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Cultures horticoles - Pommes de terreTable de matières
Du point de vue économique, toutes les pratiques considérées dans la production de la pomme de terre doivent être avantageuses. Cependant, l'agriculture durable c'est beaucoup plus qu'une simple question d'économie, c'est également la prise en considération des facteurs environnementaux. Les pratiques de gestion optimales englobent les deux aspects, c'est-à-dire les préoccupations environnementales et la production efficace d'un légume de haute qualité. Gestion du solLa culture de la pomme de terre nuit à la structure du sol. La rotation des cultures peut aider à atténuer ce problème. Essayer de pratiquer une rotation où la pomme de terre est exclue du programme pour au moins un an. Le compactage du sol et une structure pauvre sont la cause de plusieurs problèmes dont les suivants:
Figure 1. La récolte de pommes de terre est très mécanisée et exige plusieurs passages dans le champ. Des bonnes pratiques de gestion du sol minimisent les effets du compactage.
Il peut y avoir formation d'une couche indurée dans les sols sablonneux, surtout si l'on circule beaucoup lorsque la terre est humide. Des teneurs en potassium plus élevées près des racines peuvent contrecarrer certains de ces méfaits. Pour apporter une protection à plus long terme, on peut accroître les teneurs en matières organiques. Pratiquer la rotation des cultures, semer des plantes couvre sol et épander du fumier. Une bonne production de pommes de terre est liée à un système radiculaire sain et vigoureux; c'est pourquoi l'amélioration de la structure du sol est une manière d'accroître les rendements. Une bonne technique pour améliorer le sol consiste à semer
des plantes céréalières en septembre ou octobre et
de passer la charrue chisel ou la sous-soleuse plus tard lorsque la terre
est sèche, soit à la fin d'octobre ou en novembre. Cette
pratique aura pour effet de briser les couches indurées et de laisser
assez de couvert végétal pour prévenir l'érosion. Gestion de l'eauPosez-vous les questions suivantes au sujet de vos pratiques de gestion de l'eau :
Parmi les décisions que l'agriculteur prend dans le but d'améliorer le sol, plusieurs contribuent également à améliorer la qualité de l'eau. Il est important d'avoir une eau de qualité pour ses besoins personnels, pour l'irrigation et pour les pulvérisations. Irrigation
Le sous-solage ou le passage d'une charrue chisel dans une culture de plante couvre-sol peut détruire la semelle de labour. Le sol doit être sec et on laisse assez de résidus à la surface pour prévenir l'érosion.
Figure 2. Le sous-solage ou le passage d'une charrue chisel dans une culture de plante couvre-sol peut détruire la semelle de labour. Le sol doit être sec et on laisse assez de résidus à la surface pour prévenir l'érosion. N'opter pour l'irrigation que lorsque l'humidité disponible est inférieure à 50% de la capacité du champ ou pour réduire les souffleries de sol. On irrigue durant les jours calmes et nuageux ou en soirée et lorsque la vitesse du vent est inférieure à 20 kilomètres à l'heure. Gestion des éléments nutritifsUne plante bien nourrie et saine peut affronter les stress dus à la sécheresse, aux insectes ravageurs et aux maladies. Le producteur doit savoir fournir les éléments fertilisants spécifiques répondant aux besoins de la plante et du sol. On prévient ainsi le gaspillage d'engrais et les pertes de rendement. Effectuer des analyses de sol - Prélever des échantillons avec précautions et en couvrant bien le champ. Les zones à problèmes doivent être analysées séparément.
Effectuer des analyses de tubercule - Vérifier le potentiel de conservation des tubercules au moment de la récolte ou deux semaines avant. Des niveaux de calcium optimales améliore le potentiel d'entreposage. Tenir des registres - Prendre note du parcours et des échantillons prélevés. Utiliser les registres pour corriger les problèmes et améliorer les programmes culturaux. D'après Alliston R.J. Mackenzie Exemple d'un programme de fertilisationAutomne
Printemps
Mélange au semis
Pulvérisation foliaire
Épandage sur le sol
On oublie souvent l'importance des éléments nutritifs secondaires. Le calcium est un élément essentiel pour la qualité interne et la conservation de la pomme de terre. Si les analyses révèlent de faibles teneurs en calcium, ajouter une source de gypse au mélange du semoir. On assurera ainsi des teneurs suffisantes à proximité des tubercules. Les applications excessives d'azote, de phosphore ou de potassium n'aideront guère à corriger les problèmes avec les éléments secondaires. Lutte antiparasitaireAfin d'obtenir un produit de qualité, les pratiques de gestion modernes en terme de lutte contre les ennemis des cultures incluent des traitements chimiques et culturaux. Un certain nombre de pratiques excluant l'emploi de produits chimiques sont actuellement en utilisation et d'autres sont en phase d'étude.
Figure 3. Larves et oeufs du doryphore de la pomme de terre. Lutte culturaleDépistez les champs - Durant la saison de croissance, marchez à travers tous les champs à tous les deux ou trois jours. Prenez note des conditions météorologiques, des insectes ravageurs présents, de leur nombre et du stade de développement et des conditions de la culture. Consulter les programmes du MAAARO et ayez recours aux lignes téléphoniques d'information sur les dernières activités des ennemis des cultures. Pratiquer un bon programme de rotation dans le but d'interrompre les cycles de vie des insectes ravageurs. Pratiquer une courte période de jachère afin de réduire la concurrence des mauvaises herbes et les populations de certains insectes habitant les sols. Prenez garde à l'érosion du sol. Utiliser de bonnes techniques sanitaires - Surveillez les zones à
mauvaises herbes. Nettoyer et désinfecter les entrepôts et
l'équipement. Enterrer ou mettre au rebut les tubercules impropres.
Figure 4. Défoliation causée par le doryphore de la pomme de terre. Lutte chimiqueVérifier le pulvérisateur - Procéder régulièrement au calibrage du pulvérisateur et en nettoyer les buses et les autres composantes. Respecter les taux recommandés de pesticides lors des traitements et mélanger tel que dicté. Soyez prudents lorsque vous manipulez des produits chimiques. Vérifier la qualité de l'eau - Procéder régulièrement
à des analyses d'eau et tenez compte du pH. Le doryphore de la pomme de terreLe doryphore est sans aucun doute l'insecte le plus rencontré et le plus dévastateur chez la pomme de terre. Il faut absolument avoir de bonnes pratiques de gestion car cet insecte développe rapidement une résistance aux produits chimiques. Le cycle de vie du doryphore est comme suit:
Figure 5. Doryphore de la pomme de terre Gestion de la résistancePulvériser au stade le plus vulnerable, c'est-à-dire lorsque les larves sont petites. De meilleurs résultats sont obtenus en traitant la première génération, soit avant le troisième ou quatrième stade larvaire. Faire des tests de trempage avant de traiter les champs. Essayer le produit afin d'éviter l'utilisation d'un insecticide inefficace. Faire une rotation des familles d'insecticides en vue de varier le mode d'action contre l'insecte. N'utiliser le produit qu'une ou deux fois par saison. Pour de plus amples renseignements, consulter la section intitulée
"Principes de base".
Traitements alternatifsRotation et isolation - Pour réduire le déplacement des doryphores, il est nécessaire d'isoler les plantations par des cours d'eau ou des buissons. Microbienne - Le Bacillus Thuringiensis (Bt) est efficace seulement pour le traitement des petites larves.. Mécanique - Succion, traitement thermique, fossés et pièges. Biologique - L'emploi d'insecticide naturel comme la roténone. Piège naturel - Planter des rangs d'une culture dans le but d'attirer
volontairement les insectes et de concentrer les efforts de traitement
sur de petits espaces.
Figure 6. Des tests de trempage vous aideront à déterminer s'il y a resistance et éviter ainsi l'utilisation d'un insecticide inefficace. Les pucerons peuvent réduire les rendements et transmettre des virus. Dépistez les champs et traitez avec des insecticides efficaces contre les pucerons, car on a également détecté des signes de résistance de leur part. SommaireIl est important de faire un bon dépistage des champs et de tenir de bons registres. Pour gérer sérieuse-ment la culture de la pomme de terre, vous devez être en mesure de connaître : le type de sol, le degré de fertilité, les contraintes des mauvaises herbes et des insectes, l'historique du champ, le cheminement du drainage, le pH, etc. Prendre note de tous ces facteurs et demander conseils. Les gestionnaires efficaces se questionnent sur tous les aspects de la production, cherchent des renseignements et mettent à l'essai de nouvelles pratiques. Un bon programme de rotation est important. Il est bon de s'informer des pratiques et des développements dans d'autres secteurs en raison de l'aide possible qu'on pourrait en retirer. Rappelez-vous qu'effectuer un changement dans une partie du système va conséquemment affecter les autres parties; c'est pourquoi il faut planifier d'avance.
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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