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Fiche d'information no 9 - Cours d'animaux d'élevage et zones de confinement extérieures (ZCE)

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 novembre 1998
Dernière révision : 10 février 2006

Table des matières

  1. Introduction
  2. Emplacement

Introduction 

La fiche d'information no 9 complète la fiche de travail no 9 du Manuel du plan agro-environnemental. Elle décrit les mesures envisageables pour corriger les facteurs ou les situations qui, dans votre exploitation, sont susceptibles de nuire à l'environnement. Dans la plupart des cas, avant de mettre en oeuvre une mesure, vous aurez besoin de renseignements plus complets : veuillez donc consulter les documents de référence indiqués dans la fiche ou un conseiller technique du MAAARO spécialiste des plans agro-environnementaux (PAE).

Les options proposées sont rangées dans trois catégories : mesures correctives; facteurs compensatoires; surveillance. Les mesures correctives permettent de régler les problèmes constatés sur votre exploitation et d'améliorer la note PAE (la faire passer à 3, voire à 4). Les facteurs compensatoires sont des solutions de rechange qui permettent d'atténuer convenablement le problème, mais non d'améliorer les notes PAE sur la fiche de travail. La surveillance convient seulement dans des circonstances précises et selon les méthodes expliquées dans la présente fiche.

À la demande de la Coalition écologique agricole de l'Ontario, regroupant la Fédération de l'agriculture de l'Ontario, la Christian Farmers Federation of Ontario, AGCare et l'Ontario Farm Animal Council, les personnes suivantes ont participé à l'élaboration de la fiche d'information no 9 :

Don Hilborn, MAAARO (président)
John Forsyth, MAAARO
Murray Blackie, MEEO
Jack Rodenburg, MAAARO
Peter Doris, Ontario Cattlemen's Association
Tracy Ryan, GRCA (Office de protection de la nature de Grand River)

Comité de révision technique :
Brent Kennedy, MAAARO
Jim Myslik, MAAARO
Bob Stone, MAAARO

Ont participé à la révision (2004) de la fiche d'information no 9 :
Kevin McKague, MAAARO (coprésident)
Don Hilborn, MAAARO (coprésident)
Christoph Wand, MAAARO
Scott Abernethy, MEO
Anne Loeffler, GRCA.
Rita Vogel, AASCO

Comité de révision technique :
H.J.Smith, MAAARO
Jim Myslik, MAAARO
Bob Stone, MAAARO

MAAARO = Ministère de l'Agriculture, l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario
MEO = Ministère de l'Environnement de l'Ontario

 

Emplacement

Situation - problème : 9-1 Distance entre la cour d'animaux d'élevage et l'eau de surface la plus proche

Plus les cours, aires d'exercice ou enclos extérieurs servant à parquer des animaux d'élevage sont proches d'une eau de surface (p. ex. ruisseau, fossé, bouche d'entrée du réseau de drainage), plus on risque de contaminer les réserves en eau de surface. Le risque de contamination s'élève fortement quand le terrain est en pente et que le sol est lourd.

Certaines municipalités ont fixé des « distances minimales de retrait par rapport à une source d'eau » dans leurs règlements de zonage. La Loi sur la gestion des éléments nutritifs de l'Ontario (et son règlement d'application, tel que modifié) fixe aussi des distances de retrait minimales en ce qui concerne les cours ou enclos extérieurs d'animaux d'élevage qui sont définis et régis par la Loi des éléments nutritifs en tant que « zones de confinement extérieures » (ZCE), lorsqu'elles servent également à stocker le fumier.    

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - mesure corrective

Déménager la cour et l'installer à une distance suffisante des eaux de surface :

  • choisissez autant que possible un endroit en aval (plus bas) par rapport aux eaux de surface
  • selon les critères du nouvel emplacement de la cour, votre note PAE finale pourrait passer à 3, voire à 4.

Option no 2 - mesure corrective

Modifier le parcours de l'eau de surface pour l'éloigner de la cour :

  • s'il s'agit d'un petit ruisseau, vous pourriez en détourner le cours pour qu'il passe à une plus grande distance de la cour des animaux ou vous pourriez le faire passer sous terre dans un conduit non perforé - n'entreprenez pas ce genre de travaux si vous n'avez pas d'abord obtenu les autorisations nécessaires des organismes compétents (p. ex. le MEO, le MRN, le MPO, la municipalité et l'office de protection de la nature de votre région). Remarques : beaucoup d'agriculteurs ont trouvé cette option très coûteuse. En outre, les autorisations peuvent être difficiles à obtenir
  • l'éloignement de l'eau de surface devrait faire monter votre note PAE finale à 3, voire à 4.

Sources d'information :

  • Aires d’exercice, enclos d’hivernage et parcs d’engraissement extérieurs : Des « zones de confinement extérieures » au sens de la LGEN, fiche technique du MAAARO, commande no 04-094

Option no 3 - mesure corrective

Augmenter la longueur de la voie d'écoulement entre la cour et l'eau de surface :

  • vous pouvez aménager des talus ou des levées de terre pour que les liquides provenant de la cour ne ruissellent pas directement dans l'eau de surface, mais la longent sur une certaine distance ou descendent en zigzaguant. Vous augmentez ainsi la distance que les liquides parcourent avant d'atteindre l'eau de surface. Les liquides ont ainsi le temps de se décanter et de s'infiltrer dans le sol, comme cela se passerait s'il y avait une longue distance tampon naturelle avant l'eau de surface. Veillez à ce que ce remodelage du terrain ne cause pas ou n'aggrave pas l'érosion sur vos terres ou les terres voisines. Si vous envisagez ce genre de solution, demandez à un professionnel de déterminer la forme et l'emplacement des talus, surtout si vous êtes au bord d'un grand cours d'eau. Si vous vous trouvez dans une plaine inondable, vous devrez au préalable obtenir un permis de votre office de protection de la nature 
  • la voie d'écoulement doit être de longueur égale ou supérieure à la distance de retrait minimale spécifiée à la colonne 3.

Option no 4 - surveillance

Pour les cours d'animaux d'élevage existantes qui ont, ou qui auront d'ici deux ans, une installation permettant de récupérer et d'entreposer la totalité des liquides de ruissellement, et qui sont en bon état (ni fuites ni lézardes) : contrôler régulièrement les cours et l'installation de récupération du purin, vérifier qu'il n'y a pas de fuites, de fissures, de lézardes, de suintement ou de débordement du purin.

Sources d'information :

  • La Loi sur la gestion des éléments nutritifs et le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les protocoles associés.
  • Un spécialiste de la gestion des éléments nutritifs ou un ingénieur du génie rural du MAAARO.
  • L'office de protection de la nature de votre région.

 

Situation - problème : 9-2 Distance entre le puits et la cour d'animaux d'élevage

Plus il y a de distance entre le puits et la cour ou la ZCE, plus on diminue le risque que les eaux ruisselant de ce lieu atteignent le puits et en contaminent l'eau. Si ces liquides s'infiltrent dans le sol et contaminent la nappe d'eau souterraine, le risque que cette contamination atteigne le puits sera d'autant moins grand que le puits sera plus éloigné de l'aire oł des animaux sont parqués. Le risque de contamination varie également en fonction du type de sol et de la profondeur à laquelle se trouvent la nappe phréatique et la roche-mère.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - mesure corrective

Réinstaller la cour d'animaux d'élevage à une distance suffisante du puits :

  • si vous construisez une nouvelle cour, installez-la aussi loin que possible du puits et, dans toute la mesure du possible, en aval (plus bas) par rapport au puits. Le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié fixe les distances minimales entre les puits et les ZCE qu'il régit
  • le nouvel emplacement de la cour devrait faire passer votre note finale à 3, voire à 4
  • s'il est impossible de respecter les distances minimales de séparation à cause des caractéristiques de terrain, adressez-vous au MEO pour vous faire conseiller
  • jusqu'à ce que la nouvelle cour ou ZCE soit construite, faites analyser l'eau de votre puits au moins trois fois par an pour dépister les bactéries indicatrices et au moins une fois par an pour mesurer d'autres paramètres (telle la teneur en nitrates).

Option no 2 - mesure corrective

Construire un nouveau puits à une bonne distance de la cour d'animaux d'élevage ou de la ZCE :

  • faites en sorte que le vieux puits soit abandonné (colmaté et obturé) conformément au Règlement de l'Ontario 903
  • l'emplacement du nouveau puits devrait faire monter à 3, voire à 4, votre note finale quant à l'éloignement
  • jusqu'à ce que le nouveau puits soit construit, faites analyser l'eau de votre puits existant  au moins trois fois par an pour dépister les bactéries indicatrices et au moins une fois par an pour mesurer d'autres paramètres (par exemple la teneur en nitrates).

Option no 3 - surveillance

En ce qui concerne les cours d'animaux d'élevage existantes, qui sont en bon état (ni fuites ni fissures), qui ont ou qui auront d'ici deux ans, une installation permettant de recueillir la totalité des eaux de ruissellement, faire analyser l'eau du puits au moins trois fois par an pour dépister les bactéries indicatrices et au moins une fois par an pour mesurer d'autres paramètres (telle la teneur en nitrates):

  • le fait de surveiller la qualité de l'eau N'EST PAS UNE SOLUTION; si une analyse de l'eau révèle une contamination de l'eau du puits, ayez en main un plan d'action pour en identifier la cause et y mettre fin immédiatement
  • si votre note PAE est de 1, communiquez avec le MEO pour vous faire conseiller.

Sources d'information :

  • La Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les protocoles connexes.
  • Le spécialiste de la gestion des éléments nutritifs ou l'ingénieur du génie rural, au bureau local du MAAARO.
    Water Wells and Groundwater Supplies:  Recommended Methods for Plugging Abandoned Water Wells
    , bulletin du MEO
  • Fascicule de la série des Pratiques de gestion optimales : Pour garantir la salubrité de l'eau de votre puits, commande no BMP 12KF (trousse d'information sur les puits produite par le MAAARO et le MEO)

 

Situation - problème : 9-3 Distance entre la cour d'animaux d'élevage et les drains souterrains perforés ou en terre cuite

L'eau de surface est moins à risque de devenir contaminée si, dans le sol à proximité immédiate de la cour, il n'y a pas de réseau de drains perforés qui puisse intercepter les eaux de ruissellement de la cour et les envoyer jusqu'à une eau de surface, un cours d'eau ou un fossé.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - mesure corrective

Enlever tous les drains perforés qui sont sous la cour d'animaux d'élevage et sur une largeur de 75 pieds autour de la cour

  • consultez les dossiers ou les cartes concernant les réseaux de drainage pour savoir oł se trouvent tous les drains souterrains connus. Vous devrez peut-être sonder ou creuser le sol pour trouver tous les drains souterrains dont vous soupçonnez l'existence.

Option no 2 - mesure corrective

Remplacer par des drains non perforés tous les drains perforés qui sont sous la cour d'animaux d'élevage et sur une largeur de 75 pieds autour de la cour, et assurer l'étanchéité des raccords entre les drains.

  • ces drains pourront canaliser les eaux propres et les envoyer à l'écart de la cour (par exemple, récupération/détournement de l'eau des gouttières, des eaux ruisselant de l'amont).

Option no 3 - mesure corrective

Recueillir et entreposer ou traiter/épurer la totalité de l'eau collectée par le réseau de drainage :

  • cette option est à envisager quand des drains perforés ou des drains en terre cuite se trouvent sous la cour des animaux et/ou à proximité.
Sources d'information :
  • La Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les protocoles connexes.
  • Le spécialiste de la gestion des éléments nutritifs ou l'ingénieur du génie rural, au bureau local du MAAARO.
  • L'entrepreneur ou l'ingénieur à qui vous demandez de vous aider à concevoir et à construire la cour.

 

Situation - problème : 9-4 Détournement des eaux propres

Les eaux de surface et souterraines sont moins à risque de devenir contaminées si la cour des animaux d'élevage produit une quantité réduite d'eaux de ruissellement contaminées. Cette règle reste valable, que les eaux de ruissellement soient entièrement ou partiellement récupérées, puisqu'en bout de ligne les liquides récupérés doivent être épandus sur les champs.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - mesure corrective

Réduire la quantité d'eau de surface qui pénètre dans la cour d'animaux d'élevage :

  • installez des gouttières sur tous les toits pour recueillir et canaliser l'eau de pluie qui tombe autour de la cour. Envoyez l'eau des gouttières à l'écart de la cour en utilisant des tuyaux de drainage non perforés dont les raccords sont étanches
  • construisez un rebord en béton sur le périmètre de la cour pour empêcher les eaux qui ruissellent aux alentours de rentrer dans la cour
  • détournez les eaux qui ruissellent en surface aux abords de la cour. Dans certains cas, vous devrez aménager des levées de terre pour intercepter et rediriger le ruissellement. Dans d'autres cas, vous devrez aussi reprofiler le terrain.

Option no 2 - mesure corrective

Réinstaller la cour d'animaux d'élevage à un autre endroit :

  • la faisabilité de cette option est souvent réduite à cause du manque de terre disponible, de l'endroit oł est situé le corps d'exploitation et du coût du déménagement
  • une réinstallation de la cour permet de réduire ou d'éliminer la quantité des eaux de surface et des eaux des toits qui y pénètrent
  • vous pouvez dans certains cas atteindre vos objectifs de coûts et de protection de l'environnement en remplaçant la cour par une aire couverte (du genre hangar), sans changer l'emplacement du principal bâtiment d'élevage.

Sources d'information :

  • La Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03, tel que modifié, et les protocoles connexes.
  • Le spécialiste de la gestion des éléments nutritifs ou l'ingénieur du génie rural, au bureau local du MAAARO.
  • L'entrepreneur ou l'ingénieur à qui vous demandez de concevoir et de construire la cour.

 

Situation - problème : 9-5 Récupération des eaux de ruissellement de la cour

Les eaux contaminées (purin) qui s'écoulent d'une cour d'animaux d'élevage ne doivent pas être déversées sur un champ ou dans des drains, sous peine de faire courir un risque considérable de contamination aux eaux de surface ou souterraines.

Dans les cours qui ne sont pas revêtues en dur, il y a souvent des aires oł les animaux se concentrent (près de l'aire d'affouragement) et oł le sol est à l'état naturel ou recouvert d'un matériau perméable. Généralement, la superficie allouée par tête de bétail est beaucoup plus grande dans ce genre de cour que dans les cours à sol dur. Dans un tel contexte, la possibilité de recueillir et d'entreposer les eaux de ruissellement produites par toute la cour est réduite.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - mesure corrective

Opter pour un système de stabulation permanente ou pour un système mixte stabulation/pâturage oł les animaux sont au pâturage durant la saison de végétation et passent la mauvaise saison dans un bâtiment.  Laisser aux animaux un accès très limité à la cour extérieure (p. ex. quelques heures par mois, le temps de curer le bâtiment d'élevage) durant la mauvaise saison.

  • ce système peut être coûteux, mais très efficace
  • à défaut : si vous installez un toit sur la cour extérieure, évaluez la superficie de la cour existante dont vous avez réellement besoin, étant donné vos pratiques d'élevage.

Option no 2 - mesure corrective

Collecter tous les liquides qui s'écoulent des cours d'animaux d'élevage et les entreposer selon les méthodes acceptables qui sont utilisées pour le lisier :

  • vous devez vérifier la capacité de la fosse à purin pour vous assurer qu'elle est suffisante pour entreposer la totalité des liquides produits par la cour
  • les eaux de ruissellement propres devraient être canalisées à l'écart de la fosse à purin de manière à diminuer la capacité de stockage nécessaire
  • réduire la superficie de la cour si possible 
  • en général, cette option n'est pas pratique dans les cours qui ne sont pas revêtues en dur, car la superficie par tête de bétail y est en général beaucoup plus grande que dans les cours à sol dur.

Option no 3 - mesure corrective

Aménager une bande filtrante de végétation pour épurer les eaux de ruissellement de la cour ou de la ZCE

  • la bande filtrante de végétation doit être conçue par un ingénieur en fonction des débits de pointe
  • vous devez obtenir l'autorisation du MEO pour exploiter et entretenir une bande filtrante de végétation.

Option no 4- mesure corrective

Aménager un obstacle physique entre la cour et l'eau de surface

  • l'aménagement d'une voie d'écoulement de 300 mètres de long, couverte en permanence de végétaux vivants, convient surtout aux cours de petites dimensions oł la concentration d'animaux est faible.

Sources d'information :

  • La Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03, tel que modifié, partie VIII.
  • Le spécialiste de la gestion des éléments nutritifs ou l'ingénieur du génie rural du bureau local du MAAARO.
  • Aires d’exercice, enclos d’hivernage et parcs d’engraissement extérieurs : Des « zones de confinement extérieures » au sens de la LGEN, fiche technique du MAAARO, commande no 04-094

 

Situation - problème : 9-6 Protection de l'eau souterraine

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - mesure corrective

Revêtir tout le sol de la cour d'un matériau imperméable (p. ex. le béton) :

  • cette option sera faisable seulement si la superficie n'est pas trop grande et si vous pouvez récupérer convenablement les eaux qui s'écouleront de la surface bétonnée
  • évaluez la superficie de parcage qui est réellement nécessaire
  • tenez compte des caractéristiques des lieux au moment de choisir l'aire que vous revêtirez d'un matériau imperméable; la présence d'au moins 5 pieds de sol contenant au moins 15 % d'argile assure une protection supplémentaire de l'eau souterraine
  • vous devrez racler régulièrement les solides accumulés, les stocker et les épandre selon les méthodes réglementaires.

Option no 2 - mesure corrective

Cour non revêtue en dur ou partiellement revêtue en dur, sur une couche de terre suffisamment épaisse et contenant suffisamment d'argile :

  • cette option est valable seulement si la concentration d'animaux est faible et si le site choisi possède déjà les caractéristiques requises pour la base en terre 
  • les zones très fréquentées de la cour (p. ex. autour de l'aire d'affouragement) devraient être revêtues en dur et les eaux qui ruissellent de ces zones devraient être recueillies
  • le déplacement fréquent de l'aire d'affouragement d'une zone non revêtue en dur à une autre peut suffire, quand la concentration d'animaux est faible - le reste de la cour devrait avoir un couvert végétal
  • choisissez une espèce végétale qui exige peu d'entretien, qui résiste au piétinement et qui consomme beaucoup d'azote
  • le couvert végétal peut se maintenir si les animaux ne sont pas trop nombreux et s'ils n'y ont pas accès quand il pleut.

Option no 3 - mesure corrective

Opter pour un système de stabulation permanente ou pour un système mixte stabulation/pâturage oł les animaux passent l'hiver dans des bâtiments et n'ont, durant cette période, qu'un accès restreint à la cour extérieure :

  • ce système est souvent très onéreux, mais peut être le seul possible dans certains cas à cause des caractéristiques des lieux
  • à défaut : évaluez la superficie de parcage dont vous avez réellement besoin en fonction de vos méthodes d'élevage.

Sources d'information :

  • La Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les protocoles connexes

 

Situation - problème : 9-7 Gestion de la neige dans les cours d'animaux d'élevage

(Remarque : Les producteurs qui exploitent une CZE soumise au Règlement de l'Ontario 267/03, tel que modifié, trouveront des renseignements plus détaillés à l'article 61 de ce règlement.)

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - mesure corrective

Opter pour un système de stabulation intégrale ou pour un système mixte stabulation/pâturage oł les animaux passent l'hiver dans des bâtiments et n'ont, durant cette période, qu'un accès restreint à la cour extérieure :

  • cette solution peut être très coûteuse, mais élimine la question de la neige
  • à défaut : évaluez la superficie de parcage dont vous avez réellement besoin en fonction de vos pratiques d'élevage.

Option no 2 - mesure corrective

Aménager les lieux et implantez des brise-vent de manière à limiter l'accumulation de neige dans les cours

  • quand les lieux sont bien aménagés, le déblaiement de la neige peut être évité, ce qui est un gain de temps
  • si vous récupérez l'eau de fonte dans une fosse et si vous l'évacuez convenablement de la même manière que du lisier, vous pouvez réduire les volumes à manutentionner.

Option no 3 - mesure corrective

Recueillir la neige fondue dans la fosse de stockage ou l'envoyer dans le système de traitement/épuration des eaux de ruissellement

  • quand vous calculez les dimensions de la fosse de stockage des eaux de ruissellement à l'aide du logiciel MSTOR (conçu par le MAAARO pour dimensionner les structures d'entreposage de fumier), prenez une capacité supérieure à celle qui est nécessaire pour le niveau normal de précipitations annuelles  
  • aménagez les installations de manière à empêcher le plus possible le vent d'accumuler la neige dans les cours des animaux.
  • vous devrez disposer d'un matériel de manutention du fumier liquide ou faire appel à un entrepreneur.
  • des expériences ont été réalisées dans des parcs oł des animaux séjournent tout l'hiver : une couche d'écorce et de copeaux de 5 à 7 pieds d'épaisseur a été posée sur la terre pour absorber et traiter l'eau de fonte de la neige et les eaux de ruissellement de ces parcs. Une couche de copeaux superficielle (d'un pied d'épaisseur) est enlevée chaque année et épandue dans les champs. Il demeure cependant nécessaire de récupérer les eaux de ruissellement.

Sources d'information :

  • Normes applicables à la construction et à la gestion des ZCE
  • Protection contre la neige et le vent en agriculture, fiche technique du MAAARO, commande no 94-099.

Fiches d’information - Table des matières

 

 

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca