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| Classification des sols et des paysages agricoles de premier choix et marginaux : Lignes directrices pour lapplication à lOntario de lInventaire des terres du Canada
ObjetLe présent document est la version abrégée dun document en préparation qui sera publié ultérieurement. Lobjet du présent abrégé et de la future publication intégrale est de fournir le cadre détaillé qui devra régir lapplication du système de classification de lInventaire des terres du Canada (ITC) aux sols et aux paysages minéraux de lOntario. Les lignes directrices présentées ici devront être substituées à celles du rapport intitulé Canada Land Inventory, Soil Capability Classification for Agriculture (Rapport no 2 de lARAP, 1965). Table des matières
IntroductionLInventaire des terres du Canada (ITC) classe les terres selon leur potentiel agricole au moyen dun système interprétatif qui évalue linfluence limitative exercée par diverses caractéristiques de sol et de climat sur laptitude des terres à la production des grandes cultures communes. En Ontario, les grandes cultures communes sont le maïs, le soja, les céréales à paille et les espèces fourragères vivaces. Ce système de classification des terres ne tient pas compte de laptitude à la culture despèces horticoles ou dautres cultures de spécialité. Le système évalue trois qualités générales des sols minéraux :
Le système ITC range les sols minéraux dans sept catégories, appelées classes de possibilités, en fonction de leurs potentialités et de leurs limitations. Les sols rangés dans les trois premières classes sont ceux où la production soutenue de grandes cultures est considérée possible, ce qui leur vaut le rang de ressources foncières agricoles de premier choix. Les sols rangés dans la classe 4 sont considérés comme des sols dintérêt marginal pour les grandes cultures. Les sols de classe 5 conviennent à la production de foin et au pâturage permanent. Les sols de classe 6 sont uniquement aptes au pâturage non amélioré et ceux de classe 7 nont aucun potentiel agricole. Le système tient compte des potentialités des sols. En conséquence, pour chaque sol dune zone donnée, ces potentialités peuvent ne pas correspondre aux modes dutilisation et de gestion actuels de ce sol. Par exemple, le système ITC peut ranger une région boisée dans une classe élevée de possibilités agricoles alors que cette région na encore été ni défrichée ni cultivée.
HypothèsesLa classification des sols de lITC repose sur un certain nombre de principes et dhypothèses, à savoir :
Classes et sous-classes de possibilitésLe système de lITC comprend sept classes de possibilités. Les sols y sont classés par ordre décroissant de qualité, de la classe 1, qui est la meilleure, à la classe 7 qui vise les sols nayant aucune aptitude à la production des grandes cultures communes. Les sols de la classe 1 ne présentent aucune limitation importante. Les sols des classes 2 à 7 souffrent dune ou de plusieurs limitations, dont chacune est désignée par une sous-classe de possibilités. Définitions des classes de possibilitésClasse 1 Sols ne présentant aucune limitation importante à la production agricole.Les sols de classe 1 sont plats ou presque plats, profonds, bien drainés à imparfaitement drainés, et possèdent un bon niveau de fertilité naturelle ainsi quune bonne capacité de rétention des éléments nutritifs et de leau. Ils peuvent être travaillés et cultivés sans difficulté. Quand ils sont bien gérés, ils conviennent à la production de la gamme complète des grandes cultures communes avec une productivité assez élevée à élevée. Classe 2 Sols présentant des limitations modérées qui restreignent la gamme des cultures ou qui exigent lapplication de pratiques de conservation ordinaires.Ce sont des sols profonds qui peuvent ne pas posséder une aussi bonne capacité de rétention en eau et des éléments nutritifs que les sols de classe 1. Ils souffrent de limitations modérées et peuvent être gérés et cultivés sans difficulté notable. Moyennant une bonne gestion, ils ont une productivité allant dassez élevée à élevée pour ce qui concerne la plupart des grandes cultures communes. Classe 3 Sols présentant des limitations assez sérieuses qui restreignent la gamme des cultures ou qui exigent des pratiques de conservation spéciales.Leurs limitations sont plus graves que celles des sols de classe 2. Elles créent des contraintes sur un ou plusieurs des aspects suivants : choix du moment et facilité du travail du sol; semis et récolte; gamme de cultures possibles; méthodes de conservation. Moyennant une bonne gestion, ces sols peuvent porter la plupart des grandes cultures communes et afficher une productivité assez bonne à assez élevée. Classe 4 - Sols présentant de graves limitations qui restreignent la gamme des cultures ou qui exigent des pratiques de conservation spéciales ou une gestion très minutieuse, ou les deux.Ils souffrent de limitations graves qui créent des contraintes sérieuses sur une ou plusieurs des pratiques suivantes : choix du moment et facilité du travail du sol; semis et récolte; gamme de cultures possibles; méthodes de conservation. La gamme des grandes cultures communes qui peuvent y être cultivées va de restreinte à large, avec une productivité allant de faible à moyenne, mais la productivité peut être meilleure avec une culture spécialement adaptée. Classe 5 Sols présentant de très sérieuses limitations qui les restreignent à la culture de plantes fourragères vivaces, mais pouvant faire lobjet de pratiques améliorantes.Limportance de ces limitations est telle quelle rend impossible la production soutenue des grandes cultures annuelles. Ces sols peuvent cependant convenir à la production despèces indigènes ou adaptées de plantes fourragères vivaces et ils peuvent être bonifiés par des travaux aratoires. Les travaux damélioration réalisables dun point de vue économique peuvent être le débroussaillage, le travail du sol, le semis, la fertilisation ou lassainissement (lutte contre lexcès deau). Classe 6 Sols impropres à la culture, mais pouvant être exploités comme pâture permanente non améliorée.Ces sols peuvent supporter le pâturage soutenu danimaux délevage, mais leurs limitations sont si graves quelles rendent impossibles lamélioration par travaux aratoires. Leur relief prononcé peut empêcher lutilisation des machines agricoles, les sols peuvent ne pas répondre à lamélioration, ou la saison de pâturage peut être très courte. Classe 7 Sols impropres à la culture et au pâturage permanent.Cette classe regroupe les marais, les terrains rocheux et les sols en pente raide.
Définitions des sous-classes de possibilitésLes sous-classes de possibilités indiquent la nature des facteurs qui limitent les possibilités agricoles. Treize sous-classes avaient été décrites dans le rapport no 2 de lITC. Onze de ces sous-classes ont été adaptées aux sols de lOntario. Définitions des sous-classes :Sous-classe C Climat défavorable : Cette sous-classe désigne un climat qui réduit laptitude dun sol aux productions végétales, par comparaison au climat « médian » défini comme ayant une saison de croissance suffisamment chaude pour permettre la croissance et la maturation des grandes cultures communes, ainsi que des précipitations suffisantes pour permettre la mise en culture dun même sol année après année sans risque important déchec partiel ou total. En Ontario, la sous-classe C est appliquée aux terres bénéficiant de moins de 2 300 unités thermiques de croissance. Sous-classe D Structure du sol défavorable et/ou faible perméabilité : Cette sous-classe sapplique aux sols qui sont difficiles à travailler, aux sols dans lesquels leau est absorbée ou résorbée très lentement et aux sols dans lesquels la profondeur accessible aux racines des plantes est limitée par dautres facteurs que la proximité de la nappe phréatique ou de la roche-mère consolidée. En Ontario, les sols de sous-classe C sont caractérisés par des teneurs en argile critiques dans la partie supérieure du profil pédologique. Sous-classe E Érosion : La disparition de la couche arable et de la couche sub-superficielle causée par lérosion a réduit la productivité du sol et elle peut, dans certains cas, compliquer ou empêcher les travaux agricoles, par ex. lorsque les champs sont ravinés. Sous-classe F Fertilité naturelle faible : Cette sous-classe regroupe les sols qui présentent une faible fertilité pouvant soit être corrigée par une gestion minutieuse des engrais et des amendements, soit être difficile et coûteuse à corriger. La limitation peut être imputable au manque déléments nutritifs biodisponibles pour les plantes, à une acidité élevée, à une capacité déchange cationique faible, ou à la présence de substances chimiques toxiques. Sous-classe I - Inondation par cours deau ou lacs : Les sols de sous-classe I sont exposés à linondation causée par des cours deau et des lacs, laquelle peut endommager les cultures ou limiter lutilisation du sol à des fins agricoles. Sous-classe M Déficit en eau : Les sols de cette sous-classe ont une capacité de rétention en eau limitée et sont sujets aux sécheresses. Sous-classe P - Pierrosité: Cette sous-classe désigne les sols suffisamment pierreux pour compliquer ou empêcher le labour, le semis et la récolte. Sous-classe R Proximité de la roche-mère consolidée : La présence dune assise rocheuse dure à moins de 100 cm de la surface du sol limite la profondeur de la zone denracinement des végétaux et restreint la capacité de rétention en eau du sol. Par ailleurs, dans les sols mal drainés, la présence de la roche-mère à une faible profondeur peut rendre le drainage artificiel impossible. Sous-classe S - Caractéristiques de sol défavorables : Cette sous-classe désigne leffet cumulatif de plusieurs limitations de même gravité. En Ontario, elle a été souvent appliquée aux sols qui présentent simultanément les limitations F et M et une troisième limitation telle que T, E ou P. Sous-classe T Topographie : Cette sous-classe a trait aux limitations résultant du degré dinclinaison et de la longueur des pentes qui sont présentes. Ces limitations peuvent entraver lemploi des machines, diminuer luniformité de la croissance et de la maturité des cultures et augmenter les risques dérosion hydrique. Sous-classe W - Excès deau : Cette sous-classe concerne les sols caractérisés par une teneur en eau très élevée résultant dun mauvais ou très mauvais drainage. Elle est à distinguer de la sous-classe I Inondation qui indique un risque dinondation créé par les lacs ou les cours deau adjacents.
Renseignements nécessaires :Pour déterminer la classe dun sol en particulier suivant le système ITC, on doit réunir les données suivantes : Classe de drainage du sol : Sept classes de drainage sont utilisées en Ontario et au Canada, à savoir : très rapide, rapide, bon, assez bon, imparfait, mauvais, très mauvais. Épaisseur de sol non consolidé au-dessus de la roche-mère : Dans les zones où la roche-mère dure est à moins de 1 mètre de la surface, la profondeur à laquelle elle commence. Horizons pédologiques : Le type et lépaisseur des horizons pédologiques significatifs, notamment la profondeur de la couche arable (horizon Ap ou Ah); les horizons B diagnostiques et significatifs, la profondeur des horizons C (matériau originel) et leur nature. Texture/répartition granulométrique : La classe texturale (matériau minéral < 2 mm) de chaque horizon significatif; en ce qui concerne les sols graveleux; y compris le terme (« graveleux » ou « très graveleux) qui doit qualifier la classe texturale quand la teneur en gravier dépasse 20 % en poids ou 15 % en volume. Réaction du sol : Pour les sols dont lalcalinité est connue, la profondeur à laquelle les carbonates libres sont détectables avec une solution dacide chlorhydrique à 10 %. Dans le cas de sols présentant certaines caractéristiques dhorizons comme des signes de podzolisation, il est possible de conclure à une acidité élevée. La mesure du pH du sol, surtout du matériau dorigine, simpose également si on soupçonne une acidité élevée. Pente : La classe de pente est fonction de la raideur (%) et de la longueur de la pente (m). Pierrosité de surface : Le pourcentage de la surface qui est recouverte de pierres de diamètre inférieur à 15 cm et de blocs rocheux de diamètre inférieur à 60 cm. Unités thermiques de croissance : La somme annuelle moyenne des unités thermiques qui sont disponibles pour la croissance des plantes en un lieu donné. On trouve cette donnée sur la carte de référence générale de lOntario. Localisation géographique : Outre les coordonnées géographiques de chaque profil de sol et de chaque inspection du pédopaysage, la situation du lieu par rapport aux zones qui sont sujettes à des inondations en provenance de cours deau ou de lacs.
Détermination des sous-classes et des classes de possibilitésOn peut déterminer la classe ITC dun sol quand on a réuni tous les renseignements nécessaires détaillés plus haut, en consultant les tableaux 1 à 12 qui suivent. La détermination de la classe est une démarche en deux temps :
Dans le cas dun sol présentant une seule limitation, la sous-classe correspondant à cette limitation sera représentée dans la désignation de la classe de possibilités (par ex. la limitation liée à lexcès deau est représentée par la sous-classe « W »). En règle générale, le nom de la classe de possibilités mentionne seulement la limitation la plus grave, puisque cest elle qui la déterminée. Si la classe de possibilités a été déterminée par deux limitations dégale gravité ayant donc eu le même poids, le symbole porté sur la carte des sols devra indiquer les deux limitations. Par contre, quand un sol présente plus de deux limitations dégale gravité, le symbole cartographique ne comprendra pas en général toutes les sous-classes qui sappliquent à ce sol. Ces conventions ont pour objet de simplifier les unités cartographiques des classes de possibilités et leurs symboles. On trouvera dans la liste suivante les conventions à utiliser pour attribuer les classes et les sous-classes et les représenter sur les cartes. Conventions relatives à lattribution des sous-classes et des classe
Critères des sous-classes et des classesClimatQuand on examine la classification ITC à léchelle de la province dOntario, on constate que le climat est le facteur le plus important. Aux fins de lévaluation ITC en Ontario, le climat est caractérisé par deux paramètres fondamentaux : la somme des précipitations annuelles moyennes et la somme dénergie thermique annuelle moyenne durant la saison de croissance. La somme des précipitations annuelles nest pas considérée comme un facteur limitant dans aucune région de la province, tandis que lénergie thermique et la longueur de la saison de croissance sont généralement dautant plus limitants que la latitude augmente. La sous-classe C correspondant à la limitation climatique ne sapplique généralement pas dans le sud-ouest, le centre-sud et le sud-est de lOntario. Voir la sous-classe C Climat défavorable.
Groupes de classes de textures du solLes classes texturales ont été agrégées dans des groupes de textures du sol (tableau 1) afin de faciliter la définition des lignes directrices relatives à lapplication des sous-classes basées sur la texture du sol. Chaque groupe comprend un éventail relativement exclusif de classes texturales, ainsi que les qualificatifs relatifs à la texture graveleuse.
*La teneur en argile dun loam sablo-argileux peut être de seulement 20 %. Sous-classe D - Structure du sol défavorable et/ou faible perméabilitéLa sous-classe D désigne soit les sols qui sont difficiles à labourer, soit les sols qui absorbent ou évacuent leau très lentement, soit les sols où la profondeur de la zone denracinement des végétaux est restreinte par dautres facteurs que la hauteur de la nappe phréatique ou de la roche-mère consolidée. En Ontario cette sous-classe est basée sur lexistence de teneurs en argile critiques dans le profil pédologique supérieur. Ces sols sont généralement plus sujets à la compaction que les sols de texture plus légère. Le tableau 2 énumère les critères régissant lapplication de la sous-classe D. Tableau 2 : Détermination de la sous-classe D (structure défavorable et/ou faible perméabilité)Classe 2D : Un horizon argileux dépaisseur > 15 cm commence à moins de 40 cm de la surface du sol. Dans ce cas, les matériaux argileux doivent contenir >35 % dargile. Classe 3D : Un horizon argileux très fin (teneur en argile > 60 %) dépaisseur >15 cm se situe à moins de 40 cm de la surface du sol. Sous-classe E ÉrosionLa sous-classe E sapplique aux sols qui ont été gravement appauvris par lérosion et dont la productivité est donc réduite. La perte de matière organique et de sol des horizons superficiel et sub-superficiel réduit les rendements. Dans les cas extrêmes, lorsque lérosion a profondément raviné le sol, les travaux agricoles mécanisés sont impraticables. Tableau 3 : Détermination de la sous-classe E (érosion)Classe 2E : Perte de lhorizon superficiel dorigine, incorporation de matériau de lhorizon B dorigine dans lhorizon superficiel actuel; lappauvrissement général en matière organique a entraîné des pertes moyennes de productivité du sol. Classe 3E : Par suite de la disparition du solum dorigine (horizons A et B), lhorizon superficiel est constitué principalement du matériau loameux ou argileux dorigine. La teneur en matière organique de lhorizon labourable est inférieure à 2 %. Classe 4E : Par suite de la disparition du solum dorigine (horizons A et B), lhorizon superficiel est constitué principalement du matériau sableux dorigine contenant moins de 2 % de matière organique; peuvent également être présents des ravins peu profonds et, à loccasion, des ravins profonds infranchissables par les machines. Classe 5E : Le solum dorigine (horizons A et B) a disparu, laissant à découvert un matériau très graveleux, et/ou présence de ravins profonds et fréquents, infranchissables par les machines peuvent être présents. Sous-classe F - Fertilité naturelle faibleLa sous-classe F désigne les sols qui présentent une faible fertilité pouvant être soit corrigée par une gestion judicieuse des engrais et des amendements, soit difficile à corriger de façon économique. La faible fertilité peut être imputable à une capacité déchange cationique faible, à un pH faible, à la présence déléments à des concentrations toxiques (principalement le fer et laluminium), ou à un cumul de ces facteurs.
Sous-classe I Inondation par cours deau ou lacsCette sous-classe sapplique aux sols subissant périodiquement des inondations causées par un cours deau ou un lac, ce qui endommage les cultures ou limite lutilisation à des fins agricoles. Tableau 5 : Détermination de la sous-classe I (inondation)Classe 3I : Inondation fréquente endommageant partiellement la culture; la fréquence estimative est inférieure à une inondation tous les 5 ans (plaine dinondation); inclut les plaines dinondation-terrasses, situées à un niveau plus élevé, sur lesquelles des grandes cultures peuvent être cultivées. Classe 5I : Inondation très fréquente endommageant partiellement la culture; la fréquence estimative est dau moins une inondation tous les 5 ans (plaine dinondation); inclut les zones de plaine dinondation actives sur lesquelles des plantes fourragères peuvent être cultivées principalement pour le pâturage. Classe 7I : Terrain inondé pendant une bonne partie de la saison de croissance; souvent inondé en permanence (marais) Sous-classe M Déficit en eauLa sous-classe M désigne les sols qui sont dotés dune faible capacité de rétention en eau et donc plus vulnérables à la sécheresse.
1 Matériaux sétendant de la surface du sol à la profondeur indiquée. 2 Matériaux restants à moins de 100 cm de la surface. 3 Horizon Bt relativement continu et dépaisseur moyenne dau moins 10 cm.
Sous-classe P - PierrositéLa sous-classe ayant trait à la pierrosité vise les sols où les pierres sont suffisamment abondantes pour compliquer ou empêcher le travail du sol, les semis et la récolte des grandes cultures. Tableau 7 : Détermination de la sous-classe P (pierrosité de surface)Classe 2P : Les pierres de surface gênent un peu le travail du sol, le semis et la récolte; elles mesurent de 15 à 60 cm de diamètre, sont éparpillées à des intervalles de 1-20 m et recouvrent < 3 % de la surface. Un certain travail dépierrage simpose pour que le terrain puisse être mis en culture. Classe 3P : Les pierres de surface gênent sérieusement le travail du sol, le semis et la récolte; elles mesurent de 15 à 60 cm de diamètre, sont à 0,5-1 mètre les unes les autres (20 à 75 pierres/100 m2), et recouvrent 3-15 % de la surface. On peut aussi trouver occasionnellement des bloc rocheux de plus de 60 cm de diamètre. La mise en culture du terrain exige un travail considérable dépierrage. Un ramassage annuel des pierres est également requis. Class 4P : Les pierres de surface et de nombreux blocs rocheux occupent 3-15 % de la surface. Un travail considérable de ramassage des pierres et des blocs est nécessaire pour pouvoir labourer et cultiver le sol. Un ramassage annuel considérable est également requis pour que le travail du sol et le semis puissent avoir lieu. Classe 5P : Les pierres de surface de 15-60 cm de diamètre et/ou des blocs rocheux de plus de 60 cm de diamètre occupent de 15 à 50 % de la surface (>75 pierres et/ou blocs/100 m2). Classe 6P : Les pierres de surface de 15-60 cm de diamètre et/ou des blocs de plus de 60 cm de diamètre recouvrent plus de 50 % de la surface. Sous-classe R - Proximité de la roche-mère consolidéeCette sous-classe sapplique aux sols où la profondeur disponible pour le développement des racines est limitée par la proximité de la roche-mère consolidée. La présence de la roche-mère consolidée à moins de 100 cm de la surface réduit la capacité de rétention en eau du sol et la profondeur accessible aux racines. Chaque fois que les données physiques sur les sols étaient disponibles, nous avons utilisé le modèle de rétention en eau de McBride et Mackintosh pour élaborer les critères de la sous-classe R. Tableau 8 : Détermination de la sous-classe R (proximité de la roche-mère) Classe 3R : La roche-mère consolidée se trouve à 50-100 cm de la surface, ce qui restreint moyennement la capacité de rétention en eau et/ou la profondeur accessible aux racines. Classe 4R : La roche-mère consolidée se trouve à 20-50 cm de la surface, ce qui restreint gravement la capacité de rétention en eau et/ou la profondeur accessible aux racines. Classe 5R : La roche-mère consolidée se trouve à 10 20 cm de la surface, ce qui rend le labour pratiquement impossible et limite la profondeur denracinement et la capacité de rétention en eau. Des améliorations foncières telles que le défrichement, le travail du sol superficiel, le semis et la fertilisation des espèces fourragères vivaces pour le foin et le pâturage, peuvent être faisables. Classe 6R : La roche-mère consolidée se trouve à 10-20 cm de la surface, mais aucune des pratiques améliorantes énumérées à 5R nest faisable. Les prairies ouvertes peuvent se prêter au pâturage extensif. Classe 7R : La roche-mère consolidée est à < 10 cm de la surface.
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| Texture et profondeur du sol | Proximité de la roche-mère (cm) | Classe de sol (drainage en place ou réalisable) | Classe de sol (drainage non réalisable) |
|---|---|---|---|
| Texture très graveleuse, sableuse ou loameuse sur une épaisseur de plus de 40 cm à partir de la surface du sol, ou toute autre texture dune épaisseur de moins de 40 cm sus-jacente à une texture très graveleuse, sableuse ou loameuse | >100 | 2W | 4W, 5W |
| Texture argileuse ou argileuse très fine >40 cm de profondeur ou toute autre texture < 40 cm dépaisseur située au-dessus dune texture argileuse ou argileuse très fine | >100 | 3W | 5W |
| < 40 cm de matière tourbeuse située au-dessus de toute autre texture | >100 | 3W | 5W |
| Toutes les textures | 50-100 | 4W | 5W |
| Toutes les textures | 0-50 | NA | 5W |
Cette sous-classe a trait à des conditions climatiques qui restreignent nettement les aptitudes agronomiques, par rapport au climat « moyen », cest-à-dire des températures suffisamment élevées pendant la saison de croissance pour permettre le développement des grandes cultures communes jusquà maturité, et des précipitations suffisamment abondantes pour permettre de cultiver un sol donné année après année sans risque important déchec total ou partiel.
La sous-classe C (tableau 12) est basée sur la somme moyenne des unités thermiques de croissance (UTC) disponibles dans la zone en question. On trouvera la valeur moyenne des UTC disponibles sur la carte fournie à la figure 1.
Lorsquelle sapplique à une zone donnée, la limitation C nest indiquée dans la désignation de la classe de sol que dans le cas des sols dont léventail des aptitudes agronomiques nest restreint par aucun autre facteur que le climat, autrement dit des sols qui auraient été rangés dans la classe 1 si cela nétait du climat. Les sols de la même zone souffrant dautres limitations sont également rétrogradés en fonction du même degré relatif que les meilleurs sols, mais la limitation C nest pas indiquée dans leur désignation. Par exemple, un sol dont les aptitudes sont limitées par un excès deau moyen (2W) est désigné par « 3W » (et non par « 3CW ») sil est situé dans une zone bénéficiant de 1 900 à 2 300 UTC.
| Classe | Unités thermiques de croissance |
|---|---|
| 1 | >2 300 |
| 2C | 1 900-2 300 |
| 3C | 1 700-1 900 |
| 4C | <1 700 |

Figure 1 : Somme moyenne des unités thermiques de croissance (UTC) qui sont disponibles en Ontario pour les cultures exigeantes en chaleur (Brown et Bootsma, 1993)
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Capacité au champ : Quantité deau restant dans un sol qui a été saturé et quon a laissé se ressuyer.
Capacité déchange cationique : Quantité totale des cations échangeables quun sol est capable dadsorber.
Classification des sols : Classification systématique des sols en diverses catégories, suivant leurs caractéristiques. Les grandes catégories regroupent les sols ayant des caractéristiques générales semblables, tandis que les sous-catégories sont établies à partir dune différenciation plus approfondie de propriétés particulières.
Drainage du sol : Sagissant de létat naturel du sol, le drainage désigne la fréquence et la durée des périodes durant lesquelles le sol nest pas saturé deau. Dans un sol bien drainé, lexcès deau (eau gravitationnelle) se résorbe spontanément mais non rapidement. Dans un sol mal drainé, la rhizosphère reste gorgée deau pendant longtemps, à moins quil ny ait un drainage artificiel. Dans un sol dont le drainage est très rapide, leau disparaît très rapidement par rapport aux besoins à combler et la majorité des végétaux souffrent du manque deau.
Éolien : Qualifie les sédiments qui ont été transportés et déposés par le vent.
Érosion : Usure progressive de la surface dun terrain causée par les eaux courantes, le vent, la glace ou dautres agents géologiques, comme la reptation gravitationnelle.
Fertilité du sol : État dun sol en ce qui concerne la quantité et la disponibilité des éléments essentiels à la croissance des plantes.
Fragments grossiers : Particules minérales de diamètre supérieur à 2,0 mm. Comprend le gravier, les cailloux (galets) les pierres et les blocs. (Éléments grossiers)
Horizon Ap : Horizon superficiel dun sol minéral où la matière organique sest accumulée et qui a ensuite été perturbé par le défrichement et les travaux du sol. (Sol de surface, horizon de surface, horizon labouré, couche arable).
Horizon B : Horizon altéré dun sol minéral, sous-jacent à lhorizon A, qui présente au moins une des caractéristiques suivantes :
Horizon Bt : Horizon B caractérisé par un enrichissement en argile silicatée comme lindique une teneur en argile plus élevée que dans la couche de sol éluvial sus-jacente.
Horizon Ck : Horizon C constitué de matériau originel ayant été relativement peu altéré par les agents atmosphériques et contenant du carbonate de calcium et du carbonate de magnésium facilement détectables avec une solution dacide chlorhydrique à 10 %.
Horizon de sol : Couche de sol distincte dans un profil pédologique, plus ou moins parallèle à la surface du terrain. Chaque horizon diffère des couches apparentées adjacentes par ses propriétés particulières, couleur, structure, texture, consistance et composition chimique, biologique et minéralogique. Au cours des études pédologiques, le relevé des horizons constituant les profils pédologiques se fait habituellement jusquà une profondeur dau moins un mètre. Généralement, un horizon du sol doit avoir au moins 5 cm dépaisseur pour entrer en ligne de compte dans la caractérisation du profil pédologique. (Horizon pédologique)
Marais : Terrain humide continuellement gorgé deau où croît une végétation hydrophyte; peut être recouvert dune nappe deau stagnante peu profonde (<0,5 m de profondeur).
Matière organique du sol : Fraction organique du sol constituée de résidus de plantes et danimaux à diverses phases de décomposition. Sexprime par un pourcentage du poids de sol sec.
Morphologie du sol : Composition physique dun sol révélée par la nature, lépaisseur et la disposition des horizons constituant le profil de sol.
Pédologie : Domaine de la science des sols ayant pour objet la genèse, la répartition, la cartographie, la taxonomie et linterprétation des sols.
Pedon de sol : Unité fondamentale de sol prélevée à un lieu représentatif du pédopaysage, qui sert à léchantillonnage, à la description et à la classification des sols. Un pedon de sol peut être classé par séries de sols puis, le cas échéant, par phases.
Perméabilité du sol : Facilité avec laquelle les gaz ou les liquides pénètrent ou traversent le sol.
pH : Mesure de lacidité ou activité des ions dhydrogène dun sol. Le pH sert dindicateur de lacidité ou de lalcalinité des sols. Les sols de lOntario vont dextrêmement acides à modérément alcalins (fourchette de pH allant de 4,0 à 8,0).
Plaine dinondation : Terrain presque plat situé dun côté ou des deux côtés dun cours deau sujet à la crue; plaines alluviales sujettes aux inondations situées près détendues deau intérieures ou près du littoral; dans une île, zones susceptibles dêtre recouvertes par les eaux.
Porosité : Pourcentage du volume du sol qui nest pas occupé par des particules solides par rapport au volume total du sol.
Profil de sol : Coupe verticale dun sol à travers tous ses horizons et sétendant dans le matériau originel. (Profil pédologique)
Ravin : Chenal profond creusé dans le sol par lérosion provoquée par le ruissellement convergent deaux de surface abondantes, qui nest pas franchissable par les machines agricoles.
Réaction du sol : Degré dacidité ou dalcalinité dun sol, sexprime généralement par le taux du pH.
Rigole : Petit cours deau intermittent de seulement quelques centimètres de large. Les rigoles ne gênent pas les travaux du sol mécanisés ou le passage des machines.
Roche ignée : Roche qui a été formée par refroidissement et solidification du magma. Dans le Bouclier canadien, cette roche est dordinaire acide, riche en silice et résiste à laltération par les éléments météorologiques.
Roche métamorphique : Roche formée à partir de roches préexistantes, mais qui en diffère par ses propriétés physiques, chimiques et minéralogiques par suite de processus géologiques naturels, principalement la chaleur et la pression, provenant de lintérieur du globe.
Roche sédimentaire : Roche formée par la lithification de sédiments mécaniques, chimiques ou organiques. Les principales roches sédimentaires sont les grès, les schistes argileux, les calcaires et les conglomérats.
Sol calcaire : Sol contenant suffisamment de carbonate de calcium et de carbonate de magnésium pour produire du dioxyde de carbone au test deffervescence avec une solution dacide chlorhydrique à 10 %.
Sol minéral : Sol constitué principalement de matières minérales (sable, limon, argile, fragments grossiers) et dont les propriétés sont donc principalement déterminées par ces matières. Les horizons doivent contenir moins de 30 % de matière organique en poids sec, à lexception de lhorizon de surface où la teneur peut dépasser 30 % sil fait moins de 40 cm dépaisseur et quil est constitué de tourbes mixtes, ou sil fait moins de 60 cm dépaisseur et quil est constitué de tourbe fibrique.
Sol organique : Sol constitué principalement de matières animales et végétales partiellement ou entièrement décomposées. Ce type de sol contient donc plus de 30 % de matière organique en poids à létat sec. La profondeur totale du matériau organique doit dépasser 40 cm si le sol est modérément à bien décomposé (mésique ou humique), ou 60 cm si le matériau est peu décomposé (fibrique).
Structure du sol : Adhérence ou agencement des particules primaires du sol (sable, limon, argile, matière organique) en particules de sol discrètes appelées peds ou agrégats.
Texture du sol : Proportions relatives, en poids, des différentes fractions granulométriques dans la fraction minérale du sol (sable, limon, argile), décrites par les classes de textures du sol. La fraction sableuse est à son tour subdivisée en sable grossier, sable, sable fin et sable très fin, selon les proportions des diverses tailles de particules. Ainsi, les sables loameux peuvent être décrits avec plus de précision en tant que sable grossier loameux, sable fin loameux et sable très fin selon le cas. De même, les loams sableux peuvent être répartis en loam sableux grossier, loam sableux, loam sableux fin et loam sableux très fin. Quand le pourcentage de gravier est compris entre 20 et 50 % en poids (ce qui, en volume, équivaut à environ 15 à 35 % de gravier), la classe de texture à appliquer est « graveleux » (par ex. loam sableux graveleux, loam graveleux). Quand la fraction du gravier dépasse 50 % en poids (> 35 % en volume), on utilise le descripteur « très graveleux » (par ex. loam sableux très graveleux, loam très graveleux).
Unité cartographique : Type de sol ou association de types de sols délimitée par un contour ou polygone sur une carte des sols.
Unités thermiques de croissance des cultures : Grandeurs traduisant lindex de la somme moyenne dénergie thermique climatique qui est disponible pour la croissance et la maturation des cultures exigeantes en chaleur.
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