Rapport annuel de l'apiculteur provincial - 2003Table des matièresStatistiques sur l'industrie apicoleNombre d'apiculteurs : 2 650 Nombre de colonies productrices : 71 000 Rendement moyen par colonie (lb/kg) : 104,5 lb/47,4 kg Production totale estimée (lb/kg x1000) : 7,415 lb/3,363 kg x 1 000 Nombre de colonies qui ont hiberné : 75 000 Mortalité hivernale moyenne (%) : 19,76%
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| Maladie/ravageur | Nombre de colonies inspectées | Nombre de ruchers inspectés | Incidence de la maladie - colonie | Incidence de la maladie - ruchers |
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| Loque américaine | 8 333 | 719 | 1,70 | 7,0 |
| Loque européenne | 8 333 | 719 | aucun cas | |
| Couvain plâtre | 7 673 | 719 | 2,5 | SO |
| Couvain sacciforme | 7 673 | 719 | 0,3 | SO |
| Acarien de l'abeille | 45 % des ruchers | 940 | 76 |
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Varroa
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dans toutes les régions à l'exception de Thunder Bay - résistance au CheckMite dans trois régions : Cornwall, Kingston, Haldimand- Norfolk. |
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Petit scarabée de la ruche (Aethinia
tumida)
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Aucun petit scarabée de la ruche (Aethinia tumida) n'a été trouvé en Ontario |
Au cours du printemps 2003, les inspecteurs apicoles ont examiné un grand nombre de colonies et en ont trouvé 12 dans Haldimand-Norfolk qui ont été soumises à des tests de « Pettis » pour mesurer la résistance à Apistan. Pour trois d'entre elles, le taux d'efficacité de la lutte était >90%. Trois autres affichaient un taux de 80 à 89 % et pour deux d'entre elles, le taux était de 70 à 80 %. Pour quatre autres, le taux d'efficacité était de 40 à 51 %. Il y a donc de toute évidence un problème avec Apistan dans la région de Haldimand-Norfolk.
Durant la saison, l'équipe de transfert technologique effectuait des vérifications à l'aide de tests « Pettis » pour la résistance à Apistan et à Check-Mite sur quatre colonies du comté Wellington. Dans Hastings, Apistan était efficace à 85,7% - 97% et Check-Mite, 91,6% - 100% . Dans le comté de Wellington, Apistan était à 50,7 - 99% efficace et Check-Mite, de 95 - 97% .
À l'automne 2003, le programme d'inspection apicole a permis visiter 314 colonies appartenant à neuf apiculteurs dans 14 ruchers.
Russell, Glenngary: 22 colonies ont été soumises à des tests et les taux de survie deux semaines après le traitement étaient de 37,5 % avec Apistan et de 0 % avec Check-Mite. Il s'agit de la première région où l'on avait détecté de la résistance à Apistan.
Grenville, Leeds, Frontenac et Lennox-Addington: 222 colonies ont été testées et le taux de survie après deux semaines était de 36,6% avec Apistan et de 4,1% avec Check-Mite. Il s'agit de la région de Kingston.
Comtés de Northumberland, Victoria et Prince Edward : 70 colonies ont été testées et le taux de survie était de 15% avec Apistan et de 8% avec Check-Mite. Il s'agit de la région qui s'approche de la zone de résistance à Apistan.
Le climat, au cours de l'hiver et du printemps derniers, a été très difficile pour l'apiculture. Le prix du miel a atteint environ 2,00 $ la livre la saison dernière et il s'est maintenu à ce niveau durant l'année. Les apiculteurs souhaitaient augmenter leurs populations d'abeille mais ils n'ont même pas pu les maintenir. Environ 20% des colonies sont mortes au cours de l'hiver dernier. En 2002, on comptait 75 000 colonies en Ontario; en 2003, après avoir déployé beaucoup d'efforts, on a récupéré 71 000 colonies productrices. La production moyenne en 2003 est évaluée à 104,5 livres par ruche. En 2002, la moyenne était de 142 livres par ruche. Étant donné que le prix du miel en vrac atteignait 2,00 $ la livre pendant que le prix de détail ne progressait pas au même rythme, bon nombre d'apiculteurs en 2002 ont mis leur miel en baril pour l'expédier à des emballeurs. Ils ont ainsi délaissé plusieurs de leurs marchés traditionnels puisqu'il était plus facile de vendre leur produit en vrac.
Le varroa a souffert du printemps pluvieux. Lorsqu'il se produit une interruption dans le cycle du couvain comme ce fut le cas à plusieurs reprises le printemps dernier, le varroa se développe peu. À l'automne 2003, il était très difficile de trouver des populations de cet acarien à des niveaux significatifs. Les apiculteurs qui s'étaient préparés à surveiller les populations de varroas dans chaque ruche n'ont probablement traité que très peu de colonies.
Les zones de résistance à Apistan ® ne semblaient pas être très différentes l'automne dernier, mais on en saura davantage après l'hiver. Tous les producteurs ont été invités à utiliser Check-Mite™ à l'automne 2003. Les relevés des ventes démontrent toutefois qu'on utilise encore beaucoup Apistan ®. D'après les discussions qui ont eu lieu avec les représentants de Bayer, il semble que l'examen de coumaphos ne sera pas terminé à temps pour permettre au fabricant de soumettre une demande d'homologation pour 2004. L'homologation d'urgence sera la seule solution. On a encore besoin de Check-Mite™. On espère mettre au point une stratégie pour remplacer Apistan® ou Check-Mite ™ en utilisant de l'acide formique au printemps et à l'automne avec de l'acide oxalique par après lorsque les abeilles n'ont pas de couvain à la fin de l'automne. Mais d'autres essais sont requis pour mettre au point une méthode de traitement fiable et consistante. Check-Mite™ sera de nouveau recommandé l'automne prochain en Ontario.
On ne rapporte pas encore de cas de résistance de la loque américaine à l'oxytétracycline en Ontario. Toutefois, quelques échantillons envoyés au laboratoire de l'USDA à Beltsville au Maryland sont revenus avec des zones de 45-50 mm d'inhibition au lieu de zones de 55 mm révélant une sensibilité à 100 %. Les zones de 45 à 50 mm sont modérément sensibles à l'oxytétracycline. Les apiculteurs doivent surveiller attentivement les signes de présence de loque américaine et détruire tous les rayons des colonies infestées ou les irradier. L'idéal serait d'obtenir une homologation pour Tylosin ® et Lynocomycin® . M. Steve Pernal de la station de recherche d'Agriculture Canada à Beaverlodge, en Alberta, coordonne le projet. Il sera bientôt en mesure de soumettre ses données aux deux fabricants concernés. Il est à espérer que le processus sera complété cet hiver.
La sélection d'abeilles qui seraient résistantes à l'acarien de l'abeille et aux varroas continue de susciter beaucoup d'intérêt auprès des apiculteurs, en Ontario et ailleurs. Les reines Ontario Bee sont très recherchées. M. Tibor Szabo, a vendu plus de 3 000 reines cette année. Elles seraient assez résistantes au varroa. M. François Petit a vendu toutes les reines qu'il a pu produire cette année à partir de stock russe qui avait été importé en Ontario des États-Unis. L'équipe de transfert technologique de l'Ontario Bee Association (OBA) a travaillé avec François pour accroître le nombre de lignées disponibles en 2003 et les plus récentes devraient être offertes en 2004.
Le transfert technologique vers l'industrie apicole se produit par le biais du programme d'apiculture du MAAO et les recherches appliquées sur le terrain passent par l'équipe de transfert technologique de l'OBA. Les deux programmes se complètent. Avant que le MAAO formule des recommandations relativement à une mesure de lutte antiparasitaire, il arrive souvent que l'équipe de transfert technologique fasse les essais expérimentaux de la méthode en question. Les recommandations sont constamment réévaluées à la lumière des nouvelles données provenant de toutes sources.
Le programme d'inspection apicole complète aussi d'autres volets. Ainsi, par exemple, au cours de l'année on a effectué des essais en vis-à-vis afin de démontrer que Check-Mite™ fonctionne mieux que Apistan® dans certaines régions. Il a fallu beaucoup de recherches pour trouver des ruchers dont les populations de varroas étaient suffisamment élevées pour obtenir des essais valables, mais les inspecteurs ont persisté jusqu'à ce qu'un nombre suffisant de ruchers soient testés. Les inspecteurs apicoles ont fait les essais sur le terrain et l'équipe de transfert technologique de l'OBA a analysé les données et soumis un rapport à l'ARLA. La démarche devrait permettre de répondre aux exigences de l'ARLA relativement aux épreuves de résistance. Nous pouvons maintenant affecter nos ressources à la recherche d'autres méthodes de lutte en vue de la communiquer aux apiculteurs.
Les sélectionneurs de reines continuent de travailler avec leurs propres stocks dans l'espoir de développer des abeilles résistantes pour leurs clients. M. Szabo a déclaré que le meilleure outil de sélection est sans doute de recenser le nombre de varroas chutant sur les cartons d'échantillonnage durant 24 heures, aux environs du 1er septembre. Les couvains des cartons qui en contiennent le moins sont utilisés pour la sélection. L'équipe de transfert technologique effectue des tests sur un échantillon d'abeilles provenant de chaque ruche envisagée pour la sélection. L'échantillon est secoué pour repérer les varroas. Le sélectionneur peut choisir des colonies de reproductrices plus résistantes grâce à ces tests. En effet, les colonies qui ont des populations élevées de varroas étant éliminées du programme de sélection, on peut obtenir des abeilles encore plus résistantes. Les listes de ceux qui sélectionnent des abeilles sont distribuées aux apiculteurs chaque fois que l'occasion se présente et on peut également les consulter sur les sites Web du MAAO et de l'OBA. Dans l'ensemble, ce fut une bonne année pour les apiculteurs ontariens puisqu'ils ont plus d'argent dans leurs poches et qu'ils peuvent se procurer du nouveau matériel.
| Auteur : | Doug McRory - apiculteur provincial/MAAARO |
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| Date de création : | 15 janvier 2004 |
| Dernière révision : | 15 janvier 2004 |