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Pour diffusion : le 08 juin 2005 Allocution du ministre Steve Peters Je suis fier de pouvoir exprimer aujourd'hui l'énorme respect que le premier ministre et notre gouvernement avons pour l'industrie agricole et alimentaire de l'Ontario. Dans ma propre circonscription d'Elgin-Middlesex-London, nous cultivons des pommes, des fraises, du maïs sucré et des kiwis. Nous avons du tabac, des vaches laitières et du soya dans nos champs. Le maïs, les bovins et le porc sont également des produits importants dans la région d'Elgin Ils représentent la diversité de l'industrie agricole ontarienne. Les agriculteurs ontariens offrent actuellement plus de 200 produits. Nous sommes un chef de file mondial en matière de technologie alimentaire et de recherche et développement. Plus des trois quarts de nos exportations agroalimentaires sont maintenant à valeur ajoutée. Nous savons que ces réalisations sont le produit de familles agricoles qui travaillent fort. J'ai eu le privilège de rencontrer ces gens dans tous les coins de notre belle province. Une province imbattable en matière de ressources naturelles et humaines. En discutant avec ces gens, j'ai remarqué une qualité qu'ils ont tous en commun - un fier esprit d'autonomie. C'est cet esprit qui est le fondement de notre magnifique province. C'est également cet esprit qui nous propulsera de l'avant vers une nouvelle prospérité. Ils sont prêts à prendre des risques et à consacrer leur vie à la terre. Ils savent que rien ne bat la liberté de pouvoir élever sa famille et exploiter sa propre entreprise. Les risques seront toujours présents. Une récolte abondante peut être détruite par la sécheresse ou des inondations, des insectes ou des maladies. Et les pressions sont de plus en plus fortes. La concurrence mondiale peut être tout aussi dévastatrice. Un excellent troupeau peut perdre toute sa valeur en un instant comme l'a démontré l'ESB il y a deux ans. Les gens comprennent qu'il arrive parfois que les Ontariens - par l'entremise de notre gouvernement - doivent aider les gens qui nous nourrissent. Nous devons donner un coup de main aux agriculteurs de la province pour qu'ils puissent survivre. Notre gouvernement a fourni une aide financière exceptionnelle au secteur agricole de l'Ontario. Juste l'an dernier, nous avons donné 377 millions de dollars pour aider les agriculteurs de la province. Notre gouvernement veut faire encore plus pour ces gens. Nous avons sollicité l'opinion de leurs dirigeants pour formuler des solutions de gestion des risques de l'entreprise à long terme. Nous comprenons que le fait de toujours donner de l'aide financière sans planifier l'avenir, c'est un peu comme verser de l'eau dans un seau plein de trous. Oui, il est important d'assurer des programmes budgétaires efficaces pour l'industrie agricole ontarienne. C'est pourquoi notre gouvernement n'a pas hésité à devenir un partenaire du Cadre stratégique pour l'agriculture. Nous voulons que les secteurs agricole et alimentaire connaissent beaucoup de succès à long terme. Notre gouvernement n'est pas intéressé à prendre des décisions dans une tour d'ivoire. Ce n'est pas notre façon d'agir. Nous collaborons étroitement avec les dirigeants agricoles de tous les secteurs pour nous assurer que ces programmes fonctionnent bien. C'est une initiative de grande envergure qui ne se réalisera pas en un clin d'il. Mais nous voulons vraiment faire participer les gens qui sont touchés par des programmes budgétaires parce que nous voulons nous assurer qu'ils profitent au maximum de ces fonds. Pour bâtir une industrie forte et dynamique que nous désirons tous, nous devons trouver de nouveaux moyens de résoudre d'anciens défis. Il faudra peut-être choisir entre le droit chemin et les raccourcis. Nous ne voulons pas choisir le chemin le plus facile. Nous comprenons que pour agir différemment, nous devrons affronter de gros défis. Toute transition comporte des problèmes mais je crois que nous pouvons en ressortir plus fort. L'aide financière est importante. Elle permet à l'industrie agricole de surmonter les troubles inévitables. Mais nous ne savons malheureusement jamais quand la prochaine crise surviendra et nécessitera à nouveau notre aide. À un certain moment, nous ne pouvons plus seulement résoudre les crises nous devons trouver de nouvelles solutions et de nouvelles façons de procéder pour aider notre industrie agroalimentaire. L'ESB, les coûts croissants des intrants, la concurrence américaine et de nouveaux géants, comme le Brésil et la Chine, sont des indications dont il faut tenir compte. De nombreux dirigeants de l'industrie agricole comprennent qu'il faut réexaminer l'avenir. Nous devons dépasser la production primaire. Nos réussites futures en dépendent. Nous sommes bien chanceux en Ontario d'avoir une industrie guidée par des gens brillants. Ces dirigeants visionnaires ont déjà commencé à aller de l'avant. Et nous appuyons leurs initiatives visant à faire avancer l'industrie agroalimentaire. Par exemple, l'ESB nous a appris à être plus auto-suffisant. Nous avons collaboré avec des dirigeants de l'industrie pour bâtir et accroître notre capacité d'abattage ici même. Nous appuyons ce secteur dans sa recherche de nouveaux marchés et dans sa mise sur pied d'une nouvelle marque et une nouvelle commercialisation. Nous ne nous mettrons plus jamais à la merci de politiques protectionnistes. Nous avons des amis au sud de la frontière qui aimeraient voir la réintégration de nos marchés mais cela ne nous empêche pas de vouloir apprendre à nous protéger contre l'adversité. D'autres secteurs de notre industrie agricole ont reconnu ce besoin de transformation. Les dirigeants de notre industrie laitière et de notre industrie porcine ont propulsé la réputation de l'Ontario en matière d'excellence pour la qualité et de nouveaux produits à valeur ajoutée. Notre industrie de la serriculture a adopté des innovations technologiques. Cette industrie a tellement grandi qu'elle représente maintenant la moitié de l'industrie serricole au pays. Nos dirigeants de l'industrie des céréales et oléagineux explorent diverses possibilités dans la nouvelle économie biologique de l'avenir - une économie qui utilisera les matières premières d'alimentation pour fabriquer et faire fonctionner nos automobiles construire nos maisons et fournir de nouveaux produits à valeur ajoutée. Nous les félicitons de leur ambition. Ils ont entendu l'appel de l'avenir et sont prêts à entreprendre le voyage. Il est temps de songer à l'avenir et de se préparer en conséquence. Vous vous demandez peut-être quelle direction prendre. Comment l'agriculture va-t-elle survivre et prospérer au cours des prochaines décennies? Et bien mes amis notre gouvernement a déjà amorcé cette transformation. Nous avons un plan et nous connaissons notre destination. Nous savons que la plus grande responsabilité de notre gouvernement est de desservir les gens de l'Ontario. Les gens de l'Ontario veulent une meilleure santé et une meilleure éducation. C'est pourquoi la plus grosse partie des deniers publics est consacrée à ces priorités. Nous continuerons d'appuyer notre industrie agricole. Mais nous devons comprendre que nos fonds sont limités. Nous ne pouvons pas ignorer cette réalité. Le plus grand échec d'un gouvernement est de laisser les générations futures payer ses vieilles dettes. Et le plus grand héritage qu'il peut leur donner est un endroit plus sain, plus fort et plus prospère où il fait bon vivre. Certains avancent que l'agriculture est trop réglementée, que cela entrave l'autonomie des propriétaires fonciers. Comme je l'ai déjà dit, l'autonomie est une bien belle chose. Mais lorsque vous tirez des ressources de la terre, vous devez aussi faire preuve de responsabilité. Nous avons l'obligation de préserver la qualité et l'abondance de notre eau potable pour les prochaines générations. Nous avons l'obligation de préserver fermement les magnifiques terres agricoles de la province pour les futures générations. Seulement cinq pour cent de la superficie totale du Canada est classée comme des terres agricoles à fort rendement et nous sommes bien chanceux d'avoir plus de la moitié des meilleures terres du pays dans notre province. Je refuse de permettre en silence que ce trésor soit pavé
et que ce patrimoine agricole soit détruit. Ils comprennent que la qualité de notre sol et de notre eau doit être préservée et respectée. Comment souvent voyons-nous des gens arroser leur pelouse pendant des périodes interdites ou appliquer des pesticides pour tuer les pissenlits? Combien de résidents urbains savent que les agriculteurs doivent réussir un cours sur les pesticides avant de pouvoir les utiliser dans leurs champs? Et qui sait que les agriculteurs ontariens ont réduit leur utilisation de pesticides de plus de 50 % au cours des vingt dernières années? Ce sont nos dirigeants agricoles qui ont demandé des lois pour gérer les éléments nutritifs. Ils ont demandé des règlements provinciaux pour remplacer l'ensemble disparate des règlements municipaux qui existaient auparavant. Nous continuons de solliciter les opinions de nos communautés agricoles pendant que nous perfectionnons ces règlements. Les règlements peuvent fonctionner seulement s'ils sont équitables et rentables. Nos agriculteurs ne devraient pas avoir à défrayer tous ces coûts par eux-mêmes. Ce n'est pas ce que nous voulons. Nous fournissons des millions de dollars pour les aider à mettre en uvre des pratiques de gestion optimales qui protégeront notre environnement. Je veux être bien clair. Notre gouvernement ne croit pas que la réglementation nuise au progrès et à la prospérité. La réglementation n'est pas chose facile. Elle n'est pas toujours populaire. Certaines personnes la considèrent comme une source d'irritation constante. Mais les règlements protègent le public y compris nos agriculteurs. Notre gouvernement n'oublie pas sa responsabilité de protéger l'eau que nous buvons, la nourriture que nous mangeons et l'air que nous respirons. Nous ne compromettrons jamais notre intégrité, et continuerons toujours à satisfaire les intérêts du public. C'est pourquoi nous mettons en uvre une stratégie sur la salubrité des aliments, dans le cadre de la Loi sur la qualité et la salubrité des aliments, ainsi que de nouveaux règlements plus rigides sur la viande. Nous avons remanié le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario. Nous avons créé le nouveau poste de vétérinaire en chef de l'Ontario pour mieux nous préparer contre d'autres problèmes de maladies animales et pour nous assurer que des mesures sévères de salubrité des aliments sont en vigueur. Je vois avec fierté que l'industrie agricole et notre gouvernement adoptent un rôle directeur dans l'établissement d'un suivi avec les normes provinciales d'analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP) ainsi que de nouveaux règlements qui établiront un système scientifique cohérent de protection de la salubrité des aliments de la terre à la table. Ces règlements ne font pas que protéger le public et calmer ses inquiétudes. Ces règlements favorisent également l'industrie en faisant reconnaître les produits alimentaires ontariens comme les plus sécuritaires et de la plus haute qualité au monde, provenant d'une source écologiquement durable. Cela renforcera notre agriculture, notre économie et la confiance du public. Comme l'a déclaré notre premier ministre, nous viserons toujours notre but qui est de bâtir un Ontario digne de nos rêves et de nos espoirs, pour nos enfants et petits-enfants. Dans le secteur de l'agriculture, notre réussite repose sur la recherche et l'innovation. Je suis fier que notre gouvernement reconnaisse cette réalité et soit prêt à redéfinir l'industrie agroalimentaire ontarienne. Nous investissons dans des projets de recherche et de développement qui relanceront tous les secteurs de l'industrie. Nous revitalisons l'infrastructure qui avait perdu des plumes avec nos prédécesseurs. Nous établissons une nouvelle chaire de recherches pour étudier les possibilités bioagricoles et notre ministère dispose de 15 millions de dollars supplémentaires dans son budget de fonctionnement. Nous essayons d'aider notre industrie agroalimentaire à trouver d'autres moyens de survivre et de prospérer. Maintenant et plus que jamais, notre industrie a besoin de formuler une vision à long terme - un processus qui a commencé lors du sommet agroalimentaire du premier ministre. C'est un processus que notre gouvernement et les dirigeants agricoles continuent d'orienter à l'aide d'une série de rencontres cet été en vue de se préparer au prochain sommet. Plus tard ce mois-ci, l'Ontario sera l'hôte du premier Forum international de l'innovation en agroalimentaire à Toronto. Des chercheurs, des universitaires et des cadres supérieurs se réuniront pour écouter des experts de renommée mondiale expliquer comment l'innovation dans le domaine agroalimentaire influe directement sur la santé humaine. Ils discuteront de divers sujets dont des stratégies d'entreprise sur la commercialisation des aliments, des politiques sur la nutrition et de nouvelles sciences agroalimentaires. Notre ministre de la Santé et moi-même seront sur place
pour nous renseigner sur des possibilités qui pourraient aider
l'Ontario. Une ère où il y aura des utilisations industrielles pour les cultures des utilisations pharmaceutiques pour les aliments. Les possibilités sont là! Cela semble encore bien loin dans l'avenir mais nous aurons besoin d'investir dans la recherche et le développement pour atteindre nos buts. Nous devons croire en l'avenir et adopter le dynamisme propre à l'entreprenariat. Si nous n'agissons pas dès maintenant, d'autres parties profiteront des occasions et nous traînerons derrière. Les résultats ne seront pas immédiats mais les mesures que nous adoptons peuvent habiliter l'industrie agricole et ouvrir un tout nouvel avenir pour nos collectivités rurales. Un Ontarien sur cinq vit dans des villes et villages de moins de 25 000 habitants. Si nous voulons réaliser nos rêves dans l'Ontario rural, nous devons assurer la prospérité de ces économies rurales. Ces collectivités abritent des personnes et des idées de première classe. Nous voulons faire de l'Ontario un meilleur endroit pour vivre pour tous - que ce soit dans nos belles grandes villes ou dans nos magnifiques campagnes. Nous avons les meilleures ressources au monde
J'aimerais attirer votre attention sur des uvres d'art qui se trouvent sur des colonnes centrales opposées au-dessus de nous dans cette pièce. L'opposition peut voir au fond de la pièce un aigle qui leur rappelle d'être vigilant. J'ai déjà été à votre place et je comprends et respecte vos besoins. Quant à nous - qui représentons le gouvernement - nous nous inspirons du hibou qui nous recommande de prendre des décisions judicieuses. Ces symboles nous rappellent également que nous ne sommes pas les premiers à nous asseoir ici. C'est maintenant à nous de changer les choses, d'utiliser notre temps judicieusement pour honorer la confiance des gens qui nous ont élus - les citoyens de l'Ontario. L'agriculture est une industrie qui a connu beaucoup de changements au cours des dernières décennies. Elle a beaucoup gagné mais également perdu. Il ne faut jamais oublier que l'industrie agroalimentaire est au cur du patrimoine de notre magnifique province. Je continuerai de travailler sans relâche pour m'assurer que cette industrie est un important contributeur à l'avenir de l'Ontario.
Nous reconnaissons que l'agriculture est l'assise de notre province. C'est une assise que notre gouvernement continuera de renforcer. Avec le début de l'été, j'encourage tous et chacun à appuyer nos communautés agricoles. Allez visiter les marchés agricoles locaux ainsi que les foires et festivals agricoles. Discutez avec les gens qui contribuent à notre économie et à notre alimentation. Insistez pour acheter des fruits, des légumes, de la viande et des produits laitiers de l'Ontario. Saluez et remerciez avec moi les hommes et les femmes de l'industrie agroalimentaire. Ensemble, nous pouvons assurer un nouveau départ pour l'agriculture
et un meilleur avenir à l'Ontario.
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