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Détection précoce de la tremblante du mouton
Des chercheurs mettent au point une nouvelle méthode pour identifier rapidement cette maladie dégénérative

Auteur : OMAFRA Staff
Date de création : 01 mai 2008
Dernière révision : 01 mai 2008

Par Christine Eisler

La détection de la tremblante et d'autres maladies dégénératives semblables pourrait se faire plus rapidement, grâce à un capteur mis au point par des chercheurs de l'université de Guelph.

Les professeurs Gordon Hayward et Warren Stiver de l'école de génie ont mis au point un appareil capable de détecter certaines particules protéiques appelées prions et soupçonnées d'être à l'origine de maladies dégénératives comme la tremblante du mouton.

« Nous voulons mettre au point une méthode rapide et économique permettant de détecter les prions causant ces maladies mortelles, a déclaré le professeur Stiver. Nous voulons que tout le monde soit capable de l'utiliser, que ce soit un inspecteur des viandes ou un vétérinaire. »

La tremblante est une maladie dégénérative mortelle affectant le système nerveux central des ovins. Jusqu'ici, pour détecter la présence de la maladie, il fallait abattre l'animal et en analyser le cerveau en laboratoire.

L'outil mis au point par l'équipe de Guelph, appelé détecteur acoustique de prions, pourra être utilisé sur des animaux vivants et fournira des résultats en deux heures environ. À l'aide de cristaux de quartz, le détecteur est capable d'identifier la protéine prion anormale à partir d'échantillons prélevés dans l'environnement, sur les tissus nerveux ou dans les liquides organiques.

Selon les chercheurs, la rapidité et la précision de cet instrument permettront de repérer plus facilement les animaux infectés, sans qu'il soit nécessaire d'abattre un troupeau entier pour éliminer la maladie. Le détecteur pourrait également être utilisé pour identifier d'autres maladies dégénératives de la famille de la tremblante du mouton, telles l'encéphalopathie bovine spongiforme (ESB) affectant le bétail, l'encéphalopathie des cervidés chez le wapiti et le cerf, ainsi que la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l'être humain.

Les professeurs Hayward et Stiver espèrent qu'après avoir apporté certaines améliorations au détecteur, celui-ci pourra devenir un outil d'usage routinier dans le domaine de l'exportation, et ainsi éliminer la nécessité de fermer les frontières. Cela permettrait de prévenir des pertes considérables dans le domaine de l'exportation comme celles qui sont survenues en 2002, lors de la crise de l'ESB. Rappelons que la détection d'une vache infectée en Alberta a coûté à l'économie canadienne 6,3 milliards de $, avant que les États-Unis ouvrent à nouveau leur frontière à l'importation du boeuf canadien en 2005.

« Nous avons démontré le principe, a déclaré monsieur Hayward. Nous allons travailler à recueillir d'autres preuves et régler certaines questions, afin d'être en mesure de développer le détecteur commercialement. »

L'équipe de l'université de Guelph a collaboré avec le Dr A. Balachandran du laboratoire national de référence pour la tremblante et la maladie débilitante chronique, à l'Agence canadienne d'inspection des aliments, afin de mettre au point le détecteur.

Les travaux de recherche ont été financés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada, PrioNet Canada, ainsi que le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario.

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Warren Stiver, 519 824-4120, poste 54862, wstiver@uoguelph.ca

Christine Eisler a écrit pour ÉCLATS (Étudiants communiquant les liens et les avancées technologiques et scientifiques) à l'université de Guelph.
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