Profil d'entreprise Avantage Traçabilité :
Doug Calhoun

Un exploitant de parc d'engraissement améliore son efficacité grâce à un système de traçabilité

Ayant à son actif plus de 30 années d'expérience en gestion de parc d'engraissement, Doug Calhoun s'y connaît en élevage de bétail.

En plus de gérer avec succès une exploitation de 1 800 têtes avec l'aide de son épouse et de son fils, cet éleveur de bovins de quatrième génération a été président de l'Ontario Cattle Feeders Association et a fait partie de l'Ontario Corn Fed Beef Steering Committee (comité directeur du bœuf nourri au maïs de l'Ontario).

Par conséquent, si vous voulez connaître les tendances de l'industrie, M. Calhoun est la personne à consulter.

Selon M. Calhoun, le Canada mettra en œuvre un système de traçabilité complet qui un jour permettra d'assurer le suivi du bétail de la naissance à la boucherie et même après ce stade. En tant qu'homme d'affaires intelligent, il a déjà pris les mesures nécessaires en prévision du jour où les abattoirs - et les clients - exigeront un système de ce genre pour garantir la salubrité du bœuf canadien.

Curtis Calhoun, exploitant d'un parc d'engraissement, Dobbinton (Ontario) Figure 1. Curtis Calhoun, exploitant d'un parc d'engraissement, Dobbinton (Ontario)

Doug Calhoun s'est doté de ce qui suit :

  • un lecteur de plaques IRF Y-Tex;
  • des lecteurs IRF portatifs I.D.Ology;
  • un ordinateur portatif Toughbook de Panasonic;
  • le logiciel Ag2Networks MEU.

" À mon avis, la traçabilité finira par être obligatoire; nous voulions simplement prendre un peu d'avance ", explique M. Calhoun.

C'est pourquoi en 2007, il a décidé de participer au Projet pilote de systèmes de traçabilité du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario, qui vise à aider les producteurs et les transformateurs d'aliments à consigner des renseignements essentiels à chaque étape de la chaîne alimentaire.

Pour qu'un animal puisse quitter son troupeau d'origine, le producteur doit d'abord lui apposer une étiquette d'identification par radiofréquence (IRF). Avant que M. Calhoun mette en œuvre un programme de traçabilité, il fallait lire un à un les numéros des étiquettes d'oreille et les inscrire à la main pour faire le suivi des troupeaux qui allaient et venaient dans cet important parc d'engraissement situé dans le comté de Bruce.

Maintenant, grâce à l'installation de lecteurs de plaques IRF et à l'aménagement d'un nouveau passage central, il peut scanner de façon rapide et exacte les numéros d'étiquette d'oreille des animaux qui entrent ou qui sortent.

C'est un système simple et efficace. Il suffit que le bétail passe devant le lecteur de plaques du passage central, qui enregistre le numéro de l'étiquette IRF. Un logiciel spécial transfère ensuite les données dans un fichier Excel dans l'ordinateur portatif de M. Calhoun.

Dans son bureau, M. Calhoun peut imprimer le rapport en Excel et le joindre au manifeste de transport relatif au chargement de bétail.

L'adoption d'un système électronique a permis d'accélérer le traitement des animaux qui arrivent et qui partent. L'amélioration du contrôle des stocks constitue un autre grand avantage. Comme de nouveaux troupeaux de veaux arrivent chaque semaine des quatre coins du pays, il n'était pas facile d'assurer un suivi complet au moyen d'un système sur support papier.

Grâce à la lecture des étiquettes IRF et à la gestion des fichiers électroniques, M. Calhoun est maintenant en mesure de déterminer rapidement la provenance de chaque troupeau et l'endroit où il se trouve. Ces renseignements seront très utiles en cas de problème mettant en cause le troupeau d'origine.

" Si un problème survenait, nous pourrions trouver les animaux visés très rapidement ", précise M. Calhoun. " Comme ils sont scannés à leur entrée et à leur sortie, nous savons toujours ce que nous avons sur place. "

Même si M. Calhoun continue de consigner des renseignements à la main pour les processus tels que l'écornage et la vaccination, un lecteur IRF portatif lui permet d'identifier rapidement l'animal traité.

La mise en œuvre d'un système de traçabilité n'a pas été une mince tâche. M. Calhoun a dû réaménager son parc d'engraissement et construire un passage central pour le scannage. Il a aussi fallu du temps pour trouver un logiciel approprié, et l'installation a posé quelques problèmes.

Cependant, tout fonctionne bien maintenant. Dans l'avenir, le nouveau système permettra à M. Calhoun de tirer parti des possibilités à valeur ajoutée qu'offre le secteur de l'élevage bovin en se servant de la date de naissance de chaque animal, qui est liée à l'étiquette d'oreille IRF et figure dans la base de données en ligne de l'Agence canadienne d'identification du bétail.

Finalement, le système aidera M. Calhoun à faire en sorte que ses animaux respectent l'âge maximal pour l'abattage, ce qui rassurera davantage les clients au sujet du bœuf qu'ils achètent.

" Les clients n'exigent pas encore un système de traçabilité, mais je pense que ce n'est qu'une question de temps ", prédit M. Calhoun. Et quand ce jour arrivera, il sera prêt.


La traçabilité, c'est avantageux

La mise en œuvre d'un système de traçabilité a permis à Doug Calhoun :

  • de réduire de moitié le temps nécessaire au traitement du bétail;
  • d'améliorer l'exactitude de ses registres de gestion;
  • de créer un milieu de travail sécuritaire;
  • de renforcer sa capacité d'assurer le suivi du bétail dans son parc d'engraissement.

" Si un problème survenait, nous pourrions trouver les animaux visés très rapidement. "

- Doug Calhoun, exploitant d'un parc d'engraissement, Dobbinton (Ontario)

 


Le Programme de subventions pour les systèmes de traçabilité et le Projet pilote de systèmes de traçabilité, qui font partie de l'Initiative de salubrité des aliments, sont financés aux termes du Cadre stratégique pour l'agriculture, une initiative fédérale-provinciale-territoriale.

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Courriel : advantage@ontario.ca