Dans cette section |
Cultures horticoles - Légumes
Table de matières
Gestion des éléments nutritifsLa gestion des fertilisants repose avant tout sur des analyses de sol effectuées avant toute application. L'application d'une trop grande quantité de fertilisants coûte cher et peut nuire aux eaux de surface et aux eaux souterraines. Les fertilisants appliqués en trop faible quantité peuvent par contre amener des réductions de rendement. Chaque production légumière exige un programme de fertilisation qui lui est propre. Il faut toujours partir de la fertilité de base du sol. Au moment de prélever des échantillons de sol, il faut s'assurer de prendre des échantillons qui sont représentatifs de l'ensemble du champ. De bons registres donnent une idée de l'évolution de la fertilité du champ et facilitent la prise de décisions. Lutte antiparasitaireLa lutte intégrée permet de réduire l'emploi de pesticides tout en maintenant les rendements et la qualité des récoltes. Se reporter à la section consacrée à la lutte antiparasitaire sous Notions de base pour plus d'information. Lutte culturale
Lutte chimiqueAvant de choisir un pesticide, il faut toujours consulter l'étiquette du produit et tenir compte des points suivants:
Les conditions atmosphériques - Certains pesticides agissent mieux sous certaines conditions environnementales. Par exemple les pyréthrinoïdes sont plus efficaces par temps frais, tandis que d'autres produits comme les carbamates et les organophosphorés sont plus efficaces par temps chaud. Le cycle de vie des ennemis des cultures - Il est plus difficile de se
débarrasser d'insectes au stade adulte qu'au stade larvaire. Pour
ce qui est des mauvaises herbes, il est plus difficile de réprimer
celles qui sont plus grosses et bien établies. CrucifèresLa Station de recherche de Simcoe s'emploie à mettre au point un programme de lutte intégrée pour les crucifères. On porte une attention spéciale à l'identification des cultivars résistant aux attaques des insectes et on évalue certaines pratiques culturales telles que les cultures-appât.
Bien qu'on tolère sur les choux de légers dommages causés par les insectes, les consommateurs ne tolèrent aucune présence d'insectes sur les brocolis, les choux-fleurs et les choux de Bruxelles. Le dépistage des parasites dans ces cultures doit être fait avec beaucoup de vigilance.
Figure 1. Larve de fausse-arpenteuses du chou.
Figure 2. Feuilles et tête de chou-fleur atteintes de la maladie de la tache.
TomatesLutte contre la maladie - TOM-CAST est un service téléphonique qui aide aux producteurs de tomates à déterminer le meilleure moment pour pulvériser un fongicide. On évalue quotidiennement, à partir d'un système d'accumulation de points, le potentiel d'évolution de la maladie à partir de la température moyenne pendant les heures où le feuillage est mouillé. Une fois que le nombre de points atteint un seuil déterminé, on recommande l'application d'un fongicide. Environ 80% des producteurs de tomates destinés à la transformation ont recours à TOM-CAST pour déterminer le moment de la première application et 50% d'entre eux continuent d'utiliser le système pendant toute la saison de croissance. Pour une saison entière, cette technique permet habituellement aux producteurs d'éviter entre 1 et 3 pulvérisations. Ce système fait actuellement l'objet de recherches. Lutte contre les insectes - Le doryphore de la pomme de terre peut causer des dommages graves aux tomates, particulièrement lorsque les insectes deviennent adultes et s'attaquent aux jeunes plants repiqués. Bien qu'un certain nombre d'insecticides soient disponibles, le doryphore de la pomme de terre est résistant à plusieurs d'entre eux, ce qui pose un problème, notamment dans les grandes régions productrices de tomates et de pommes de terre. La rotation des cultures peut contribuer à réduire les pressions exercées par cet insecte. Des cultures-appât peuvent réduire l'emploi de pesticides.
On recommande de planter des bandes de pommes de terre ou d'aubergine,
cultures que les insectes préfèrent, en bordure des champs
de tomates afin d'y attirer les insectes adultes. Une fois que les insectes
sont concentrés sur ces cultures, on pulvérise les insecticides.
On réduit ainsi le nombre de pulvérisations et celles-ci
se trouvent limitées à des zones plus restreintes.
Figure 3. Des cultures-appât peuvent réduire l'emploi de pesticides. Les producteurs de tomates peuvent réduire le nombre d'arrosage en semant une culture-appât, telle que les pommes de terre, pour attirer le doryphore de la pomme de terre.
Figure 4. Doryphore de la pomme de terre Des recherches prometteuses sont en cours au niveau des prédateurs naturels, du paillage et des cultures-appât. Parmi les autres insectes qui s'attaquent aux tomates, mentionnons:
Ces ravageurs justifient rarement des traitements. Consulter la publication 363F du MAAARO pour connaître les mesures de lutte préconisées. Pathogènes présents dans le sol - Des niveaux élevés de nématodes parasites et de Verticillium dahliae donnent des plants de tomates rabougris, flétris et peu productifs, particulièrement dans les sols sableux. Pour remédier à ce problème:
Figure 5. Nématode des racines Des taux élevés de nématodes parasitaires, comme le nématode des racines en combinaison avec le verticillium dahliae, peuvent causer des pertes de rendements importants dans la culture de tomates. PoivronsLa pyrale du maïs est le principal insecte nuisible. Les pièges sexuels capturent les mâles. Les pièges sont surveillés dans différentes régions et les déplacements des adultes sont notés dans le cadre du programme d'alerte du MAAARO. Il suffit d'appeler un numéro d'Agriphone pour obtenir plus de renseignements. Les producteurs peuvent aussi installer des pièges pour surveiller les populations dans leurs champs. Les insectes comme les pucerons et les mouches du poivron justifient rarement des traitements, mais les punaises ternes causent de plus en plus de problèmes. La tache bactérienne est la maladie la plus menaçante. On peut réduire le nombre de lésions à l'aide d'un bactéricide à base de cuivre si les conditions atmosphériques ne sont pas très favorables. Légumes semés en plein champComprennent les pois, le maïs sucré, les haricots mange-tout, les concombres à mariner, les carottes, les betteraves, les citrouilles, les épinards, les radis et le rutabaga. Les principaux ravageurs dans ces cultures sont les organismes qui attaquent les racines. Pour limiter les dégâts :
Une tendance vers le marché du maïs très sucré accentue le besoin des conditions de germination et de croissance rapide favorable.
Figure 6. Maïs sucré SommaireIl suffit qu'un maillon d'une chaîne soit faible pour affaiblir toute la chaîne. Cela est également vrai de toute production légumière. Chaque décision doit en conséquence tenir compte à la fois de la viabilité à court terme et de la durabilité à long terme. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
Ce site est mis à
jour par le gouvernement de l'Ontario, Canada
© Imprimeur
de la Reine pour l'Ontario,
Dernière mise à jour :