une EST peut persister dans le matériel
enfoui pendant au moins trois ans(10). Les pratiques qui augmentent la
concentration des cervidés et par conséquent la contamination
de l'environnement (p. ex. la détention de cervidés en captivité
ou la présence de cervidés sauvages attirés par la
nourriture) peuvent contribuer pour beaucoup à la transmission
de l'agent pathogène. Il est peu probable que les contacts occasionnels
le long d'une clôture augmentent les risques de transmission. La
transmission peut se faire à la fois directement (p. ex. contact
prolongé le long d'une clôture) et indirectement (p. ex.
pâturages contaminés). La dissémination du virus précède
probablement la manifestation des signes cliniques tant chez les wapitis
que chez les cerfs(3).
Au moment de l'éradication des wapitis d'élevage en Saskatchewan,
une analyse génétique a montré que la majorité
des sujets qui ont été diagnostiqués positifs étaient
homozygotes pour 132M. La MDC n'a pas été décelée
chez les wapitis qui étaient homozygotes pour 132L(6).
Cervidés sauvages
Chez le cerf-mulet en parcours libre, il se peut que les mâles adultes
jouent un rôle important dans la propagation de la MDC. La prévalence
de la MDC atteint un sommet chez les mâles de 5-6 ans. Aucun lien
avec l'âge n'a été découvert chez les femelles.
Les comportements liés au genre, comme l'errance des mâles
ayant atteint la maturité sexuelle pendant la saison de reproduction,
et les risques accrus auxquels ils sont alors exposés d'interagir
avec des sources d'infection et de copuler avec de nombreuses femelles,
peuvent expliquer les différences dans les taux d'infection (prévalence)
chez les mâles et les femelles(11).
Animaux d'élevage
Bovins, ovins et caprins semblent relativement résistants à
l'infection. Dans une étude à long terme, on a intensément
exposé des bovins à des cerfs et à des wapitis infectés
soit par inoculation par voie orale soit par confinement avec des cerfs-mulets
et des wapitis infectés détenus en captivité. Les
bovins sont restés en bonne santé pendant plus de 5 ans(3).
Humains
Il arrive occasionnellement que des médias rapportent la mort de
chasseurs frappés par la maladie de Creutzfeldt-Jakob (aussi appelée
variante humaine de la l'ESB). Les enquêtes menées à
la suite de tels décès démentent ces allégations(12).
On a inoculé intracérébralement à des souris
transgéniques (" souris cervidisées ") le prion
de la MDC prélevé sur des wapitis. On a aussi inoculé
intracérébralement à deux lignées génétiques
de souris transgéniques " humanisées " qui sont
sensibles aux prions humains (PrPres) le prion de la MDC prélevé
sur des wapitis. Les souris humanisées n'avaient toujours pas développé
la MDC après plus de 657 et plus de 756 jours respectivement. Par
comparaison, les souris transgéniques " cervidisées
" étaient devenues infectées après 118-142 jours.
Ces données suggèrent qu'il peut exister une barrière
plutôt étanche entre les espèces pour ce qui est de
la transmission aux humains de la MDC frappant les wapitis(13).
Surveillance
Cervidés sauvages
Bien des autorités ont mis au point des programmes de surveillance
des cervidés sauvages qui utilisent des grilles d'échantillonnage
aléatoire par zone géographique et des méthodes permettant
de détecter des taux de prévalence faibles (de moins de
1 %) et le premier cas selon un niveau de confiance supérieur ou
égal à 95 %. Les autorités ciblent parfois les efforts
de surveillance sur les zones qui leur paraissent plus à risque.
Le choix des régions où sont déployés en priorité
les efforts de surveillance dépend de facteurs comme la proximité
à des provinces ou à des États où la MDC a
été diagnostiquée ou la présence dans la région
d'une concentration d'élevages de cervidés. Les cervidés
abattus par des chasseurs constituent une source courante d'échantillons
destinés à la surveillance. Dans certaines régions,
surtout là où la chasse est interdite, on utilise pour l'échantillonnage
les cadavres de cervidés tués sur les routes.
Cervidés d'élevage
Les provinces de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba possèdent
toutes à l'heure actuelle des programmes de surveillance à
participation obligatoire. Un test de dépistage de la MDC doit
être effectué sur tous les animaux de plus de 12 mois morts
et abattus. Au Québec et en Ontario, les programmes de surveillance
sont des programmes à participation volontaire. Les autres provinces
ne possèdent que très peu sinon aucun élevage de
cervidés. La MDC est une maladie à déclaration obligatoire
partout au Canada, où tous les cas suspects doivent être
signalés à l'Agence canadienne d'inspection des aliments
(ACIA) en vertu de la Loi sur la santé des animaux (Canada).
Aux É.-U., un programme fédéral de certification
des troupeaux relatif à la MDC est actuellement en cours d'élaboration.
De nombreux États ont décrété un moratoire
sur l'importation sur leur territoire de cervidés d'élevage
et de cervidés sauvages. Les programmes de surveillance de la MDC
varient d'un État à l'autre. Certains programmes sont à
participation volontaire, d'autres sont à participation obligatoire.
L'ACIA et le ministère de l'Agriculture des É.-U. débattent
actuellement de la possibilité d'harmoniser les normes canadiennes
et américaines d'importation et d'exportation de cervidés
eu égard à la MDC.
Prélèvement des échantillons
et administration des tests de dépistage
De la fin des années 1990 jusqu'à l'automne 2005, les diagnostics
de MDC étaient posés en fonction de la présence ou
de l'absence du prion anormal PrPres, révélée par
immunohistochimie (IHC). L'IHC est reconnue comme étant la norme
par excellence dans le dépistage de la MDC. L'analyse est surtout
faite sur l'obex qui est prélevé du tronc cérébral
(medulla oblongata). L'obex est prélevé et mis dans une
solution de formaline tamponnée à 10 %. Les pathologistes
évaluent la coloration de la région des noyaux vagaux du
système parasympathique. Depuis peu, il existe des tests de dépistage
rapides dont l'utilisation a été approuvée. La plupart
de ces " tests rapides " reposent sur l'emploi de la méthode
ELISA, l'un d'eux reposant toutefois sur une méthode commerciale
de transfert Western. Des échantillons frais ou congelés
sont soumis au laboratoire, qui est souvent à même de communiquer
les résultats le jour même ou le lendemain. Le test Bio-Rad
ELISA est le test le plus couramment utilisé au Canada pour le
dépistage de la MDC. Depuis trois ans, les tests de dépistage
se font surtout à partir des tissus des ganglions lymphatiques
rétro-pharyngiens dans le cas des cerfs de Virginie et des cerfs-mulets,
bien qu'ils continuent de se faire surtout à partir des tissus
de l'obex dans le cas des wapitis et des cerfs élaphes (6). Le
tableau 1 résume les activités de surveillance qui ont eu
lieu en Ontario au cours des neuf dernières années. Le dépistage
s'est également fait à l'essai au moyen de biopsies et de
tests sur des tissus amygdaliens(14). Des chercheurs canadiens évaluent
en ce moment la possibilité d'utiliser les muqueuses rectales pour
effectuer des tests sur des cervidés vivants(15). Des chercheurs
de l'Université de Guelph font par ailleurs l'essai d'un capteur
acoustique qui permettrait éventuellement de détecter le
prion dans le sang et l'urine(16).
Étant donné la vaste étendue du territoire ontarien,
l'impossibilité sur le plan pratique d'expédier des têtes
ou des carcasses complètes, et le laps de temps restreint pendant
lequel il est possible de prélever des échantillons convenables,
des séances de formation et une trousse de formation ont été
mises au point pour mieux faire connaître la MDC aux vétérinaires
et leur enseigner comment prélever les échantillons de tissu
destinés à l'analyse.
Le Laboratoire d'hygiène vétérinaire (LHV) de l'Université
de Guelph utilise maintenant le test Bio-Rad pour faire le dépistage
de la MDC et n'a désormais plus recours à l'IHC. Tous les
échantillons provenant de l'Ontario qui doivent être analysés
à l'aide du test Bio-Rad doivent être expédiés
frais ou en partie frais et en partie congelés. Les échantillons
prélevés en Ontario peuvent être expédiés
sans frais au LHV. Il suffit de les expédier par Purolator en inscrivant
sur le connaissement le numéro de compte 096691 de l'Université
de Guelph. Le LHV n'analyse plus les échantillons expédiés
dans de la formaline.
Si l'on utilise le test Bio-Rad, placer l'obex dans un sac à languettes
et le garder réfrigéré ou congelé avant de
le soumettre au laboratoire. Si l'on a recours à l'immunohistochimie,
placer l'obex dans une solution de formaline tamponnée à
10 %. Certaines autorités peuvent exiger que les échantillons
soient coupés en deux, la moitié devant être placée
dans la formaline tamponnée, l'autre moitié devant être
gardée à l'état frais ou congelé.

Figure 2. Le tronc cérébral est coupé
à 1 cm au-dessus et au-dessous de l'obex (le " V " sur
la surface dorsale du tronc cérébral).
Tableau 1. Échantillons soumis au dépistage de la MDC en Ontario
- de 1998 au 26 juillet 2007 (cervidés d'élevage, à moins d'indication
différente)
| Année |
Nbre d'échantillons |
Wapitis |
Hybrides wapiti-élaphes |
Cerfs de
Virginie |
Daims |
Caribous, orignaux
|
Espèces non précisées |
| Total des échantillons soumis en
1998 |
51
|
15
|
18
|
10
|
6
|
2
|
|
| Total des échantillons soumis en
1999 |
47
|
16
|
15
|
9
|
3
|
4
|
|
| Total des échantillons soumis en
2000 |
50
|
|
|
|
|
|
|
| Histologie du cerveau |
19
|
|
|
|
|
|
|
| IHC |
6
|
5
|
1
|
|
|
|
|
| Total des échantillons soumis en
2001 |
71
|
|
|
|
|
|
|
| IHC |
25
|
19
|
3
|
3
|
|
|
|
2002 |
Nbre d'échantillons |
Wapitis |
Hybrides wapiti-élaphes |
Cerfs de
Virginie |
Daims |
Caribous, orignaux
|
Espèces non précisées |
| Sauvages (MRN) - IHC |
155
|
4
|
|
151
|
|
|
|
| D'élevage - IHC |
121
|
|
|
|
|
|
|
| Total - IHC |
276
|
|
|
|
|
|
|
2003 |
Nbre d'échantillons |
Wapitis |
Hybrides wapiti-élaphes |
Cerfs de
Virginie |
Daims |
Caribous, orignaux
|
Espèces non précisées |
| Sauvages (MRN) - IHC |
613
|
|
|
|
|
|
|
| D'élevage - IHC |
241
|
167
|
16
|
47
|
1
|
10
|
|
| Total - IHC |
854
|
|
|
|
|
|
|
2004 |
Nbre d'échantillons |
Wapitis |
Hybrides wapiti-élaphes |
Cerfs de
Virginie |
Daims |
Caribous, orignaux
|
Espèces non précisées |
| Sauvages (MRN) - IHC |
420
|
|
|
|
|
|
|
| D'élevage - IHC |
234
|
115
|
23
|
52
|
|
1
|
43
|
| Total - IHC |
654
|
|
|
|
|
|
|
2005 |
Nbre d'échantillons |
Wapitis |
Hybrides wapiti-élaphes |
Cerfs de
Virginie |
Daims |
Caribous, orignaux
|
Espèces non précisées |
| Sauvages (MRN) - Bio-Rad |
1436
|
|
|
1436
|
|
|
|
| D'élevage - Bio-Rad |
109
|
41
|
16
|
43
|
|
1
|
9
|
| D'élevage - IHC |
1
|
|
|
|
|
|
|
| Total IHC et Bio-Rad |
1544
|
|
|
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|
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|
2006 |
Nbre d'échantillons |
Wapitis |
Hybrides wapiti-élaphes |
Cerfs de
Virginie |
Daims |
Caribous, orignaux
|
Espèces non précisées |
| Sauvages (MRN) - Bio-Rad |
1451
|
|
|
1451
|
|
|
|
| D'élevage - Bio-Rad |
316
|
202
|
26
|
88
|
|
|
|
| Total |
1767
|
|
|
|
|
|
|
2007 (1er janv.-26 juill.) |
Nbre d'échantillons |
Wapitis |
Hybrides wapiti-élaphes |
Cerfs de
Virginie |
Daims |
Caribous, orignaux
|
Espèces non précisées |
| Sauvages (MRN) - Bio-Rad |
Aucun déclaré
|
|
|
|
|
|
|
| D'élevage - Bio-Rad |
203
|
104
|
28
|
50
|
20
|
1
|
|
| Total |
203
|
|
|
|
|
|
|
IHC = Nombre d'essais par immunohistochimie effectués.
Des autopsies complètes peuvent avoir été faites
en plus de l'IHC.
Sauvages = Données relatives aux cervidés sauvages, dont
des cerfs de Virginie abattus par des chasseurs, des wapitis provenant
du Projet de rétablissement du wapiti et des cerfs de Virginie
trouvés morts dans les parcs.
MRN = Ministère des Richesses naturelles
Échantillonage aux abattoirs
Dans l'élaboration de programmes de surveillance aux abattoirs,
il faut savoir que les carcasses devront être retenues jusqu'à
ce qu'elles soient déclarées exemptes de la MDC. Le délai
qui s'écoule entre le moment du prélèvement des échantillons
et la libération des carcasses peut représenter un problème
dans les abattoirs où l'espace dans la chambre froide est restreint.
Avec l'avènement des tests rapides qui permettent d'obtenir les
résultats en 24-36 heures, ce problèmes est moins criant,
mais oblige à assurer une coordination entre les services d'inspection
des viandes et les services de laboratoire.
Résumé
Compte tenu de la présence de la MDC dans au moins quatorze États
et deux provinces, compte tenu de la longue période d'incubation
de cette maladie, compte tenu également de la crainte qu'inspire
au public les EST, il est vital que les éleveurs de cervidés
et les pouvoirs publics continuent leurs efforts de surveillance, afin
de stopper la propagation de cette maladie.
Sources consultées
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" dans J Food Science 2005; 70 (5):R77-R87.
- Manuelidis L. " A 25 nm virion is the likely cause of transmissible
spongiform encephalopathies " dans J Cell Biochem 2007 March 1;
100 (4):897-915.
- Miller MW, Williams ES. " Chronic wasting disease of cervids
" dans : Harris D, ed. Mad Cow Disease and Related Spongiform Encephalopathies
- Current Topics in Microbiology and Immunology. No. 284. Springer 2004:193-214.
- Keane DP, Barr DJ, McCoy TR, Petrinec KM, Leller J, Bochsler PN.
" Wisconsin white-tails and chronic wasting disease, 2002-2005
" dans Proc The Second International Chronic Wasting Disease Symposium
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- Dubé C, Mehren KG, Barker IK, Peart BL, Balachandran A. "
Retrospective investigation of chronic wasting disease of cervids at
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Proc The Second International Chronic Wasting Disease Symposium 2005:57.
- Second
International Chronic Wasting Disease Symposium, Madison, Wisconsin
2005.
- National
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- Peart B, vétérinaire principal, Contrôle des
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des aliments. Communication personnelle.
- Johnson CJ, Phillips KE, Schramm PT, McKenzie D, Aiken JM, Pedersen
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dans PLoS Pathog 2006 April; 2 (4):e32.
- Miller MW, Conner MM. " Epidemiology of chronic wasting disease
in free-ranging mule deer: spatial, temporal, and demograph influences
on observed prevalence patterns " dans Journal of Wildlife Disease
2006; 41 (2):275-290.
- " Fatal
degenerative neurologic illnesses in men who participated in wild game
feasts - Wisconsin, 2002 " dans Morbidity and Mortality Weekly
Report, Centers for Disease Control and Prevention.
- Kong O, Huang S, Zou W, Vanegas D, Wang M, Wu D, Yuan J, Zheng M,
Bai H, Deng H, Chen K, Jenny AL, O'Rourke K, Belay ED, Schonberger LB,
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" dans J Neurosci 2005; 25 (35):7944-7949.
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tissues in Rocky Mountain elk (Cervus elaphus nelsoni) infected with
chronic wasting disease " dans J Vet Diagn Invest 2006; 18:553-557.
- Stiver W, professeur et titulaire d'une chaire du CRSNG en génie
du design de l'environnement à l'école d'ingénierie
de l'Université de Guelph. Communication personnelle.
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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