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2008 Pratiques de gestion optimales pour éviter les pertes d'abeilles associées à des pulvérisations sur le maïs sucré
Les maïziers (transformateurs de maïs sucré) enverront la liste de comtés dans les quels ils prévoient de semer du maïs à l'apiculteur provincial du MAAARO, par l'intermédiaire du bureau de l'Ontario Food Processors Association, avant le 1er mai. L'apiculteur provincial du MAAARO, après réception des listes ci-dessus, enverra au bureau de London du ministère de l'Environnement et à celui de l'Ontario Food Processors Association la liste la plus récente des apiculteurs et des ruchers. Les maïziers soumettront des cartes, avant le 30 juin ou dès que les semis de maïs seront finalisées, des emplacements des champs où ils sèmeront du maïs sucré. Ces cartes seront envoyées à l'apiculteur provincial du MAAARO par l'intermédiaire du bureau de l'Ontario Food Processors Association. L'apiculteur provincial du MAAARO enverra ces cartes aux apiculteurs ayant des ruchers dans les comtés désignés. Les numéros de téléphone et les numéros de télécopieur des maïziers seront inclus dans cet envoi postal. Un exemplaire du protocole accompagnera la lettre. Les apiculteurs examineront les cartes pour déterminer s'ils ont des ruchers avec des colonies actives situés dans les trois kilomètres (3 km) d'un champ de maïs sucré. L'apiculteur entrera ensuite en communication par télécopieur avec le maïzier concerné en donnant l'information relative aux ruchers. Les apiculteurs doivent envoyer par télécopieur l'information appropriée sur les ruchers - telle qu'elle apparaît dans leur formulaire d'enregistrement auprès du MAAARO - aux maïziers qui louent les champs concernés. Les maïziers vérifieront la proximité des ruchers permanents dès que les exploitants agricoles désignent des champs particuliers pour la culture de maïs sucré. Si un champ qui doit être utilisé pour la culture de maïs est situé à proximité d'un rucher, le maïzier doit communiquer cette information à l'exploitant agricole sous contrat. L'exploitant agricole discutera ensuite de la situation avec l'apiculteur afin de résoudre tous les conflits éventuels en début de printemps. Les maïziers tenteront d'éviter toute pulvérisation pendant la période où les plants de maïs sucré produisent du pollen. Si une pulvérisation de Furadan s'avère nécessaire, elle doit être effectuée après 19 h. Après le 15 août, l'heure de pulvérisation (en raison du raccourcissement des jours) peut être avancée à 18 h. La pollinisation doit être une activité fluide et non limitée qui amène les abeilles là où elles doivent se rendre pour polliniser les cultures commerciales. Les apiculteurs doivent tenir compte du fait que des champs de maïs sucré peuvent être à proximité des endroits où les abeilles doivent être placées pour polliniser des cucurbitacées comme les concombres. Les colonies doivent être placées dans des endroits qui permettent de réduire au minimum les pertes d'abeilles dues aux pulvérisations sur le maïs sucré. Un compromis pourrait être nécessaire avec le producteur de concombres afin que des abeilles soient disponibles pour la pollinisation de sa culture compte tenu de l'emplacement des colonies. Il ne faut pas oublier que les abeilles peuvent se déplacer sur une distance considérable puis se répartir pour couvrir un champ et y assurer une pollinisation appropriée. Avec les concombres récoltés mécaniquement, il faut retirer les ruches dès que la pollinisation est terminée (5 à 7 jours) afin de réduire au minimum les risque de dommage dû aux pulvérisations. Le ministère de l'Environnement de l'Ontario fera enquête sur les pertes d'abeilles afin de déterminer si des infractions ont été commises. Lorsque des entreprises en traitements aériens disposent d'un permis du ministère de l'Environnement de l'Ontario pour appliquer du Furadan sur du maïs sucré pendant la période où le maïs sucré produit du pollen, ces entreprises devront aviser tous les apiculteurs qui ont demandé d'être informés dans le cadre du protocole et qui sont situés dans les 3 kilomètres avoisinants, au moins 24 heures avant la pulvérisation planifiée si celle-ci doit se produire pendant la matinée. En revanche, elles n'ont pas besoin d'aviser les apiculteurs si l'application se fait après 19 h (18 h après le 15 août). Après avis d'une pulvérisation matinale planifiée, les apiculteurs prendront les précautions nécessaires. Les apiculteurs peuvent déplacer les ruches si elles sont installées sur des palettes et si un chariot élévateur à fourche est disponible. Si le déplacement des abeilles est impossible en raison du poids des ruches, etc., les apiculteurs peuvent placer des sacs humides à l'entrée des ruches dès 6 h et les retirer vers midi de la même journée, après la pulvérisation. Dans le cas où l'entreprise de traitements aériens ne peut pas effectuer la pulvérisation, elle contactera les apiculteurs dès que possible pour éviter la fermeture inutile des ruches. L'apiculteur doit laisser au moins un pouce d'ouverture dans les coins des entrées des ruches pour éviter la suffocation (cette méthode permet d'interrompre les déplacements des abeilles pendant une période pouvant aller jusqu'à 12 heures). Avec cette méthode, la production de miel est interrompue pendant deux jours, mais les abeilles restent en vie! Cette méthode est également très laborieuse et, pour qu'elle soit efficace, il faut une excellente communication entre l'entreprise de traitements aériens et l'apiculteur. Aucune des deux parties ne doit faire des suppositions non justifiées; chacune doit appeler la contrepartie en cas de doutes.
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