L'identification
des bovins
Table des matières
Introduction
Contexte
Identification
nationale PRÉVUE PAR RÈglement
Méthodes
d'identification INTERNE
Utilisation de l'identification
par radiofréquence au sein du troupeau
Résumé
Introduction
La
présente fiche technique, qui s'applique à tous les types de bovins
en Ontario (bovins laitiers, bovins de boucherie et veaux), décrit deux
types de méthodes d'identification par radiofréquence (IRF) pour
les bovins, soit l'identification nationale prévue par règlement
et l'identification interne.
Contexte
L'identification
des bovins, comme le marquage au fer rouge, est très répandue en
Amérique du Nord pour afficher la propriété des bovins. L'industrie
des bovins de race fait, quant à elle, appel au tatouage pour identifier
chaque animal. On a aussi recours à d'autres méthodes d'identification
pour prendre des décisions relativement à la production, à
la santé et à la reproduction en vue d'assurer une régie
efficace des troupeaux.
Avec l'aide de l'industrie canadienne de l'élevage
bovin, on a promulgué, le 1er janvier 2001, un règlement exigeant
que tous les bovins quittant leur exploitation d'origine soient identifiés
au moyen d'une étiquette portant un numéro d'identification unique.
Identification nationale PRÉVUE PAR RÈglement
Historique
et but
Pour maintenir les marchés d'exportation du buf,
l'industrie canadienne de l'élevage bovin a proposé, et reçu
l'autorisation, d'établir le Programme canadien d'identification du bétail,
administré par l'Agence canadienne d'identification du bétail (ACIB).
Le programme a pour but d'éradiquer 16 maladies à déclaration
obligatoire ou d'en freiner la propagation par l'identification et la traçabilité
des animaux infectés. Le programme a été mis à l'essai
à maintes reprises pour des cas diagnostiqués d'encéphalopathie
spongiforme bovine (ESB). À la suite de la déclaration du premier
cas d'ESB, les marchés d'exportation canadiens ont d'abord pris la décision
de fermer leurs frontières, mais certains marchés les ont rouverts
peu après, en partie grâce au système de traçabilité
en place.
Le programme combine également la vérification
de l'âge à l'identification nationale. La vérification de
l'âge est obligatoire pour certains marchés d'exportation et est
importante, à l'intérieur du pays, pour déterminer lorsqu'il
est nécessaire d'enlever les matières à risque spécifiées
(MRS) au moment de l'abattage. Les MRS sont les tissus dans la carcasse d'un bovin
où l'ESB se concentre. Le règlement prévoit le retrait des
MRS des carcasses des animaux de plus de 30 mois et leur élimination séparée.
Certains pays d'exportation imposent des limites d'âge pour les bovins canadiens.
Comment cela fonctionne-t-il?
Depuis le 1er septembre
2006, tous les bovins quittant leur troupeau d'origine doivent être identifiés
au moyen d'une étiquette IRF approuvée par l'ACIB (figure 1). Les
étiquettes, disponibles seulement auprès de revendeurs autorisés,
doivent être enregistrées au nom du producteur. Elles peuvent être
placées dans l'une ou l'autre des oreilles de l'animal, sauf au Québec,
où elles doivent être posées dans son oreille droite.

Figure
1: Étiquettes IRF et étiqueteur.
Chaque étiquette IRF
porte un numéro de 15 chiffres qui est également consigné
électroniquement (figure 2). Les trois premiers chiffres (124) représentent
le code du Canada, alors que les douze autres chiffres sont propres à chaque
étiquette. Ce numéro forme le code d'identification unique de l'animal
qui est enregistré dans une banque de données nationale dont l'ACIB
est responsable. On supprime le numéro IRF de la banque de données
au moment de l'abattage, du décès ou de l'exportation de l'animal.
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) veille à l'application
du programme en vérifiant si les bovins possèdent une étiquette
appropriée aux ventes aux enchères publiques et aux abattoirs.

Figure
2: Étiquette IRF.
L'ACIB travaille continuellement à l'approbation
des étiquettes et des lecteurs d'étiquettes, et les règles
du processus réglementaire peuvent changer. Pour obtenir des renseignements
à jour, consultez le site Web de l'ACIB ou communiquez avec son bureau
:
Agence canadienne d'identification du bétail (ACIB)
5735, 7e rue Nord-Est, bureau 300
Calgary (Alberta) T2E 8V3
Numéro
sans frais : 1 877 909-2333
Tél. : 403 275-2083
Téléc.
: 403 275-1668
Site Web : www.canadaid.com
Identification
nationale des bovins laitiers (INBL)
L'industrie laitière canadienne
a mis en place l'Identification nationale des bovins laitiers (INBL), qui satisfait
aux exigences relatives à l'identification nationale grâce à
des règles supplémentaires mieux adaptées à l'industrie.
L'INBL utilise un système à deux étiquettes qui permet de
lire le numéro d'identification unique de chaque animal visuellement et
au moyen d'un lecteur IRF. Le jeu d'étiquettes compte quatre parties, ainsi
que des étiquettes autocollantes assorties pour l'enregistrement. L'étiquette
IRF consiste en une micropuce et une petite étiquette-panneau arrière
visuelle (figure 3). Le même numéro est préimprimé
au recto et au verso de l'étiquette de sécurité. On recommande
de poser l'étiquette IRF dans l'oreille droite de l'animal afin d'éviter
d'omettre des étiquettes au moment de la lecture.

Figure
3: Étiquettes utilisées pour le système INBL.
Le système
INBL, qui est reconnu au Canada, aux États-Unis et au Mexique, respecte
les normes du Programme canadien de salubrité du lait des Producteurs laitiers
du Canada (PLC), de l'ACIA, de l'ACIB et des livres généalogiques
des races laitières canadiennes.
On étiquette les animaux
enregistrés et non enregistrés peu après leur naissance et
consigne le numéro d'identification national assigné à chacun.
Les étiquettes perdues ou brisées doivent être remplacées
par une étiquette portant le même numéro d'identification.
L'INBL émettra une étiquette de remplacement portant le même
numéro, et ce, gratuitement si celle-ci a été perdue à
la suite d'une usure normale.
On peut commander les étiquettes directement
auprès d'INBL :
Identification nationale des bovins laitiers
C.P. 2065
Brantford (Ontario) N3T 5W5
Numéro sans frais
: 1 877 771-6543
Téléc. : 519 756-3502
Site Web : www.nlid.org
Méthodes d'identification INTERNE
Étiquettes d'oreille
Les étiquettes
d'oreille sont généralement utilisées pour l'identification
des animaux au sein des troupeaux. Les étiquettes peuvent être en
métal ou en plastique.
Étiquettes
en métal
Les étiquettes en métal sont des étiquettes
d'oreille en acier ou en aluminium autoperçantes qui sont économiques
et faciles à poser. Elles sont offertes en diverses couleurs et se détachent
rarement. Toutefois, les numéros figurant sur ces étiquettes sont
petits. Comme il faut contenir les animaux pour les lire, les étiquettes
en métal sont essentiellement utilisées comme étiquettes
de remplacement lorsque les animaux perdent leur étiquette en plastique.
Étiquettes
en plastique
La possibilité de lire les étiquettes en
plastique d'une certaine distance constitue leur principal avantage. On compte
de nombreuses sortes d'étiquettes en plastique ou en caoutchouc sur le
marché. Elles sont offertes en plusieurs couleurs, avec ou sans numéro,
ce qui permet aux producteurs d'y indiquer un numéro propre à leur
système de numérotation, la race de l'animal, ainsi que son géniteur
et sa mère, entre autres. La taille et la forme des étiquettes varient
également, et des étiquettes recto-verso sont disponibles. Les boutons
servant à maintenir les étiquettes bien en place peuvent aussi être
commandés déjà numérotés.
Les revendeurs
d'étiquettes offrent des étiqueteurs conçus spécialement
pour poser leurs étiquettes. Il est important de poser l'étiquette
au bon endroit dans l'oreille pour éviter que l'animal ne la perde. Les
fabricants d'étiquettes fournissent des directives sur l'étiquetage
et l'emplacement idéal des étiquettes dans l'oreille propre à
leur modèle d'étiquette
Étiquettes de cou
Les
étiquettes et transpondeurs de cou se fixent au moyen d'une chaîne
ou d'une sangle placée autour du cou de l'animal. Ils sont habituellement
utilisés chez les vaches laitières afin de permettre une identification
visuelle et électronique au sein du troupeau à des fins de régie.
À ses tout débuts, la technologie IRF servait, entre autres, à
mesurer la prise alimentaire chez les bovins de boucherie à l'aide de transpondeurs
fixés à des chaînes placées autour du cou des animaux.
Or, de nos jours, peu d'éleveurs utilisent ces étiquettes à
des fins de régie interne.
Les transpondeurs de cou sont
Généralement utilisés pour l'identification
automatisée dans les salles de traite et les systèmes de traite
robotisée, ainsi que dans les installations munies de barrières
de tri et de nourrisseurs robotisés (figure 4). On peut aussi les combiner
à d'autres appareils, comme des dispositifs de détection de l'activité
motrice, à des fins de détection des chaleurs ou d'une boiterie.
Les étiquettes et transpondeurs de cou comportent certains inconvénients
parce qu'ils peuvent être exclusifs et propres à un système,
ce qui fait que leur coût d'achat et de remplacement est beaucoup plus élevé
que celui des étiquettes d'oreille IRF.

Figure
4: Vache avec étiquette et transpondeur à son cou.
Étiquettes
de bréchet
On fixe ce type d'étiquette à l'animal
en lui perçant la peau dans la région du bréchet, ce qui
permet à l'étiquette de reposer librement et facilite donc la lecture.
Bien que les animaux soient moins susceptibles de perdre les étiquettes
de bréchet que les étiquettes d'oreille puisque la peau dans la
région du bréchet est plus dure et, par conséquent, plus
difficile à déchirer que les tissus mous de l'oreille, on les utilise
rarement pour les bovins de boucherie et presque jamais pour les bovins laitiers.
Tatouages
Le
tatouage a été adopté par les associations de race de bovins
de boucherie en tant que norme pour l'identification des animaux, étant
donné qu'il s'agit de la méthode de marquage individuelle permanente
la plus satisfaisante. Lorsqu'il est bien fait, le tatouage est permanent, bien
visible et ne peut être facilement modifié sans défigurer
l'animal. Les associations de race ont mis au point un système de tatouage
qui permet une identification unique. Chaque troupeau se voit assigner un code
de deux à quatre lettres : chaque année correspond à une
lettre, et un numéro est assigné à chaque animal dans l'année.
Par exemple, le tatouage ABC 12W (figure 5) identifierait, au sein du troupeau
ABC, l'animal 12, étiqueté en 2009. Il faut communiquer avec son
association de race afin d'obtenir un code pour son troupeau à des fins
d'enregistrement des animaux. On peut également tatouer les bovins commerciaux,
mais cette pratique n'est pas répandue en raison de la main-d'uvre
requise. Certains éleveurs de bovins commerciaux ont adopté le même
système d'identification, mais sans tatouage, afin de maintenir l'identification
unique pour les évaluations du rendement au sein des troupeaux et entre
ceux-ci.
Afin d'assurer la lisibilité et la permanence des tatouages,
il est important de tatouer les animaux lorsqu'ils sont jeunes et de bien les
contenir pendant le tatouage. Comme le matériel peut varier, suivez les
directives qui accompagnent l'instrument acheté.

Figure
5: Exemple de tatouage et emplacement idéal sur l'oreille.
Marquage
au fer
Le marquage au fer est une méthode permanente d'identification
des bovins que l'on utilise essentiellement pour afficher la propriété.
Il existe deux méthodes de marquage au fer : le marquage à chaud
et le marquage à froid. Le marquage à chaud est très répandu
dans l'Ouest canadien, mais très peu en Ontario. Le marquage à froid
est rarement utilisé en Ontario..
Marquage à chaud
Le
marquage à chaud ou au fer rouge est rapide et peu coûteux. Le fer
chaud détruit les follicules pileux, ce qui entraîne la formation
d'une cicatrice permanente dépourvue de poils de la forme du fer utilisé.
Pour réussir le marquage, il faut bien chauffer le fer, tondre l'animal
à l'endroit où le fer sera appliqué et garder le fer propre
en tout temps. On peut chauffer le fer au moyen d'un feu de bois, d'un feu de
gaz propane ou d'accessoires électriques. Le marquage ne nécessite
que de 3 à 5 secondes de bon contact entre le fer et la peau. Les fers
à marquer sont faits sur mesure et fabriqués de fer, d'acier ou
d'acier inoxydable. La forme de la marque varie. La plupart des provinces exigent
et prévoient l'enregistrement des marques, qui sont attribuées moyennant
des frais, et ce, pour une certaine période de temps. En Ontario, l'Ontario
Cattlemen's Association tient un registre des marques conformément à
la Loi sur le marquage du bétail de 1981.
La perte de valeur associée
aux dommages causés à la peau, utilisée pour la production
de cuir, constitue l'inconvénient du marquage à chaud. Cette pratique
attire aussi de plus en plus l'attention dans le cadre du dossier du bien-être
des animaux.
Marquage à froid
Le marquage
à froid est très différent du marquage à chaud, étant
donné qu'il consiste à appliquer un fer à marquer très
froid sur la peau de l'animal afin de geler les follicules pileux. Le résultat
varie selon la durée de l'application. Une application de courte durée
entraîne la décoloration des poils, alors qu'une application de longue
durée élimine complètement la repousse. Les producteurs qui
utilisent le marquage à froid et trouvent cette méthode efficace
sont habituellement des propriétaires d'un troupeau à poils noirs.
Comme de nombreuses étapes sont requises pour assurer l'efficacité
du marquage à froid, il est très important de suivre les directives
du fabricant à la lettre.
Utilisation
de l'identification par radiofréquence au sein du troupeau
L'application
d'étiquettes IRF au départ du troupeau d'origine constitue l'exigence
minimale de l'identification prévue par règlement. De nombreuses
exploitations choisissent d'étiqueter tous les bovins de leur troupeau
et utilisent la technologie IRF au sein de leur système de production afin
d'améliorer la régie du troupeau. Les exploitations, comme les parcs
d'engraissement, qui achètent tous leurs bovins d'engraissement avec des
étiquettes IRF bénéficient d'une situation idéale
pour intégrer la technologie IRF à leur système de production.
Certains producteurs combinent aussi d'autres méthodes d'identification
à l'IRF à des fins de régie, comme la combinaison d'étiquettes
d'oreille à d'autres données sur le troupeau. Ces données
sont ensuite associées les unes aux autres dans le système d'enregistrement
du troupeau.
Un système d'IRF efficace au sein d'un troupeau
aide les producteurs en saisissant les numéros électroniquement,
ce qui réduit les frais de main d'uvre et les risques d'erreur liés
à la saisie manuelle. Ces renseignements sont ensuite transférés
automatiquement à un système informatique doté d'un logiciel
de régie compatible. Il existe déjà de nombreux logiciels
pour tous les types d'exploitations ou de besoins en matière de régie,
et d'autres sont même en cours de conception.
Les numéros
IRF sont saisis au moyen de lecteurs portatifs (figure 6) ou sur panneau qui peuvent
lire les étiquettes d'une distance variant entre 6 et 40 pouces. Les lecteurs
sur panneau permettent une lecture à une distance beaucoup plus grande
que les lecteurs portatifs. Les lecteurs peuvent transférer les renseignements
des étiquettes directement aux ordinateurs par l'intermédiaire d'une
ligne directe ou d'un réseau sans fil. Les lecteurs portatifs peuvent stocker
des renseignements à des fins de transfert par lots ultérieur vers
un ordinateur. Les lecteurs peuvent aussi être branchés à
d'autres appareils électroniques, comme une balance électronique,
afin que les données d'identification puissent être automatiquement
associées aux données de production. Par exemple, un lecteur peut
stocker des données de production afin de permettre l'analyse à
la chute du calcul du gain de poids quotidien moyen au moment de la pesée
des animaux.
L'enregistrement des déplacements des animaux à
des fins de traçabilité constitue une autre fonction importante
de l'IRF à la ferme. Les numéros d'identification associés
aux animaux prêts à quitter l'exploitation sont facilement transférés
au nouveau propriétaire par l'intermédiaire d'un rapport imprimé
ou d'une banque de données qui assure le suivi des déplacements
des animaux. Ce transfert peut également se faire par courriel ou par un
système de données central sur le Web. L'utilisation de l'IRF en
combinaison avec des systèmes électroniques assure un transfert
efficace des renseignements.

Figure
6: Lecteur portatif d'étiquettes IRF.
Résumé
L'identification
des bovins, qui a d'abord servi à l'affichage de la propriété,
puis à l'identification individuelle interne à la ferme, est devenue,
au fil des ans, un moyen d'identifier tous les bovins au Canada grâce à
des numéros IRF uniques. L'identification nationale est essentielle au
maintien de l'état de santé des troupeaux partout au pays et à
la protection des marchés pour les produits et bovins canadiens. Les progrès
technologiques amèneront l'IRF à faire partie intégrante
des systèmes de régie interne et de traçabilité des
animaux, de la ferme au produit de buf acheté par les consommateurs.
Cette
fiche technique a été rédigée en anglais par Don Blakely,
chargé de programme, assurance de la qualité du buf, MAAARO,
Elora.
Ce site sera disponible en français bientôt. Nous nous
excusons de cet inconvénient. Pour tout renseignement sur ce site, veuillez
vous adresser: {nom} au {téléphone ou adresse électronique}.