Avis de santé animale : Maladie de Newcastle - Mise à jour

Le 25 octobre et le 22 novembre 2021, le Laboratoire d'hygiène vétérinaire de l'Université de Guelph a signalé des cas de virus paramyxovirus aviaire de type 1 (APVM 1) dans deux élevages de pigeons de concours en Ontario. Des analyses supplémentaires menées par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) ont confirmé que le paramyxovirus du pigeon de type 1 (PPMV 1) appartient à la souche vélogénique du PPMV 1. Le virus paramyxovirus aviaire de type 1 (APVM 1) est l'agent causal de la maladie de Newcastle chez les poulets et demeure très répandu parmi la plupart des espèces d'oiseaux. La présentation clinique de la maladie varie selon l'espèce hôte, l'âge et l'état immunitaire des sujets, la virulence du virus, la présence d'infections concomitantes et les facteurs liés à l'environnement.

La maladie de Newcastle n'est ni un problème de salubrité des aliments ni une préoccupation importante de santé publique pour les personnes en santé qui ne sont habituellement pas en contact avec des oiseaux infectés.

La maladie de Newcastle est une maladie très contagieuse qui est présente chez de nombreuses espèces d'oiseaux domestiques, exotiques et sauvages. Les signes cliniques associés à la maladie comprennent la détresse respiratoire, la toux et les éternuements, la diarrhée et des signes neurologiques comme les tremblements et la paralysie. Le taux de mortalité est variable, mais peut dépendre grandement de la virulence de la souche.

Les pigeons sont vulnérables au virus paramyxovirus du pigeon de type 1 (PPMV 1). Ce variant virulent du virus de la maladie de Newcastle qui appartient au sérotype 1 du paramyxovirus aviaire (APVM 1), au genre des Avulavirus et à la famille des Paramyxoviridae compte parmi les douze virus paramyxovirus aviaires reconnus à ce jour. Le virus paramyxovirus du pigeon de type 1 (PPMV 1) cause régulièrement des épidémies chez les pigeons. Les oiseaux infectés par le virus PPMV 1 présentent des lésions aux systèmes respiratoire, digestif et nerveux. Le virus PPMV 1 a été signalé chez des poulets et des dindons à la suite de maladies respiratoires ou d'une chute de la production d'œufs.

En Ontario, le Réseau canadien pour la santé de la faune dépiste régulièrement ce virus chez le cormoran à aigrettes et le pigeon biset. La population de cormorans constitue un réservoir important du virus (APMV 1) de la maladie de Newcastle et contribue à sa propagation au Canada. En août et en septembre 2021, on a signalé dans la région du Sud-Ouest de l'Ontario, sur les rives des lacs Érié et Ontario, plusieurs cas présentant des symptômes neurologiques chez des cormorans juvéniles (âgés de 5 à 8 semaines). Les cormorans adultes ne semblent pas être vulnérables à la maladie, mais ils demeurent les principaux réservoirs du virus. Les virus APMV 1 associés à ces cas ne semblent pas concorder avec les souches vélogéniques, qui sont très pathogènes pour la volaille.

Les oiseaux contractent la maladie à la suite d'un contact direct avec des oiseaux malades ou porteurs du virus. Les oiseaux infectés excrètent le virus dans leurs fèces et contaminent ainsi l'environnement. Le virus peut survivre pendant des jours dans la litière, la nourriture, l'eau, le sol, les cadavres d'oiseaux, les œufs et les plumes. La maladie se propage rapidement parmi les oiseaux qui sont gardés dans un endroit restreint. La maladie de Newcastle peut s'introduire dans un poulailler où les mesures de biosécurité sont insuffisantes et se transmet généralement d'une bande infectée à une autre à la suite des mouvements d'oiseaux infectés, en raison de l'utilisation d'un équipement contaminé ou par suite d'un contact avec des personnes contaminées. Il est important de mettre en œuvre et de respecter les pratiques exemplaires de gestion en matière de biosécurité si l'on veut prévenir l'introduction et la propagation du virus. La maladie de Newcastle peut ressembler à une forme fortement pathogène de la grippe aviaire, qui est aussi une maladie à déclaration obligatoire.

Les poulets reproducteurs et les poules pondeuses destinés au commerce sont systématiquement vaccinés contre le virus APMV 1 et courent donc moins de risque d'être infectés. Les oiseaux qui ont accès à l'extérieur courent davantage de risque de contracter la maladie et ne devraient pas partager leurs espaces avec des oiseaux sauvages, comme les pigeons bisets. Il est également conseillé aux éleveurs de veiller à ce que les locaux donnant accès à des aires extérieures n'attirent pas les oiseaux sauvages dont les déjections peuvent contaminer les étangs et les mangeoires extérieures.

La maladie de Newcastle est une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la Loi sur la santé des animaux du Canada. Les vétérinaires traitants qui craignent la présence possible de cas de maladie de Newcastle doivent communiquer avec le bureau de l'ACIA de leur district pour s'enquérir de la marche à suivre.

En vertu de la Loi sur la santé des animaux du Canada, les laboratoires sont également tenus de notifier immédiatement le MAAARO en cas de maladie de Newcastle. Les vétérinaires traitants qui ont des questions sur la situation sanitaire des volailles peuvent communiquer avec un vétérinaire du MAAARO en appelant le Centre d'information agricole, au 1 877 424 1300.

D'autres renseignements sont accessibles aux adresses suivantes :


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca