Classification des sols et des paysages agricoles de premier choix et marginaux : Lignes directrices pour l’application à l’Ontario de l’Inventaire des terres du Canada

Objet

L’objet du présent abrégé est de fournir le cadre détaillé qui devra régir l’application du système de classification de l’Inventaire des terres du Canada (ITC) aux sols et aux paysages minéraux de l’Ontario. Les lignes directrices présentées ici devront être substituées à celles du rapport intitulé Canada Land Inventory, Soil Capability Classification for Agriculture (Rapport no 2 de l’ARAP, 1965).

Table des matières

  1. Introduction
  2. Hypothèses
  3. Classes et sous-classes de possibilités
  4. Définition des classes de possibilités
  5. Définition des sous-classes de possibilités
  6. Renseignements nécessaires
  7. Détermination des sous-classes et des classes de possibilités
  8. Conventions relatives à l’attribution des sous-classes et des classes
  9. Critères des sous-classes et des classes
  10. Climat
  11. Groupes de classes de textures du sol
    1. Sous-classe D - Structure du sol défavorable et/ou faible perméabilité
    2. Sous-classe E - Érosion
    3. Sous-classe F - Fertilité naturelle faible
    4. Sous-classe I - Inondation par cours d’eau ou lacs
    5. Sous-classe M - Déficit en eau
    6. Sous-classe P - Pierrosité
    7. Sous-classe R - Proximité de la roche-mère consolidée
    8. Sous-classe S - Caractéristiques de sol défavorables
    9. Sous-classe T - Topographie
    10. Sous-classe W - Excès d’eau
    11. Sous-classe C – Climat défavorable
  12. Références bibliographiques
  13. Glossaire

Introduction

L’Inventaire des terres du Canada (ITC) classe les terres selon leur potentiel agricole au moyen d’un système interprétatif qui évalue l’influence limitative exercée par diverses caractéristiques de sol et de climat sur l’aptitude des terres à la production des grandes cultures communes. En Ontario, les grandes cultures communes sont le maïs, le soja, les céréales à paille et les espèces fourragères vivaces. Ce système de classification des terres ne tient pas compte de l’aptitude à la culture d’espèces horticoles ou d’autres cultures de spécialité.

Le système évalue trois qualités générales des sols minéraux :

  1. Leur productivité, comparativement à celle de tous les sols minéraux de l’Ontario et du Canada.
  2. Leur potentiel de diversification, c’est-à-dire la gamme des grandes cultures communes qu’on peut y cultiver.
  3. Leurs besoins en pratiques de gestion, à savoir les améliorations foncières et les pratiques de conservation qui sont nécessaires pour améliorer l’aptitude à porter des grandes cultures.

Le système ITC range les sols minéraux dans sept catégories, appelées classes de possibilités, en fonction de leurs potentialités et de leurs limitations. Les sols rangés dans les trois premières classes sont ceux où la production soutenue de grandes cultures est considérée possible, ce qui leur vaut le rang de ressources foncières agricoles de premier choix. Les sols rangés dans la classe 4 sont considérés comme des sols d’intérêt marginal pour les grandes cultures. Les sols de classe 5 conviennent à la production de foin et au pâturage permanent. Les sols de classe 6 sont uniquement aptes au pâturage non amélioré et ceux de classe 7 n’ont aucun potentiel agricole.

Le système tient compte des potentialités des sols. En conséquence, pour chaque sol d’une zone donnée, ces potentialités peuvent ne pas correspondre aux modes d’utilisation et de gestion actuels de ce sol. Par exemple, le système ITC peut ranger une région boisée dans une classe élevée de possibilités agricoles alors que cette région n’a encore été ni défrichée ni cultivée.

Hypothèses

La classification des sols de l’ITC repose sur un certain nombre de principes et d’hypothèses, à savoir :

  1. On tient compte des associations de caractéristiques pédoclimatiques qui ont un effet limitatif sur la gamme des grandes cultures communes cultivables et sur la capacité productive des sols. Dans le cas des terres qui sont susceptibles d’être améliorées par des travaux de débroussaillage, d’arrachage d’arbres et de dessouchage, ce besoin d’amélioration n’est pas considéré comme un facteur limitant le potentiel agricole, sauf si ces travaux ne sont pas économiquement envisageables.
  2. On suppose que la gestion des terres et la production des grandes cultures font l’objet des meilleures pratiques contemporaines.
  3. On considère que les différentes terres rangées dans une même classe de possibilités sont affectées du même degré de limitation, en dépit de la diversité des limitations dont elles font individuellement l’objet.
  4. Les classes de possibilités traduisent les capacités potentielles des terres après amélioration foncière. Les terres nécessitant des travaux d’amélioration (comme l’épierrage ou le drainage souterrain) qui sont réalisables d’un point de vue économique et pratique par l’exploitant ou le propriétaire sont classées en fonction du degré de limitation qui demeurerait après réalisation des travaux. Il est admis qu’à certains endroits ou dans certaines conditions locales, certaines améliorations peuvent ne pas être réalisables même si elles le sont généralement sur des terres comparables situées à d’autres endroits.
  5. Les sols d’une zone donnée peuvent voir leur classement modifié après réalisation de travaux d’amélioration majeurs ayant réduit ou éliminé de façon permanente les limitations présentes.
  6. La distance par rapport aux marchés, l’état des routes, le lieu, la taille des exploitations agricoles, les régimes de propriété et de mise en valeur des terres, les techniques culturales et la compétence ou les ressources des différents exploitants ne sont pas des critères utilisés dans la classification des sols de l’ITC.
  7. Les classes de possibilités peuvent être modifiées à mesure qu’évoluent les connaissances sur le comportement et les réactions des sols.

Classes et sous-classes de possibilités

Le système de l’ITC comprend sept classes de possibilités. Les sols y sont classés par ordre décroissant de qualité, de la classe 1, qui est la meilleure, à la classe 7 qui vise les sols n’ayant aucune aptitude à la production des grandes cultures communes. Les sols de la classe 1 ne présentent aucune limitation importante. Les sols des classes 2 à 7 souffrent d’une ou de plusieurs limitations, dont chacune est désignée par une sous-classe de possibilités.

Définitions des classes de possibilités

Classe 1 – Sols ne présentant aucune limitation importante à la production agricole.

Les sols de classe 1 sont plats ou presque plats, profonds, bien drainés à imparfaitement drainés, et possèdent un bon niveau de fertilité naturelle ainsi qu’une bonne capacité de rétention des éléments nutritifs et de l’eau. Ils peuvent être travaillés et cultivés sans difficulté. Quand ils sont bien gérés, ils conviennent à la production de la gamme complète des grandes cultures communes avec une productivité assez élevée à élevée.

Classe 2 – Sols présentant des limitations modérées qui restreignent la gamme des cultures ou qui exigent l’application de pratiques de conservation ordinaires.

Ce sont des sols profonds qui peuvent ne pas posséder une aussi bonne capacité de rétention en eau et des éléments nutritifs que les sols de classe 1. Ils souffrent de limitations modérées et peuvent être gérés et cultivés sans difficulté notable. Moyennant une bonne gestion, ils ont une productivité allant d’assez élevée à élevée pour ce qui concerne la plupart des grandes cultures communes.

Classe 3 – Sols présentant des limitations assez sérieuses qui restreignent la gamme des cultures ou qui exigent des pratiques de conservation spéciales.

Leurs limitations sont plus graves que celles des sols de classe 2. Elles créent des contraintes sur un ou plusieurs des aspects suivants : choix du moment et facilité du travail du sol; semis et récolte; gamme de cultures possibles; méthodes de conservation. Moyennant une bonne gestion, ces sols peuvent porter la plupart des grandes cultures communes et afficher une productivité assez bonne à assez élevée.

Classe 4 - Sols présentant de graves limitations qui restreignent la gamme des cultures ou qui exigent des pratiques de conservation spéciales ou une gestion très minutieuse, ou les deux.

Ils souffrent de limitations graves qui créent des contraintes sérieuses sur une ou plusieurs des pratiques suivantes : choix du moment et facilité du travail du sol; semis et récolte; gamme de cultures possibles; méthodes de conservation. La gamme des grandes cultures communes qui peuvent y être cultivées va de restreinte à large, avec une productivité allant de faible à moyenne, mais la productivité peut être meilleure avec une culture spécialement adaptée.

Classe 5 – Sols présentant de très sérieuses limitations qui les restreignent à la culture de plantes fourragères vivaces, mais pouvant faire l’objet de pratiques améliorantes.

L’importance de ces limitations est telle qu’elle rend impossible la production soutenue des grandes cultures annuelles. Ces sols peuvent cependant convenir à la production d’espèces indigènes ou adaptées de plantes fourragères vivaces et ils peuvent être bonifiés par des travaux aratoires. Les travaux d’amélioration réalisables d’un point de vue économique peuvent être le débroussaillage, le travail du sol, le semis, la fertilisation ou l’assainissement (lutte contre l’excès d’eau).

Classe 6 – Sols impropres à la culture, mais pouvant être exploités comme pâture permanente non améliorée.

Ces sols peuvent supporter le pâturage soutenu d’animaux d’élevage, mais leurs limitations sont si graves qu’elles rendent impossibles l’amélioration par travaux aratoires. Leur relief prononcé peut empêcher l’utilisation des machines agricoles, les sols peuvent ne pas répondre à l’amélioration, ou la saison de pâturage peut être très courte.

Classe 7 – Sols impropres à la culture et au pâturage permanent.

Cette classe regroupe les marais, les terrains rocheux et les sols en pente raide.

Définitions des sous-classes de possibilités

Les sous-classes de possibilités indiquent la nature des facteurs qui limitent les possibilités agricoles. Treize sous-classes avaient été décrites dans le rapport no 2 de l’ITC. Onze de ces sous-classes ont été adaptées aux sols de l’Ontario.

Définitions des sous-classes :

Sous-classe C – Climat défavorable : Cette sous-classe désigne un climat qui réduit l’aptitude d’un sol aux productions végétales, par comparaison au climat « médian » défini comme ayant une saison de croissance suffisamment chaude pour permettre la croissance et la maturation des grandes cultures communes, ainsi que des précipitations suffisantes pour permettre la mise en culture d’un même sol année après année sans risque important d’échec partiel ou total. En Ontario, la sous-classe C est appliquée aux terres bénéficiant de moins de 2 300 unités thermiques de croissance.

Sous-classe D – Structure du sol défavorable et/ou faible perméabilité : Cette sous-classe s’applique aux sols qui sont difficiles à travailler, aux sols dans lesquels l’eau est absorbée ou résorbée très lentement et aux sols dans lesquels la profondeur accessible aux racines des plantes est limitée par d’autres facteurs que la proximité de la nappe phréatique ou de la roche-mère consolidée. En Ontario, les sols de sous-classe C sont caractérisés par des teneurs en argile critiques dans la partie supérieure du profil pédologique.

Sous-classe E – Érosion : La disparition de la couche arable et de la couche sub-superficielle causée par l’érosion a réduit la productivité du sol et elle peut, dans certains cas, compliquer ou empêcher les travaux agricoles, par ex. lorsque les champs sont ravinés.

Sous-classe F – Fertilité naturelle faible : Cette sous-classe regroupe les sols qui présentent une faible fertilité pouvant soit être corrigée par une gestion minutieuse des engrais et des amendements, soit être difficile et coûteuse à corriger. La limitation peut être imputable au manque d’éléments nutritifs biodisponibles pour les plantes, à une acidité élevée, à une capacité d’échange cationique faible, ou à la présence de substances chimiques toxiques.

Sous-classe I - Inondation par cours d’eau ou lacs : Les sols de sous-classe I sont exposés à l’inondation causée par des cours d’eau et des lacs, laquelle peut endommager les cultures ou limiter l’utilisation du sol à des fins agricoles.

Sous-classe M – Déficit en eau : Les sols de cette sous-classe ont une capacité de rétention en eau limitée et sont sujets aux sécheresses.

Sous-classe P - Pierrosité: Cette sous-classe désigne les sols suffisamment pierreux pour compliquer ou empêcher le labour, le semis et la récolte.

Sous-classe R – Proximité de la roche-mère consolidée : La présence d’une assise rocheuse dure à moins de 100 cm de la surface du sol limite la profondeur de la zone d’enracinement des végétaux et restreint la capacité de rétention en eau du sol. Par ailleurs, dans les sols mal drainés, la présence de la roche-mère à une faible profondeur peut rendre le drainage artificiel impossible.

Sous-classe S - Caractéristiques de sol défavorables : Cette sous-classe désigne l’effet cumulatif de plusieurs limitations de même gravité. En Ontario, elle a été souvent appliquée aux sols qui présentent simultanément les limitations F et M et une troisième limitation telle que T, E ou P.

Sous-classe T – Topographie : Cette sous-classe a trait aux limitations résultant du degré d’inclinaison et de la longueur des pentes qui sont présentes. Ces limitations peuvent entraver l’emploi des machines, diminuer l’uniformité de la croissance et de la maturité des cultures et augmenter les risques d’érosion hydrique.

Sous-classe W - Excès d’eau : Cette sous-classe concerne les sols caractérisés par une teneur en eau très élevée résultant d’un mauvais ou très mauvais drainage. Elle est à distinguer de la sous-classe I – Inondation qui indique un risque d’inondation créé par les lacs ou les cours d’eau adjacents.

Renseignements nécessaires :

Pour déterminer la classe d’un sol en particulier suivant le système ITC, on doit réunir les données suivantes :

Classe de drainage du sol : Sept classes de drainage sont utilisées en Ontario et au Canada, à savoir : très rapide, rapide, bon, assez bon, imparfait, mauvais, très mauvais.

Épaisseur de sol non consolidé au-dessus de la roche-mère : Dans les zones où la roche-mère dure est à moins de 1 mètre de la surface, la profondeur à laquelle elle commence.

Horizons pédologiques : Le type et l’épaisseur des horizons pédologiques significatifs, notamment la profondeur de la couche arable (horizon Ap ou Ah); les horizons B diagnostiques et significatifs, la profondeur des horizons C (matériau originel) et leur nature.

Texture/répartition granulométrique : La classe texturale (matériau minéral < 2 mm) de chaque horizon significatif; en ce qui concerne les sols graveleux; y compris le terme (« graveleux » ou « très graveleux) qui doit qualifier la classe texturale quand la teneur en gravier dépasse 20 % en poids ou 15 % en volume.

Réaction du sol : Pour les sols dont l’alcalinité est connue, la profondeur à laquelle les carbonates libres sont détectables avec une solution d’acide chlorhydrique à 10 %. Dans le cas de sols présentant certaines caractéristiques d’horizons comme des signes de podzolisation, il est possible de conclure à une acidité élevée. La mesure du pH du sol, surtout du matériau d’origine, s’impose également si on soupçonne une acidité élevée.

Pente : La classe de pente est fonction de la raideur (%) et de la longueur de la pente (m).

Pierrosité de surface : Le pourcentage de la surface qui est recouverte de pierres de diamètre inférieur à 15 cm et de blocs rocheux de diamètre inférieur à 60 cm.

Unités thermiques de croissance : La somme annuelle moyenne des unités thermiques qui sont disponibles pour la croissance des plantes en un lieu donné. On trouve cette donnée sur la carte de référence générale de l’Ontario.

Localisation géographique : Outre les coordonnées géographiques de chaque profil de sol et de chaque inspection du pédopaysage, la situation du lieu par rapport aux zones qui sont sujettes à des inondations en provenance de cours d’eau ou de lacs.

Détermination des sous-classes et des classes de possibilités

On peut déterminer la classe ITC d’un sol quand on a réuni tous les renseignements nécessaires détaillés plus haut, en consultant les tableaux 1 à 12 qui suivent. La détermination de la classe est une démarche en deux temps :

  1. Identifier toutes les limitations (sous-groupes) présentes et la gravité de chaque limitation. Cela oblige à interpréter les données relatives au profil de sol et au pédopaysage à l’aide des lignes directrices détaillées dans les tableaux 1 à 12.
  2. Arriver à la classe de possibilités définitive en tenant compte de la limitation la plus grave (ou des limitations s’il y en a plusieurs d’égale gravité).

Dans le cas d’un sol présentant une seule limitation, la sous-classe correspondant à cette limitation sera représentée dans la désignation de la classe de possibilités (par ex. la limitation liée à l’excès d’eau est représentée par la sous-classe « W »). En règle générale, le nom de la classe de possibilités mentionne seulement la limitation la plus grave, puisque c’est elle qui l’a déterminée. Si la classe de possibilités a été déterminée par deux limitations d’égale gravité ayant donc eu le même poids, le symbole porté sur la carte des sols devra indiquer les deux limitations. Par contre, quand un sol présente plus de deux limitations d’égale gravité, le symbole cartographique ne comprendra pas en général toutes les sous-classes qui s’appliquent à ce sol. Ces conventions ont pour objet de simplifier les unités cartographiques des classes de possibilités et leurs symboles. On trouvera dans la liste suivante les conventions à utiliser pour attribuer les classes et les sous-classes et les représenter sur les cartes.

Conventions relatives à l’attribution des sous-classes et des classe

  1. Là ou les sous-classes sont désignées par une majuscule ajoutée au chiffre représentant la classe (par ex. 2P désigne un sol classé 2 à cause de son degré moyen de pierrosité de surface.)
  2. On précise la sous-classe dans la désignation d’une classe seulement quand la limitation à laquelle cette sous-classe correspond a été prise en compte dans la détermination de la classe de l’ITC définitive. (Par ex. un sol ou un pédopaysage qui présenterait un degré moyen de pierrosité (équivalent à 2P) ainsi qu’un défaut topographique moyennement grave (équivalent à 3T) serait désigné par 3T).
  3. La sous-classe S a été utilisée en Ontario pour représenter le cumul d’au moins deux sous-classes lorsqu’il s’y ajoute une troisième limitation d’égale gravité (par ex. 3FMT pourrait être désigné par 3ST).
  4. La limitation liée aux conditions climatiques, soit la sous-classe C, s’applique aux pédopaysages situés dans des régions qui bénéficient en moyenne de moins de 2 300 unités thermiques de croissance (UTC). Dans ces régions, on précise la sous-classe C seulement pour les sols qui ne souffrent d’aucune autre limitation (par ex. 2C, 3C), selon l’importance du déficit des UTC par rapport au seuil de 2 300. Les sols de ces mêmes régions qui souffrent d’autres limitations sont rétrogradés une première fois en raison de ces limitations et une autre fois selon le déficit en UTC. Par contre, on ne mentionne pas la sous-classe C dans leur dénomination. Par exemple, une paire de pédopaysages ne souffrant pas de limitation climatique pourraient être classés « 1 » et « 2W ». Une paire de pédopaysages physiquement équivalents mais situés dans une région bénéficiant de 1 900 à 2 300 UTC seraient classés « 2C » et « 3W » respectivemen
  5. Quand la complexité du pédopaysage oblige à indiquer deux classes de possibilités, la proportion relative de chacune doit être précisée dans le symbole cartographique. Par ex. 2P=3T; 2P>3T; 2P7 >3T3 où les déciles placés en exposant indiquent la proportion relative.

Critères des sous-classes et des classes

Climat

Quand on examine la classification ITC à l’échelle de la province d’Ontario, on constate que le climat est le facteur le plus important. Aux fins de l’évaluation ITC en Ontario, le climat est caractérisé par deux paramètres fondamentaux : la somme des précipitations annuelles moyennes et la somme d’énergie thermique annuelle moyenne durant la saison de croissance. La somme des précipitations annuelles n’est pas considérée comme un facteur limitant dans aucune région de la province, tandis que l’énergie thermique et la longueur de la saison de croissance sont généralement d’autant plus limitants que la latitude augmente. La sous-classe C correspondant à la limitation climatique ne s’applique généralement pas dans le sud-ouest, le centre-sud et le sud-est de l’Ontario. Voir la sous-classe C – Climat défavorable.

Groupes de classes de textures du sol

Les classes texturales ont été agrégées dans des groupes de textures du sol (tableau 1) afin de faciliter la définition des lignes directrices relatives à l’application des sous-classes basées sur la texture du sol. Chaque groupe comprend un éventail relativement exclusif de classes texturales, ainsi que les qualificatifs relatifs à la texture graveleuse.

Tableau 1. Groupes de textures du sol
Nom du groupe Principales caractéristiques granulométriques Textures incluses dans le groupe
Très graveleuse Teneur en gravier > 35 % en volume ou > 50 % en poids Toute texture qualifiée de « très graveleuse », ayant trait généralement aux textures où dominent les sables moyens à grossiers
Sableuse Fraction totale des sables > 50 % où dominent les sables fins à grossiers; teneur en argile < 20 %. Sable grossier, sable grossier loameux, loam sableux grossier, sable, sable loameux, loam sableux, sable fin, sable fin loameux; texture qualifiée le cas échéant de « graveleuse »
Loameuse Teneur en argile < 27 %; fractions restantes dominées par une teneur élevée en sable très fin et/ou en limon. Sable très fin, sable très fin loameux, loam sableux très fin, loam sableux fin, limon, loam limoneux, loam; texture qualifiée le cas échéant de « graveleuse »
Argileuse Teneur en argile de 27 à 60 % . Loam sablo-argileux* , loam limono-argileux, loam argileux, argile sableuse, argile limoneuse, argile
Argileuse très fin Teneur en argile > 60 % Argile lourde

*La teneur en argile d’un loam sablo-argileux peut être de seulement 20 %.

Sous-classe D - Structure du sol défavorable et/ou faible perméabilité

La sous-classe D désigne soit les sols qui sont difficiles à labourer, soit les sols qui absorbent ou évacuent l’eau très lentement, soit les sols où la profondeur de la zone d’enracinement des végétaux est restreinte par d’autres facteurs que la hauteur de la nappe phréatique ou de la roche-mère consolidée. En Ontario cette sous-classe est basée sur l’existence de teneurs en argile critiques dans le profil pédologique supérieur. Ces sols sont généralement plus sujets à la compaction que les sols de texture plus légère. Le tableau 2 énumère les critères régissant l’application de la sous-classe D. 


Tableau 2 : Détermination de la sous-classe D (structure défavorable et/ou faible perméabilité)

Classe 2D : Un horizon argileux d’épaisseur > 15 cm commence à moins de 40 cm de la surface du sol. Dans ce cas, les matériaux argileux doivent contenir >35 % d’argile.

Classe 3D : Un horizon argileux très fin (teneur en argile > 60 %) d’épaisseur >15 cm se situe à moins de 40 cm de la surface du sol.


Sous-classe E – Érosion

La sous-classe E s’applique aux sols qui ont été gravement appauvris par l’érosion et dont la productivité est donc réduite. La perte de matière organique et de sol des horizons superficiel et sub-superficiel réduit les rendements. Dans les cas extrêmes, lorsque l’érosion a profondément raviné le sol, les travaux agricoles mécanisés sont impraticables.


Tableau 3 : Détermination de la sous-classe E (érosion)

Classe 2E : Perte de l’horizon superficiel d’origine, incorporation de matériau de l’horizon B d’origine dans l’horizon superficiel actuel; l’appauvrissement général en matière organique a entraîné des pertes moyennes de productivité du sol.

Classe 3E : Par suite de la disparition du solum d’origine (horizons A et B), l’horizon superficiel est constitué principalement du matériau loameux ou argileux d’origine. La teneur en matière organique de l’horizon labourable est inférieure à 2 %.

Classe 4E : Par suite de la disparition du solum d’origine (horizons A et B), l’horizon superficiel est constitué principalement du matériau sableux d’origine contenant moins de 2 % de matière organique; peuvent également être présents des ravins peu profonds et, à l’occasion, des ravins profonds infranchissables par les machines.

Classe 5E : Le solum d’origine (horizons A et B) a disparu, laissant à découvert un matériau très graveleux, et/ou présence de ravins profonds et fréquents, infranchissables par les machines peuvent être présents.


Sous-classe F - Fertilité naturelle faible

La sous-classe F désigne les sols qui présentent une faible fertilité pouvant être soit corrigée par une gestion judicieuse des engrais et des amendements, soit difficile à corriger de façon économique. La faible fertilité peut être imputable à une capacité d’échange cationique faible, à un pH faible, à la présence d’éléments à des concentrations toxiques (principalement le fer et l’aluminium), ou à un cumul de ces facteurs.

Tableau 4 : Sous-classes des sols présentant une faible fertilité naturelle
Classe Groupe de textures du profil supérieur (>40 et <100 cm de la surface) Groupe de textures du profil inférieur (matériaux restants, jusqu’à 100 cm de profondeur) Classe de drainage Autres caractéristiques des sols
2F Sableuse Sableuse ou très graveleuse Rapide à imparfait Matériau originel neutre ou alcalin avec un horizon Bt à moins de 100 cm de la surface
3F Sableuse Sableuse ou très graveleuse Toute classe de drainage Matériau originel neutre ou alcalin sans horizon Bt à moins de 100 cm de la surface
3F Sableuse Loameuse ou argileuse Toute classe de drainage Matériau originel acide
3F Loameuse ou argileuse Tout groupe de textures Toute classe de drainage Matériau originel acide
4F Sableuse Sableuse ou très graveleuse Toute classe de drainage Matériau originel acide
4F Très graveleuse Toute texture Rapide à imparfait Matériau originel neutre à alcalin
5F Très graveleuse Toute texture Toute classe de drainage Matériau originel acide

Sous-classe I – Inondation par cours d’eau ou lacs

Cette sous-classe s’applique aux sols subissant périodiquement des inondations causées par un cours d’eau ou un lac, ce qui endommage les cultures ou limite l’utilisation à des fins agricoles.


Tableau 5 : Détermination de la sous-classe I (inondation)

Classe 3I : Inondation fréquente endommageant partiellement la culture; la fréquence estimative est inférieure à une inondation tous les 5 ans (plaine d’inondation); inclut les plaines d’inondation-terrasses, situées à un niveau plus élevé, sur lesquelles des grandes cultures peuvent être cultivées.

Classe 5I : Inondation très fréquente endommageant partiellement la culture; la fréquence estimative est d’au moins une inondation tous les 5 ans (plaine d’inondation); inclut les zones de plaine d’inondation actives sur lesquelles des plantes fourragères peuvent être cultivées principalement pour le pâturage.

Classe 7I : Terrain inondé pendant une bonne partie de la saison de croissance; souvent inondé en permanence (marais)


Sous-classe M – Déficit en eau

La sous-classe M désigne les sols qui sont dotés d’une faible capacité de rétention en eau et donc plus vulnérables à la sécheresse.

Tableau 6 : Détermination de la sous-classe M (déficit en eau)
Classe Groupes de textures du sol Drainage Autres caractéristiques du sol
Matériaux du profil supérieur1 Matériaux du profil inférieur2
2M 15 à 40 cm de matériau loameux ou plus fin Sableux à très graveleux Bon    
2M 40 à < 100 cm de matériau sableux à très graveleux. Loameux à argileux très fin Bon    
2M Sableux Rapide à bon Présence d’un horizon Bt3 bien évolué à moins de 100 cm de la surface  
3M Sableux sur une profondeur > 100cm Rapide Absence d’un horizon Bt à moins de 100 cm de la surface
4M Très graveleux sur une profondeur > 100 cm Rapide Présence d’un horizon Bt à moins de 100 cm of surface
5M Très graveleux sur une profondeur > 100cm Très rapide Absence d’un horizon Bt à moins de 100 cm

1 Matériaux s’étendant de la surface du sol à la profondeur indiquée.

2 Matériaux restants à moins de 100 cm de la surface.

3 Horizon Bt relativement continu et d’épaisseur moyenne d’au moins 10 cm.

 

Sous-classe P - Pierrosité

La sous-classe ayant trait à la pierrosité vise les sols où les pierres sont suffisamment abondantes pour compliquer ou empêcher le travail du sol, les semis et la récolte des grandes cultures.


Tableau 7 : Détermination de la sous-classe P (pierrosité de surface)

Classe 2P : Les pierres de surface gênent un peu le travail du sol, le semis et la récolte; elles mesurent de 15 à 60 cm de diamètre, sont éparpillées à des intervalles de 1-20 m et recouvrent < 3 % de la surface. Un certain travail d’épierrage s’impose pour que le terrain puisse être mis en culture.

Classe 3P : Les pierres de surface gênent sérieusement le travail du sol, le semis et la récolte; elles mesurent de 15 à 60 cm de diamètre, sont à 0,5-1 mètre les unes les autres (20 à 75 pierres/100 m2), et recouvrent 3-15 % de la surface. On peut aussi trouver occasionnellement des bloc rocheux de plus de 60 cm de diamètre. La mise en culture du terrain exige un travail considérable d’épierrage. Un ramassage annuel des pierres est également requis.

Class 4P : Les pierres de surface et de nombreux blocs rocheux occupent 3-15 % de la surface. Un travail considérable de ramassage des pierres et des blocs est nécessaire pour pouvoir labourer et cultiver le sol. Un ramassage annuel considérable est également requis pour que le travail du sol et le semis puissent avoir lieu.

Classe 5P : Les pierres de surface de 15-60 cm de diamètre et/ou des blocs rocheux de plus de 60 cm de diamètre occupent de 15 à 50 % de la surface (>75 pierres et/ou blocs/100 m2).

Classe 6P : Les pierres de surface de 15-60 cm de diamètre et/ou des blocs de plus de 60 cm de diamètre recouvrent plus de 50 % de la surface.


Sous-classe R - Proximité de la roche-mère consolidée

Cette sous-classe s’applique aux sols où la profondeur disponible pour le développement des racines est limitée par la proximité de la roche-mère consolidée. La présence de la roche-mère consolidée à moins de 100 cm de la surface réduit la capacité de rétention en eau du sol et la profondeur accessible aux racines. Chaque fois que les données physiques sur les sols étaient disponibles, nous avons utilisé le modèle de rétention en eau de McBride et Mackintosh pour élaborer les critères de la sous-classe R.


Tableau 8 : Détermination de la sous-classe R (proximité de la roche-mère)

Classe 3R : La roche-mère consolidée se trouve à 50-100 cm de la surface, ce qui restreint moyennement la capacité de rétention en eau et/ou la profondeur accessible aux racines.

Classe 4R : La roche-mère consolidée se trouve à 20-50 cm de la surface, ce qui restreint gravement la capacité de rétention en eau et/ou la profondeur accessible aux racines.

Classe 5R : La roche-mère consolidée se trouve à 10 – 20 cm de la surface, ce qui rend le labour pratiquement impossible et limite la profondeur d’enracinement et la capacité de rétention en eau. Des améliorations foncières telles que le défrichement, le travail du sol superficiel, le semis et la fertilisation des espèces fourragères vivaces pour le foin et le pâturage, peuvent être faisables.

Classe 6R : La roche-mère consolidée se trouve à 10-20 cm de la surface, mais aucune des pratiques améliorantes énumérées à 5R n’est faisable. Les prairies ouvertes peuvent se prêter au pâturage extensif.

Classe 7R : La roche-mère consolidée est à < 10 cm de la surface.


Sous-classe W - Excès d’eau

La présence d’une humidité excessive, d’origine autre qu’une inondation, est un facteur qui limite les aptitudes d’un sol à porter des grandes cultures. L’excès d’eau peut être causé par de mauvaises conditions de drainage, une hauteur élevée de la nappe phréatique, le suintement ou le ruissellement d’eau provenant de zones avoisinantes. La sous-classe C s’applique seulement aux sols dont la classe de drainage est « mauvaise » ou « très mauvaise ».

Tableau 11. Descriptions des classes de sols présentant une limitation liée à l’excès d’humidité (Sous-classe W)
Texture et profondeur du sol Proximité de la roche-mère (cm) Classe de sol (drainage en place ou réalisable) Classe de sol (drainage non réalisable)
Texture très graveleuse, sableuse ou loameuse sur une épaisseur de plus de 40 cm à partir de la surface du sol, ou toute autre texture d’une épaisseur de moins de 40 cm sus-jacente à une texture très graveleuse, sableuse ou loameuse >100 2W 4W, 5W
Texture argileuse ou argileuse très fine >40 cm de profondeur ou toute autre texture < 40 cm d’épaisseur située au-dessus d’une texture argileuse ou argileuse très fine >100 3W 5W
< 40 cm de matière tourbeuse située au-dessus de toute autre texture >100 3W 5W
Toutes les textures 50-100 4W 5W
Toutes les textures 0-50 NA 5W

Sous-classe C – Climat défavorable

Cette sous-classe a trait à des conditions climatiques qui restreignent nettement les aptitudes agronomiques, par rapport au climat « moyen », c’est-à-dire des températures suffisamment élevées pendant la saison de croissance pour permettre le développement des grandes cultures communes jusqu’à maturité, et des précipitations suffisamment abondantes pour permettre de cultiver un sol donné année après année sans risque important d’échec total ou partiel.

La sous-classe C (tableau 12) est basée sur la somme moyenne des unités thermiques de croissance (UTC) disponibles dans la zone en question. On trouvera la valeur moyenne des UTC disponibles sur la carte fournie à la figure 1.

Lorsqu’elle s’applique à une zone donnée, la limitation C n’est indiquée dans la désignation de la classe de sol que dans le cas des sols dont l’éventail des aptitudes agronomiques n’est restreint par aucun autre facteur que le climat, autrement dit des sols qui auraient été rangés dans la classe 1 si cela n’était du climat. Les sols de la même zone souffrant d’autres limitations sont également rétrogradés en fonction du même degré relatif que les meilleurs sols, mais la limitation C n’est pas indiquée dans leur désignation. Par exemple, un sol dont les aptitudes sont limitées par un excès d’eau moyen (2W) est désigné par « 3W » (et non par « 3CW ») s’il est situé dans une zone bénéficiant de 1 900 à 2 300 UTC.

Tableau 12. Détermination de la sous-classe C (climat défavorable)
Classe Unités thermiques de croissance
1 >2 300
2C 1 900-2 300
3C 1 700-1 900
4C <1 700

Somme moyenne des unités thermiques de croissance (UTC) qui sont disponibles en Ontario pour les cultures exigeantes en chaleur (Brown et Bootsma, 1993)

Figure 1 : Somme moyenne des unités thermiques de croissance (UTC) qui sont disponibles en Ontario pour les cultures exigeantes en chaleur (Brown et Bootsma, 1993)

Texte équivalent

Références bibliographiques

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Glossaire

Capacité au champ : Quantité d’eau restant dans un sol qui a été saturé et qu’on a laissé se ressuyer.

Capacité d’échange cationique : Quantité totale des cations échangeables qu’un sol est capable d’adsorber.

Classification des sols : Classification systématique des sols en diverses catégories, suivant leurs caractéristiques. Les grandes catégories regroupent les sols ayant des caractéristiques générales semblables, tandis que les sous-catégories sont établies à partir d’une différenciation plus approfondie de propriétés particulières.

Drainage du sol : S’agissant de l’état naturel du sol, le drainage désigne la fréquence et la durée des périodes durant lesquelles le sol n’est pas saturé d’eau. Dans un sol bien drainé, l’excès d’eau (eau gravitationnelle) se résorbe spontanément mais non rapidement. Dans un sol mal drainé, la rhizosphère reste gorgée d’eau pendant longtemps, à moins qu’il n’y ait un drainage artificiel. Dans un sol dont le drainage est très rapide, l’eau disparaît très rapidement par rapport aux besoins à combler et la majorité des végétaux souffrent du manque d’eau.

Éolien : Qualifie les sédiments qui ont été transportés et déposés par le vent.

Érosion : Usure progressive de la surface d’un terrain causée par les eaux courantes, le vent, la glace ou d’autres agents géologiques, comme la reptation gravitationnelle.

Fertilité du sol : État d’un sol en ce qui concerne la quantité et la disponibilité des éléments essentiels à la croissance des plantes.

Fragments grossiers : Particules minérales de diamètre supérieur à 2,0 mm. Comprend le gravier, les cailloux (galets) les pierres et les blocs. (Éléments grossiers)

Horizon Ap : Horizon superficiel d’un sol minéral où la matière organique s’est accumulée et qui a ensuite été perturbé par le défrichement et les travaux du sol. (Sol de surface, horizon de surface, horizon labouré, couche arable).

Horizon B : Horizon altéré d’un sol minéral, sous-jacent à l’horizon A, qui présente au moins une des caractéristiques suivantes :

  1. Enrichissement en argile silicatée, en fer, en aluminium ou en matière organique.
  2. Altération par hydrolyse, oxydation ou réduction qui a produit une différence de couleur et/ou de structure par rapport à l’horizon supérieur ou à l’horizon inférieur.

Horizon Bt : Horizon B caractérisé par un enrichissement en argile silicatée comme l’indique une teneur en argile plus élevée que dans la couche de sol éluvial sus-jacente.

Horizon Ck : Horizon C constitué de matériau originel ayant été relativement peu altéré par les agents atmosphériques et contenant du carbonate de calcium et du carbonate de magnésium facilement détectables avec une solution d’acide chlorhydrique à 10 %.

Horizon de sol : Couche de sol distincte dans un profil pédologique, plus ou moins parallèle à la surface du terrain. Chaque horizon diffère des couches apparentées adjacentes par ses propriétés particulières, couleur, structure, texture, consistance et composition chimique, biologique et minéralogique. Au cours des études pédologiques, le relevé des horizons constituant les profils pédologiques se fait habituellement jusqu’à une profondeur d’au moins un mètre. Généralement, un horizon du sol doit avoir au moins 5 cm d’épaisseur pour entrer en ligne de compte dans la caractérisation du profil pédologique. (Horizon pédologique)

Marais : Terrain humide continuellement gorgé d’eau où croît une végétation hydrophyte; peut être recouvert d’une nappe d’eau stagnante peu profonde (<0,5 m de profondeur).

Matière organique du sol : Fraction organique du sol constituée de résidus de plantes et d’animaux à diverses phases de décomposition. S’exprime par un pourcentage du poids de sol sec.

Morphologie du sol : Composition physique d’un sol révélée par la nature, l’épaisseur et la disposition des horizons constituant le profil de sol.

Pédologie : Domaine de la science des sols ayant pour objet la genèse, la répartition, la cartographie, la taxonomie et l’interprétation des sols.

Pedon de sol : Unité fondamentale de sol prélevée à un lieu représentatif du pédopaysage, qui sert à l’échantillonnage, à la description et à la classification des sols. Un pedon de sol peut être classé par séries de sols puis, le cas échéant, par phases.

Perméabilité du sol : Facilité avec laquelle les gaz ou les liquides pénètrent ou traversent le sol.

pH : Mesure de l’acidité ou activité des ions d’hydrogène d’un sol. Le pH sert d’indicateur de l’acidité ou de l’alcalinité des sols. Les sols de l’Ontario vont d’extrêmement acides à modérément alcalins (fourchette de pH allant de 4,0 à 8,0).

Plaine d’inondation : Terrain presque plat situé d’un côté ou des deux côtés d’un cours d’eau sujet à la crue; plaines alluviales sujettes aux inondations situées près d’étendues d’eau intérieures ou près du littoral; dans une île, zones susceptibles d’être recouvertes par les eaux.

Porosité : Pourcentage du volume du sol qui n’est pas occupé par des particules solides par rapport au volume total du sol.

Profil de sol : Coupe verticale d’un sol à travers tous ses horizons et s’étendant dans le matériau originel. (Profil pédologique)

Ravin : Chenal profond creusé dans le sol par l’érosion provoquée par le ruissellement convergent d’eaux de surface abondantes, qui n’est pas franchissable par les machines agricoles.

Réaction du sol : Degré d’acidité ou d’alcalinité d’un sol, s’exprime généralement par le taux du pH.

Rigole : Petit cours d’eau intermittent de seulement quelques centimètres de large. Les rigoles ne gênent pas les travaux du sol mécanisés ou le passage des machines.

Roche ignée : Roche qui a été formée par refroidissement et solidification du magma. Dans le Bouclier canadien, cette roche est d’ordinaire acide, riche en silice et résiste à l’altération par les éléments météorologiques.

Roche métamorphique : Roche formée à partir de roches préexistantes, mais qui en diffère par ses propriétés physiques, chimiques et minéralogiques par suite de processus géologiques naturels, principalement la chaleur et la pression, provenant de l’intérieur du globe.

Roche sédimentaire : Roche formée par la lithification de sédiments mécaniques, chimiques ou organiques. Les principales roches sédimentaires sont les grès, les schistes argileux, les calcaires et les conglomérats.

Sol calcaire : Sol contenant suffisamment de carbonate de calcium et de carbonate de magnésium pour produire du dioxyde de carbone au test d’effervescence avec une solution d’acide chlorhydrique à 10 %.

Sol minéral : Sol constitué principalement de matières minérales (sable, limon, argile, fragments grossiers) et dont les propriétés sont donc principalement déterminées par ces matières. Les horizons doivent contenir moins de 30 % de matière organique en poids sec, à l’exception de l’horizon de surface où la teneur peut dépasser 30 % s’il fait moins de 40 cm d’épaisseur et qu’il est constitué de tourbes mixtes, ou s’il fait moins de 60 cm d’épaisseur et qu’il est constitué de tourbe fibrique.

Sol organique : Sol constitué principalement de matières animales et végétales partiellement ou entièrement décomposées. Ce type de sol contient donc plus de 30 % de matière organique en poids à l’état sec. La profondeur totale du matériau organique doit dépasser 40 cm si le sol est modérément à bien décomposé (mésique ou humique), ou 60 cm si le matériau est peu décomposé (fibrique).

Structure du sol : Adhérence ou agencement des particules primaires du sol (sable, limon, argile, matière organique) en particules de sol discrètes appelées peds ou agrégats.

Texture du sol : Proportions relatives, en poids, des différentes fractions granulométriques dans la fraction minérale du sol (sable, limon, argile), décrites par les classes de textures du sol. La fraction sableuse est à son tour subdivisée en sable grossier, sable, sable fin et sable très fin, selon les proportions des diverses tailles de particules. Ainsi, les sables loameux peuvent être décrits avec plus de précision en tant que sable grossier loameux, sable fin loameux et sable très fin selon le cas. De même, les loams sableux peuvent être répartis en loam sableux grossier, loam sableux, loam sableux fin et loam sableux très fin. Quand le pourcentage de gravier est compris entre 20 et 50 % en poids (ce qui, en volume, équivaut à environ 15 à 35 % de gravier), la classe de texture à appliquer est « graveleux » (par ex. loam sableux graveleux, loam graveleux). Quand la fraction du gravier dépasse 50 % en poids (> 35 % en volume), on utilise le descripteur « très graveleux » (par ex. loam sableux très graveleux, loam très graveleux).

Unité cartographique : Type de sol ou association de types de sols délimitée par un contour ou polygone sur une carte des sols.

Unités thermiques de croissance des cultures : Grandeurs traduisant l’index de la somme moyenne d’énergie thermique climatique qui est disponible pour la croissance et la maturation des cultures exigeantes en chaleur.


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Auteur : Eric Wilson - Spécialiste des ressources en terres/MAAARO
Date de création : Non disponible
Dernière révision : 07 mai 2004