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Fiche d’information no 16 – Gestion des éléments nutritifs dans les cultures en croissance

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 novembre 1998
Dernière révision : 10 février 2006

Table des matières

 

Introduction

La présente fiche d'information complète la fiche de travail no 16 du Manuel du plan agro-environnemental (PAE). Elle décrit les mesures envisageables pour corriger les situations qui, dans votre exploitation, sont susceptibles de nuire à l'environnement. Dans la plupart des cas, avant de mettre en oeuvre une mesure, vous aurez besoin de renseignements plus détaillés : veuillez donc consulter les documents de référence indiqués dans la fiche et un conseiller technique du MAAARO spécialiste des plans agro-environnementaux (PAE).

Toutes les options proposées sont rangées en trois catégories : mesures correctives; facteurs compensatoires; surveillance. Les mesures correctives permettent de corriger les problèmes et d'améliorer la note PAE (la faire passer à 3, voire à 4). Les facteurs compensatoires sont des solutions de rechange qui permettent d'atténuer convenablement le problème, mais non d'améliorer les notes PAE sur la fiche de travail. La surveillance convient seulement dans les circonstances précises et selon les méthodes décrites dans la fiche.

À la demande de la Coalition écologique agricole de l'Ontario, regroupant la Fédération de l'agriculture de l'Ontario, la Christian Farmers Federation of Ontario, AGCare et l'Ontario Farm Animal Council, les personnes suivantes ont participé à l'élaboration de la fiche d'information no 16:

Keid Reid, MAAARO (président)
Mark Stauffer, Potash & Phosphate Institute
Elwin Vince, Association pour l'amélioration des sols et des cultures de l'Ontario
Jim Eddie, MEEO

Comité de révision technique :
Brent Kennedy, MAAARO
Jim Myslik, MAAARO
Bob Stone, MAAARO

Ont contribué à la révision (2004) de la fiche d'information no 16 :
Keith Reid, MAAARO (président)
Christoph Kessel, MAAARO
Jonathan Watchurst, représentant du Programme des PAE

Comité de révision technique :
H.J.Smith, MAAARO
Jim Myslik, MAAARO
Bob Stone, MAAARO

MAAARO = ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario

 

Gestion des sols

Situation - problème : 16-1 Prélèvement des échantillons de sol : à quel moment et à quelle fréquence

L'analyse d'échantillons de sol est le seul moyen de déterminer si la fertilité d'un champ est bonne, excessive ou insuffisante. Un bon échantillon est un échantillon constitué d'un nombre suffisant de carottes pour représenter la variabilité naturelle présente dans un champ et qui n'essaie pas d'être représentatif d'une trop grande superficie. On ne peut suivre l'évolution de la fertilité d'un sol que si l'on fait des analyses fréquentes.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Instituer un programme régulier d'analyses du sol :

  • prélevez les échantillons vous-même ou faites-le faire par un employé, un consultant en productions végétales ou un fournisseur d'engrais
  • veillez à envoyer les échantillons à un laboratoire accrédité
  • de nombreux producteurs trouvent judicieux de prendre les échantillons à un stade donné de la rotation, par exemple après la récolte du blé dans une rotation maïs - haricots - blé
  • il est recommandé de prendre au moins une carotte de sol par acre - la superficie maximale qu'un échantillon peut représenter est de 50 acres (les échantillons représentatifs de superficies moins grandes donnent des résultats d'analyse plus fiables)
  • faites analyser le sol de chaque champ au moins une fois tous les cinq ans, de préférence tous les trois ans
  • subdivisez vos champs en parcelles et prenez un échantillon par parcelle ou par zone où le rendement est moins bon, de manière à détecter les zones à problème.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, publication 611F du MAAARO
  • Guide agronomique des grandes cultures, Publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments nutritifs, pages 38-42

 

Situation - problème : 16-2 Enregistrement des données

Il est capital de consigner les données par écrit pour voir comment évolue la fertilité des champs. Un bon programme de gestion des éléments nutritifs fera passer progressivement vos résultats d'analyse de « faibles/pauvres » à « moyens/modérés » et devrait les maintenir ensuite à ce niveau.

Des teneurs excessives en éléments nutritifs ou des baisses ou élévations brusques des teneurs sont le signe d'un défaut dans votre programme de gestion des éléments nutritifs ou dans votre échantillon. Si vous ne tenez pas de registres sur la fertilité de vos sols, vous ne pourrez pas savoir si votre programme de gestion des éléments nutritifs atteint ou non son but.

En prélevant l'échantillon au même stade de la rotation, il est plus facile de se rappeler quels champs échantillonner et d'éliminer une source de variation dans les échantillons de sol.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Établir un système de consignation des résultats des analyses du sol :

  • vous devriez noter la date du prélèvement de l'échantillon, la date de l'analyse, la culture, la culture précédente, le rendement, l'identification du champ, les teneurs en éléments nutritifs et le nom du laboratoire
  • établissez un calendrier pour le prélèvement régulier d'échantillons dans les champs
  • portez sur un graphique les valeurs obtenues par chaque analyse du sol, pour chaque champ, de manière à faire apparaître immédiatement les changements dans le temps.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, publication 611F du MAAARO
  • Fascicule de la série des Pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP 07F, page 47
  • Carnet de notes sur les cultures, publication 820F du MAAARO, un système de consignation des données et une source d'information sur la gestion des grandes cultures
  • L'Association pour l'amélioration des sols et des cultures de l'Ontario (Soil and Crop Improvement Association) produit un excellent carnet, intitulé Soil Fact Book, qui facilite la prise de notes sur la gestion des sols, et que l'on peut se procurer dans la plupart des bureaux du MAAARO.
    Vérifiez auprès des fournisseurs de produits agricoles s'ils ont des systèmes, informatisés ou manuels, de consignation des données sur les sols et les cultures.

 

Utilisation d'engrais

Situation - problème : 16-3 Quantités d'éléments nutritifs

L'objet des analyses du sol est d'aider à déterminer les quantités d'engrais à apporter dans les champs analysés. En vous appuyant sur les recherches provinciales en matière de fertilisation, vous devriez être assuré que les taux d'engrais recommandés sur le rapport d'analyse sont appropriés, pour les conditions qui prévalent dans la province.

La surfertilisation ne fait pas augmenter le rendement des cultures (elle fait baisser le rendement économique) et elle augmente le risque de contamination de l'environnement. Dans certains cas, l'excès d'engrais nuit au rendement qualitatif ou quantitatif de la culture.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Épandre les quantités d'engrais recommandées par le laboratoire de l'Ontario accrédité sur la base de l'analyse du sol, ou consulter les publications du MAAARO portant sur les cultures en question (p. ex. Recommandations pour les cultures fruitières, etc.)

  • vous devez soumettre des échantillons du sol à analyser pour obtenir des recommandations quant aux engrais à épandre dans vos champs
  • si vous avez des difficultés à interpréter vos résultats d'analyses du sol ou si vous n'avez pas d'analyse du sol, communiquez avec votre bureau local du MAAARO pour déterminer les doses d'engrais appropriées.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, publication 611F du MAAARO
  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Recommandations pour les cultures fruitières, publication 360F du MAAARO
  • Recommandations pour les cultures légumières, publication 363F du MAAARO
  • Fascicule de la série des Pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP 07F, pages 43, 64-66

 

Situation - problème : 16-4 Réductions des quantités d'engrais après une culture de légumineuses ou une plante couvre-sol

Les légumineuses fourragères peuvent apporter une grande quantité d'azote (N) assimilable par la culture suivante. Ne pas tenir compte de cette source d'azote, c'est non seulement faire une dépense inutile qui réduit la rentabilité, mais aussi accroître le risque de contamination de l'environnement. En tirant pleinement parti de l'apport fertilisant des légumineuses, on peut économiser sur les achats d'engrais. Les légumineuses améliorent aussi la structure du sol et sa capacité de rétention d'eau, ce qui permet d'exploiter plus efficacement la fertilité foncière du sol.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Évaluer de façon réaliste la densité du peuplement de légumineuses et, en fonction de ce facteur, diminuer la dose d'engrais azoté comme il est indiqué dans les tableaux des publications du MAAARO (par ex. Recommandations pour les cultures fruitières, etc.) :

  • un peuplement de légumineuses vivaces (luzerne, lotier ou trèfle laissé sur pied pendant plus d'un an) est compact (densité de 100 %) si on compte plus de 12 plants par pied carré. Un peuplement qui compte six plants par pied carré a une densité de 50 %, mais il peut justifier la même réduction de la dose d'engrais qu'un peuplement compact (il peut fournir 110 kg de N à l'ha à la culture qui suit)
  • un peuplement vigoureux d'une légumineuse couvre-sol (tuée l'année même de son semis) peut fournir 45 kg de N à l'ha à la culture qui suit
  • la dose d'engrais azoté doit être réduite dans une plus faible proportion si la légumineuse est peu fournie ou si sa partie aérienne mesure moins de 45 cm de haut
  • la teneur en nitrates mesurée par une analyse du sol juste avant l'épandage en bandes latérales au semis peut aider à évaluer la quantité d'azote fournie par la légumineuse. Gardez à l'esprit que la teneur en nitrates du sol peut varier fortement à l'intérieur d'un même champ et que les résultats de l'analyse du sol ne peuvent avoir qu'une valeur indicative.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, Publication 611F du MAAARO
  • Guide agronomique des grandes cultures, chapitre Fertilisation réduite après l'enfouissement de légumineuses, publication 811F du MAAARO

 

Situation - problème : 16-5 Réduction de la quantité d'engrais sur un champ recevant du fumier ou des biosolides

Le fumier ou les biosolides (y compris les boues d'épuration) peuvent fournir d'énormes quantités d'éléments nutritifs assimilables par les cultures. En tirant pleinement parti de ces matières, vous pouvez faire des économies sur l'achat d'engrais. Les apports de fumier ou de biosolides améliorent également la structure du sol et la capacité de rétention d'eau, ce qui permet d'exploiter plus efficacement la fertilité foncière du sol. Les utiliser sans tenir compte des quantités d'éléments nutritifs qu'ils contiennent est non seulement un gaspillage, mais crée un risque accru de contamination de l'environnement.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Réduire les doses d'engrais à épandre en tenant compte des quantités d'éléments nutritifs assimilables qui sont apportées par le fumier ou les biosolides.

  • exigez qu'on vous remette l'analyse des biosolides qui sont épandus sur vos terres et réduisez les doses d'engrais en fonction de leur composition
  • faites analyser votre fumier pour en connaître la composition et déterminer avec précision quelles quantités en épandre
  • envoyez au laboratoire un échantillon de fumier du volume approprié afin de faire doser le N, le P et le K
  • une analyse du fumier de l'année précédente vous donnera une assez bonne idée de la composition nutritive du fumier de l'année en cours - la composition du lisier, en particulier, est relativement constante d'une année à l'autre, sauf si vous avez fait des changements dans la conduite de votre troupeau
  • pesez au moins un ou deux chargements de fumier pour savoir quelles quantités sont épandues sur les champs
  • calculez approximativement les quantités totales d'éléments nutritifs qui sont apportés par le fumier et réduisez d'autant les doses d'engrais chimiques
  • épandez le fumier prioritairement sur les cultures qui ont de grands besoins nutritionnels ou sur les terres moins fertiles, plutôt que sur les champs les plus proches de la ferme.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, Publication 611F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP 07F, pages 31-37

 

Épandages des engrais

Situation - problème : 16-6 Mode d'épandage - matières de source inorganique

Les engrais chimiques qui sont laissés à la surface du sol sont sujets à des pertes par volatilisation dans l'air (surtout l'azote) ou par ruissellement avec les eaux superficielles. On limite ces pertes en enfouissant rapidement les engrais chaque fois que possible; les engrais sont alors utilisés plus efficacement et risquent moins de contaminer l'environnement.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Enfouir les engrais dans le sol chaque fois que possible :

  • enfouissez les engrais qui ont été épandus à la volée, le plus tôt possible après l'épandage
  • dans les systèmes de travail réduit du sol, épandez les engrais en bandes autant que possible
  • épandez les engrais de démarrage en bandes, au moment du semis
  • épandez l'azote en bandes latérales entre les rangs de maïs et des autres cultures en lignes.

Option no 2 - Mesure corrective

Limiter l'épandage des engrais à la volée aux champs plats, dans la mesure du possible :

  • évitez d'épandre les engrais à la volée sur des plaines inondables, sur les champs en pente raide ou à côté des cours d'eau.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, publication 611F du MAAARO
  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP 07F, pages 51-63

 

Situation - problème : 16-7 Modes d'épandage - matières de source organique

Le fumier ou les biosolides qui sont laissés à la surface du sol sont sujets à des pertes par volatilisation dans l'air (surtout l'azote) ou par ruissellement avec les eaux superficielles. On limite ces pertes en enfouissant rapidement ces matériaux chaque fois que possible; ils sont alors utilisés plus efficacement et risquent moins de contaminer l'environnement.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Enfouir les matières nutritives chaque fois que possible :

  • enfouissez dans le sol le fumier complet ou les biosolides qui ont été épandus à la volée, aussitôt que possible après l'épandage
  • injectez le lisier ou les biosolides au-dessous de la surface du sol

Option no 2 - Mesure corrective

Dans toute la mesure du possible, épandre le fumier/biosolides seulement sur les champs plats :

  • évitez d'épandre à la volée du fumier/biosolides sur les plaines inondables
  • n'épandez pas de fumier/biosolides sur les champs en pente raide (>9 % de dénivellation) ou près des cours d'eau.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, publication 611F du MAAARO
  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP 07F, pages 51-63
  • Loi sur la gestion des éléments nutritifs, 2002, Règlement de l'Ontario 267/03 et ses modifications

 

Situation - problème : 16-8 Calendrier des épandages d'azote

L'azote est l'élément nutritif qui est le plus susceptible d'être perdu (par volatilisation ou lessivage) selon le système cultural. En épandant l'azote quand la culture peut l'utiliser, on tire un plus grand profit de l'engrais azoté et on risque moins de contaminer l'environnement. Les épandages en bandes latérales ou en couverture sur la culture établie vous permettent aussi d'évaluer l'état de la culture et de modifier les apports d'azote en fonction de toute baisse du potentiel de rendement.

L'épandage d'azote à un moment où la culture n'est pas en mesure de l'assimiler n'entraîne pas seulement une perte de temps et d'argent, mais aussi une pollution directe de l'environnement.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Épandre en bandes latérales la majorité de l'azote apporté à du maïs ou autres cultures exigeantes en azote :

  • épandez une petite quantité de l'azote nécessaire au semis et épandez le reste en bandes latérales sur la culture établie
  • modifiez les doses des épandages en bandes latérales en fonction de l'état de la culture.

Option no 2 - Mesure corrective

Épandez l'azote en couverture sur les céréales et les peuplements purs de graminées, juste avant leur phase de croissance rapide.

Option no 3 - Mesure corrective

Épandre l'azote moins de deux semaines avant le semis ou la plantation.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, publication 611F du MAAARO
  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP 07F, pages 17 et 52

 

Situation - problème : 16-9 Charge en éléments nutritifs sur la durée de la rotation

L'épandage d'importantes quantités d'éléments nutritifs sur un champ donné entraîne directement une augmentation du risque de contamination de l'environnement provenant de ce champ. Cela est particulièrement le cas quand les apports excèdent la capacité d'assimilation de la culture ou quand le sol du champ laissé à nu (dans les entre-rangs larges ou pendant l'intervalle entre deux cultures) est livré à l'érosion ou au lessivage. À l'inverse, une fertilisation insuffisante peut aussi être dommageable, parce qu'à cause de son développement moins vigoureux, la culture recouvrira moins bien le sol.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Cultiver après une culture exigeante en engrais une culture qui utilise les reliquats d'engrais ou la fertilité résiduelle du sol :

  • par exemple, lorsque le soja succède au maïs dans la rotation, le maïs répond aux épandages d'engrais, tandis que le soja peut utiliser le reliquat, c'est-à-dire l'engrais non consommé par le maïs
  • utilisez les analyses du sol pour connaître la dose d'engrais optimale à donner à chaque culture.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, publication 611F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments nutritifs, commande no BMP 07F, pages 11-23, 38-47
  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO

 

Situation - problème : 16-10 Risque de perte des éléments nutritifs par lessivage ou ruissellement

Le risque de voir les éléments nutritifs s'échapper du champ diminue en fonction de la densité des parties aériennes de la culture et de la masse racinaire avec laquelle elle puise les éléments nutritifs. Le risque le moins élevé à cet égard se rencontre dans les champs recouverts par un herbage permanent (réseau racinaire compact) qui ne reçoit pas d'engrais, sinon peu. (À l'évidence, ce système cultural n'est pas viable pour tout le monde). Cependant, toute pratique qui a pour effet d'augmenter la masse du feuillage ou des racines d'une culture contribue à diminuer le risque de pertes des éléments nutritifs à partir d'un champ.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Mesure corrective

Semer des plantes qui couvrent le sol pendant l'intervalle entre deux cultures ou augmenter la proportion de cultures herbagères dans la rotation.

  • intégrez dans la rotation des cultures qui se sèment en pleine surface
  • faites des analyses du sol de manière à pouvoir apporter à la culture la quantité d'engrais optimale.

Sources d'information :

  • Manuel sur la fertilité du sol, publication 611F du MAAARO

Fiches d’information - Table des matières

 

 

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