Fiche
d'information no 8 - Entreposage des fumiers et autres matières prescrites
Table des matièresIntroductionLa
présente fiche de travail complète la fiche de travail no
8 du Manuel du plan agro-environnemental (PAE). Elle décrit les mesures
envisageables pour corriger les situations qui, dans votre exploitation, sont
susceptibles de nuire à l'environnement. Dans la plupart des cas, avant
de mettre en oeuvre une mesure, vous aurez besoin d'obtenir des renseignements
plus détaillés : veuillez donc consulter les documents de référence
indiqués dans la fiche ou un conseiller technique du MAAARO spécialiste
des plans agro-environnementaux (PAE). Toutes les options proposées
sont rangées dans trois catégories : mesures correctives; facteurs
compensatoires; surveillance. Les mesures correctives permettent de régler
les problèmes constatés sur votre exploitation et d'améliorer
la note PAE (la faire passer à 3, voire à 4). Les facteurs
compensatoires sont des solutions de rechange qui permettent d'atténuer
convenablement le problème, mais non d'améliorer les notes PAE sur
la fiche de travail. La surveillance convient seulement dans des circonstances
précises et selon les méthodes décrites dans la fiche. À
la demande de la Coalition écologique agricole de l'Ontario regroupant
la Fédération de l'agriculture de l'Ontario, la Christian Farmers
Federation of Ontario, AgCare et l'Ontario Farm Animal Council (OFAC), les personnes
suivantes ont participé à l'élaboration de la fiche d'information
no 8 : Don Hilborn, MAAARO (président) Jack
Rodenburg, MAAARO Murray Blackie, MEEO Peter Doris, OFAC Tracy
Ryan, GRCA (Office de protection de la nature de Grand River) Les personnes
suivantes ont participé à la révision (2004) de la fiche
d'information no 8 : Don Hilborn, MAAARO (coprésident)
Kevin McKague, MAAARO (coprésident) Steve Miller (Stonecrest
Engineering) Scott Abernethy, MEO Anne Loeffler, Office de protection
de la nature de Grand River Margaret May, Association pour l'amélioration
des sols et des cultures de l'Ontario Comité de révision
technique : H. J. Smith, MAAARO Bob Stone, MAAARO Jim Myslik,
MAAARO MAAARO = ministère de l'Agriculture, l'Alimentation et des
Affaires rurales de l'Ontario MEO = ministère de l'Environnement de
l'Ontario Emplacement des lieux de stockageSituation
- problème : 8-1 Distance entre l'aire d'entreposage des fumiers/matières
prescrites et l'eau de surface la plus proche Plus le lieu où les fumiers
et autres matières sont entreposés est proche de l'eau de surface,
plus celle-ci risque d'être contaminée. Ce risque de contamination
augmente fortement quand le terrain est en pente et que le sol est lourd, car
ces facteurs permettent à un ruissellement contaminé par un déversement
de fumier de rejoindre rapidement l'eau de surface. (Voir l'article 63.
(3) du Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié) Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - mesure correctiveInstaller
les aires de stockage suffisamment loin de l'eau de surface : -
choisir si possible un emplacement en aval (plus bas) par rapport à l'eau
de surface
- selon l'éloignement du nouvel emplacement, votre notre
PAE finale passera à 3, voire à 4.
Option no
2 - mesure correctiveModifier le parcours de l'eau de surface pour l'éloigner
des lieux de stockage : - vous pourriez détourner le cours
d'un petit ruisseau pour qu'il passe à une plus grande distance de l'aire
de stockage des fumiers; vous pourriez aussi le faire passer sous terre dans un
conduit non perforé - n'entreprenez pas ce genre de travaux si vous n'avez
pas d'abord obtenu les autorisations nécessaires des organismes compétents
(p. ex. le MEO, le MRN, Pêches et Océans, la municipalité
et l'office de protection de la nature de votre région) remarques :
beaucoup d'agriculteurs ont trouvé cette option très coûteuse.
En outre, les autorisations peuvent être difficiles à obtenir
-
l'éloignement de l'eau de surface devrait faire monter votre note PAE finale
à 3, voire à 4.
Option no 3 - mesure
correctiveAugmenter la longueur de la voie d'écoulement (chemin
suivi par un ruissellement) entre les lieux de stockage et l'eau de surface :
- vous pouvez aménager des talus ou des levées de terre pour
qu'en cas de déversement, le fumier ou l'eau contaminée par le fumier
ne ruisselle pas directement dans l'eau de surface, mais la longe sur une certaine
distance ou descende en zigzaguant. Vous augmentez ainsi la distance que le ruissellement
parcourt avant d'atteindre l'eau de surface, ce qui vous donne plus de temps pour
stopper un éventuel déversement et l'empêcher de contaminer
l'eau de surface. Veillez à ce que ce remodelage du terrain ne cause pas
ou n'aggrave pas l'érosion sur vos terres ou les terres voisines. Si vous
envisagez ce genre de solution, demandez à un professionnel de déterminer
le tracé des talus, surtout si vous êtes au bord d'un grand cours
d'eau. Si vous vous trouvez dans une plaine inondable, vous devrez au préalable
obtenir un permis de votre office de protection de la nature
- la voie
d'écoulement doit avoir la longueur minimale spécifiée dans
la colonne (3).
Option no 4 - surveillancePour
ce qui concerne les structures d'entreposage qui ont, ou auront d'ici deux ans,
une capacité suffisante pour entreposer la totalité du fumier/matières
prescrites et/ou du purin, et qui sont en bon état, les contrôler
régulièrement, vérifier qu'il n'y a pas de fuites, de fissures,
de lézardes, de trous, de suintement ou de débordement :
- envisagez de construire autour des structures une enceinte de retenue secondaire
capable de contenir le fumier ou les matières qui s'en échapperaient
Sources d'information : - La Loi sur la gestion des
éléments nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03
tel que modifié, les protocoles et les normes NSTS sur l'entreposage des
éléments nutritifs.
- NMAN/MSTOR - Logiciel conçu par
le MAAARO pour élaborer les plans de gestion des éléments
nutritifs et calculer les dimensions des structures de stockage de fumier
- Consultez
votre office de protection de la nature, pour les questions concernant les zones
inondables.
Situation - problème :
8-2 Distance entre le puits et les aires de stockage de fumier/matières
prescritesPlus il y a de distance entre le puits et le lieu où sont entreposés
des fumiers ou des matières prescrites, plus on diminue le risque qu'un
déversement de ces matières s'écoule à proximité
du puits et entraîne une contamination directe de l'eau du puits. En outre, si
du fumier ou des matières prescrites s'échappant de l'aire de stockage
s'infiltrent dans le sol jusqu'à l'eau souterraine, le risque que cette
contamination atteigne le puits sera d'autant moins grand que le puits sera plus
éloigné. Le risque de contamination varie également en fonction
du type de sol et de la profondeur à laquelle se trouvent la nappe phréatique
et la roche-mère. (Voir l'article 63. (1) du Règlement de
l'Ontario 267/03 tel que modifié) Que pouvez-vous faire?Option
no 1 - mesure correctiveRéinstaller la structure de
stockage à une distance suffisante du puits : - la capacité
d'une nouvelle structure de stockage doit correspondre à la capacité
de logement du bâtiment ou du parc d'élevage pour lequel on la construit
- installez la structure de stockage si possible en aval (plus bas) par
rapport au puits
- l'éloignement de la structure devrait faire
passer votre note finale à 3, voire à 4
- si,
à cause des caractéristiques du terrain, il est impossible de respecter
les distances minimales de séparation, adressez-vous au MEO pour vous faire
conseiller
- jusqu'à ce que la nouvelle structure de stockage soit
construite, faites analyser l'eau de votre puits au moins trois fois par an pour
dépister les bactéries indicatrices et au moins une fois par an
pour mesurer d'autres paramètres (comme la teneur en nitrates).
Option
no 2 - mesure correctiveConstruire un nouveau puits le plus
loin possible de l'aire de stockage : - faites en sorte que le
vieux puits soit condamné (colmaté et obturé) conformément
au Règlement de l'Ontario 903
- selon l'éloignement et l'emplacement
du nouveau puits, votre note finale passera à 3, voire à 4
- s'il est impossible de respecter les distances minimales, à cause
des caractéristiques du terrain, demandez conseil au MEO
- jusqu'à
ce que le nouveau puits soit construit, faites analyser l'eau de votre puits existant
au moins trois fois par an pour dépister les bactéries indicatrices
et au moins une fois par an pour mesurer d'autres paramètres (comme la
teneur en nitrates).
Option no 3 - surveillance de l'eau
du puits (puits privé)Pour ce qui concerne les structures en béton
ou en acier qui ont, ou qui auront d'ici deux ans, une capacité de stockage
suffisante et qui sont en bon état (ni fuites ni fissures), faire mesurer
la teneur en nitrates de l'eau du puits au moins une fois par an et faire une
numération bactérienne au moins trois fois par an :
- le fait de contrôler la qualité de l'eau du puits n'est pas
une solution - si une analyse de l'eau révèle une contamination,
ayez en main un plan d'action pour en identifier la cause et y mettre fin immédiatement
- si vous avez des fosses en terre, les analyses de l'eau de votre puits
sont une solution provisoire jusqu'à ce que les fosses soient améliorées
par l'installation d'un revêtement étanche, en matériau synthétique
ou à base d'argile. Il est recommandé que ce revêtement respecte
ou dépasse les critères minimums fixés par la Loi sur
la gestion des éléments nutritifs en matière de conception
et d'emplacement des installations de stockage de fumiers
- si votre note
PAE est de 1, communiquez avec le MEO pour vous faire conseiller
Sources
d'information : - La Loi sur la gestion des éléments
nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié,
les protocoles et les normes NSTS sur l'entreposage des éléments
nutritifs
- Logiciel NMAN/MSTOR - Logiciel conçu par le MAAARO pour
élaborer les plans de gestion des éléments nutritifs et calculer
les dimensions des structures de stockage de fumier
- Fascicule de la série
des Pratiques de gestion optimales : Pour garantir la salubrité
de l'eau de votre puits (trousse de documentation), commande no
BM 12KF (disponible auprès du MEO ou du MAAARO.
Situation-
problème : 8-3 Distance entre l'aire de stockage du fumier/matières
prescrites et une zone inondable(Voir l'article 63. (4) du Règlement
de l'Ontario 267/03 tel que modifié) Que pouvez-vous faire? Option
no 1 - mesure correctiveConstruire les structures de stockage
en dehors de toute zone inondable ou soupçonnée d'être inondable :
- si vous craignez que le lieu où vous comptez installer votre stockage soit
inondable, appelez votre municipalité ou l'office de protection de la nature
pour savoir s'il existe des cartes des plaines inondables. Ces cartes sont rares
dans les régions rurales. Elles ont été établies prioritairement
dans les régions où les inondations font peser un risque très élevé
pour les populations et l'économie. Les agents de votre municipalité
peuvent exiger que l'office de protection de la nature procède à
une évaluation du risque s'ils estiment que le lieu que vous avez choisi
est inondable
Option no 2 - mesure correctiveProtéger
la structure de stockage contre l'inondation selon des méthodes approuvées
par l'office de protection de la nature de la région : -
par exemple, faites en sorte que le bord supérieur de la fosse soit plus
haut que la ligne de crue et que la structure soit solidement conçue pour
résister à une éventuelle inondation. Assurez-vous que l'ingénieur
et l'entrepreneur que vous avez chargé de concevoir ou de modifier la structure
de stockage connaissent les mesures de protection contre l'inondation qui sont
exigées par l'office de protection de la nature.
Option no
3 - mesure correctiveFaire approuver l'emplacement de la structure de
stockage par l'office de protection de la nature : - dans certains
cas, l'office de protection de la nature peut approuver un emplacement parce que
les avantages qu'il présente pour l'environnement l'emportent sur un éventuel
risque d'inondation. Les agents de l'office devraient pouvoir vous aider à
peser le pour et le contre.
Sources d'information : - La
Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement
de l'Ontario 267/03 tel que modifié, les protocoles et les documents d'orientation.
- L'office
de protection de la nature de votre région, pour les questions concernant
les plaines inondables.
Situation- problème : 8-4
Distance entre l'aire de stockage des fumiers/matières prescrites et les
drains perforés ou en terre cuite souterrainsL'eau de surface court
moins de risque de contamination si aucun conduit de drainage souterrain ne passe
à proximité immédiate de la structure de stockage. (Voir
l'article 63. (5) du Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié) Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - mesure correctiveEnlever
tous les drains perforés situés dans le sol au-dessous de la structure
de stockage et sur une largeur de 75 pieds autour de la structure. -
consultez les dossiers ou les cartes concernant les réseaux de drainage
souterrain pour savoir où se trouvent tous les drains répertoriés.
Vous devrez peut-être sonder ou creuser le sol dans un rayon de 75 pieds
autour de la structure de stockage pour localiser tous les drains dont vous soupçonnez
l'existence dans ce périmètre.
Option no
2 - mesure correctiveRemplacer tous les drains perforés situés
au-dessous et autour de la structure de stockage par des tuyaux non perforés
et assurer l'étanchéité des raccords souterrains :
- ces tuyaux canaliseront les eaux propres autour de la structure de stockage
(par exemple, récupération/détournement de l'eau des gouttières,
des eaux ruisselant de l'amont)
Option no 3 - mesure
correctiveRecueillir et stocker toute l'eau sortant des drains :
- option à envisager quand des drains perforés sont enfouis au-dessous
et autour de la structure de stockage
Option no 4 - mesure
correctiveRecueillir et traiter toute l'eau sortant des drains :
- option à envisager quand des drains perforés sont enfouis au-dessous
et autour de la structure de stockage
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement
de l'Ontario 267/03 tel que modifié, les protocoles et les documents d'orientation.
- L'agronome
local du MAAARO qui est spécialiste du génie rural ou de la gestion
des éléments nutritifs.
- L'ingénieur et l'entrepreneur
que vous avez chargé de concevoir et de construire la structure de stockage.
Structures de stockage
Fumiers et matières prescrites liquides (lisiers)
et pâteuxSituation- problème : 8-5
Fosses en béton ou en acierLes fosses en béton ou en acier
doivent être conçues et construites dans un souci de solidité.
La défaillance majeure d'une fosse (p. ex. rupture) est un accident très
grave, pouvant nuire considérablement à l'environnement et à
la sécurité des personnes et des animaux. Une défaillance
mineure (p. ex. fuite) peut causer une contamination continue des eaux de surface
ou souterraines. La défaillance d'une structure de stockage qui entraîne
une contamination de l'environnement à l'extérieur de l'exploitation
agricole peut tomber sous le coup de la Loi sur le drainage, de la Loi sur la
protection de l'environnement, de la Loi sur les ressources en eau ou de la Loi
sur les pêches. En vertu de la Loi sur le code du bâtiment de
l'Ontario, les municipalités et les cantons exigent en général
que les demandes de permis de construire contiennent des plans de construction
acceptables. Quand elles construisent ou réparent des fosses en
béton ou en acier, les exploitations agricoles qui sont soumises à
la Loi sur la gestion des éléments nutritifs doivent respecter
les normes minimales énoncées dans le Règlement de l'Ontario
267/03 tel que modifié, les protocoles et les documents d'orientation. (Voir
la partie VIII du Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié,
ainsi que les protocoles connexes et la norme NSTS - 04) Que pouvez-vous
faire? Option no 1 - mesure corrective Faire le point
sur l'état des structures existantes qui servent au stockage des lisiers
et des purins/eaux de ruissellement, en utilisant la liste de contrôle élaborée
à cette fin par le MAAARO. - procurez-vous un exemplaire de
la liste de contrôle (utilisez-en une pour chaque fosse en béton
ou en acier à évaluer)
- si vous constatez un problème,
demandez à un professionnel indépendant de faire une évaluation
des structures et, si nécessaire, de faire les réparations. Gardez
un compte rendu écrit des réparations qui sont faites.
Option
no 2 - mesure correctiveRemplacer la structure de stockage :
- la capacité d'une nouvelle structure de stockage doit correspondre
à la capacité de logement du bâtiment ou du parc d'élevage
pour lequel on la construit
- la structure doit être conçue
de manière à respecter toutes les exigences du Code du bâtiment
- il est recommandé que toutes les structures de stockage construites
aujourd'hui en Ontario respectent ou dépassent les normes NSTS associées
à la Loi sur la gestion des éléments nutritifs
-
les fosses qui ne sont plus utilisées doivent être mises hors service
selon les règles.
Option no 3 - mesure correctiveRenforcer
ou reconstruire des composantes de la fosse pour éliminer les problèmes
de fuites connus ou les défectuosités existantes :
- faites toutes les réparations avec soin, en respectant toutes les
exigences énoncées dans le Code du bâtiment
- il est
recommandé que toutes les structures de stockage réparées
aujourd'hui en Ontario respectent ou dépassent les normes NSTS associées
à la Loi sur la gestion des éléments nutritifs
Sources
d'information : - La Loi sur la gestion des éléments
nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié,
les protocoles et les documents d'orientation.
- Un spécialiste de
la gestion des éléments nutritifs ou un ingénieur du génie
rural du MAAARO.
- L'ingénieur et l'entrepreneur que vous avez chargé
de concevoir et de construire la structure de stockage.
- Construction
d'installations d'entreposage d'éléments nutritifs liquides étanches
à l'eau, fiche technique du MAAARO, commande no 04-068.
Situation-
problème : 8-6 Fosses en terreLes fosses creusées
à même le sol doivent être conçues, aménagées
et entretenues de manière à éviter qu'elles se dégradent
ou cèdent. La défaillance majeure d'une fosse en terre est un accident
très grave, pouvant nuire considérablement à l'environnement
et à la sécurité des personnes et des animaux. Une défaillance
mineure peut causer une contamination continue des eaux de surface ou souterraines. (Voir
la partie VIII du Règlement de l'Ontario 267/0 tel que modifié,
ainsi que les protocoles et les documents d'orientation). La défaillance
d'une fosse en terre qui entraîne une contamination de l'environnement à
l'extérieur de l'exploitation agricole peut tomber sous le coup de la Loi
sur le drainage, de la Loi sur la protection de l'environnement, de
la Loi sur les ressources en eau ou de la Loi sur les pêches. Les
fosses en terre ne sont pas des « structures » au sens de
la Loi sur le code du bâtiment de l'Ontario. Cependant, les fosses
en terre qui sont construites aujourd'hui en Ontario doivent répondre aux
exigences du Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, ainsi
qu'aux protocoles et les documents d'orientation. Que pouvez-vous faire? Option
no 1 - mesure corrective Faire le point sur l'état des
fosses en terre existantes qui servent au stockage des lisiers et des purins/eaux
de ruissellement, en utilisant la liste de contrôle élaborée
à cette fin par le MAAARO. - procurez-vous un exemplaire de
la liste de contrôle (utilisez-en une pour chaque fosse en béton
ou en acier à évaluer)
- si vous constatez un problème,
demandez à un professionnel indépendant de faire une évaluation
des structures et, si nécessaire, de faire les réparations. Gardez
un compte rendu écrit des réparations qui sont faites.
Option
no 2 - mesure correctiveRemplacer les fosses en terre par une
nouvelle structure en terre, en béton ou en acier : - la
capacité d'une nouvelle structure de stockage doit correspondre à
la capacité de logement du bâtiment ou du parc d'élevage pour
lequel on la construit
- la structure doit être conçue conformément
à toutes les exigences du Code du bâtiment
- il est recommandé
que toutes les structures de stockage construites aujourd'hui en Ontario respectent
ou dépassent les normes NSTS associées à la Loi sur la
gestion des éléments nutritifs
- les fosses en terre
qui ne sont plus utilisées doivent être mises hors service selon
les règles.
Option no 3 - mesure correctiveRenforcer
ou reconstruire les composantes de la fosse pour éliminer des problèmes
de fuites ou des défectuosités existantes : (p. ex. assurez
l'étanchéité de la fosse en installant un revêtement
en matière synthétique ou une base en terre imperméable)
- il est recommandé que toutes les fosses en terre réparées
aujourd'hui en Ontario respectent ou dépassent les normes NSTS associées
à la Loi sur la gestion des éléments nutritifs.
Sources
d'information : - La Loi sur la gestion des éléments
nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié,
les protocoles et les documents d'orientation.
- Un spécialiste de
la gestion des éléments nutritifs ou un ingénieur du génie
rural
- L'ingénieur et l'entrepreneur que vous avez chargé
de concevoir et de construire la structure de stockage.
Fumier
complet (solide) et matières prescrites sèchesSituation-
problème : 8-7 Récupération des jus s'écoulant
du fumier complet ou des matières prescrites sèches stockés
sur une base revêtue en dur (p. ex. dalle de béton)Les jus
qui ruissellent d'un tas de fumier ou de matières prescrites sèches
doivent être recueillis et éliminés convenablement. Sans cette
précaution, le stockage peut avoir des conséquences néfastes
graves sur la qualité des eaux de surface et souterraines. Un ruissellement
qui entraîne une contamination de l'environnement à l'extérieur
de l'exploitation agricole peut tomber sous le coup de la Loi sur le drainage,
de la Loi sur la protection de l'environnement, de la Loi sur les ressources
en eau ou de la Loi sur les pêches. En vertu de la Loi
sur le code du bâtiment de l'Ontario, les municipalités et les
cantons exigent en général des demandes de permis de construire
qui contiennent des plans acceptables. Le Règlement de l'Ontario
267/03 tel que modifié, ainsi que les protocoles et les documents d'orientation,
fixent les normes minimales auxquelles doivent satisfaire les structures de stockage
de matières solides équipées d'un revêtement. (Voir
la partie VIII du Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié,
ainsi que les protocoles et les documents d'orientation) Que pouvez-vous
faire? Option no 1 - mesure correctiveInstaller
un toit au-dessus de l'aire d'entreposage du fumier complet ou des matières
prescrites sèches pour empêcher l'eau de pluie d'y pénétrer
directement : - faites en sorte que les eaux propres n'entrent
pas dans l'aire où du fumier complet (« solide ») est entreposé
(voir le point 8-12 pour plus de renseignements)
- augmentez la proportion
de litière dans le fumier pour assurer une absorption complète des
jus et augmenter la teneur en matière sèche
- réduisez
la quantité d'eau qui se mêle au fumier à l'intérieur
des bâtiments d'élevage
- d'ordinaire, ce n'est pas une option
valable pour les installations d'élevage qui produisent aussi des eaux
usées (p. ex. eaux de lavage de la laiterie) qui doivent être emmagasinées.
Option no 2 - mesure correctiveInstaller un système
pour recueillir et stocker convenablement tous les liquides s'écoulant
de la plate-forme : - installez une fosse à purin bien
conçue et suffisamment grande
- il est conseillé de canaliser
les eaux propres qui ruissellent de l'amont pour qu'elles ne se déversent
pas en direction de la plate-forme et de la fosse à purin
- construisez
une fosse à purin plus grosse si vous comptez y évacuer également
des eaux de lavage (p. ex. les eaux du centre de traite)
Option
no 3 - mesure correctivePoser une bâche sur le fumier/matières
prescrites pour empêcher l'eau de pluie d'y pénétrer directement
- déviez les eaux qui ruissellent de l'amont du terrain pour
qu'elles ne s'écoulent pas en direction du lieu de stockage
- fixez
la bâche solidement en place
- cette option convient plutôt
aux installations d'élevage dont le fumier est évacué périodiquement
(p. ex. poulaillers de poulets de chair, litière accumulée transférée
à l'extérieur, etc.)
Option no 4 - mesure
correctiveAménager une bande filtrante de végétation
(aire plantée de végétaux qui facilite la percolation des
eaux de ruissellement dans le sol) - la bande filtrante doit être
conçue par un ingénieur en fonction des débits de pointe
- l'exploitation et l'entretien de la bande filtrante doivent être
approuvés par le MEO
Option no 5 - mesure correctiveÉtablir
un obstacle physique, constitué d'une voie d'écoulement, pour endiguer
les jus ou purins qui s'écoulent du tas de fumier/matières sèches
- vous pouvez aménager des talus ou des levées de terre pour
qu'en cas de déversement, le fumier ou l'eau contaminée par le fumier
ne ruisselle pas directement dans l'eau de surface, mais la longe sur une certaine
distance ou descende en zigzaguant. Vous augmentez ainsi la distance que le ruissellement
parcourt avant d'atteindre l'eau de surface. Veillez à ce que ce remodelage
du terrain ne cause pas ou n'aggrave pas l'érosion sur vos terres ou les
terres voisines. Si vous envisagez ce genre de solution, demandez à un
professionnel de déterminer le tracé des talus, surtout si vous
êtes au bord d'un grand cours d'eau. Si vous vous trouvez dans une plaine
inondable, vous devrez au préalable obtenir un permis de votre office de
protection de la nature
- la voie d'écoulement doit avoir une longueur
d'au moins 300 m et le fumier entreposé doit avoir une teneur en matière
sèche d'au moins 30 %
- il faut détourner les eaux
qui ruissellent de l'amont du terrain
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement
de l'Ontario 267/03 tel que modifié, les protocoles et les documents d'orientation.
- Construction d'une structure permanente de stockage de fumier complet
ou de matières prescrites titrant plus de 18% de MS, fiche technique
du MAAARO, commande no 05-040.
Situation-
problème : 8-8 Récupération des jus s'écoulant
du fumier complet/matières prescrites sèches stockés sur
une base en terreComme avec tous les autres types de stockage de fumier,
il est important de recueillir et d'éliminer convenablement les liquides
s'écoulant d'un tas de fumier complet ou de matières sèches
déposé sur une base en terre. L'entreposage de fumier à même
le sol crée un risque supplémentaire, car l'eau contaminée
par le fumier peut s'infiltrer dans le sol sous le tas et atteindre l'eau souterraine
ou les réseaux de drains souterrains. Si ce purin n'est pas contenu et
récupéré, l'entreposage de fumier complet peut avoir des
conséquences graves sur la qualité des eaux de surface et souterraines.
Les défaillances des structures de stockage qui causent la contamination
de l'environnement à l'extérieur de l'exploitation agricole peuvent
tomber sous le coup de la Loi sur le drainage, de la Loi sur la protection de
l'environnement, de la Loi sur les ressources en eau et/ou de la Loi sur les pêches. (Voir
la partie VIII du Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié,
ainsi que les protocoles et les documents d'orientation) Que pouvez-vous
faire? Option no 1- mesure correctiveInstaller un
toit ou poser une bâche sur le tas de fumier ou autre matière prescrite,
vérifier l'étanchéité de la base en terre existante
et, au besoin, l'améliorer ou la remplacer - examinez et sondez
le sol sous le tas de fumier ou de matière pour évaluer sa teneur
en argile et sa profondeur. De manière générale, on considère
que la protection est adéquate quand le tas de fumier est couvert et qu'il
y a, sous le tas, au moins 1 mètre de sol contenant au moins 15 %
d'argile
- si l'endroit ne peut pas répondre à ces critères
minimums, il est conseillé de trouver un autre endroit pour aménager
une fosse en terre. À défaut, à l'endroit existant, vous
pourriez aménager une base en terre qui réponde à ces critères
minimums. Vous pourriez aussi installer une base en béton ou en matériau
de perméabilité comparable (voir 8-7)
- un ingénieur
ou un géoscientifique pourrait vous aider à concevoir la base en
terre. Les exploitations agricoles qui sont ou seront bientôt visées
par la Loi sur la gestion des éléments nutritifs et qui construisent
une nouvelle structure avec une base en terre doivent demander à une tierce
personne (géoscientifique ou ingénieur) d'évaluer la composition
du sol avec lequel celle-ci sera aménagée
- détourner
les eaux qui ruissellent de l'amont du terrain pour les envoyer à l'écart
de la structure de stockage
- la bâche empêche les eaux propres
de la pluie ou de la neige fondue de percoler à travers le tas de fumier
ou de ruisseler sur les côtés du tas, ce qui réduit le volume
de lixiviat à recueillir ou manutentionner
- fixez solidement les
bâches sur les tas
- cette option convient surtout aux élevages
où le fumier n'est pas évacué régulièrement (p. ex.
poulaillers de poulets de chair, litière accumulée, etc.).
Sources
d'information :La Loi sur la gestion des éléments nutritifs,
le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, les protocoles
et les documents d'orientation. Situation- problème : 8-9
Fumier ou autre matière en tas sur le champ à même le sol
(stockage temporaire)Les liquides ruisselant du tas de fumier peuvent
provoquer de sérieux dommages à l'environnement quand ils rejoignent
l'eau de surface ou l'eau souterraine. Vous pouvez être tenu responsable
des contaminations de l'environnement causées à l'extérieur
de votre ferme par des ruissellements provenant d'installations de stockage temporaires,
en application de la Loi sur le drainage, de la Loi sur la protection
de l'environnement, de la Loi sur les ressources en eau et/ou de la
Loi sur les pêches. Il n'y a pas de catégorie « Excellent »
ici, parce qu'il est impossible de contenir complètement les purins quand
on stocke du fumier sur le champ. En règle générale, l'entreposage
de matières prescrites sèches sur le champ pendant plusieurs jours
n'est pas une pratique de gestion optimale. Néanmoins, les règlements
de l'Ontario pris en application de la Loi sur la gestion des éléments
nutritifs laissent aux agriculteurs la possibilité d'entreposer temporairement
des matières prescrites sur le champ, à condition que l'endroit
choisi et la nature de la matière entreposée ne s'allient pas pour
créer un risque important. La fiche technique du MAAARO intitulée
« Stockage temporaire au champ de matières prescrites ou fumiers
complets » indique les critères qui régissent l'emplacement
et les méthodes d'entreposage temporaire. (Les articles 83 à
86 du Règlement 267/04 de l'Ontario et leurs modifications, et les documents
d'orientation.) Que pouvez-vous faire? Option no 1
- mesure correctiveEntreposer le fumier ou autre matière en tas
au champ, pendant au maximum 60 jours, à un endroit qui répond à
tous les critères régissant l'emplacement et la gestion des entreposages
temporaires : - pour obtenir une note PAE de 3, il faut que
les lieux où vous entreposez du fumier temporairement répondent à
toutes les exigences minimales énoncées dans le Règlement
de l'Ontario 267/03 tel que modifié : ne pas être situé
sur des sols très perméables (par ex. le sol ne doit pas appartenir
au groupe hydrologique AA; le substratum rocheux doit être au minimum à
1 pied sous le tas et sur une largeur d'au moins 10 pieds autour du tas); être
situé à au moins 165 pieds de l'entrée de drain ou de l'eau
de surface la plus proche; être situé à au moins 150 pieds
du puits foré à la sondeuse le plus proche; être situé
à au moins 300 pieds du puits foré à la tarière ou
d'un puits creusé ordinaire; être situé à au moins
330 pieds du puits municipal le plus proche. Sous le tas et sur une largeur de
10 pieds autour de son périmètre, la nappe phréatique doit
être à une profondeur d'au minimum 3 pieds; l'habitation isolée
la plus proche doit être à au moins 410 pieds et la zone résidentielle
la plus proche à au moins 820 pieds. Les eaux qui ruissellent de l'amont
du terrain doivent être déviées. Le terrain ne doit jamais
avoir une pente de plus de 3 %
- le fumier entreposé au champ
doit titrer au minimum 30 % de matière sèche. Les principales
sortes d'animaux qui en général produisent un fumier titrant au
moins 30 % de matière sèche sont les poulets, les chevaux,
les ovins et les caprins et les bovins à viande (quand on utilise beaucoup
de litière)
- vous devez utiliser chaque année un endroit
différent du champ pour le stockage temporaire, de manière à
réduire le risque d'accumulation d'éléments nutritifs dans
le sol.
- recouvrez le stockage temporaire avec une bâche ou un
géotextile pour réduire au minimum le risque de ruissellement.
Sources
d'information : - La Loi sur la gestion des éléments
nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié,
les protocoles et les documents d'orientation.
- Entreposage temporaire
au champ de matières prescrites ou fumiers solides, fiche technique
du MAAARO, commande no 05-010.
Situation-
problème : 8-10 Installation de compostageOn doit recueillir
et éliminer convenablement les jus qui ruissellent d'un compost. On risque,
sinon, d'altérer gravement la qualité des eaux de surface et souterraines. Le
ruissellement de jus de compost qui contamine l'environnement à l'extérieur
de l'exploitation agricole peut être puni par la Loi sur le drainage,
la Loi sur la protection de l'environnement, la Loi sur les ressources
en eau ou la Loi sur les pêches. La Loi sur le code du bâtiment
de l'Ontario exige l'obtention d'un permis de construire pour l'installation
des nouvelles structures requises (p. ex. plate-forme en béton). Une
installation de compostage au champ qui est exploitée par une ferme soumise
à la Loi sur la gestion des éléments nutritifs doit
respecter les normes minimales énoncées dans le Règlement
de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et dans les protocoles et les documents
d'orientation. (Voir les articles 83 à 86 du Règlement de
l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les documents d'orientation) Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - mesure correctiveInstaller
un système comportant une base bétonnée, un revêtement
synthétique ou une base en terre étanche, et recueillir et stocker
les liquides qui s'écoulent de l'installation de compostage : -
installez une cuve ou une fosse en terre bien conçue et bien dimensionnée
pour recueillir les eaux de ruissellement
- versez ces eaux contaminées
sur le compost ou épandez-les sur le champ, comme du lisier, en vous conformant
à votre plan de gestion des éléments nutritifs.
Option
no 2 - mesure correctiveRespecter toutes les exigences énoncées
dans le Règlement 267/03, tel que modifié, en ce qui concerne les
distances de retrait et la gestion du compostage au champ (stockage temporaire
au champ) : - pour réaliser un bon compostage, il faut
faire très attention à la teneur en humidité, à la
teneur en matière sèche, au rapport C:N et à la température
du matériau mis à composter. Tenez un registre détaillé
de tout ce qui concerne vos activités de compostage, y compris l'emplacement
du tas, les dates de son retournement, les résultats de la surveillance
visuelle, les résultats des analyses du compost, les dates où les matériaux
sont mis à composter et repris.
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement
de l'Ontario 267/03 tel que modifié, les protocoles et les documents d'orientation.
- Interim
Guidelines for the Production and Use of Aerobic Compost in Ontario, publication
1749 du MEO.
- Le compostage du fumier : une stratégie pour réduire
les populations d'agents pathogènes, fiche technique du MAAARO, commande
no. 05-022.
GestionSituation-
problème : 8-11 Système de transfert (évacuation
du fumier liquide du bâtiment d'élevage vers l'installation de stockage
par pompage)Toute défaillance de l'installation de transfert peut
provoquer la vidange complète d'une fosse à lisier et entraîner
des dommages considérables à l'environnement ou menacer la santé
des gens et des animaux. De nombreux élevages ont des fosses qui
emmagasinent le lisier pendant une longue période et dont le fond est à
un niveau plus élevé que le sol ou les caniveaux ou fosses du bâtiment
d'élevage. S'il n'y a pas de vanne casse-vide (« air break »)
sur la canalisation de transfert, il faut équiper le système de
transfert d'un clapet anti-retour qui empêchera le liquide de refluer en
sens inverse. Si votre système n'a pas de brise-vide, vous auriez intérêt
à faire le point sur votre matériel et les moyens disponibles pour
éviter le refoulement. (Voir les articles 87 et 88 du Règlement
de l'Ontario 267/03 tel que modifié, et les documents d'orientation.) Que
pouvez-vous faire? Option - mesure correctiveModifier le système
de transfert pour éliminer le risque d'un refoulement, notamment en installant
l'un des dispositifs suivants, ou les deux : - installez un « écart
anti-retour » ou vanne casse-vide sur la canalisation, si la fosse
de stockage à long terme est à un niveau plus élevé
que les caniveaux ou les préfosses de vos bâtiments d'élevage
- installez un deuxième clapet anti-retour sur la canalisation
de transfert et un système d'alarme qui se déclenchera quand la
fosse est sur le point de déborder. (Remarque : dans les installations
de transfert de lisier qui sont régies par la Loi sur la gestion des
éléments nutritifs, la pose d'un deuxième clapet anti-retour
est obligatoire pour être en conformité avec cette loi).
Source
d'information - Dispositifs d'arrêt aitp,atoqies et télécommendés
des systèmes d'épandage par écoulement direct de fumier liquide,
fiche technique du MAAARO, commande no 04-092.
Situation-
problème : 8-12 Empêcher l'eau propre qui vient des toits
ou de l'amont du terrain de rentrer dans l'installation de stockage de matières
liquides ou solidesIl arrive souvent que les fosses se remplissent plus
vite que prévu quand y déverse aussi les eaux propres. Les mesures
qui empêchent les eaux propres d'entrer dans les installations de stockage
sont le volet le moins coûteux d'un système de gestion des fumiers. En
réduisant le volume d'eau qui entre dans les installations de stockage,
on réduit le volume d'eau contaminée qu'il faut recueillir et éliminer
et/ou les coûts d'exploitation associés à ce travail. Que
pouvez-vous faire? Option no 1- mesure correctiveEmpêcher
l'eau des toits ou des parties plus élevées du terrain de rentrer
dans l'installation de stockage : - installez un réseau
de gouttières bien dimensionné et raccordez-le à des conduites
qui envoient les eaux propres à l'écart de l'installation de stockage
- détournez le cas échéant les eaux qui ruissellent
à la surface du terrain
- devant tous les passages menant à
la fosse, aménagez des petites levées de terre qui détournent
les eaux de surface
- aménagez une voie d'écoulement gazonnée
entre le bâtiment d'élevage et la fosse de stockage pour intercepter
l'eau des toits et la renvoyer à l'écart de la fosse
- la
pente des toits doit de préférence être en sens opposé
à la fosse.
Sources d'information : - La Loi
sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement de
l'Ontario 267/03 tel que modifié, les protocoles et les documents d'orientation.
- NMAN/MSTOR
- Logiciel conçu par le MAAARO pour élaborer les plans de gestion
des éléments nutritifs et calculer les dimensions des structures
de stockage de fumier.
Situation-
problème : 8-13 Réduire le volume des eaux de lavage et
du fumier qui entrent dans l'installation de stockageEn réduisant
le volume des eaux de lavage et du fumier qui sont évacuées dans
l'installation de stockage, on réduit les risques pour l'environnement
et les coûts d'exploitation associés à la manutention du fumier. Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - mesure correctiveAu
moins trois des quatre solutions suivantes sont requises pour que cette option
soit considérée acceptable - Réduire l'utilisation
d'eau pour le lavage des bâtiments d'élevage :
- envisagez
l'installation de systèmes de lavage à plus forte pression et/ou
à eau chaude qui consomment moins d'eau
- envisagez le recyclage
des eaux de nettoyage
- utilisez les eaux de nettoyage récupérées
pour faire les nettoyages à grande eau, au lieu d'utiliser de l'eau propre.
- Réduire ou éliminer les fuites des
abreuvoirs et distributeurs d'eau :
- envisagez l'installation de
distributeurs d'aliments avec buvette incorporée, dans les porcheries d'engraissement
- évitez que les abreuvoirs ou distributeurs d'eau soient obstrués
(installez des filtres, des dispositifs plus modernes, etc.)
- assurez
régulièrement l'entretien des distributeurs d'eau.
- Faire
en sorte que les eaux propres ne rentrent pas dans le réseau de caniveaux
et de fosses à l'intérieur des bâtiments d'élevage.
- Augmenter l'indice de conversion alimentaire des animaux :
- distribuez aux animaux une ration équilibrée établie
en fonction de leurs besoins
- faites analyser les aliments des animaux
pour vérifier leur composition et leur valeur nutritive
- évitez
que les aliments soient gaspillés ou souillés.
Sources
d'information : - NMAN/MSTOR - Logiciel conçu par le MAAARO
pour élaborer les plans de gestion des éléments nutritifs
et calculer les dimensions des structures de stockage de fumier.
- Fascicules
de la série des Pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments
nutritifs, commande no BMP 14F; Gestion des fumiers, commande
no BMP 16F.
Situation- problème :
8-14 Capacité de stockage du fumier et autres matières prescritesQuand
vous avez une bonne capacité de stockage, vous avez plus de chances de
pouvoir faire les épandages sans nuire à l'environnement. Votre
municipalité peut avoir pris des règlements qui fixent les conditions
minimales à respecter en ce qui concerne la durée de l'entreposage.
Le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié, impose également
de capacités minimales de stockage aux fermes d'élevage qui sont
soumises à la Loi sur la gestion des éléments nutritifs. (Voir
les articles 69 et 69.1 du Règlement de l'Ontario 267/03, tel que modifié,
et les protocoles qui s'y rapportent). (Voir les articles 47 et 48 du Règlement
de l'Ontario 267/03, tel que modifié, et la partie 9.4 du Protocole de
gestion des éléments nutritifs). Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - mesure correctiveAugmenter la capacité
de stockage pour disposer d'au moins 240 jours de stockage : -
installez une nouvelle installation de stockage
- agrandissez vos installations
existantes (pas toujours facile, surtout avec des fosses en béton armé)
- si, à cause des rotations culturales, de l'état des sols
ou des choix de gestion que vous avez indiqués dans votre plan de gestion
des éléments nutritifs, les épandages ne sont possibles qu'au
printemps et en été, votre capacité de stockage devrait être
supérieure à 240 jours et pourrait devoir atteindre 365 jours.
Option
no 2 - mesure correctivePréparer un plan de gestion
des éléments nutritifs : - le nombre minimal de journées
d'entreposage requis est calculé dans un plan de gestion des éléments
nutritifs (PGEN) et/ou une stratégie de gestion des éléments
nutritifs (SGEN).
Option no 3 - mesure correctiveRéduire
les quantités de liquides qui entrent dans les installations de stockage
existantes : - installez un toit sur les fosses - en éliminant
la pénétration directe des eaux de pluie, vous augmentez la place
pour le fumier proprement dit
- réduisez les volumes d'eaux propres
ou de fumier qui entrent dans les fosses (voir les options présentées
aux points 8-12 et 8-13 de la présente fiche d'information)
- ne
pas placez dans les bâtiments un nombre d'animaux plus grand que celui qui
correspond à la capacité de stockage de vos fosses
- installez
un système séparé pour traiter les eaux de lavage du centre
de traite (p. ex. une installation avec fosse et tranchées d'absorption).
Option no 4 - mesure correctiveS'entendre avec
un courtier titulaire des permis réglementaires pour faire enlever les
fumiers et les entreposer en dehors de la ferme : - ces ententes
doivent être passées sous forme de conventions écrites; celles-ci
sont obligatoires si votre exploitation est tenue par la Loi sur la gestion
des éléments nutritifs ou un règlement du canton d'avoir
un PGEN ou une SGEN, ou les deux.
- assurez-vous que le courtier dispose
d'une capacité de stockage de fumier suffisante (240 jours) pour recevoir
le volume de fumier que vous lui demandez d'enlever de votre exploitation.
Sources
d'information : - La Loi sur la gestion des éléments
nutritifs, le Règlement de l'Ontario 267/03 tel que modifié,
les protocoles et les documents d'orientation.
- NMAN/MSTOR - Logiciel conçu
par le MAAARO pour élaborer les plans de gestion des éléments
nutritifs et calculer les dimensions des structures de stockage de fumier.
Situation-
problème : 8-15 Aspect sécurité du stockage
de fumier et autres matières prescritesLes installations de stockage
doivent au minimum répondre aux normes de sécurité actuellement
en vigueur. Les installations de stockage de matières liquides sont des
lieux dangereux de l'exploitation agricole. Les personnes qui y entrent peuvent
se blesser ou mourir par noyade ou inhalation des gaz. Il est indispensable de
parer à ces dangers par de bonnes mesures de sécurité. En
vertu de la Loi sur le code du bâtiment de l'Ontario, les municipalités
et les cantons exigent en général que les demandes de permis de
construire présentent des plans de construction acceptables. Même
dans les fermes qui ont cessé d'exploiter des animaux de ferme, il peut
se trouver des fosses partiellement ou complètement remplies de liquides.
Ces fosses nécessitent les mêmes mesures de sécurité. Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - mesure correctiveInstaller
tous les dispositifs de sécurité réglementaires :
- une clôture ou barrière efficace
- des écriteaux
de mise en garde à tous les points d'accès
- l'enlèvement
de l'échelle du réservoir
- l'installation d'une rambarde
sur l'ouverture de la cuve de l'épandeur de lisier, quand celle-ci mesure
plus de 100 mm (4 po)
- l'installation d'un clapet ou d'un siphon
à gaz entre la fosse et le bâtiment d'élevage
Option
no 2 - mesure correctiveMettre convenablement hors service
les fosses qui ne sont plus utilisées : - veillez à
ce que toute structure de stockage désaffectée soit mise hors service
de façon sécuritaire. Adressez-vous au MAAARO pour avoir les renseignements
les plus récents sur les exigences relatives à la désaffectation
d'une structure de stockage de fumier.
Sources d'information :
- La Loi sur la gestion des éléments nutritifs, le Règlement
de l'Ontario 267/03 tel que modifié, les protocoles et les normes NSTS
connexes.
- Le Code national de construction des bâtiments agricoles
- Dispositifs
de sécurité autour des fosses à lisier, fiche technique
du MAAARO, commande no 02-008
- Gaz dangereux, fiche technique
du MAAARO, commande no 99-002.
Situation-
problème : 8-16 Plans d'intervention en cas d'accidents
ou d'imprévusTous les agriculteurs devraient avoir un plan écrit
décrivant la marche à suivre pour faire face à un accident
ou une situation imprévue. Ce document doit décrire : -
le « plan d'urgence » à appliquer en cas de déversement
de fumier ou d'engrais,
- les mesures à mettre en branle dans l'hypothèse
où les installations de stockage de fumier se remplissent plus rapidement que
prévu, ou que les intempéries ou les pannes du matériel obligent
à retarder les épandages.
Les exploitations agricoles
qui sont soumises au Règlement de l'Ontario 267/03 de la Loi sur la
gestion des éléments nutritifs doivent joindre un plan d'urgence
écrit à leur plan de gestion des éléments nutritifs. (Voir
la partie 11 du Règlement 267/03 de l'Ontario, tel que modifié,
et le protocole qui s'y rattache) Que pouvez-vous faire? Option
no 1 - mesure correctivePréparer un plan d'intervention
visant les principaux facteurs de risques de l'exploitation agricole (p. ex. installations
de stockage de matières agricoles, systèmes de transfert des fumiers,
épandages près des eaux de surface, etc.). Le volet « urgence »
des plans d'intervention doit inclure la liste des numéros de téléphone
à appeler si une situation d'urgence se produit, dont le Centre d'intervention
en cas de déversement du MEO, la municipalité locale, les services
d'urgence ou les entreprises possédant le matériel nécessaire
pour faire face à un déversement. Il devrait aussi inclure les numéros
de téléphone des personnes et entreprises vivant en aval du cours
d'eau susceptible d'être contaminé, ainsi que celui des voisins qui
sont à même de vous prêter main-forte. Le Règlement
de l'Ontario 267/03, tel que modifié, fait obligation aux exploitations
agricoles visées par la Loi sur la gestion des éléments
nutritifs de préparer des plans d'intervention d'urgence où l'agriculteur
montre qu'il connaît la marche à suivre pour faire face aux situations
suivantes : - le volume réel de matières prescrites
finit par dépasser la capacité théorique des installations
de stockage disponibles;
- les conditions météorologiques
retardent la mise en oeuvre des plans d'épandage et il y a un risque de
débordement des installations de stockage;
- du matériel
n'est plus disponible pour une raison imprévue ou tombe en panne et il
y a un risque de débordement des installations de stockage;
- toute
autre situation imprévue qui peut obliger à manutentionner en urgence
les matières prescrites.
Les agriculteurs peuvent obtenir
des exemples de plans d'intervention en cas d'accidents ou d'imprévus pour
les aider à préparer leur propre plan. Ce document doit cependant
être spécifiquement élaboré en fonction des caractéristiques
de l'exploitation à laquelle il s'applique (il décrit les initiatives
à prendre pour parer aux problèmes qui risquent le plus de survenir
dans l'exploitation). Sources d'information : - La Loi sur
la gestion des éléments nutritifs, le Règlement de l'Ontario
267/03 tel que modifié, les protocoles et les documents d'orientation.
- Fiche
technique sur les plans d'intervention en cas de déversements de fumier,
1999 (Projet de prévention de la pollution par les fumiers animaux).
- Fascicules
de la série des Pratiques de gestion optimales : La gestion des
éléments nutritifs, commande no BMP 14F; Gestion
des fumiers, commande n BMP 16F.
- Association pour l'amélioration
des sols et des cultures de l'Ontario - Programme du tube abritant le plan d'urgence.
Fiches
dinformation - Table des matières Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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