Les pratiques de gestion optimales
: Cultures horticoles
Table
des matières
À l'origine, la série de fascicules sur les pratiques de
gestion optimales a été publiée en collaboration
avec Agriculture et Agroalimentaire Canada et la Fédération
de l'agriculture de l'Ontario.
Liens connexes
Introduction
Contrairement à d'autres cultures qu'on pratique en Ontario, les
productions horticoles occupent habituellement de faibles superficies.
Ces productions n'en ont pas moins beaucoup de valeur et exigent une gestion
intensive et spécialisée. La plupart sont utilisées
ou consommées directement par les consommateurs. Ces derniers sont
très exigeants; ils demandent des produits de haute qualité
et tiennent au respect de l'environnement.
Les horticulteurs s'emploient désormais à maintenir un
environnement durable tout en cherchant à se tailler une place
parmi la concurrence. Ils doivent donc répondre à des impératifs
de rentabilité et en même temps veiller à préserver
et à protéger les sols et les eaux. Bien que ces objectifs
puissent paraître incompatibles, ils sont en fait complémentaires
car le producteur qui dispose d'eaux et de sols sains a, dès le
départ, une longueur d'avance sur ses concurrents. Pour qu'une
mesure soit reconnue parmi les pratiques de gestion optimales, elle doit
maintenir ou accroître la production et comporter le moins d'effets
négatifs possibles sur l'environnement. Il suffit souvent de bonnes
techniques agronomiques, qui permettent aux cultures de bien s'implanter
et de prospérer, pour réduire les traitements, et notamment
les applications d'herbicides, ayant des répercus-sions sur l'environnement.
On ne saurait recommander une seule et même pratique de gestion
pour l'ensemble des cultures. Ce n'est qu'à la lumière des
possibilités et des difficultés propres à une exploitation
qu'on peut dégager les pratiques à privilégier pour
celle-ci.
Le présent fascicule ne traite pas de toutes les productions horticoles
ni ne se veut un exposé exhaustif sur l'horticulture. Il n'est
en fait qu'un point de départ dans l'étude, l'élaboration
et l'adaptation d'un système qui répond aux besoins de chaque
exploitation.
Ce fascicule se divise en deux grandes sections : l'une, "Éléments
de base", qui traite des difficultés et des pratiques communes
à de nombreuses cultures; l'autre, qui s'attarde à des productions
particulières et à quelques-unes des pratiques de gestion
optimales préconisées.
On peut chercher à modifier les techniques agronomiques qu'on
emploie pour de multiples raisons : économiser, accroître
les rendements, réaliser des économies de temps et de main-d'oeuvre,
résoudre des problèmes d'érosion ou réduire
l'emploi de pesticides. Quelle que soit la raison, il faut d'abord dresser
un bilan de la situation et établir clairement ses objectifs. Ce
fascicule permet ensuite 'analyser les possibilités qui s'offrent.