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Fiche dinformation no 17 Utilisation et gestion du fumierTable des matières
IntroductionLa présente fiche d'information complète la fiche de travail no 17 du Manuel du plan agro-environnemental (PAE). Elle décrit les mesures envisageables pour corriger les situations qui, dans votre exploitation, sont susceptibles de nuire à l'environnement. Dans la plupart des cas, avant de mettre en oeuvre une mesure, vous aurez besoin de renseignements plus détaillés : veuillez donc consulter les documents de référence indiqués dans la fiche et un conseiller technique du MAAARO spécialiste des plans agro-environnementaux (PAE). Toutes les options proposées sont rangées en trois catégories : mesures correctives; facteurs compensatoires; surveillance. Les mesures correctives permettent de corriger les problèmes et d'améliorer la note PAE (la faire passer à 3, voire à 4). Les facteurs compensatoires sont des solutions de rechange qui permettent d'atténuer convenablement le problème, mais non d'améliorer les notes PAE sur la fiche de travail. La surveillance convient seulement dans les circonstances précises et selon les méthodes décrites dans la fiche. MAAARO = ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario Valorisation des aliments par les animaux d'élevageSituation - problème : 17-1 Outils permettant d'améliorer l'indice de conversion alimentaireUn mauvais indice de conversion des aliments par les animaux (rapport aliments/gain animal) signifie non seulement un plus grand coût de production, mais aussi un plus grand risque d'effets néfastes sur l'environnement. L'incorporation d'additifs et de médicaments dans les aliments du bétail est cruciale pour assurer la santé animale et l'efficacité de la conversion alimentaire, mais elle demande à être utilisée avec précaution. L'adoption de stratégies de gestion de l'alimentation, l'utilisation d'un matériel bien conçu et le recours aux analyses de fumier sont les autres outils qui permettent d'améliorer l'indice de conversion alimentaire. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives Mettre en uvre au moins deux des recommandations suivantes :
Sources d'information :
Situation - problème : 17-2 Analyse des aliments, formulation équilibrée des rations et étalonnage du mélangeurIl faut réfléchir à la formulation des rations sous l'angle du fumier qui sera produit. Les stratégies nutritionnelles comptent parmi les méthodes les plus efficaces et les plus économiques pour réduire la quantité d'éléments nutritifs non assimilés et rejetés dans le fumier. De nombreuses stratégies nutritionnelles permettent d'abaisser les coûts de production, parce qu'elles réduisent le coût direct des aliments ou parce qu'elles améliorent la conversion des aliments par les animaux et la production. La distribution de rations équilibrées permet de répondre aux besoins nutritionnels des animaux de la manière la plus économique et la plus efficace possible. Les éléments nutritifs qui ne sont pas assimilés par les animaux sont excrétés dans le fumier. Quand on sépare les animaux par âge et/ou stade de production et qu'on sert une ration formulée spécifiquement pour chaque groupe, on réduit les quantités d'éléments nutritifs non assimilés qui sont rejetés dans le fumier. La tenue de registre d'inventaire des aliments et les analyses d'aliments sont utiles pour composer des rations équilibrées. Une qualité constante des rations est importante pour le maintien de la production. Des étalonnages réguliers du mélangeur aident à garantir que les animaux reçoivent effectivement la quantité requise d'aliments. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives Mettre en oeuvre au moins trois des recommandations suivantes :
Option no 2 - Facteur compensatoire
Sources d'information :
Situation - problème : 17-3 Plan de gestion des éléments nutritifsUn plan de gestion des éléments nutritifs (PGEN) est un document « vivant » qui examine la totalité des éléments nutritifs produits dans la ferme sous l'angle des besoins des cultures et de l'environnement. Un PGEN détaillé (sans « signal d'alarme ») aide l'agriculteur à obtenir des récoltes optimales en qualité et en quantité et à protéger les ressources en sol et en eau. L'agriculteur qui ne s'est pas doté d'un PGEN risque, sans s'en rendre compte, d'épandre trop d'éléments nutritifs, ce qui entraînera une contamination des eaux de surface et/ou souterraines et une concentration excessive d'éléments nutritifs dans le sol. Le PGEN aide à garder une trace de la façon dont les éléments nutritifs sont utilisés sur la ferme et, souvent, à réduire les besoins en engrais commercial. Un « signal d'alarme » symbolisé par un drapeau rouge signale qu'une pratique envisagée dans le plan élèvera le risque de contamination de l'environnement, tandis qu'un « drapeau jaune » est une mise en garde qui signale une augmentation du risque pour l'environnement ou une question d'ordre économique. Parce qu'elles avaient épandu trop souvent du fumier par le passé, de nombreuses fermes d'élevage se sont retrouvées avec des sols où les concentrations de phosphore (P) dépassant 30 mg/L (soit 30 ppm). En pareil cas, de nouveaux apports de P sont inutiles pour répondre aux besoins des cultures; en outre, plus il y a de P dans le sol, plus cet élément a des chances de rejoindre une eau de surface. Pour ne pas élever la concentration de P dans le sol, il faut que les épandages apportent seulement la quantité de phosphore qui sera assimilé par la culture. Un PGEN permet aussi de faire le point sur les pratiques de gestion et de voir si elles cadrent avec les recommandations en matière de fertilisation des terres et de protection de l'environnement. Il peut aussi servir de registre de données. Que pouvez-vous faire? Établir un plan de gestion des éléments nutritifs (PGEN) :
Établir un PGEN conforme aux critères ci-dessus :
Observer le PGEN et noter dans les registres toutes les données utiles
Remarque : Le participant qui a établi un PGEN (sans aucun drapeau rouge), qui tient tous les dossiers et applique toutes les mesures qui y sont prévus) peut passer directement à la question 8. Sources d'information :
Situation - problème : 17-4 Nombre d'animaux par unité de superficieRemarque : Pour calculer combien votre ferme produit d'unités nutritives (UN), utilisez le tableau de la fiche de travail 17 aux pages 175 à 178. Plus on concentre d'animaux sur une superficie donnée, plus on s'expose à des problèmes de bruits et d'odeurs. Les exploitations à forte densité d'animaux produisent d'énormes quantités de fumier; certaines n'ont pas les superficies nécessaires pour épandre le fumier correctement. Le risque de plaintes pour cause d'odeurs et/ou de contamination du sol et de l'eau augmente lorsque de grandes quantités de fumier sont stockées sur la ferme et/ou épandues sur une superficie restreinte. Un bon nombre des fermes qui se sont dotées d'un PGEN comptent environ 1 UN/acre de terres cultivables. En ce qui concerne les fermes qui comptent 2 UN/acre, il devient nécessaire d'épandre le fumier à forte dose sur des terres portant des légumineuses ou sur des terres où le maïs est cultivé continuellement. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives Abaisser le rapport nombre d'animaux/unité de superficie :
Sources d'information :
Situation - problème : 17-5 Taux d'épandage du fumier et détermination des doses d'engrais de complément (organiques et minéraux)Taux d'épandage : voir le tableau des taux d'épandage de la fiche de travail 17 (page 179). L'épandage de fumier et de déchets organiques à de fortes doses ou sur les mêmes terres année après année peut entraîner des concentrations excessives d'éléments nutritifs et un risque accru de ruissellement contaminé. Il est important que les apports d'azote ne dépassent pas ce que les cultures peuvent assimiler, puisque l'azote (surtout dans les sols sableux) est sujet au lessivage et peut contaminer l'eau souterraine. Le phosphore excédentaire peut se retrouver dans l'eau de surface et stimuler une croissance excessive de la végétation aquatique. Dans l'idéal, une ferme doit disposer d'assez de terres pour ne pas avoir à épandre du fumier sur toute la superficie année après année. Elle peut ainsi opter pour de meilleures rotations culturales et équilibrer plus facilement les apports fertilisants. Correction des doses d'engrais commerciaux Il est important de se rappeler qu'il faut déduire des besoins nutritionnels de la culture les quantités d'éléments nutritifs apportés sous forme de fumier ou de matières organiques. Si l'on ne détermine pas la dose d'engrais commercial en fonction de la composition nutritive du fumier, on risque de surfertiliser les cultures, d'augmenter les coûts de production et de réduire la marge bénéficiaire. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives Épandre le fumier à des doses faibles ou moyennes sur moins de 50 % des terres cultivées et calculer les doses d'engrais commerciaux en conséquence :
Épandez du fumier, chaque année, sur moins de 50 % des terres que vous cultivez. Il s'agit d'une règle importante pour tirer le meilleur parti économique des éléments nutritifs du fumier/matières organiques et réduire votre facture globale d'engrais commerciaux tout en réduisant le risque de hausser les niveaux de fertilité du sol au point d'accroître le risque pour l'environnement. Réduisez les doses d'engrais commerciaux en tenant compte de la composition des fumiers et/ou des matières organiques que vous avez épandus. Autrement dit : Besoins de la culture en éléments nutritifs - (éléments nutritifs apportés par le fumier + reliquats (« crédits ») d'épandages antérieurs) = éléments nutritifs à apporter sous forme d'engrais commerciaux. Sources d'information :
Situation - problème : 17-6 Distance par rapport à l'eau de surfaceLe fumier contient des substances qui peuvent devenir des contaminants quand elles se retrouvent dans une eau de surface. Il s'agit de l'ammoniaque, du phosphate, des bactéries et de la matière organique. Pour réduire le risque de contaminer les eaux de surface du voisinage, il faut éviter d'épandre le fumier sur une certaine largeur au bord des eaux de surface et des entrées de drains souterrains. En outre, les taux d'épandage doivent correspondre aux besoins de la culture et, s'il s'agit de lisier, les taux doivent être moins élevés que la normale pour éviter la formation de ruissellements. Quand on épand du lisier, on doit déterminer les taux d'épandage en fonction de la pente du champ et de la texture du sol. Plus la pente est raide et plus le sol est argileux, et plus on doit réduire les taux pour limiter le risque de ruissellement du lisier. Quand on épand du fumier près d'une eau de surface, on doit respecter une distance de retrait, mesurée à partir du haut de la berge, qui varie selon le type de produit épandu, le degré de la pente, les caractéristiques du sol et la méthode d'incorporation. La présence d'une bande filtrante de végétation au bord des eaux de surface contribue à réduire la quantité de sol et de contaminants qui risquent de rejoindre l'eau de surface. On doit aussi éviter les secteurs des champs où les ruissellements concentrés peuvent se déverser dans une eau de surface, surtout au printemps, quand la neige fond, que les sols sont gorgés d'eau et que les pluies sont fréquentes, ce qui augmente le ruissellement et l'érosion pouvant contaminer l'eau de surface. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives Respecter une distance de séparation minimale près d'une eau de surface :
Option no 2 - Mesures correctives Respecter la distance de retrait par rapport à l'eau de surface :
Sources d'information :
Situation - problème : 17-7 Migration des nitrates jusqu'à l'eau souterraineNotions fondamentales concernant l'azote C'est en automne, en hiver et au début du printemps, quand les cultures ne poussent pas, que le risque de percolation des nitrates au-dessous de la zone racinaire est le plus élevé. Les sources de nitrates incluent l'azote subsistant dans le sol après la récolte (les apports d'azote ont dépassé les besoins de la culture) et l'azote apporté par un épandage de fumier en automne. L'azote du fumier est principalement de l'azote ammoniacal et et de l'azote organique. Sous sa forme ammoniacale, l'azote se transforme rapidement en nitrates durant l'époque où les conditions de croissance sont bonnes (à la fin de l'été). Le risque que les nitrates descendent dans le sol jusqu'à la nappe d'eau souterraine est le plus élevé lorsque le fumier est épandu après la récolte des céréales, à la fin de l'été et au début de l'automne, sur les sols sablonneux non occupés par une culture (sans plantes couvre-sol). Le fumier épandu l'automne sur les sols argileux et les loams argileux est peu susceptible d'être entraîné par lessivage au-dessous de la zone racinaire; par contre la perte due à la dénitrification (N2 ou N20) augmente. L'azote (N) est présent dans le sol et les matières organiques sous trois formes principales : azote ammoniacal, azote nitrique et azote organique. Le plus gros de l'azote ammoniacal se transforme en azote nitrique dans le sol avant d'être assimilé par les plantes. L'azote est surtout présent dans le fumier sous forme organique; avant d'être assimilable par les plantes, l'azote organique doit se transformer en azote ammoniacal. Le rythme auquel il passe d'une forme à l'autre dépend de la température, de l'humidité et de la dégradabilité de la matière organique. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives
Option no 2 - Mesure corrective
Option no 3 - Mesure corrective
Sources d'information :
Situation - problème : 17-8 Distance par rapport aux puitsLes puits peuvent devenir contaminés à la suite de deux processus différents :
Plus le puits est superficiel ou mal construit, plus le risque est grand que les contaminants entrent dans la nappe d'eau qui alimente le puits. Les puits qui ont été abandonnés sans avoir été convenablement obturés constituent une voie de passage directe vers l'eau souterraine. Si du fumier est épandu directement au-dessus d'un puits abandonné caché sous la surface du sol, le risque que les contaminants entrent dans l'eau souterraine est élevé. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives
Sources d'information :
Situation - problème : 17-9 Analyses des fumiers et étalonnage des équipements d'épandageAnalyses des fumiers Il existe de nombreux types de fumiers et d'autres matières organiques qui diffèrent beaucoup du point de vue de la valeur nutritive; d'ailleurs, celle-ci varie aussi pour un même type de fumier ou de matière. Quand on fait analyser le fumier pour titrer des éléments en particulier, dont l'azote, on peut se faire une idée plus exacte de la quantité d'éléments nutritifs que l'on épand sur les terres. On peut alors déterminer s'il faut épandre des engrais complémentaires pour la culture projetée et, si oui, à quelle dose. Les données précises sur les éléments nutritifs du fumier (exprimées en équivalents engrais commerciaux) sont également utiles lorsqu'on désire conclure des conventions d'épandage ou vendre du fumier à d'autres agriculteurs. Réglage et étalonnage des épandeurs Il est également important de mesurer le débit d'épandage et d'assurer l'uniformité des épandages en réglant le matériel. On peut ainsi mieux éviter d'épandre insuffisamment ou trop d'éléments nutritifs. L'uniformité du débit et de l'éparpillement est importante pour que toutes les parties des champs reçoivent des taux constants d'éléments nutritifs. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives
Situation - problème : 17-10 État du sol au moment de l'épandage du fumier ou de la matière organiqueIl vaut mieux éviter d'épandre du fumier ou des matières organiques quand le sol est détrempé à cause du risque accru de compaction du sol. La compaction du sol ralentit l'infiltration, augmente le risque de ruissellement et diminue l'état de santé global du sol. Les cultures semées sur des sols compactés ont souvent de moins bons rendements et sont plus prédisposées aux maladies des racines. Éviter d'épandre à la surface du sol du fumier ou des matières organiques sur les champs en pente raide, surtout s'ils bordent une eau de surface. Le risque de contamination de l'eau de surface causée par le ruissellement augmente avec la pente. Éviter d'épandre du fumier quand la météo annonce des intempéries, car le fumier sera lessivé par la pluie et contaminera les ruissellements qui iront se déverser dans une eau de surface. Dans toute la mesure du possible, incorporer le fumier dans le sol avant l'arrivée de la pluie. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesure corrective Autant que possible, épandre seulement quand toutes les conditions suivantes sont réunies :
Sources d'information :
Situation - problème : 17-11 Délai entre l'épandage et l'incorporationDans le lisier, le plus gros (50 % à plus de 75 %) de l'azote total est sous forme ammoniacale. Or, cette forme d'azote se perd facilement dans l'atmosphère par volatilisation. Quand on n'incorpore pas immédiatement le fumier, le risque d'odeurs s'élève et la forme ammoniacale de l'azote risque davantage de se dissiper dans l'atmosphère sous forme gazeuse. Ce risque est à son plus haut niveau par temps très chaud et sec. Dans ces conditions, le lisier épandu à la surface du sol peut perdre jusqu'à 90 % de son azote ammoniacal en seulement quelques jours. Quand le fumier est épandu sur des champs portant une culture sur pied ou une bonne quantité de résidus de cultures, les pertes par volatilisation peuvent être importantes, mais moins que sur les sols nus. Quand le fumier est épandu durant une période où la température du sol et de l'air est inférieure à 10°C, l'activité des organismes microbiens du sol est ralentie, ce qui réduit aussi le taux de volatilisation. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesure corrective Incorporer le fumier dans le sol après l'épandage :
Option No 2 - Mesure corrective
Sources d'information :
Situation - problème : 17-12 Se renseigner sur les méthodes d'épandage responsablesIl est important que les exploitants agricoles et les entrepreneurs de travaux agricoles suivent des cours de formation sur la gestion des éléments nutritifs. En préparant des plans de gestion des éléments nutritifs et en les appliquant, les exploitants et les entrepreneurs réduisent les risques associés aux épandages de fumier/matières organiques. Une bonne connaissance de la composition de la matière qu'ils épandent, de l'état de fertilité du sol, des besoins nutritionnels des cultures et des pratiques de gestion optimales leur permettra d'épandre le fumier de manière responsable du point de vue du sol et de l'environnement. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives S'informer sur les pratiques de gestion optimales :
Suivre des cours de formation offerts par le MAAARO :
Mettre en pratique le savoir acquis durant les cours Sources d'information : Spécialiste de la gestion des éléments nutritifs du MAAARO Situation - problème : 17-13 Épandage de fumier en hiverEn hiver, il se présente parfois des périodes où les conditions permettent des épandages de fumier avec incorporation immédiate. Toutefois, l'épandage de fumier en hiver ne doit jamais faire partie d'un plan de gestion, mais être envisagé comme solution de dernier recours en cas d'imprévus. Quand le sol est gelé et/ou enneigé, le fumier qui est épandu en surface a peu de chances de pouvoir s'infiltrer dans le sol. Les périodes de fonte des neiges coïncident souvent avec un temps pluvieux, ce qui donne lieu à des ruissellements d'eau contaminée par le fumier qui s'écouleront jusque dans les eaux de surface (cours d'eau, etc.), ou à la concentration d'éléments nutritifs du fumier dans les creux de terrain. Quand les épandages d'hiver font partie des mesures à mettre en uvre en cas d'urgence pour pallier un manque de capacité de stockage, on doit évaluer les risques que cela entraîne et déterminer lesquels des champs présentent le plus faible risque de contamination des eaux de surface. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesure corrective
Option no 2 - Mesure corrective
Sources d'information :
Situation - problème : 17-14 Transport et transfert de fumier depuis l'installation de stockage jusqu'au champIl est extrêmement important de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les fuites ou les déversements de fumier. Le fumier répandu ou déversé peut s'écouler sur le sol pour rejoindre une eau de surface ou s'infiltrer à travers le sol pour rejoindre les nappes d'eau souterraine, ce qui pourrait contaminer l'approvisionnement en eau potable et détériorer les habitats aquatiques. Les déversements peuvent aussi contaminer le sol à l'endroit touché en y élevant fortement les teneurs en éléments nutritifs, ce qui sera néfaste au développement des cultures. Pendant le transport du fumier jusqu'au champ, on doit penser à ménager la route ou le chemin en limitant le poids du véhicule (charge à l'essieu). On ne doit jamais répandre du fumier sur la chaussée. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesure corrective Signaler immédiatement tout déversement au ministère de l'Environnement :
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Situation - problème : 17-15 Utilisation d'un système d'épandage de lisier à écoulement directLe dysfonctionnement d'une installation de pompage laissée sans surveillance peut aboutir au déversement d'énormes quantités de fumier qui contamineront le sol et l'eau. Pour éviter les déversements, il faut pouvoir être en mesure d'arrêter le fonctionnement d'un système à écoulement direct dans un délai très court. Pour cela, soit deux personnes surveillent le fonctionnement du système et sont en communication radio constante, soit le système est équipé d'un dispositif permettant d'en commander l'arrêt à distance. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesure corrective Pouvoir arrêter le pompage en moins d'une minute :
Option no 2 - Mesure corrective Pouvoir arrêter le pompage au premier signe de problème :
Option no 3 - Mesure corrective Pouvoir arrêter le pompage au premier signe de problème :
Sources d'information :
Situation - problème : 17-16 Épandage de lisier/matière organique liquide sur des champs drainés directLes terres drainées par réseau souterrain présentent bien des avantages; par contre, quand il s'agit d'y épandre du lisier, il faut prendre encore plus de précautions pour éviter que le lisier n'emprunte les macropores du sol (écoulement préférentiel) pour rentrer directement dans les drains. Il convient de briser les macropores et les crevasses du sol avant d'épandre pour que le lisier ne puisse pas s'y infiltrer. Les organismes pathogènes et les éléments nutritifs, dont l'azote ammoniacal et le phosphore, sont les éléments qui sont les susceptibles de contaminer les eaux de surface. Généralement, plus le taux d'épandage est élevé, plus le risque d'écoulement préférentiel par les drains souterrains augmente. Quand un épandage de fumier solide ou de lisier est suivi d'une pluie, le risque d'écoulement préférentiel s'élève également. Il est conseillé de reporter l'épandage ou d'incorporer le fumier aussi vite que possible après quand la météo annonce de la pluie. Si vos terres sont drainées par drains souterrains, il est important de faire en sorte que les drains ne puissent pas recueillir les éléments nutritifs du fumier et les évacuer dans l'eau de surface. Si de l'eau contaminée par du fumier pénètre dans les drains souterrains, il faut faire le nécessaire pour régler le problème. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesures correctives Surveiller les drains et intervenir immédiatement si du fumier en sort :
Option no 2 - Mesure corrective
Option no 3 - Mesure corrective Quand on ne sait pas où se trouvent les sorties de drains, épandre avec prudence pour éviter l'écoulement du lisier dans le réseau de drains souterrains :
Sources d'information :
Matières nutritives de source non agricoleSituation - problème : 17-17 Biosolides : boues de stations d'épuration ou de fosses septiques, déchets de la transformation d'aliments, composts et déchets municipaux ou industriels.On peut fertiliser des terres cultivées avec des matières nutritives produites ailleurs que sur des fermes. Avant de les épandre cependant, il est obligatoire d'obtenir un certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement. Les matières nutritives de source non agricole sont visées par des restrictions et/ou des limites en ce qui concerne leurs teneurs en métaux, les taux d'épandage, l'époque des épandages et les distances de séparation, qui sont plus sévères que celles qui visent les épandages de fumier. Que pouvez-vous faire?Option no 1 - Mesure corrective S'assurer d'obtenir tous les permis exigés, de respecter toutes les dispositions réglementaires et d'observer les distances de séparation pendant les épandages :
Sources d'information :
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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