Fiche d'information no 9 Cours
d'animaux d'élevage et zones de confinement extérieures
(ZCE)
Table des matières
- Introduction
- Emplacement
Introduction
La fiche d'information no 9 complète la fiche de travail
no 9 du Manuel du plan agro-environnemental. Elle décrit
les mesures envisageables pour corriger les facteurs ou les situations
qui, dans votre exploitation, sont susceptibles de nuire à l'environnement.
Dans la plupart des cas, avant de mettre en oeuvre une mesure, vous aurez
besoin de renseignements plus complets : veuillez donc consulter
les documents de référence indiqués dans la fiche
ou un conseiller technique du MAAARO spécialiste des plans agro-environnementaux
(PAE).
Les options proposées sont rangées dans trois catégories :
mesures correctives; facteurs compensatoires; surveillance. Les mesures
correctives permettent de régler les problèmes constatés
sur votre exploitation et d'améliorer la note PAE (la faire passer
à 3, voire à 4). Les facteurs compensatoires sont des solutions
de rechange qui permettent d'atténuer convenablement le problème,
mais non d'améliorer les notes PAE sur la fiche de travail. La
surveillance convient seulement dans des circonstances précises
et selon les méthodes expliquées dans la présente
fiche.
À la demande de la Coalition écologique agricole de l'Ontario,
regroupant la Fédération de l'agriculture de l'Ontario,
la Christian Farmers Federation of Ontario, AGCare et l'Ontario Farm Animal
Council, les personnes suivantes ont participé à l'élaboration
de la fiche d'information no 9 :
Don Hilborn, MAAARO (président)
John Forsyth, MAAARO
Murray Blackie, MEEO
Jack Rodenburg, MAAARO
Peter Doris, Ontario Cattlemen's Association
Tracy Ryan, GRCA (Office de protection de la nature de Grand River)
Comité de révision technique :
Brent Kennedy, MAAARO
Jim Myslik, MAAARO
Bob Stone, MAAARO
Ont participé à la révision (2004) de la fiche d'information
no 9 :
Kevin McKague, MAAARO (coprésident)
Don Hilborn, MAAARO (coprésident)
Christoph Wand, MAAARO
Scott Abernethy, MEO
Anne Loeffler, GRCA.
Rita Vogel, AASCO
Comité de révision technique :
H.J.Smith, MAAARO
Jim Myslik, MAAARO
Bob Stone, MAAARO
MAAARO = Ministère de l'Agriculture, l'Alimentation et des Affaires
rurales de l'Ontario
MEO = Ministère de l'Environnement de l'Ontario
Emplacement
Situation - problème : 9-1 Distance entre la cour d'animaux
d'élevage et l'eau de surface la plus proche
Plus les cours, aires d'exercice ou enclos extérieurs servant
à parquer des animaux d'élevage sont proches d'une eau de
surface (p. ex. ruisseau, fossé, bouche d'entrée du réseau
de drainage), plus on risque de contaminer les réserves en eau
de surface. Le risque de contamination s'élève fortement
quand le terrain est en pente et que le sol est lourd.
Certaines municipalités ont fixé des « distances
minimales de retrait par rapport à une source d'eau »
dans leurs règlements de zonage. La Loi sur la gestion des éléments
nutritifs de l'Ontario (et son règlement d'application, tel
que modifié) fixe aussi des distances de retrait minimales en ce
qui concerne les cours ou enclos extérieurs d'animaux d'élevage
qui sont définis et régis par la Loi des éléments
nutritifs en tant que « zones de confinement extérieures »
(ZCE), lorsqu'elles servent également à stocker le fumier.
Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - mesure corrective
Déménager la cour et l'installer à une distance
suffisante des eaux de surface :
- choisissez autant que possible un endroit en aval (plus bas) par
rapport aux eaux de surface
- selon les critères du nouvel emplacement de la cour, votre
note PAE finale pourrait passer à 3, voire à 4.
Option no 2 - mesure corrective
Modifier le parcours de l'eau de surface pour l'éloigner de la
cour :
- s'il s'agit d'un petit ruisseau, vous pourriez en détourner
le cours pour qu'il passe à une plus grande distance de la cour
des animaux ou vous pourriez le faire passer sous terre dans un conduit
non perforé - n'entreprenez pas ce genre de travaux si vous n'avez
pas d'abord obtenu les autorisations nécessaires des organismes
compétents (p. ex. le MEO, le MRN, le MPO, la municipalité
et l'office de protection de la nature de votre région). Remarques :
beaucoup d'agriculteurs ont trouvé cette option très coûteuse.
En outre, les autorisations peuvent être difficiles à obtenir
- l'éloignement de l'eau de surface devrait faire monter votre
note PAE finale à 3, voire à 4.
Sources d'information :
- Aires dexercice, enclos dhivernage et parcs dengraissement
extérieurs : Des « zones de confinement extérieures
» au sens de la LGEN, fiche technique du MAAARO, commande no 04-094
Option no 3 - mesure corrective
Augmenter la longueur de la voie d'écoulement entre la cour et
l'eau de surface :
- vous pouvez aménager des talus ou des levées de terre
pour que les liquides provenant de la cour ne ruissellent pas directement
dans l'eau de surface, mais la longent sur une certaine distance ou
descendent en zigzaguant. Vous augmentez ainsi la distance que les liquides
parcourent avant d'atteindre l'eau de surface. Les liquides ont ainsi
le temps de se décanter et de s'infiltrer dans le sol, comme
cela se passerait s'il y avait une longue distance tampon naturelle
avant l'eau de surface. Veillez à ce que ce remodelage du terrain
ne cause pas ou n'aggrave pas l'érosion sur vos terres ou les
terres voisines. Si vous envisagez ce genre de solution, demandez à
un professionnel de déterminer la forme et l'emplacement des
talus, surtout si vous êtes au bord d'un grand cours d'eau. Si
vous vous trouvez dans une plaine inondable, vous devrez au préalable
obtenir un permis de votre office de protection de la nature
- la voie d'écoulement doit être de longueur égale
ou supérieure à la distance de retrait minimale spécifiée
à la colonne 3.
Option no 4 - surveillance
Pour les cours d'animaux d'élevage existantes qui ont, ou qui
auront d'ici deux ans, une installation permettant de récupérer
et d'entreposer la totalité des liquides de ruissellement, et qui
sont en bon état (ni fuites ni lézardes) : contrôler
régulièrement les cours et l'installation de récupération
du purin, vérifier qu'il n'y a pas de fuites, de fissures, de lézardes,
de suintement ou de débordement du purin.
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs et
le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les
protocoles associés.
- Un spécialiste de la gestion des éléments nutritifs
ou un ingénieur du génie rural du MAAARO.
- L'office de protection de la nature de votre région.
Situation - problème : 9-2 Distance entre le puits et la
cour d'animaux d'élevage
Plus il y a de distance entre le puits et la cour ou la ZCE, plus on
diminue le risque que les eaux ruisselant de ce lieu atteignent le puits
et en contaminent l'eau. Si ces liquides s'infiltrent dans le sol et contaminent
la nappe d'eau souterraine, le risque que cette contamination atteigne
le puits sera d'autant moins grand que le puits sera plus éloigné
de l'aire où des animaux sont parqués. Le risque de contamination
varie également en fonction du type de sol et de la profondeur
à laquelle se trouvent la nappe phréatique et la roche-mère.
Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - mesure corrective
Réinstaller la cour d'animaux d'élevage à une distance
suffisante du puits :
- si vous construisez une nouvelle cour, installez-la aussi loin que
possible du puits et, dans toute la mesure du possible, en aval (plus
bas) par rapport au puits. Le Règlement de l'Ontario 267/03 tel
que modifié fixe les distances minimales entre les puits et les
ZCE qu'il régit
- le nouvel emplacement de la cour devrait faire passer votre note
finale à 3, voire à 4
- s'il est impossible de respecter les distances minimales de séparation
à cause des caractéristiques de terrain, adressez-vous
au MEO pour vous faire conseiller
- jusqu'à ce que la nouvelle cour ou ZCE soit construite, faites
analyser l'eau de votre puits au moins trois fois par an pour dépister
les bactéries indicatrices et au moins une fois par an pour mesurer
d'autres paramètres (telle la teneur en nitrates).
Option no 2 - mesure corrective
Construire un nouveau puits à une bonne distance de la cour d'animaux
d'élevage ou de la ZCE :
- faites en sorte que le vieux puits soit abandonné (colmaté
et obturé) conformément au Règlement de l'Ontario
903
- l'emplacement du nouveau puits devrait faire monter à 3, voire
à 4, votre note finale quant à l'éloignement
- jusqu'à ce que le nouveau puits soit construit, faites analyser
l'eau de votre puits existant au moins trois fois par an pour
dépister les bactéries indicatrices et au moins une fois
par an pour mesurer d'autres paramètres (par exemple la teneur
en nitrates).
Option no 3 - surveillance
En ce qui concerne les cours d'animaux d'élevage existantes, qui
sont en bon état (ni fuites ni fissures), qui ont ou qui auront
d'ici deux ans, une installation permettant de recueillir la totalité
des eaux de ruissellement, faire analyser l'eau du puits au moins trois
fois par an pour dépister les bactéries indicatrices et
au moins une fois par an pour mesurer d'autres paramètres (telle
la teneur en nitrates):
- le fait de surveiller la qualité de l'eau N'EST PAS UNE SOLUTION;
si une analyse de l'eau révèle une contamination de l'eau
du puits, ayez en main un plan d'action pour en identifier la cause
et y mettre fin immédiatement
- si votre note PAE est de 1, communiquez avec le MEO pour vous faire
conseiller.
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs,
le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les
protocoles connexes.
- Le spécialiste de la gestion des éléments nutritifs
ou l'ingénieur du génie rural, au bureau local du MAAARO.
Water Wells and Groundwater Supplies: Recommended Methods for
Plugging Abandoned Water Wells, bulletin du MEO
- Fascicule de la série des Pratiques de gestion optimales :
Pour garantir la salubrité de l'eau de votre puits, commande
no BMP 12KF (trousse d'information sur les puits produite
par le MAAARO et le MEO)
Situation - problème : 9-3 Distance entre la cour d'animaux d'élevage
et les drains souterrains perforés ou en terre cuite
L'eau de surface est moins à risque de devenir contaminée
si, dans le sol à proximité immédiate de la cour,
il n'y a pas de réseau de drains perforés qui puisse intercepter
les eaux de ruissellement de la cour et les envoyer jusqu'à une
eau de surface, un cours d'eau ou un fossé.
Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - mesure corrective
Enlever tous les drains perforés qui sont sous la cour d'animaux
d'élevage et sur une largeur de 75 pieds autour de la cour
- consultez les dossiers ou les cartes concernant les réseaux
de drainage pour savoir où se trouvent tous les drains souterrains
connus. Vous devrez peut-être sonder ou creuser le sol pour trouver
tous les drains souterrains dont vous soupçonnez l'existence.
Option no 2 - mesure corrective
Remplacer par des drains non perforés tous les drains perforés
qui sont sous la cour d'animaux d'élevage et sur une largeur de
75 pieds autour de la cour, et assurer l'étanchéité
des raccords entre les drains.
- ces drains pourront canaliser les eaux propres et les envoyer à
l'écart de la cour (par exemple, récupération/détournement
de l'eau des gouttières, des eaux ruisselant de l'amont).
Option no 3 - mesure corrective
Recueillir et entreposer ou traiter/épurer la totalité
de l'eau collectée par le réseau de drainage :
- cette option est à envisager quand des drains perforés
ou des drains en terre cuite se trouvent sous la cour des animaux et/ou
à proximité.
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs,
le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les
protocoles connexes.
- Le spécialiste de la gestion des éléments nutritifs
ou l'ingénieur du génie rural, au bureau local du MAAARO.
- L'entrepreneur ou l'ingénieur à qui vous demandez de
vous aider à concevoir et à construire la cour.
Situation - problème : 9-4 Détournement des eaux propres
Les eaux de surface et souterraines sont moins à risque de devenir
contaminées si la cour des animaux d'élevage produit une
quantité réduite d'eaux de ruissellement contaminées.
Cette règle reste valable, que les eaux de ruissellement soient
entièrement ou partiellement récupérées, puisqu'en
bout de ligne les liquides récupérés doivent être
épandus sur les champs.
Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - mesure corrective
Réduire la quantité d'eau de surface qui pénètre
dans la cour d'animaux d'élevage :
- installez des gouttières sur tous les toits pour recueillir
et canaliser l'eau de pluie qui tombe autour de la cour. Envoyez l'eau
des gouttières à l'écart de la cour en utilisant
des tuyaux de drainage non perforés dont les raccords sont étanches
- construisez un rebord en béton sur le périmètre
de la cour pour empêcher les eaux qui ruissellent aux alentours
de rentrer dans la cour
- détournez les eaux qui ruissellent en surface aux abords de
la cour. Dans certains cas, vous devrez aménager des levées
de terre pour intercepter et rediriger le ruissellement. Dans d'autres
cas, vous devrez aussi reprofiler le terrain.
Option no 2 - mesure corrective
Réinstaller la cour d'animaux d'élevage à un autre
endroit :
- la faisabilité de cette option est souvent réduite
à cause du manque de terre disponible, de l'endroit où
est situé le corps d'exploitation et du coût du déménagement
- une réinstallation de la cour permet de réduire ou
d'éliminer la quantité des eaux de surface et des eaux
des toits qui y pénètrent
- vous pouvez dans certains cas atteindre vos objectifs de coûts
et de protection de l'environnement en remplaçant la cour par
une aire couverte (du genre hangar), sans changer l'emplacement du principal
bâtiment d'élevage.
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs,
le Règlement de l'Ontario 267/03, tel que modifié, et
les protocoles connexes.
- Le spécialiste de la gestion des éléments nutritifs
ou l'ingénieur du génie rural, au bureau local du MAAARO.
- L'entrepreneur ou l'ingénieur à qui vous demandez de
concevoir et de construire la cour.
Situation - problème : 9-5 Récupération des
eaux de ruissellement de la cour
Les eaux contaminées (purin) qui s'écoulent d'une cour
d'animaux d'élevage ne doivent pas être déversées
sur un champ ou dans des drains, sous peine de faire courir un risque
considérable de contamination aux eaux de surface ou souterraines.
Dans les cours qui ne sont pas revêtues en dur, il y a souvent
des aires où les animaux se concentrent (près de l'aire
d'affouragement) et où le sol est à l'état naturel
ou recouvert d'un matériau perméable. Généralement,
la superficie allouée par tête de bétail est beaucoup
plus grande dans ce genre de cour que dans les cours à sol dur.
Dans un tel contexte, la possibilité de recueillir et d'entreposer
les eaux de ruissellement produites par toute la cour est réduite.
Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - mesure corrective
Opter pour un système de stabulation permanente ou pour un système
mixte stabulation/pâturage où les animaux sont au pâturage
durant la saison de végétation et passent la mauvaise saison
dans un bâtiment. Laisser aux animaux un accès très
limité à la cour extérieure (p. ex. quelques heures
par mois, le temps de curer le bâtiment d'élevage) durant
la mauvaise saison.
- ce système peut être coûteux, mais très
efficace
- à défaut : si vous installez un toit sur la cour extérieure,
évaluez la superficie de la cour existante dont vous avez réellement
besoin, étant donné vos pratiques d'élevage.
Option no 2 - mesure corrective
Collecter tous les liquides qui s'écoulent des cours d'animaux
d'élevage et les entreposer selon les méthodes acceptables
qui sont utilisées pour le lisier :
- vous devez vérifier la capacité de la fosse à
purin pour vous assurer qu'elle est suffisante pour entreposer la totalité
des liquides produits par la cour
- les eaux de ruissellement propres devraient être canalisées
à l'écart de la fosse à purin de manière
à diminuer la capacité de stockage nécessaire
- réduire la superficie de la cour si possible
- en général, cette option n'est pas pratique dans les
cours qui ne sont pas revêtues en dur, car la superficie par tête
de bétail y est en général beaucoup plus grande
que dans les cours à sol dur.
Option no 3 - mesure corrective
Aménager une bande filtrante de végétation pour
épurer les eaux de ruissellement de la cour ou de la ZCE
- la bande filtrante de végétation doit être conçue
par un ingénieur en fonction des débits de pointe
- vous devez obtenir l'autorisation du MEO pour exploiter et entretenir
une bande filtrante de végétation.
Option no 4- mesure corrective
Aménager un obstacle physique entre la cour et l'eau de surface
- l'aménagement d'une voie d'écoulement de 300 mètres
de long, couverte en permanence de végétaux vivants, convient
surtout aux cours de petites dimensions où la concentration d'animaux
est faible.
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs,
le Règlement de l'Ontario 267/03, tel que modifié, partie
VIII.
- Le spécialiste de la gestion des éléments nutritifs
ou l'ingénieur du génie rural du bureau local du MAAARO.
- Aires dexercice, enclos dhivernage et parcs dengraissement
extérieurs : Des « zones de confinement extérieures
» au sens de la LGEN, fiche technique du MAAARO, commande no 04-094
Situation - problème : 9-6 Protection de l'eau souterraine
Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - mesure corrective
Revêtir tout le sol de la cour d'un matériau imperméable
(p. ex. le béton) :
- cette option sera faisable seulement si la superficie n'est pas trop
grande et si vous pouvez récupérer convenablement les
eaux qui s'écouleront de la surface bétonnée
- évaluez la superficie de parcage qui est réellement
nécessaire
- tenez compte des caractéristiques des lieux au moment de choisir
l'aire que vous revêtirez d'un matériau imperméable;
la présence d'au moins 5 pieds de sol contenant au moins 15 %
d'argile assure une protection supplémentaire de l'eau souterraine
- vous devrez racler régulièrement les solides accumulés,
les stocker et les épandre selon les méthodes réglementaires.
Option no 2 - mesure corrective
Cour non revêtue en dur ou partiellement revêtue en dur,
sur une couche de terre suffisamment épaisse et contenant suffisamment
d'argile :
- cette option est valable seulement si la concentration d'animaux
est faible et si le site choisi possède déjà les
caractéristiques requises pour la base en terre
- les zones très fréquentées de la cour (p. ex.
autour de l'aire d'affouragement) devraient être revêtues
en dur et les eaux qui ruissellent de ces zones devraient être
recueillies
- le déplacement fréquent de l'aire d'affouragement d'une
zone non revêtue en dur à une autre peut suffire, quand
la concentration d'animaux est faible - le reste de la cour devrait
avoir un couvert végétal
- choisissez une espèce végétale qui exige peu
d'entretien, qui résiste au piétinement et qui consomme
beaucoup d'azote
- le couvert végétal peut se maintenir si les animaux
ne sont pas trop nombreux et s'ils n'y ont pas accès quand il
pleut.
Option no 3 - mesure corrective
Opter pour un système de stabulation permanente ou pour un système
mixte stabulation/pâturage où les animaux passent l'hiver
dans des bâtiments et n'ont, durant cette période, qu'un
accès restreint à la cour extérieure :
- ce système est souvent très onéreux, mais peut
être le seul possible dans certains cas à cause des caractéristiques
des lieux
- à défaut : évaluez la superficie de parcage dont
vous avez réellement besoin en fonction de vos méthodes
d'élevage.
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs,
le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les
protocoles connexes
Situation - problème : 9-7 Gestion de la neige dans les
cours d'animaux d'élevage
(Remarque : Les producteurs qui exploitent une CZE soumise au Règlement
de l'Ontario 267/03, tel que modifié, trouveront des renseignements
plus détaillés à l'article 61 de ce règlement.)
Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - mesure corrective
Opter pour un système de stabulation intégrale ou pour
un système mixte stabulation/pâturage où les animaux
passent l'hiver dans des bâtiments et n'ont, durant cette période,
qu'un accès restreint à la cour extérieure :
- cette solution peut être très coûteuse, mais élimine
la question de la neige
- à défaut : évaluez la superficie de parcage
dont vous avez réellement besoin en fonction de vos pratiques
d'élevage.
Option no 2 - mesure corrective
Aménager les lieux et implantez des brise-vent de manière
à limiter l'accumulation de neige dans les cours
- quand les lieux sont bien aménagés, le déblaiement
de la neige peut être évité, ce qui est un gain
de temps
- si vous récupérez l'eau de fonte dans une fosse et
si vous l'évacuez convenablement de la même manière
que du lisier, vous pouvez réduire les volumes à manutentionner.
Option no 3 - mesure corrective
Recueillir la neige fondue dans la fosse de stockage ou l'envoyer dans
le système de traitement/épuration des eaux de ruissellement
- quand vous calculez les dimensions de la fosse de stockage des eaux
de ruissellement à l'aide du logiciel MSTOR (conçu par
le MAAARO pour dimensionner les structures d'entreposage de fumier),
prenez une capacité supérieure à celle qui est
nécessaire pour le niveau normal de précipitations annuelles
- aménagez les installations de manière à empêcher
le plus possible le vent d'accumuler la neige dans les cours des animaux.
- vous devrez disposer d'un matériel de manutention du fumier
liquide ou faire appel à un entrepreneur.
- des expériences ont été réalisées
dans des parcs où des animaux séjournent tout l'hiver :
une couche d'écorce et de copeaux de 5 à 7 pieds d'épaisseur
a été posée sur la terre pour absorber et traiter
l'eau de fonte de la neige et les eaux de ruissellement de ces parcs.
Une couche de copeaux superficielle (d'un pied d'épaisseur) est
enlevée chaque année et épandue dans les champs.
Il demeure cependant nécessaire de récupérer les
eaux de ruissellement.
Sources d'information :
- Normes applicables à la construction et à la gestion
des ZCE
- Protection contre la neige et le vent en agriculture, fiche
technique du MAAARO, commande no 94-099.