Fiche
dinformation no 17 Utilisation et gestion du fumier
Table des matières IntroductionLa
présente fiche d'information complète la fiche de travail no
17 du Manuel du plan agro-environnemental (PAE). Elle décrit les mesures
envisageables pour corriger les situations qui, dans votre exploitation, sont
susceptibles de nuire à l'environnement. Dans la plupart des cas, avant
de mettre en oeuvre une mesure, vous aurez besoin de renseignements plus détaillés :
veuillez donc consulter les documents de référence indiqués
dans la fiche et un conseiller technique du MAAARO spécialiste des plans
agro-environnementaux (PAE). Toutes les options proposées sont rangées
en trois catégories : mesures correctives; facteurs compensatoires;
surveillance. Les mesures correctives permettent de corriger les problèmes
et d'améliorer la note PAE (la faire passer à 3, voire à 4).
Les facteurs compensatoires sont des solutions de rechange qui permettent d'atténuer
convenablement le problème, mais non d'améliorer les notes PAE sur
la fiche de travail. La surveillance convient seulement dans les circonstances
précises et selon les méthodes décrites dans la fiche. MAAARO
= ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales
de l'Ontario Valorisation
des aliments par les animaux d'élevageSituation
- problème : 17-1 Outils permettant d'améliorer l'indice de conversion
alimentaireUn mauvais indice de conversion des aliments par les animaux
(rapport aliments/gain animal) signifie non seulement un plus grand coût
de production, mais aussi un plus grand risque d'effets néfastes sur l'environnement.
L'incorporation d'additifs et de médicaments dans les aliments du bétail
est cruciale pour assurer la santé animale et l'efficacité de la
conversion alimentaire, mais elle demande à être utilisée
avec précaution. L'adoption de stratégies de gestion de l'alimentation,
l'utilisation d'un matériel bien conçu et le recours aux analyses
de fumier sont les autres outils qui permettent d'améliorer l'indice de
conversion alimentaire. Que pouvez-vous faire? Option no
1 - Mesures correctives Mettre en uvre au moins deux des recommandations
suivantes : - quand on ajoute des additifs ou des médicaments,
on doit observer scrupuleusement le mode d'emploi qui figure sur l'étiquette
des produits ou l'ordonnance du vétérinaire
- des stratégies
de conduite d'élevage, comme le regroupement des animaux selon le sexe
et la phase de croissance de façon à leur distribuer des rations
spécialement formulées, aident également à améliorer
l'indice de conversion alimentaire
- le matériel doit être
bien conçu et entretenu pour que les stratégies d'alimentation puissent
être appliquées avec exactitude
- le fumier doit être
analysé avant et après l'incorporation des additifs (telle la phytase)
ou des médicaments dans les aliments du bétail. Cette analyse aidera
à valider l'efficacité de l'additif.
Sources d'information
: - Stratégies nutritionnelles de réduction des teneurs
en éléments nutritifs du fumier de porc,
fiche technique
no 04-036 du MAAARO Situation
- problème : 17-2 Analyse des aliments, formulation équilibrée
des rations et étalonnage du mélangeurIl faut réfléchir
à la formulation des rations sous l'angle du fumier qui sera produit. Les
stratégies nutritionnelles comptent parmi les méthodes les plus
efficaces et les plus économiques pour réduire la quantité
d'éléments nutritifs non assimilés et rejetés dans
le fumier. De nombreuses stratégies nutritionnelles permettent d'abaisser
les coûts de production, parce qu'elles réduisent le coût direct
des aliments ou parce qu'elles améliorent la conversion des aliments par
les animaux et la production. La distribution de rations équilibrées
permet de répondre aux besoins nutritionnels des animaux de la manière
la plus économique et la plus efficace possible. Les éléments
nutritifs qui ne sont pas assimilés par les animaux sont excrétés
dans le fumier. Quand on sépare les animaux par âge et/ou stade de
production et qu'on sert une ration formulée spécifiquement pour
chaque groupe, on réduit les quantités d'éléments
nutritifs non assimilés qui sont rejetés dans le fumier. La
tenue de registre d'inventaire des aliments et les analyses d'aliments sont utiles
pour composer des rations équilibrées. Une qualité constante
des rations est importante pour le maintien de la production. Des étalonnages
réguliers du mélangeur aident à garantir que les animaux
reçoivent effectivement la quantité requise d'aliments. Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - Mesures correctives Mettre
en oeuvre au moins trois des recommandations suivantes : - formuler
les rations en suivant les toutes dernières recommandations en matière
d'alimentation du bétail; la plupart des fabricants d'aliments du bétail
emploient des spécialistes de la nutrition qui aident les éleveurs
à améliorer l'indice de conversion alimentaire
- le regroupement
des animaux par âge, sexe et/ou cycle de production permet d'améliorer
l'indice de conversion, puisque chaque groupe reçoit exactement la ration
qui répond à ses besoins spécifiques
- les denrées
fourragères, et plus particulièrement celles que l'éleveur
récolte sur sa ferme, doivent être analysées régulièrement;
la ration doit être corrigée en fonction des résultats de
ces analyses; les fluctuations dans la valeur nutritive des rations peuvent abaisser
l'indice de conversion alimentaire
- il est indispensable d'étalonner
régulièrement le mélangeur/distributeur pour s'assurer que
les ingrédients de la ration sont mélangés selon les proportions
voulues.
Option no 2 - Facteur compensatoire
- si tous les aliments que vous servez à vos animaux sont livrés
directement par le fabricant, mélangés dans un appareil étalonné
et « prêts à distribuer », vous pouvez considérer
cette pratique comme équivalant à la note 4 (« excellente
»).
Sources d'information : - Analyse de la
valeur nutritive des aliments, fiche technique no 03-008 du MAAARO
- L'alimentation
des bovins laitiers en vue de réduire l'excrétion azotée,
fiche technique no 03-056 du MAAARO
Situation
- problème : 17-3 Plan de gestion des éléments nutritifsUn
plan de gestion des éléments nutritifs (PGEN) est un document «
vivant » qui examine la totalité des éléments nutritifs
produits dans la ferme sous l'angle des besoins des cultures et de l'environnement.
Un PGEN détaillé (sans « signal d'alarme ») aide l'agriculteur
à obtenir des récoltes optimales en qualité et en quantité
et à protéger les ressources en sol et en eau. L'agriculteur qui
ne s'est pas doté d'un PGEN risque, sans s'en rendre compte, d'épandre
trop d'éléments nutritifs, ce qui entraînera une contamination
des eaux de surface et/ou souterraines et une concentration excessive d'éléments
nutritifs dans le sol. Le PGEN aide à garder une trace de la façon
dont les éléments nutritifs sont utilisés sur la ferme et,
souvent, à réduire les besoins en engrais commercial. Un
« signal d'alarme » symbolisé par un drapeau rouge signale
qu'une pratique envisagée dans le plan élèvera le risque
de contamination de l'environnement, tandis qu'un « drapeau jaune »
est une mise en garde qui signale une augmentation du risque pour l'environnement
ou une question d'ordre économique. Parce qu'elles avaient épandu
trop souvent du fumier par le passé, de nombreuses fermes d'élevage
se sont retrouvées avec des sols où les concentrations de phosphore
(P) dépassant 30 mg/L (soit 30 ppm). En pareil cas, de nouveaux apports
de P sont inutiles pour répondre aux besoins des cultures; en outre, plus
il y a de P dans le sol, plus cet élément a des chances de rejoindre
une eau de surface. Pour ne pas élever la concentration de P dans le sol,
il faut que les épandages apportent seulement la quantité de phosphore
qui sera assimilé par la culture. Un PGEN permet aussi de faire le
point sur les pratiques de gestion et de voir si elles cadrent avec les recommandations
en matière de fertilisation des terres et de protection de l'environnement.
Il peut aussi servir de registre de données. Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - Mesures correctives Établir un plan de
gestion des éléments nutritifs (PGEN) : - qui utilise
les résultats des analyses de sol et des analyses de fumier
- qui
détermine les taux d'épandage en fonction de la pente et de la texture
du sol, de manière à ce que les matières épandues
ne ruissellent pas jusqu'aux eaux de surface
- qui détermine les
taux d'épandage en fonction des besoins des cultures
- qui contient
un plan d'urgence pour faire face à un déversement de fumier ou
à une défaillance des installations de stockage ou de manutention
du fumier
- qui ne contient pas de « signal d'alarme » ni autre
indicateur d'un risque accru pour l'environnement.
Établir
un PGEN conforme aux critères ci-dessus : - lorsque le sol contient
déjà plus de 30 ppm de phosphore, les apports de P ne doivent pas
dépasser les prélèvements des cultures sur toute la durée
de la rotation
- sur une terre qui reçoit du fumier annuellement,
les apports de P sous forme de fumier doivent correspondre aux prélèvements
des cultures durant l'année
- sur une terre qui reçoit du
fumier une année sur deux, les apports de P doivent correspondre aux prélèvements
des cultures des deux années, de manière à maintenir ou à
abaisser à terme les niveaux de fertilité du sol
- suivre
des cours et participer à des ateliers ou à des réunions
annuelles pour être au courant des toutes dernières recommandations
en matière de gestion des éléments nutritifs.
Observer
le PGEN et noter dans les registres toutes les données utiles - un
plan de gestion des éléments nutritifs (PGEN) est un document qui
évolue
- suivez d'aussi près que possible tous les aspects
de votre PGEN
- prenez en note les changements et mettez le plan à
jour régulièrement.
Remarque : Le participant qui a
établi un PGEN (sans aucun drapeau rouge), qui tient tous les dossiers
et applique toutes les mesures qui y sont prévus) peut passer directement
à la question 8. Sources d'information : - NMAN/MSTOR
- un logiciel de l'Ontario conçu pour élaborer les plans de gestion
des éléments nutritifs et calculer les dimensions des structures
de stockage de fumier
- L'office de protection de la nature (OPA) de votre
région - pour les questions ayant trait aux plaines inondables.
Situation
- problème : 17-4 Nombre d'animaux par unité de superficieRemarque
: Pour calculer combien votre ferme produit d'unités nutritives (UN), utilisez
le tableau de la fiche de travail 17 aux pages 175 à 178. Plus on concentre
d'animaux sur une superficie donnée, plus on s'expose à des problèmes
de bruits et d'odeurs. Les exploitations à forte densité d'animaux
produisent d'énormes quantités de fumier; certaines n'ont pas les
superficies nécessaires pour épandre le fumier correctement. Le
risque de plaintes pour cause d'odeurs et/ou de contamination du sol et de l'eau
augmente lorsque de grandes quantités de fumier sont stockées sur
la ferme et/ou épandues sur une superficie restreinte. Un bon nombre
des fermes qui se sont dotées d'un PGEN comptent environ 1 UN/acre de terres
cultivables. En ce qui concerne les fermes qui comptent 2 UN/acre, il devient
nécessaire d'épandre le fumier à forte dose sur des terres
portant des légumineuses ou sur des terres où le maïs est cultivé
continuellement. Que pouvez-vous faire? Option no
1 - Mesures correctives Abaisser le rapport nombre d'animaux/unité
de superficie : - si votre rapport UN/acre est inférieur à
0,6, cela veut dire que vous disposez d'une superficie suffisante pour épandre
correctement votre fumier. Que vous soyez propriétaire ou locataire de
ces terres, ou que vous vous soyez entendu avec d'autres agriculteurs pour qu'ils
prennent votre fumier, ce rapport permet des taux d'épandages qui favorisent
un bon rendement économique des cultures
- si votre rapport UN/acre
est supérieur à 1, vous avez intérêt à louer
des terres ou à signer des conventions d'épandage; certains céréaliculteurs
de l'Ontario sont prêts à payer pour recevoir des éléments
nutritifs sous forme de fumier ou, dans certains cas, parce qu'ils veulent enrichir
leurs sols en matière organique.
Sources d'information :
- Règlement de l'Ontario 267/03 pris en application de la Loi sur
la gestion des éléments nutritifs 2002, dans sa version la plus
récente
- Spécialiste de la gestion des éléments
nutritifs
Situation - problème
: 17-5 Taux d'épandage du fumier et détermination des doses d'engrais
de complément (organiques et minéraux) Taux d'épandage
: voir le tableau des taux d'épandage de la fiche de travail 17 (page 179). L'épandage
de fumier et de déchets organiques à de fortes doses ou sur les
mêmes terres année après année peut entraîner
des concentrations excessives d'éléments nutritifs et un risque
accru de ruissellement contaminé. Il est important que les apports d'azote
ne dépassent pas ce que les cultures peuvent assimiler, puisque l'azote
(surtout dans les sols sableux) est sujet au lessivage et peut contaminer l'eau
souterraine. Le phosphore excédentaire peut se retrouver dans l'eau de
surface et stimuler une croissance excessive de la végétation aquatique.
Dans l'idéal, une ferme doit disposer d'assez de terres pour ne
pas avoir à épandre du fumier sur toute la superficie année
après année. Elle peut ainsi opter pour de meilleures rotations
culturales et équilibrer plus facilement les apports fertilisants. Correction
des doses d'engrais commerciaux Il est important de se rappeler qu'il faut
déduire des besoins nutritionnels de la culture les quantités d'éléments
nutritifs apportés sous forme de fumier ou de matières organiques.
Si l'on ne détermine pas la dose d'engrais commercial en fonction de la
composition nutritive du fumier, on risque de surfertiliser les cultures, d'augmenter
les coûts de production et de réduire la marge bénéficiaire. Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - Mesures correctivesÉpandre
le fumier à des doses faibles ou moyennes sur moins de 50 % des terres
cultivées et calculer les doses d'engrais commerciaux en conséquence
: - n'épandez pas, sous forme de fumier, plus d'azote que la
culture ne peut en assimiler durant la saison où le fumier est épandu
- n'épandez pas, sous forme de fumier, plus de phosphore que les
cultures de la rotation pourront en assimiler durant l'intervalle qui sépare
les épandages
- n'épandez pas à des taux qui laissent
le fumier s'amasser par endroits ou glisser le long des pentes.
Épandez
du fumier, chaque année, sur moins de 50 % des terres que vous cultivez.
Il s'agit d'une règle importante pour tirer le meilleur parti économique
des éléments nutritifs du fumier/matières organiques et réduire
votre facture globale d'engrais commerciaux tout en réduisant le risque
de hausser les niveaux de fertilité du sol au point d'accroître le
risque pour l'environnement. Réduisez les doses d'engrais commerciaux
en tenant compte de la composition des fumiers et/ou des matières organiques
que vous avez épandus. Autrement dit : Besoins de la culture en éléments
nutritifs - (éléments nutritifs apportés par le fumier +
reliquats (« crédits ») d'épandages antérieurs)
= éléments nutritifs à apporter sous forme d'engrais commerciaux. Sources
d'information : - Manuel sur la fertilité du sol, publication
611F du MAAARO
- Guide agronomique des grandes cultures, publication
811F du MAAARO
- Fascicule de la série des Pratiques de gestion optimales
: Gestion des éléments nutritifs; commande no BMP 05F
Situation
- problème : 17-6 Distance par rapport à l'eau de surface Le
fumier contient des substances qui peuvent devenir des contaminants quand elles
se retrouvent dans une eau de surface. Il s'agit de l'ammoniaque, du phosphate,
des bactéries et de la matière organique. Pour réduire le
risque de contaminer les eaux de surface du voisinage, il faut éviter d'épandre
le fumier sur une certaine largeur au bord des eaux de surface et des entrées
de drains souterrains. En outre, les taux d'épandage doivent correspondre
aux besoins de la culture et, s'il s'agit de lisier, les taux doivent être
moins élevés que la normale pour éviter la formation de ruissellements. Quand
on épand du lisier, on doit déterminer les taux d'épandage
en fonction de la pente du champ et de la texture du sol. Plus la pente est raide
et plus le sol est argileux, et plus on doit réduire les taux pour limiter
le risque de ruissellement du lisier. Quand on épand du fumier près
d'une eau de surface, on doit respecter une distance de retrait, mesurée
à partir du haut de la berge, qui varie selon le type de produit épandu,
le degré de la pente, les caractéristiques du sol et la méthode
d'incorporation. La présence d'une bande filtrante de végétation
au bord des eaux de surface contribue à réduire la quantité
de sol et de contaminants qui risquent de rejoindre l'eau de surface. On
doit aussi éviter les secteurs des champs où les ruissellements
concentrés peuvent se déverser dans une eau de surface, surtout
au printemps, quand la neige fond, que les sols sont gorgés d'eau et que
les pluies sont fréquentes, ce qui augmente le ruissellement et l'érosion
pouvant contaminer l'eau de surface. Que pouvez-vous faire? Option
no 1 - Mesures correctives Respecter une distance de séparation
minimale près d'une eau de surface : - n'épandez pas de
lisier à moins de 16 m (51 pi) d'une eau de surface; n'épandez pas
de fumier solide à moins de 9 m (30 pi) d'une eau de surface
- implantez
et entretenez une bande tampon de végétation d'au moins 3 m (10
pi) de large le long de l'eau de surface et respectez les distances de retrait
recommandées par rapport à l'eau de surface quand vous épandez
du fumier ou des matières organiques
- si la teneur en phosphore
du sol dépasse 30 ppm, les apports de phosphore (toutes sources confondues)
doivent, sur les parties du champ situées à moins de 200 pi d'une
eau de surface, être inférieurs aux quantités que la culture
peut assimiler (valeurs moyennes calculées sur la durée de la rotation
culturale).
Option no 2 - Mesures correctives Respecter
la distance de retrait par rapport à l'eau de surface : - épandez
le fumier en respectant les distances de retrait indiquées dans le tableau
15 du logiciel NMAN ou du cahier de gestion des éléments nutritifs
- maintenez
le long de l'eau de surface une bande tampon permanente de végétation
d'une largeur d'au moins 3 m (10 pi) (calculée à partir du haut
de la berge)
- si la teneur en phosphore du sol dépasse 30 ppm, les
apports de phosphore (toutes sources confondues) doivent, sur les parties du champ
situées à moins de 200 pi d'une eau de surface, être inférieurs
aux quantités que la culture peut assimiler (valeurs moyennes calculées
sur la durée de la rotation culturale).
Sources d'information
: - Fascicules de la série des Pratiques de gestion optimales
: Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP 05F; Gestion
du fumier, 2005 commande no BMP 16F
Situation
- problème : 17-7 Migration des nitrates jusqu'à l'eau souterraineNotions
fondamentales concernant l'azote C'est en automne, en hiver et au début
du printemps, quand les cultures ne poussent pas, que le risque de percolation
des nitrates au-dessous de la zone racinaire est le plus élevé.
Les sources de nitrates incluent l'azote subsistant dans le sol après la
récolte (les apports d'azote ont dépassé les besoins de la
culture) et l'azote apporté par un épandage de fumier en automne.
L'azote du fumier est principalement de l'azote ammoniacal et et de l'azote
organique. Sous sa forme ammoniacale, l'azote se transforme rapidement en nitrates
durant l'époque où les conditions de croissance sont bonnes (à
la fin de l'été). Le risque que les nitrates descendent dans
le sol jusqu'à la nappe d'eau souterraine est le plus élevé
lorsque le fumier est épandu après la récolte des céréales,
à la fin de l'été et au début de l'automne, sur les
sols sablonneux non occupés par une culture (sans plantes couvre-sol). Le
fumier épandu l'automne sur les sols argileux et les loams argileux est
peu susceptible d'être entraîné par lessivage au-dessous de
la zone racinaire; par contre la perte due à la dénitrification
(N2 ou N20) augmente. L'azote (N) est présent dans le sol et les
matières organiques sous trois formes principales : azote ammoniacal, azote
nitrique et azote organique. Le plus gros de l'azote ammoniacal se transforme
en azote nitrique dans le sol avant d'être assimilé par les plantes.
L'azote est surtout présent dans le fumier sous forme organique;
avant d'être assimilable par les plantes, l'azote organique doit se transformer
en azote ammoniacal. Le rythme auquel il passe d'une forme à l'autre dépend
de la température, de l'humidité et de la dégradabilité
de la matière organique. Que pouvez-vous faire? Option
no 1 - Mesures correctives - si vous épandez des
éléments nutritifs en automne, semez des cultures couvre-sol qui
assimileront de l'azote et le maintiendront dans le sol sous une forme organique;
exemples de couvre-sols : le trèfle rouge, le radis oléagineux,
l'avoine ou l'orge, une levée uniforme de blé spontané, un
blé d'automne, etc.
- si vous voulez que le blé spontané
tienne lieu de couvre-sol et que vous récoltiez le blé avec une
moissonneuse-batteuse à large coupe, pensez à éparpiller
les andains de paille pour rendre la levée plus uniforme
- les mauvaises
herbes ne doivent pas servir de plantes couvre-sol parce qu'elles risquent d'infester
les cultures suivantes.
Option no 2 - Mesure corrective
- quand vous épandez en automne, épandez si possible
à la fin de l'automne (avant que le sol ne soit pris par le gel)
Option
no 3- Mesure corrective - épandez le fumier au printemps,
dans toute la mesure du possible, au moment le plus rapproché de celui
où la culture pourra assimiler l'azote; cette pratique est optimale tant
du point de vue du rendement de la culture que de celui de l'utilisation de l'azote.
Sources
d'information : - Fascicule de la série des Pratiques de gestion
optimales : Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP
05F
Situation - problème
: 17-8 Distance par rapport aux puitsLes puits peuvent devenir contaminés
à la suite de deux processus différents : - le puits a
été mal construit et les eaux contaminées qui ruissellent
à la surface du sol s'écoulent en direction du puits et parviennent
à s'y frayer un chemin;
- les eaux contaminées qui ruissellent
à la surface du sol s'infiltrent dans le sol et descendent jusqu'à
la nappe d'eau qui alimente le puits.
Plus le puits est superficiel
ou mal construit, plus le risque est grand que les contaminants entrent dans la
nappe d'eau qui alimente le puits. Les puits qui ont été abandonnés
sans avoir été convenablement obturés constituent une voie
de passage directe vers l'eau souterraine. Si du fumier est épandu directement
au-dessus d'un puits abandonné caché sous la surface du sol, le
risque que les contaminants entrent dans l'eau souterraine est élevé. Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - Mesures correctives
- aucun épandage d'engrais commercial dans un rayon de 3 m (10 pi) autour
d'un puits foré à la sondeuse ou d'un puits creusé (puits
ordinaire)
- aucun épandage d'éléments nutritifs, de
quelque sorte qu'ils soient, dans un rayon de 100 m (330 pi) autour d'un puits
municipal; une distance de retrait de 330 pi couvre l'essentiel de la «
zone de captage des eaux de 2 ans », en d'autres termes, la zone où
l'eau qui s'infiltre dans le sol au-dessous de la rhizosphère met deux
ans pour atteindre l'eau souterraine
- aucun épandage de fumier dans
un rayon de 15 m (50 pi) autour d'un puits foré à la sondeuse qui
descend à au moins 50 pi et dont le tubage étanche descend à
au moins 20 pi sous le niveau du sol
- aucun épandage de fumier dans
un rayon de 30 m (100 pi) autour d'un puits privé dont le type est différent
de celui qui est visé au point précédent (par exemple, puits
creusé, pointes filtrantes, puits foré de faible profondeur, etc.)
- aucun
épandage de matières de source non agricole dans un rayon de 90
m (300 pi) autour d'un puits creusé (puits ordinaire) ou de 15 m (50 pi)
d'un puits foré à la sondeuse.
Sources d'information
: - Fascicule de la série des Pratiques de gestion optimales
: Pour garantir la salubrité de l'eau de votre puits (Trousse de documentation
pour vous aider à prendre soin de votre puits), commande no BMP 12KF
(disponible auprès du MEO ou du MAAARO)
Situation
- problème : 17-9 Analyses des fumiers et étalonnage des équipements
d'épandageAnalyses des fumiersIl existe de nombreux types
de fumiers et d'autres matières organiques qui diffèrent beaucoup
du point de vue de la valeur nutritive; d'ailleurs, celle-ci varie aussi pour
un même type de fumier ou de matière. Quand on fait analyser le fumier
pour titrer des éléments en particulier, dont l'azote, on peut se
faire une idée plus exacte de la quantité d'éléments
nutritifs que l'on épand sur les terres. On peut alors déterminer
s'il faut épandre des engrais complémentaires pour la culture projetée
et, si oui, à quelle dose. Les données précises sur les éléments
nutritifs du fumier (exprimées en équivalents engrais commerciaux)
sont également utiles lorsqu'on désire conclure des conventions
d'épandage ou vendre du fumier à d'autres agriculteurs. Réglage
et étalonnage des épandeursIl est également important
de mesurer le débit d'épandage et d'assurer l'uniformité
des épandages en réglant le matériel. On peut ainsi mieux
éviter d'épandre insuffisamment ou trop d'éléments
nutritifs. L'uniformité du débit et de l'éparpillement est
importante pour que toutes les parties des champs reçoivent des taux constants
d'éléments nutritifs. Que pouvez-vous faire? Option
no 1 - Mesures correctives - commencez en supposant que
votre fumier a une valeur nutritive qui se situe dans la moyenne. Durant les épandages,
prenez un échantillon composite représentatif (chaque fois que vous
videz une fosse, pendant deux ans ou jusqu'à ce que vous ayez la conviction
que les résultats de l'analyse représentent bien le fumier épandu).
En ce qui concerne le lisier, remplissez un bocal à échantillon
en plastique à moitié (en prévision d'une expansion possible,
sans risque de fuite). Gardez l'échantillon au frais jusqu'au moment de
l'envoyer au laboratoire par service de messagerie. Les résultats des analyses
vous aideront à voir comment vos pratiques d'élevage influent sur
les teneurs en éléments nutritifs du fumier. Vous serez probablement
amené à corriger les doses d'engrais commercial pour répondre
aux besoins des cultures
- l'analyse du fumier doit porter sur l'azote total,
l'azote ammoniacal, le phosphore, la potasse et la matière sèche.
Ce genre d'analyse peut être fait dans n'importe quel laboratoire de l'Ontario
accrédité pour faire des analyses de sol
- le rapport d'analyse
du fumier vous donnera des indications quant à la teneur en azote; toutefois,
le fumier perd beaucoup de son azote dès qu'il est épandu s'il n'est
pas enfoui rapidement et s'il est épandu en dehors de la saison de végétation
ou durant une période prolongée de temps pluvieux
- seule
une petite proportion (environ 20 %) de l'azote organique du fumier est biodisponible
pour les cultures. Cette proportion varie selon le type d'animal, la litière,
les conditions météorologiques et la teneur en matière organique
du sol. Le reste de l'azote organique deviendra assimilable au fil du temps
- mesurez
le débit d'épandage du fumier/matière organique. Un bon point
de départ consiste à régler l'épandeur en suivant
les instructions du manuel fourni par le fabricant, mais ensuite, un étalonnage
au champ vous donnera la mesure la plus exacte du débit auquel l'appareil
distribue effectivement le fumier/matière organique. Les étalonnages
du matériel associés aux analyses du fumier et/ou de la matière
sont les meilleures options pour pouvoir tenir de bons registres sur les taux
d'épandage et les matières épandues.
Situation
- problème : 17-10 État du sol au moment de l'épandage du
fumier ou de la matière organiqueIl vaut mieux éviter d'épandre
du fumier ou des matières organiques quand le sol est détrempé
à cause du risque accru de compaction du sol. La compaction du sol ralentit
l'infiltration, augmente le risque de ruissellement et diminue l'état de
santé global du sol. Les cultures semées sur des sols compactés
ont souvent de moins bons rendements et sont plus prédisposées aux
maladies des racines. Éviter d'épandre à la surface
du sol du fumier ou des matières organiques sur les champs en pente raide,
surtout s'ils bordent une eau de surface. Le risque de contamination de l'eau
de surface causée par le ruissellement augmente avec la pente. Éviter
d'épandre du fumier quand la météo annonce des intempéries,
car le fumier sera lessivé par la pluie et contaminera les ruissellements
qui iront se déverser dans une eau de surface. Dans toute la mesure du
possible, incorporer le fumier dans le sol avant l'arrivée de la pluie. Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - Mesure corrective
Autant que possible, épandre seulement quand toutes les conditions suivantes
sont réunies : - pour réduire le risque de compaction,
le sol est suffisamment sec pour subir un travail préalable et/ou un sarclage
- le
sol ne présente pas de crevasses en surface
- le champ a été
préalablement travaillé (si la matière est du lisier) moins
d'une semaine avant l'épandage et/ou on épand le lisier selon un
taux moindre
- des intempéries (fortes pluies) ne sont pas prévues
dans les 24 heures, au moins. S'il y a un risque de très mauvais temps
(orages), il convient d'incorporer immédiatement le fumier/lisier.
Sources
d'information : - Guide agronomique des grandes cultures, publication
no 811F du MAAARO
- Fascicule des Pratiques de gestion optimales : Gestion
du sol, commande no BMP 06F, p. 34-39
Situation
- problème : 17-11 Délai entre l'épandage et l'incorporationDans
le lisier, le plus gros (50 % à plus de 75 %) de l'azote total est sous
forme ammoniacale. Or, cette forme d'azote se perd facilement dans l'atmosphère
par volatilisation. Quand on n'incorpore pas immédiatement le fumier, le
risque d'odeurs s'élève et la forme ammoniacale de l'azote risque
davantage de se dissiper dans l'atmosphère sous forme gazeuse. Ce risque
est à son plus haut niveau par temps très chaud et sec. Dans ces
conditions, le lisier épandu à la surface du sol peut perdre jusqu'à
90 % de son azote ammoniacal en seulement quelques jours. Quand le fumier
est épandu sur des champs portant une culture sur pied ou une bonne quantité
de résidus de cultures, les pertes par volatilisation peuvent être
importantes, mais moins que sur les sols nus. Quand le fumier est épandu
durant une période où la température du sol et de l'air est
inférieure à 10°C, l'activité des organismes microbiens
du sol est ralentie, ce qui réduit aussi le taux de volatilisation. Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - Mesure corrective Incorporer
le fumier dans le sol après l'épandage : - incorporez
le lisier ou les autres matières organiques liquides moins de 24 heures
après l'épandage, pour limiter la production d'odeur et la volatilisation
de l'azote ammoniacal
- incorporez le lisier ou les autres matières
organiques dans le sol préalablement travaillé, avant que la pluie
n'arrive.
Option No 2 - Mesure corrective - sur les pâtures,
les prairies de fauche (pour la récolte de foin) ou les champs cultivés
sans labour, épandez le fumier ou les autres matières organiques
en tenant compte des besoins de la culture et des caractéristiques du terrain.
Sources
d'information : - Manuel sur la fertilité du sol, publication
611F du MAAARO
- Guide agronomique des grandes cultures, publication
811F du MAAARO
- Fascicule de la série des Pratiques de gestion optimales
: Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP 05F
Situation
- problème : 17-12 Se renseigner sur les méthodes d'épandage
responsablesIl est important que les exploitants agricoles et les entrepreneurs
de travaux agricoles suivent des cours de formation sur la gestion des éléments
nutritifs. En préparant des plans de gestion des éléments
nutritifs et en les appliquant, les exploitants et les entrepreneurs réduisent
les risques associés aux épandages de fumier/matières organiques.
Une bonne connaissance de la composition de la matière qu'ils épandent,
de l'état de fertilité du sol, des besoins nutritionnels des cultures
et des pratiques de gestion optimales leur permettra d'épandre le fumier
de manière responsable du point de vue du sol et de l'environnement. Que
pouvez-vous faire? Option no 1 - Mesures correctives S'informer
sur les pratiques de gestion optimales : - Fascicules de la série
des Pratiques de gestion optimales (publiés en collaboration avec Agriculture
Canada)
- Gestion des fumiers
- Gestion des éléments
nutritifs
- Planification de la gestion des éléments nutritifs
- Bandes
tampons
- Fiches techniques publiées par le MAAARO
Suivre
des cours de formation offerts par le MAAARO : - Cours sur les principes
fondamentaux de la gestion des éléments nutritifs
- Cours
sur l'utilisation du logiciel de gestion des éléments nutritifs
(NMAN)
- Cours sur le Règlement sur la gestion des éléments
nutritifs et les protocoles connexes
- Cours sur les épandages (2005)
Mettre
en pratique le savoir acquis durant les cours Sources d'information :
Spécialiste de la gestion des éléments nutritifs
du MAAARO Situation - problème
: 17-13 Épandage de fumier en hiverEn hiver, il se présente
parfois des périodes où les conditions permettent des épandages
de fumier avec incorporation immédiate. Toutefois, l'épandage de
fumier en hiver ne doit jamais faire partie d'un plan de gestion, mais être
envisagé comme solution de dernier recours en cas d'imprévus. Quand
le sol est gelé et/ou enneigé, le fumier qui est épandu en
surface a peu de chances de pouvoir s'infiltrer dans le sol. Les périodes
de fonte des neiges coïncident souvent avec un temps pluvieux, ce qui donne
lieu à des ruissellements d'eau contaminée par le fumier qui s'écouleront
jusque dans les eaux de surface (cours d'eau, etc.), ou à la concentration
d'éléments nutritifs du fumier dans les creux de terrain. Quand
les épandages d'hiver font partie des mesures à mettre en uvre
en cas d'urgence pour pallier un manque de capacité de stockage, on doit
évaluer les risques que cela entraîne et déterminer lesquels
des champs présentent le plus faible risque de contamination des eaux de
surface. Que pouvez-vous faire? Option no 1 - Mesure
corrective - si l'on se trouve dans l'obligation d'épandre du
fumier à la surface du sol, alors que le sol est gelé ou enneigé,
on doit choisir les terres qui sont le plus loin possible d'une eau de surface
et dont la partie située à moins de 100 m du haut de la berge a
une pente inférieure à 3 %, s'il s'agit de lisier; s'il s'agit de
fumier solide, choisir des champs dont la pente est inférieure à
6 %.
- si l'on se trouve dans l'obligation d'épandre du fumier, choisir
des champs qui ont moins de 6 pouces de neige
- incorporer le lisier (fumier
liquide) moins de six heures après l'épandage.
- incorporer
le fumier solide le jour même de l'épandage
Option no
2 - Mesure corrective - quand il faut vider une fosse qui menace de
déborder, essayez de trouver une capacité de stockage de secours
- peut-être
y a-t-il dans le voisinage des exploitations qui ne gardent plus d'animaux ou
qui ont une capacité de stockage excédant leurs besoins.
Sources
d'information : - Fascicule de la série des Pratiques de gestion
optimales : Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP
05F
Situation - problème
: 17-14 Transport et transfert de fumier depuis l'installation de stockage jusqu'au
champIl est extrêmement important de prendre toutes les précautions
nécessaires pour éviter les fuites ou les déversements de
fumier. Le fumier répandu ou déversé peut s'écouler
sur le sol pour rejoindre une eau de surface ou s'infiltrer à travers le
sol pour rejoindre les nappes d'eau souterraine, ce qui pourrait contaminer l'approvisionnement
en eau potable et détériorer les habitats aquatiques. Les déversements
peuvent aussi contaminer le sol à l'endroit touché en y élevant
fortement les teneurs en éléments nutritifs, ce qui sera néfaste
au développement des cultures. Pendant le transport du fumier jusqu'au
champ, on doit penser à ménager la route ou le chemin en limitant
le poids du véhicule (charge à l'essieu). On ne doit jamais répandre
du fumier sur la chaussée. Que pouvez-vous faire? Option
no 1 - Mesure correctiveSignaler immédiatement tout
déversement au ministère de l'Environnement : - mettez
fin immédiatement aux petites fuites en réparant le matériel
et en ramassant le fumier qui s'est répandu
- ayez en place un plan
d'urgence qui décrit la conduite à tenir en cas de déversement
de fumier
- signalez immédiatement tout déversement au Centre
d'intervention en cas de déversement du ministère de l'Environnement,
en appelant au 1 800 268-6060
- éliminez la source du déversement
en arrêtant le fonctionnement de la pompe, en bouchant les sorties de drains,
en colmatant les fuites et en réparant les raccords ou conduits défectueux
- endiguez
le matériau qui s'est répandu avec des levées de terre, des
balles de paille ou des sacs de sable
- ramassez le fumier ou la matière
organique répandue et épandez-les sur les champs selon les taux
recommandés
- pour éviter que le fumier recouvre le chemin
ou la route, pensez à épandre sur la zone située près
de l'entrée du champ seulement avec le dernier voyage de fumier
- prolongez
l'orifice de chargement de l'épandeur par une cheminée ou un manchon
de manière que le lisier ne se répande pas sur la route chaque fois
qu'il ballotte à l'intérieur de la cuve au moment où le tracteur
s'arrête et repart
- tenez compte de l'époque de l'année
pour épandre et respectez les barrières de dégel que la municipalité
peut imposer (restriction de la circulation avec des véhicules lourds lorsque
le dégel fragilise les routes).
Sources d'information :
- Plans d'urgence à la ferme, 2005
Situation
- problème : 17-15 Utilisation d'un système d'épandage de
lisier à écoulement directLe dysfonctionnement d'une installation
de pompage laissée sans surveillance peut aboutir au déversement
d'énormes quantités de fumier qui contamineront le sol et l'eau. Pour
éviter les déversements, il faut pouvoir être en mesure d'arrêter
le fonctionnement d'un système à écoulement direct dans un
délai très court. Pour cela, soit deux personnes surveillent le
fonctionnement du système et sont en communication radio constante, soit
le système est équipé d'un dispositif permettant d'en commander
l'arrêt à distance. Que pouvez-vous faire? Option
no 1 - Mesure correctivePouvoir arrêter le pompage en
moins d'une minute : - une personne fait fonctionner le système
: elle doit avoir une vue dégagée du champ où se trouve le
matériel d'épandage et elle doit être assez près des
fosses et de la pompe pour pouvoir interrompre le système en moins d'une
minute si elle constate un problème.
Option no
2 - Mesure correctivePouvoir arrêter le pompage au premier signe
de problème : - deux personnes font fonctionner le système
: elles demeurent en contact radio tout au long de l'épandage de manière
à pouvoir interrompre le pompage dès le premier signe de problème.
Option
no 3 - Mesure correctivePouvoir arrêter le pompage au
premier signe de problème : - une personne fait fonctionner le
système : elle a la possibilité d'interrompre le pompage au premier
signe de problème, à l'aide d'une télécommande.
Sources
d'information : - Dispositifs d'arrêt automatiques et télécommandés
des systèmes d'épandage par écoulement direct de fumier liquide,
fiche technique no 04-092 du MAAARO
Situation
- problème : 17-16 Épandage de lisier/matière organique liquide
sur des champs drainés directLes terres drainées par réseau
souterrain présentent bien des avantages; par contre, quand il s'agit d'y
épandre du lisier, il faut prendre encore plus de précautions pour
éviter que le lisier n'emprunte les macropores du sol (écoulement
préférentiel) pour rentrer directement dans les drains. Il
convient de briser les macropores et les crevasses du sol avant d'épandre
pour que le lisier ne puisse pas s'y infiltrer. Les organismes pathogènes
et les éléments nutritifs, dont l'azote ammoniacal et le phosphore,
sont les éléments qui sont les susceptibles de contaminer les eaux
de surface. Généralement, plus le taux d'épandage est
élevé, plus le risque d'écoulement préférentiel
par les drains souterrains augmente. Quand un épandage de fumier solide
ou de lisier est suivi d'une pluie, le risque d'écoulement préférentiel
s'élève également. Il est conseillé de reporter l'épandage
ou d'incorporer le fumier aussi vite que possible après quand la météo
annonce de la pluie. Si vos terres sont drainées par drains souterrains,
il est important de faire en sorte que les drains ne puissent pas recueillir les
éléments nutritifs du fumier et les évacuer dans l'eau de
surface. Si de l'eau contaminée par du fumier pénètre dans
les drains souterrains, il faut faire le nécessaire pour régler
le problème. Que pouvez-vous faire? Option no
1 - Mesures correctivesSurveiller les drains et intervenir immédiatement
si du fumier en sort : - voici comment procéder pour faire un
essai d'épandage sur un endroit du champ situé au-dessus d'un drain
« représentatif » et observer si du lisier sort du drain, ou
pour surveiller les drains durant l'épandage :
- observez les drains
1 à 10 minutes après le début de l'épandage
- observez
les drains une fois par heure si le taux d'épandage >20 000 gal/h
- observez
les drains chaque fois que 20 000 gallons ont été épandus
- le
cas échéant, utilisez les systèmes automatisés de
détection continue
- cessez l'épandage si vous observez du
fumier dans les drains
- bouchez les sorties de drains
- si le fumier
se déverse dans une eau de surface (cours d'eau, fleuve, rivière,
etc.), appelez en premier le Centre d'intervention en cas de déversement.
Le plan d'urgence qui fait partie du PGEN ou le plan d'urgence qui fait partie
du PAE contient les numéros de téléphone des personnes et
organismes à appeler
- éliminez l'eau contaminée du
réseau de drains. Pour cela, vous pouvez utilisez une citerne à
vide (tonne à lisier) et épandez le liquide ainsi récupéré
sur une terre où il y a peu de risque que celui-ci trouve un chemin jusqu'à
un drain souterrain.
Option no 2 - Mesure corrective
- sarclez ou travaillez le sol préalablement (moins d'une semaine avant
l'épandage) pour éviter que le fumier s'écoule dans les crevasses
du sol asséché ou dans les galeries creusées par les vers
de terre ou laissées par d'anciennes racines.
Option no
3 - Mesure correctiveQuand on ne sait pas où se trouvent les sorties
de drains, épandre avec prudence pour éviter l'écoulement
du lisier dans le réseau de drains souterrains : - épandez
le lisier à faible dose - moins de 3 600 gal/ac - en restant à bonne
distance des entrées de drains, surtout dans les champs où vous
pratiquez le semis direct.
Sources d'information : - La
Loi sur la gestion des éléments nutritifs, 2002, le Règlement
de l'Ontario 267/03, dans sa version la plus récente, et les protocoles
associés
Matières
nutritives de source non agricoleSituation - problème
: 17-17 Biosolides : boues de stations d'épuration ou de fosses septiques,
déchets de la transformation d'aliments, composts et déchets municipaux
ou industriels.On peut fertiliser des terres cultivées avec des
matières nutritives produites ailleurs que sur des fermes. Avant de les
épandre cependant, il est obligatoire d'obtenir un certificat d'autorisation
du ministère de l'Environnement. Les matières nutritives de source
non agricole sont visées par des restrictions et/ou des limites en ce qui
concerne leurs teneurs en métaux, les taux d'épandage, l'époque
des épandages et les distances de séparation, qui sont plus sévères
que celles qui visent les épandages de fumier. Que pouvez-vous faire?
Option no 1 - Mesure correctiveS'assurer d'obtenir
tous les permis exigés, de respecter toutes les dispositions réglementaires
et d'observer les distances de séparation pendant les épandages
: - avant d'épandre une matière de source non agricole
sur vos terres, vous devez avoir obtenu un certificat d'autorisation du ministère
de l'Environnement
- vous déterminez les doses d'engrais complémentaires
dont vos cultures ont besoin en tenant compte des quantités d'éléments
nutritifs qui sont apportés par les matières de source non agricole.
S'il y a eu un ou des épandages de matières nutritives de source
non agricole, comme des boues de station d'épuration, au cours des 5 dernières
années, vous devez tenir compte des quantités d'éléments
nutritifs que ces matières ont laissés dans le sol (reliquats) et
qui seront utilisables par les cultures des années suivantes
- pendant
les épandages au voisinage d'une eau de surface, vous respectez les distances
de retrait spécifiées dans le PGEN et/ou le certificat d'autorisation,
le minimum étant de 20 mètres (66 pi); vous n'épandez pas
sur un rayon minimum de 15 m (50 pi) autour d'un puits foré à la
sondeuse, de 90 m (300 pi) d'un puits creusé (puits ordinaire) et de 100
m (330 pi) d'un puits municipal.
Sources d'information :
- Guidelines for the Utilization on Agricultural Lands of Biosolids and Other
Wastes (lignes directrices sur l'utilisation de biosolides et autres déchets
sur les terres agricoles, publiées conjointement par le ministère
de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario et le
ministère de l'Environnement de l'Ontario
http://www.ene.gov.on.ca/envision/gp/3425e.pdf
(en anglais seulement) Fiches
dinformation - Table des matières Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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