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Cultures horticoles - Cultures de pépinièreTable de matièresUn certain nombre de difficultés se posent aux pépiniéristes, qui cherchent à produire du matériel de pépinière de haute qualité tout en utilisant des pratiques culturales compatibles avec des impératifs économiques et environnementaux. Les pratiques de gestion optimales pour ce qui a trait aux cultures de pépinière ont trait à la conservation du sol, à l'emploi de pesticides ainsi qu'à la conservation et à la protection de l'eau. Gestion du solLes érosions hydrique et éolienne entraînent des pertes de sol ainsi que la détérioration de la qualité du sol, soit deux ingrédients essentiels à la production de plein champ traditionnelle. Les pratiques culturales suivantes améliorent la structure du sol :
Exemples d'engrais verts servant à accroître le niveau de matières organiques dans le sol :
Exemples de plantes couvre-sol destinées à protéger le sol contre l'érosion :
*espèces susceptibles de créer des problèmes de mauvaises herbes si on les laisse monter en graine. Les plantes couvre-sol sont semées en août ou au début de septembre entre les rangs ou dans les champs en jachère afin de protéger le sol pendant l'hiver. Pour éviter la création de problèmes de mauvaises herbes, il faut connaître les cycles de culture des plantes couvre-sol, des engrais verts ou des cultures qui font partie de la rotation. Un travail du sol excessif réduit la taille des mottes de terre, contribuant ainsi au compactage, à l'encroûtement et à une érosion accrue. La structure du sol peut être fortement endommagée par le passage de machinerie sur des sols détrempés. Pour réduire ces dommages :
Des pratiques comme la culture en rang suivant les courbes de niveau sur des terres en pente, la culture en bandes et l'établissement de plantes de couvre-sol entre les rangs d'arbres comportent de nombreux avantages :
Figure 1. Une culture de gazon établie dans une pépinière. Une bande de sol travaillé est laissée directement en dessous des arbres.
Figure 2. Des arbres d'ombrage irrigués avec une système goutte à goutte. Le scarabée japonais, un parasite des plantes de pépinière, préfère les zones engazonnées ou herbeuses pour y pondre ses oeufs, si bien que le trèfle blanc, le trèfle rouge ou le trèfle d'alsike, le sarrasin ou la luzerne cultivés en bande alternée peuvent décourager les populations larvaires. L'érosion éolienne peut être maîtrisée par le maintien d'une bonne structure de sol et de résidus de culture. Le fait de disposer les rangs à angle droit par rapport aux vents dominants assure aussi une certaine protection. Des brise-vent aux limites nord et ouest et tout autour du champ réduisent l'érosion par le vent et protègent le matériel de pépinière sensible des brûlures par le vent et de l'abrasion de sable. Ils contribuent également à réduire l'incidence de plants courbés. Se reporter au fascicule sur la gestion de l'agroforesterie et de l'habitat pour plus d'information. Il est obligatoire de maîtriser les eaux de ruissellement provenant des pépinières afin de réduire la pollution des cours d'eau et des bassins. Une voie d'eau engazonnée peut canaliser les eaux à travers un champ; elle doit avoir un contour naturel et une pente constante, être facile à entretenir et être pourvue d'un couvert végétal résistant. Pour plus de détails, se reporter à la section sur la culture sans travail du sol du fascicule consacré aux grandes cultures. Les bandes tampons autour des réservoirs d'irrigation devraient avoir au moins 5 mètres de large à partir du haut des berges en reculant vers le champ afin d'en faciliter l'accès et d'assurer un entretien adéquat. Une bande tampon plus large peut être nécessaire selon la vulnérabilité du sol à l'érosion, la pente moyenne et le couvert végétal existant. Pour plus de détails, se reporter à la section sur la culture sans travail du sol du fascicule consacré aux grandes cultures. Gestion de l'eauL'eau est une ressource importante non seulement pour les producteurs, mais également pour la population qui vit aux abords de la ferme. Un abaissement de la consommation d'eau amène du même coup une diminution des risques de lessivage et de pertes d'éléments nutritifs entraînés par les eaux de ruissellement. L'irrigation goutte à goutte est un système d'irrigation très efficace pour le matériel de pépinière plus avancé. Ce type d'irrigation permet de rendre de faibles quantités d'eau immédiatement disponibles aux racines. Il favorise également le développement d'un système racinaire compact, facteur important pour la survie des sujets après les transplantations. Dans la culture en conteneurs, l'irrigation goutte à goutte est rarement utilisée en raison des difficultés que posent les conduites d'irrigation pour la personne qui travaille autour des conteneurs ou qui veut les déplacer. Dans la culture en conteneurs, l'irrigation par pulsation permet d'économiser l'eau. Les systèmes d'irrigation traditionnels reposent sur une seule application lente assurée par un dispositif d'aspersion sur frondaison. Dans ce type d'irrigation :
Gestion des fertilisantsLe pépiniéristes devraient faire des analyses de sol chaque année (entre le milieu de l'été et l'automne) afin de déterminer pour l'année suivante quels seront les besoins en fertilisants (se reporter à la publication 383F du MAAARO). L'utilisation d'engrais à libération lente sur du matériel de pépinière est efficace et réduit l'écoulement d'éléments nutritifs. Les éléments nutritifs peuvent être libérés sur différentes périodes allant de quelques mois à deux saisons de croissance. Le choix du moment pour effectuer les fertilisations doit tenir compte des caractéristiques de croissance des plantes. Les plantes qui ont une poussée de croissance unique devraient être fertilisées à l'automne ou au début du printemps avant que la croissance ne commence. Pour les plantes qui ont de multiples poussées de croissance, on fractionne les épandages recommandés de façon à faire une application l'automne, une deuxième au printemps et une dernière lorsque la première poussée de croissance commence à ralentir. Les fertilisations d'automne sont efficaces puisque les racines continuent d'absorber les éléments nutritifs jusqu'à ce que la température du sol atteigne 5°C. Il faut éviter de fertiliser le matériel de pépinière vers la fin de l'automne ou le début de l'hiver, car l'engrais n'est pas absorbé par les racines et il risque de s'échapper par ruissellement si le sol est gelé.
Figure 3. Culture de pépinière Une étude de Statistiques Canada publiée en 1990 évalue la production des pépinières de l'Ontario à 150 millions de dollars par année. Lutte antiparasitaireRépression des mauvaises herbesLa répression des mauvaises herbes devrait être intégrée, c'est-à-dire qu'elle devrait reposer à la fois sur des méthodes mécaniques, des procédés culturaux et, au besoin, de pesticides. Les méthodes suivantes assurent la maîtrise des mauvaises herbes autant dans les cultures en champ que dans les cultures en conteneurs :
À la tonte des bandes engazonnées situées entre les rangs, devrait s'ajouter le désherbage d'une bande de 0,5 m à 1,0 mètre de large à la base des plantes au moyen d'un binage manuel, d'un sarclage, d'un paillage fait de matériaux organiques ou d'herbicides. Pour plus d'information, consulter la publication 75F du MAAARO. Les rongeurs passent souvent l'hiver à l'abri dans le paillis; aussi, recommande-t-on de nettoyer la base des plants à l'automne et d'envisager l'installation de certains pièges. La répression des mauvaises herbes dans le matériel de pépinière en conteneur est plus difficile à réaliser que dans les cultures en champ du fait qu'il existe peu d'herbicides homologués qui soient efficaces. Voici les précautions à prendre pour les cultures en conteneurs :
Figure 4. Un disque de géotextile restreint les mauvaises herbes dans les pots. Gestion des insectes et des maladiesLes insectes et les maladies causent des problèmes lorsqu'une grande variété de parasites s'attaquent aux différentes espèces cultivées dans la pépinière. La lutte intégrée s'attaque aux problèmes causés par les parasites en combinant des mesures de contrôle chimiques, culturales et biologiques. Des précautions sanitaires et des plants sains contribuent à atténuer les problèmes causés par les ennemis des cultures. Voici des mesures qui assurent l'efficacité du programme de lutte intégrée :
Il existe peu de pièges sélectifs, mais les bacs jaunes peuvent servir à identifier les insectes. La surveil-lance des insectes aux stades de leur vie où ils sont le plus vulnérables permet de les maîtriser par des méthodes moins dévastatrices (p. ex. l'huile blanche de pétrole utilisée sur les cochenilles pendant l'hiver). Lorsqu'une mesure de contrôle s'impose, on recommande de consulter la publication 383F du MAAARO et de ne pulvériser que les plants ou les espèces infestés. Il existe peu de mesures de lutte biologique applicables aux pépinières. Toutefois, le Bacillus thuringiensis var. Kurstaki (Bt) s'est avéré efficace pour la spongieuse. SommaireLes pratiques de gestion optimales comme la conservation du sol et un emploi judicieux de l'eau, la protection des ressources en eau et l'emploi parcimonieux de produits chimiques au profit de méthodes de lutte antiparasitaire culturales et biologiques profitent autant au producteur qu'à l'environnement. Ces pratiques assurent également un avenir à cette industrie à un moment où le public se préoccupe de plus en plus des pratiques agricoles.
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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