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Rapport annuel 2005 de lapiculteur provincial - Ontario
Table de matièresStatistiques sur l'industrie apicoleNombre d'apiculteurs - 2 600 Maladies et ravageurs
Nombre d'inspection : 837 Ventes réalisées en 2005Producteurs de reines et de nucleiNombre total de ruches : 422 Fournisseurs d'abeillesNombre total de nuclei : 344 | Haut de la page | RemarquesDans l'ensemble, les apiculteurs ontariens ont connu une excellente année en 2005. Le rendement moyen de 2005 est évalué à 103 livres par colonie, ce qui est relativement semblable au rendement de 2004 qui était de 106 livres par colonie. Le nombre total de colonies est passé de 72 000 en 2004 à 76 000 en 2005. Dans beaucoup de régions, la récolte aurait été meilleure s'il avait plu en août. En 2005, le nombre d'apiculteurs enregistrés était de 2 600. Les pertes hivernales, en 2004, avaient été de 18,5 %. Il s'agit du taux de perte normal maintenant, en raison de la présence des acariens dans les ruches. Auparavant, le taux de perte normal se situait autour de 10 %. Les conditions printanières ont finalement permis aux apiculteurs de repeupler leurs ruches. Ils ont ainsi été en mesure de récupérer les pertes qui étaient de 18,5 % et d'augmenter la production d'un 5,5 % additionnel. Il est étonnant de constater ce que les abeilles arrivent à produire lorsque les conditions leur sont favorables. Ce n'était pas une année propice à l'essaimage. Les apiculteurs qui connaissent d'importants problèmes d'essaimage auraient pu en profiter pour diviser davantage leurs colonies, au printemps, afin de prévenir le problème. Le prix du miel en vrac est encore inférieur au coût de production. Le prix actuel est autour de 0,80 $ la livre. Le coût de production, en Ontario, est légèrement supérieur à 1,25 $ la livre. Le prix du miel emballé demeure élevé. Un plus grand nombre d'apiculteurs se remettent à la vente de produits emballés : 64 % de la récolte ontarienne de miel en 2004 a été vendu au détail, comparativement à 46 % en 2003. Ces statistiques ne sont pas disponibles pour les années antérieures. Les apiculteurs se disent davantage intéressés à vendre leur récolte 2005 au détail. La pollinisation est devenue une source importante de revenus pour les apiculteurs ontariens. Vingt-huit lots d'abeilles ont été expédiés au Nouveau-Brunswick et au Québec pour la pollinisation de bleuets et de canneberges. Les lots sont revenus dans des conditions variables qu'il s'agisse des nuclei, des couvains ou des populations d'abeilles. La plupart des apiculteurs signalent qu'ils accepteront de réexpédier des lots, mais certains ne le souhaitent pas. Les apiculteurs continuent de répondre à la demande pour la pollinisation en Ontario. Le marché de la pollinisation estivale est en croissance. Le MAAARO a recueilli et vérifié un grand nombre d'étiquettes de contenants de miel en 2005. Beaucoup d'apiculteurs ont reçu des lettres les avisant de corriger certains éléments sur leurs étiquettes. Du phénol a été trouvé dans plusieurs échantillons; deux cas ont donné lieu à une intervention. Par ailleurs, des sulfamides ont été trouvés dans plusieurs échantillons, ce qui a donné lieu à des rappels dans trois cas. Il est possible que les abeilles aient absorbé des sulfamides dans l'environnement puisqu'aucun des apiculteurs concernés n'a signalé avoir utilisé le produit. Les apiculteurs ne doivent utiliser que des produits homologués dans les colonies. Afin de réduire le risque de perdre toute la récolte de miel, les apiculteurs doivent être en mesure de retracer leurs lots de miel jusqu'aux ruchers. Les lots doivent être suffisamment petits pour faciliter la traçabilité. Plus les lots sont petits, moins les risques sont élevés. Les acariens de l'abeille continuent de se répandre et les populations ont atteint des niveaux surprenants à tous les endroits qui ont fait l'objet de dépistage. On doit utiliser de l'acide formique au moins une fois par année afin de limiter les populations d'acariens de l'abeille. Une homologation complète a été accordée à Mite-AwayIIMC en 2005. La résistance du varroa à Apistan® continue de se propager. Les utilisateurs d'Apistan® devraient vérifier par dépistage si le produit réduit les populations de varroas. En présence de varroas résistants à Apistan®, l'apiculteur peut interrompre l'utilisation du produit pendant quatre ou cinq saisons et le réutiliser par la suite avec plus d'efficacité. La région où la résistance à Check-MiteTM est observée ne semble pas dépasser la zone comprise entre Iroquois et la frontière du Québec, et le sud de la 401. Les apiculteurs qui ont utilisé Check-MiteTM pendant plus de deux ans devraient envisager l'emploi d'acide formique au printemps, puis dès que le miel est récolté à l'automne, et traiter ensuite avec de l'acide oxalique lorsque les ruches sont prêtes pour l'hivernage. Avec l'exemption de l'ARLA sur l'acide oxalique pour l'automne 2005, et afin de ne pas intensifier la résistance à Check-Mite liée à une surutilisation, la recommandation pour la lutte contre le varroa, cet automne, était de traiter avec les tampons Mite-AwayIITM dès que le miel était retiré et de faire suivre avec un traitement à l'acide oxalique par dégouttement lorsque les abeilles sont prêtes pour l'hivernage. Les apiculteurs ont recours au dépistage pour déterminer s'il est nécessaire de traiter ou non un rucher. Le dépistage permet d'épargner de l'argent et réduit l'exposition des acariens aux produits qui favorisent l'apparition de la résistance, mais il exige beaucoup de travail. La prise de décision est beaucoup plus facile lorsqu'on dispose de données fiables. Bon nombre d'apiculteurs envisagent d'avoir recours à des plateaux grillagés antivarroas afin de faciliter le dépistage. Les apiculteurs se penchent de nouveau sur la possibilité de retirer les faux-bourdons comme méthode pour réduire les populations de varroas. Dans l'ensemble, 2005 a été une bonne année. Les
maladies et les acariens demeurent toutefois problématiques, mais
les apiculteurs semblent maîtriser la situation. Par contre, le
marché du miel connaît actuellement des difficultés. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Courriel : food.omafra@ontario.ca |
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