Manuel des Bonnes pratiques agricoles AVANTAGE1.4 Blessures et maladiesLes travailleurs qui présentent des lésions cutanées ouvertes (p. ex. coupures, furoncles ou autres plaies) ou qui souffrent d'une maladie pouvant se transmettre par les aliments (p. ex. l'hépatite A) posent un risque pour la salubrité des aliments. Cette bonne pratique agricole concerne :Les fermes où des travailleurs traient des animaux ou manipulent des ufs, du miel, des fruits ou des légumes. Ce qu'il faut faireVeiller à ce que les travailleurs qui présentent des coupures ou des plaies vives ou des symptômes de maladie ne pénètrent pas dans les aires de manipulation des aliments tant qu'ils n'ont pas pris les mesures nécessaires pour prévenir la contamination. Comment le faireLe saviez-vous?Vous trouverez un exemple de fiche de pratique au chapitre Outils de formation et de soutien (voir l'exemple A). Établir les pratiques à suivre en cas de maladie ou de blessurePour éviter la contamination des aliments, veiller à ce que les travailleurs prennent les précautions suivantes :
Veiller à ce qu'un travailleur qui montre des signes de maladie ne manipule pas des denrées alimentaires. Exemples de signes pathologiques :
Dans les exploitations employant des travailleurs rémunérés, au moins un travailleur titulaire d'un certificat de secourisme élémentaire valide doit être sur place durant chaque période de production. S'assurer que les trousses de premiers soins contiennent les fournitures nécessaires et soient faciles à trouver par les travailleurs. Les trousses et les postes de premiers soins devraient contenir :
Encourager les travailleurs à déclarer toutes les maladies et toutes les coupures et plaies importantes et à prendre les mesures qui s'imposent. Conseils d'ordre généralSi vous craignez que des aliments aient été contaminés par un travailleur blessé ou malade, demandez conseil sur la meilleure conduite à tenir (p. ex. rappel, nettoyage et assainissement, ou options d'élimination des aliments). Le saviez-vous?Un éternuement est un puissant moyen pour éparpiller des germes. Il peut en effet les projeter à près de 150 km/h (vitesse d'un ouragan de catégorie 1) à un mètre de distance. Numéro de téléphone à prendre en noteTélésanté Ontario: 1 866 797-0000 Si votre ferme doit faire l'objet d'une vérificationAttendez-vous à ce que le vérificateur demande à voir :
Lois et règlements qui s'appliquent
Autres textes législatifs pertinentsDans les cas où la Loi le prescrit, un employeur peut autoriser un travailleur à travailler seulement si celui-ci a subi les examens médicaux ou les tests prescrits ou s'il a passé les radiographies prescrites et qu'il a été jugé physiquement apte à travailler dans le lieu de travail en question (Loi de 1990 sur la santé et la sécurité au travail, chap. O. 1, art. 26) [voir le Règl. de l'Ont. 414/05 visant les opérations agricoles, version du 30 juin 2006]. L'employeur ne peut contraindre un travailleur à participer à un programme de surveillance médicale si celui-ci s'y refuse (LSST, par. 28 (3)). Le saviez-vous?Il y a quelques années, dans l'Ouest canadien, une personne travaillant à un poste de manutention des aliments avait contracté l'hépatite A et en extériorisait des symptômes. Bien qu'ils aient signalé que l'employé avait des « yeux d'une drôle de couleur », les supérieurs n'ont pas su identifier ce symptôme, probablement la jaunisse induite par l'hépatite A, et ont maintenu l'employé à son poste. Après confirmation de la maladie, il a fallu retirer du marché des milliers de produits parce qu'ils pouvaient avoir été touchés par l'employé malade et il a fallu vacciner des membres du public contre l'hépatite A. Passez à 2.1 Entretien des installations
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
|
|||||||