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Cultures horticoles - Arbres fruitiersTable de matières
La nécessité de développer une gestion intégrée de la production fruitière se fait de plus en plus pressante. Ce type de gestion, à la fois productive et sans danger pour l'environnement, favorise la croissance d'arbres sains et vigoureux qui en retour, produisent des fruits de qualité supérieure à des coûts moindres. Entre autres, une gestion intégrée permet de réduire le nombre de traitements chimiques. La préparation du site de plantation, la conservation du sol, la régie de l'eau incluant le drainage et l'irrigation, la fertilisation et la lutte antiparasitaire sont des pratiques de gestion optimales. En améliorant chaque aspect de la production, les producteurs peuvent faire des profits tout en protégeant l'environnement. Préparation du site de plantationUn producteur qui veut implanter un verger doit choisir et préparer l'emplacement avec soin et ce, au moins un an et même deux ou trois ans à l'avance. Il doit connaître le type de sol, les populations de nématodes, la quantité de matière organique, les mauvaises herbes vivaces, le drainage, la pente, la pierrosité et les dépressions sujettes au gel. Une analyse de sol est absolument nécessaire pour déterminer
le pH et la quantité d'éléments nutritifs et apporter
des correctifs. La fumigation, qui permet d'éliminer les nématodes, en particulier le nématode radicicole, est essentielle pour assurer le bon établissement des jeunes arbres fruitiers. Les nématodes causent des lésions aux racines et permettent aux champignons d'y pénétrer et d'entraver l'absorption de l'eau et des éléments nutritifs. Afin de déterminer si une fumigation est nécessaire, il faut connaître la culture précédente (le maïs, par exemple, fait augmenter la population de nématodes), le type de sol (les sols sableux abritent généralement plus de nématodes que les sols argileux), la résistance du porte-greffe aux nématodes et le résultat des analyses de sol. S'il y a plus de 1,000 nématodes par kilogramme de sol, il est recommandé d'effectuer un traitement. Planifier à l'avance - prenez en considération les résultats d'analyse de sol, des populations antérieurs de nématodes, le contrôle des mauvaises herbes, le drainage, la profondeur de sol arable, la pente, la pierrosité et les dépressions sujettes au get.
Figure 1. Planifier à l'avance FumigationL'application d'un fumigant se fait généralement à l'aide d'un cultivateur attelé au trois points du tracteur qui épand le fumigant en bandes de 1,75 mètres de largeur et 15 centimètres de profondeur. Il est possible de fumiger le champ en entier ou de faire le traitement en bandes à l'endroit où les arbres seront plantés. Il est important de bien préparer la terre de plantation avant de faire le traitement. Une nouvelle méthode consiste à utiliser une sous-soleuse à deux tiges qui distribue le fumigant en bandes étroites à 15, 30 et 45 centimètres de profondeur. Cette méthode peut permettre un meilleur contrôle des nématodes et en plus effectue un sous-solage du site de plantation. Ce travail du sol réduit permet de conserver la matière organique et de réduire l'érosion.
Figure 2. Comparaison des méthodes de fumigation sur des pommiers McIntosh de 1 an. (porte-greffe M26). (Dr. J.W. Potter, Ag. Canada, Vineland) Densité de la plantationLe choix de la distance entre les rangs et entre les arbres a un effet sur la productivité, la fertilisation, la lutte contre les ennemis de culture et les besoins en eau. Considérez les besoins d'équipement, de la disponibilité de main-d'oeuvre et d'eau d'irrigation avant de prendre une décision. PommiersA mesure que les porte-greffes nains ont remplacé les porte-greffes standards, la densité de plantation a constamment augmenté. Dans les vergers à fortes densités, les systèmes de formation comme la formation en cloche étroite (1,750 arbres à l'hectare) comportent beaucoup d'avantages :
Ce système requiert :
Figure 3. Une nouvelle méthode de fumigation fait usage d'une sous-soleuse à deux étançons pour placer le produit chimique dans une bande étroite à trois profondeurs.
Figure 4. Récolte "Empire" fortement colorée, résultant d'un bon ensoleillement de la cime. PêchesEn Ontario, la densité normale d'un verger de poires est de 417 arbres à l'hectare. Cette densité permet de circuler facilement avec des équipements standards. Le système de formation en cloche étroite permet d'obtenir une densité de 834 arbres à l'hectare. Une étude terminée en 1991 a démontré que les rendements d'un verger à forte densité étaient de 17% supérieurs à ceux d'un verger standard. Les aspects suivants doivent être considérés avant de prendre une décision:
Figure 5. Systèmes de palissage de pêchers. Gestion du solDans un verger, une bonne régie du sol doit favoriser la croissance et la santé des arbres, la productivité et la qualité des fruits tout en maintenant une bonne structure du sol. Les cultures de protection, la matière organique et l'érosion sont parmi des aspects importants de la conservation du sol. Un certain nombre de systèmes de gestion du sol peuvent être
utilisés dans les vergers, comme le travail du sol sur toute la
superficie de plantation, le travail du sol avec culture de protection,
l'engazonnement avec une application d'herbicide en bandes, l'engazonnement
avec un paillis ainsi que la culture intercalaire. En Ontario, les producteurs
utilisent l'engazonnement ou le travail du sol avec cultures de protection.
Le travail du sol sur toute la superficie est une pratique qui diminue
la quantité de matière organique, dégrade la structure
du sol, augmente l'érosion et augmente les risques de gelure hibernale. Travail du sol et plantes couvre-sol (pêches)Le sol est labouré en avril et cultivé régulièrement jusqu'au début de juin. Le travail du sol empêche les graminées ou les mauvaises herbes d'absorber l'eau disponible aux arbres fruitiers, aère le sol et augmente sa température (ce qui peut diminuer les risques de gelure printanière). Une plante couvre-sol est semée à la mi-juin.
Figure 6. Le gazon traité d'une bande d'herbicide aide à prévenir l'érosion dans ce verger. Il est recommandé de laisser une certaine quantité de résidus sur le sol, car le but du travail du sol est d'éliminer les mauvaises herbes annuelles, et non de travailler le sol à l'excès. Voici quelques aspects à considérer au moment du choix de plantes couvre-sol:
La plante couvre-sol la plus couramment utilisée est le ray-grass
annuel. Cette plante s'établit très GazonsLes producteurs engazonnent leur verger entre les rangées d'arbres et tondent le gazon à chaque année. En voici les avantages :
Figure 7. Gazon établi en permanence dans un verger de pêchers. Espèces de graminées à gazon pour les vergersFétuque rouge traçanteCaractéristiques :
Ray-grass vivaceCaractéristiques :
Rétuque élevéeCaractéristiques :
Ray-grass italien (annuel)Caractéristiques :
MélangesCaractéristiques :
Certains producteurs sèment le gazon l'année précédant la plantation. A l'automne, ils appliquent un herbicide à l'endroit où seront situées les rangées d'arbres, et au printemps, ils plantent les arbres sans travail du sol préalable. Application d'herbicides en bandesUne bande de sol à nu laissée à la base des arbres réduit la compétition pour l'eau entre ces derniers et les graminées. De plus elle aide à réduire les dommages causés par les campagnols et les souris. Plus la bande est large, plus l'arbre a une bonne croissance. Cependant, cette pratique comporte aussi certains désavantages, tels la diminution de la qualité du sol, l'endommagement des racines au cours de l'hiver et la croissance des mauvaises herbes. La meilleure solution consiste à utiliser un paillis de matériaux
organiques qu'on étend dans la rangée d'arbres. En voici les avantages :
En voice les désavantages :
Voici quelques exemples de paillis: la paille, le foin (les fourrages de légumineuses, qui peuvent contenir de fortes quantités d'azote, ne sont pas recommandés car l'azote favorise la croissance en fin de saison, ce qui augmente les dommages causés par l'hiver), les copeaux de bois et autres produits connexes, les déchets organiques décomposés (par exemple le marc de raisin) et approuvés par le ministère de l'Environnement, ainsi que les rognures de gazons. Il faut étendre le paillis quand l'humidité du sol est élevée, donc pas en été. Le compactageLa circulation des équipements dans les allées peut tasser le sol et causer des problèmes de drainage. Il faut donc ameublir le sol à l'aide d'une sous-soleuse ou d'un aérateur, tout en prenant garde de ne pas couper les racines. Ces opérations ne doivent être effectuées que lorsque le sol est sec, car un sous-solage ou une aération dans un sol mouillé aggrave la situation. Certains producteurs modifient leur faucheuse pour permettre l'envoie des coupures de gazon sur le rang et d'en faire ainsi un paillis.
Figure 8. Une bande de sol à nu laissée à la base des arbres réduit la compétition pour l'eau entre ces derniers et les graminées. De plus elle aide à réduire les dommages causés par les campagnols et les souris.
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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