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Fiche d’information no 15 – Gestion des sols

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 novembre 1998
Dernière révision : 10 février 2006

Table des matières

 

Introduction

La présente fiche d'information complète la fiche de travail no 15 du Manuel du plan agro-environnemental (PAE). Elle décrit les mesures envisageables pour corriger les situations qui, dans votre exploitation, sont susceptibles de nuire à l'environnement. Dans la plupart des cas, avant de mettre en oeuvre une mesure, vous aurez besoin de renseignements plus détaillés : veuillez donc consulter les documents de référence indiqués dans la fiche ou un conseiller technique du MAAO spécialiste des plans agro-environnementaux (PAE).

Toutes les options proposées sont rangées dans deux catégories : mesures correctives; facteurs compensatoires. Les mesures correctives permettent de corriger les problèmes et d'améliorer la note PAE (la faire passer à 3, voire à 4). Les facteurs compensatoires sont des solutions de rechange qui permettent d'atténuer convenablement le problème, mais non d'améliorer les notes PAE sur la fiche de travail.

À la demande de la Coalition écologique agricole de l'Ontario, regroupant la Fédération de l'agriculture de l'Ontario, la Christian Farmers Federation of Ontario, AGCare et l'Ontario Farm Animal Council, les personnes suivantes ont participé à l'élaboration de la fiche d'information no 15 :

Adam Hayes, MAAARO (président)
Bob Stone, MAAARO
Peter Johnson, MAAARO
Doug Aspinall, MAAARO
Ross Irwin,OFDA
Jim Eddie, MEO

Comité de révision technique :
Brent Kennedy, MAAARO
Jim Myslik, MAAARO
Bob Stone, MAAARO

Ont participé à la révision (2004) de la fiche d'information no 15 :
Adam Hayes, MAAARO (coprésident)
Anne Verhallen, MAAARO (coprésidente)
Ross Irwin, OFDA
Bob Stone, MAAARO
Doug Aspinall, MAAARO
Jack Kyle, MAAARO
Jackie Fraser, AgCare
Margaret May, AASCO
Jim Boak, Salford Equipment

Comité de révision technique :
H.J. Smith, MAAARO
Jim Myslik, MAAARO
Bob Stone, MAAARO

MAAARO = ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario

 

Érosion du sol

Situation - problème : 15-1 Risque d'érosion hydrique

Le potentiel érosif d'un sol est fonction de la nature du sol, de sa pente et de son drainage. Quand un sol érosif borde une eau de surface, il y a toutes les chances pour que les sédiments (particules terreuses) déplacés par l'eau s'y déversent pendant les fortes pluies.

Un cours d'eau qui reçoit des sédiments devient trouble et n'offre pas un bon milieu de vie à la flore comme à la faune. Les sédiments peuvent aussi apporter dans l'eau des éléments nutritifs et des pesticides. En outre, un sol érodé est un sol qui a perdu de sa productivité.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Facteur compensatoire

Employer de bonnes techniques aratoires et culturales axées sur la conservation du sol, chaque fois que possible, pour empêcher l'eau et les sédiments, etc., de ruisseler jusqu'à l'eau de surface, et maintenir une bande tampon de végétation permanente de plus de 10 pieds le long de l'eau de surface :

  • laissez des résidus de cultures en surface
  • adoptez la technique du semis direct (dans les situations qui s'y prêtent)
  • adoptez la technique de la culture en bandes alternantes (dans les situations qui s'y prêtent)
  • réduisez le nombre de passages d'instruments aratoires pour préparer le sol
  • cultivez en alternance plusieurs cultures, y compris des plantes fourragères et des céréales
  • semez des plantes couvre-sol.

Sources d'information :

  • La maîtrise de l'érosion du sol, fiche technique du MAAARO, commande no 95-090
  • L'érosion du sol : Causes et effets, fiche technique du MAAARO, commande no  89-064
  • La maîtrise de l'érosion hydrique par des cultures en bandes, fiche technique du MAAARO, commande no 97-110
  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Grandes cultures, commande no BMP 02F, pages 17, 22 et 99; Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 40-43; Bandes tampons, commande no BMP 15F

 

Situation - problème : 15-2 Risque d'érosion éolienne

La vulnérabilité d'un sol à l'érosion est surtout fonction du type de sol. Les autres facteurs qui jouent un rôle à cet égard sont la quantité de matière organique, la présence de résidus de cultures à la surface, la vitesse du vent et l'humidité du sol. L'érosion éolienne détériore le sol en le dépouillant de sa couche productive (terre arable), entraînant avec elle la matière organique, les éléments nutritifs et les pesticides. En période d'érosion éolienne intense, la visibilité peut être réduite sur les routes voisines.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Facteur compensatoire

Garder votre sol couvert :

  • en laissant des résidus de cultures sur la surface, comme c'est le cas par exemple avec le travail minimum du sol
  • en semant des plantes couvre-sol.

Option no 2 - Facteur compensatoire

Réduire la vitesse du vent :

  • en plantant des rideaux d'arbres le long des champs et à l'intérieur des champs
  • en semant des bandes de cultures intercalaires, comme le seigle ou l'orge, qui protègent temporairement la culture principale contre le vent.

Option no 3 - Facteur compensatoire

Enrichir le sol en matière organique :

  • avec une bonne rotation culturale (comprenant si possible des plantes fourragères)
  • avec des épandages de matériaux riches en matière organique, notamment le fumier animal.

Sources d'information :

  • Recommandations pour les cultures légumières, publication 360F du MAAARO
  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Équation universelle des pertes en terre (USLE), fiche technique du MAAARO, commande no 00-002
  • Gestion des terres organiques, fiche technique du MAAARO, commande no 93-054
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Grandes cultures, commande no BMP 02F, page 17; Gestion du sol, commande no BMP 06F, page 44; Gestion de l'agroforesterie et de l'habitat, commande no BMP 01F, page 12; Cultures horticoles, commande no BMP 04F, pages 5-8

 

Situation - problème : 15-3 Indices d'érosion en nappe

Souvent, l'érosion en nappe passe longtemps inaperçue jusqu'à ce que, sur les pentes, les buttes et les ondulations du terrain, on se rende compte qu'une épaisse couche de sol a disparu, laissant apparaître le sous-sol. Des buttes de couleur claire et un mauvais rendement des cultures sur les parties en pente des champs sont les signes d'une érosion en nappe. Dans ces endroits, le sol glisse graduellement vers les parties basses des champs. La culture des zones où le sous-sol est apparent peut coûter plus qu'elle ne rapporte, à cause de la médiocrité de la récolte, en quantité et en qualité.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Facteur compensatoire

Ralentir le mouvement de l'eau :

  • en laissant des résidus de cultures à la surface du sol, comme par exemple avec le travail réduit du sol.
  • en semant des plantes couvre-sol.

Option no 2 - Facteur compensatoire

Enrichir le sol en matière organique :

  • avec une bonne rotation culturale (comprenant si possible des plantes fourragères)
  • avec des épandages de matériaux riches en matière organique, notamment le fumier animal.

Sources d'information :

  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • La maîtrise de l'érosion du sol, fiche technique du MAAARO, commande no 95-090
  • L'érosion du sol : Causes et effets, fiche technique du MAAARO, commande no  89-064
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Grandes cultures, commande no BMP 02F, pages 17 et 22; Gestion du sol, commande no BMP 06F, p. 40-43; Semis direct : les secrets de la réussite, commande no BMP 11F; Cultures horticoles, commande no BMP 04F, pages 5-7

 

Situation - problème : 15-4 Indices d'érosion en rigoles ou en ravins

Un champ peut perdre d'énormes quantités de terre (des tonnes) pendant une seule pluie, à cause de l'érosion en rigoles ou en ravins. Ce genre d'érosion creuse de multiples crevasses à la surface du sol, certaines assez grandes pour endommager les machines aratoires. La terre déplacée par l'érosion ensevelit des plantes, se dépose dans les parties basses du champ ou tombe dans l'eau de surface. Les parties basses des champs qui se sont remplies de terre déplacée par l'érosion sont plus longues à s'assécher après une pluie; en outre, si la terre déplacée provient du sous-sol, celle-ci dilue ou recouvre le sol arable existant. La terre qui tombe dans l'eau de surface diminue la qualité de l'eau en y mêlant des sédiments, des éléments nutritifs et des pesticides.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Aménager des ouvrages de lutte contre l'érosion et contrôler l'évacuation des eaux de ruissellement dans l'eau de surface de manière qu'elles ne causent pas de dommage :

  • adressez-vous au Centre de ressources du MAAARO ou à l'office de conservation de la nature de votre région pour obtenir la liste des entrepreneurs spécialisés en lutte contre l'érosion qui peuvent vous conseiller les ouvrages anti-érosion adaptés à votre situation
  • options en matière d'ouvrages anti-érosion : bassins de sédimentation et de maîtrise des écoulements, cours d'eau gazonnés, chutes, enrochements, etc.

Option no 2 - Facteur compensatoire

Restreindre les écoulements d'eau à la surface des champs :

  • en laissant des résidus de cultures à la surface
  • en semant des plantes couvre-sol
  • en semant des cultures en bandes alternantes en travers de la pente ou suivant les courbes de niveau.

Sources d'information :

  • La maîtrise de l'érosion du sol, fiche technique du MAAARO, commande no 95-090
  • L'érosion du sol : Causes et effets, fiche technique du MAAARO, commande no  89-064
  • Puisards, fiche technique du MAAARO, commande no 90-097
  • Construction de chutes en gabions le long d'un cours d'eau, fiche technique du MAAARO, commande no 99-050
  • Cours d'eau enherbé, fiche technique du MAAARO, commande no 94-040
  • Travaux de lutte contre l'érosion en ravins, fiche technique du MAAARO, commande no 96-118
  • Gestion des ouvrages de lutte contre l'érosion, fiche technique du MAAARO, commande no 97-016
  • L'ensemencement des structures de lutte contre l'érosion, fiche technique du MAAARO, commande no 95-048
  • La maîtrise de l'érosion hydrique par des cultures en bandes, fiche technique du MAAARO, commande no 97-110
  • La maîtrise de l'érosion à l'aide de risbermes en terre, fiche technique du MAAARO, commande no  99-048
  • Utilisation de la roche dans les projets de contrôle de l'érosion, fiche technique du MAAARO, commande no 95-034
  • Bassins de sédimentation et de contrôle du débit, fiche technique du MAAARO, commande no 91-044
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Grandes cultures, commande no BMP 02F, pages 17, 22, 116-119; Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 40-43; Semis direct : les secrets de la réussite, commande no BMP 11F; Bandes tampons, commande no BMP 15F

 

Situation - problème : 15-5 Terres très sensibles à l'érosion hydrique

Les terres très sensibles à l'érosion par l'eau (champs en pente à sol vulnérable) peuvent perdre rapidement leur couche arable, et donc leur capacité productive, en l'espace de quelques années. L'érosion hydrique a déjà eu raison de la productivité de nombreux champs.

Dans les champs vulnérables à l'érosion hydrique, la terre arable est charriée par l'eau jusqu'à une eau de surface ou à une partie basse du champ. Après avoir épuisé la couche arable, l'érosion s'attaque à la couche subsuperficielle et la dépose dans les parties basses, recouvrant la couche arable existante. La terre qui est emportée dans l'eau de surface diminue la qualité de l'eau parce qu'elle y mêle des sédiments, des éléments nutritifs et des pesticides. À terme, ces cours d'eau devront être désenvasés.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Pratiquer la culture en bandes alternantes, avec semis direct ou travail réduit du sol, et une rotation culturale appropriée - si la terre doit servir de pâturage, faire le nécessaire pour limiter les dommages causés par les animaux :

  • incluez des plantes fourragères dans la rotation
  • laissez des résidus de cultures à la surface du sol.

Option no 2 - Action

Changer la vocation des champs très érosifs en y installant un couvert permanent d'arbres, d'arbustes ou d'herbes :

  • laissez les animaux y pâturer le moins possible
  • cessez de travailler le sol de ces champs.

Sources d'information :

  • Série des Pratiques de gestion optimales : Grandes cultures, commande no BMP 02F, pages 22, 77-109; Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 40-43; Gestion de l'agroforesterie et de l'habitat, commande no BMP 01F, page 8; Semis direct : les secrets de la réussite, commande no BMP 11F; Bandes tampons, commande no BMP 15F.

 

Situation - problème : 15-6 Terres très vulnérables à l'érosion éolienne

Les champs très sensibles à l'érosion éolienne peuvent voir leur couche arable emportée par le vent en un temps relativement court. Leur potentiel de rendement s'en trouve fortement réduit. Les particules de terre soulevées par le vent se déposent sur les bordures de champs, autour des bâtiments et dans les cours d'eau qu'elles finissent par envaser.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Planter des arbres pour freiner la vitesse du vent :

  • chaque fois que possible, plantez des rideaux d'arbres brise-vent en sens perpendiculaire à la direction du vent dominant
  • la distance entre les rideaux d'arbres devrait rester inférieure à 1 000 pieds.

Option no 2 - Action

Garder le sol couvert :

  • en implantant un verger ou un couvert végétal permanent composé d'arbres ou d'arbustes
  • en semant une plante fourragère vivace
  • en laissant des résidus de cultures à la surface (les résidus doivent couvrir au moins 30 % de la surface)
  • en semant des plantes couvre-sol sitôt la culture récoltée (sur les terres très érosives, privilégiez des espèces qui résistent à l'hiver, comme le seigle ou le blé d'automne)

Sources d'information :

  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 44 et 45; Semis direct : les secrets de la réussite, commande no BMP 11F; Gestion de l'agroforesterie et de l'habitat, commande no BMP 01F, pages 8 et 12

 

Situation - problème : 15-7 Terres marginales

Sont considérées marginales les terres dont la pente est prononcée, qui se drainent mal ou qui possèdent toute autre caractéristique physique compliquant la mise en culture et l'utilisation des machines agricoles. Les dommages à l'environnement sont plus susceptibles de se produire quand on cultive des terres marginales. Par exemple, si on cultive un flanc de colline abrupte en y mettant tous les intrants normaux, le rendement y sera presque à coup sûr moins bon que dans les parties plus productives du champ, à cause des limites inhérentes à ce type de sol (érosion, perte de matière organique, sécheresse, etc.). Non seulement les intrants n'améliorent pas le rendement, mais ils risquent aussi de devenir des polluants à cause de l'érosion.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Cesser de semer des cultures en lignes sur les terres érosives :

  • semez seulement des espèces fourragères
  • pratiquez le pâturage tournant en déplaçant fréquemment la clôture
  • plantez des arbres ou des arbustes à demeure.

Sources d'information :

  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion de l'agroforesterie et de l'habitat, commande no BMP 01F, page 8; Bandes tampons, commande no BMP 15F (renseignements sur l'implantation des bandes et le choix des espèces végétales)
  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO

 

Gestion

Situation - problème : 15-8 Risque de compaction du sol

Le risque de compaction d'un sol est fonction de son type et de son drainage naturel (voir « Évaluation des sites et de leurs sols », fiche de travail n1 du manuel PAE). Un sol compacté se laisse difficilement traverser par l'eau et entrave le développement des racines.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Facteur compensatoire

Réduire le risque de compaction du sol :

  • en s'abstenant de rentrer dans les champs quand ils sont humides
  • en réduisant la charge par essieu - l'emploi de remorques, de moissonneuses-batteuses, etc., dont la charge dépasse 5 tonnes par essieu, accroît le risque de compaction
  • en réduisant la pression des pneus
  • en réduisant l'emploi des machines aratoires qui pulvérisent le sol, par exemple les machines à trains de disques
  • en s'efforçant de repasser dans les mêmes traces
  • en améliorant la structure du sol en semant des cultures améliorantes, comme le trèfle rouge.

Sources d'information :

  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 34-39

 

Situation - problème : 15-9 Circulation dans les champs

Le nombre de passages, le poids des machines et l'humidité du sol sont tous des facteurs qui font varier la gravité des dégâts causés à la structure du sol par la circulation des machines agricoles.

Les travaux de récolte sont souvent les plus dommageables; par exemple, pendant la récolte de la betterave à sucre, plus de 80 % du champ sera passé sous les roues des machines.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Réduire le nombre de passages de machines dans le champ :

  • en adoptant des systèmes sans labour (semis direct) ou de travail réduit du sol (dans les situations qui s'y prêtent)
  • en limitant et en contrôlant la circulation des machines
  • en exécutant plusieurs opérations en un seul passage (combinaison d'outils)

Option no 2 - Action

Réduire l'impact de la circulation dans le champ :

  • en s'abstenant de rentrer dans les champs quand ils sont humides
  • en réduisant la charge par essieu
  • en réduisant la pression des pneus
  • en prédéfinissant les lieux de passage, saisonniers ou permanents, par exemple, des couloirs de circulation
  • en procédant au chargement des remorques ou des camions sur les tournières
  • en améliorant la structure du sol en semant des cultures améliorantes, comme le trèfle rouge.

Sources d'information :

  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP 06F pages 34-39

 

Situation - problème : 15-10 Structure du sol

Une bonne structure du sol est importante pour une rétention optimale de l'eau et un bon développement des racines. Les plantes qui ont un système racinaire étendu peuvent chercher dans le sol l'eau et les éléments nutritifs dont elles ont besoin. Un sol bien structuré est également moins sujet à l'érosion.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Améliorer la structure du sol :

  • en utilisant une bonne rotation culturale (incluant si possible des espèces fourragères)
  • en laissant des résidus de cultures sur la surface du sol
  • en semant des plantes couvre-sol si nécessaire.

Sources d'information :

  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO;
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 32-39

 

Situation - problème : 15-11 Infiltration de l'eau dans le sol

Une accumulation d'eau à la surface du sol peut être le signe que :

la nappe phréatique est particulièrement haute ou que des pluies excessives ont laissé des flaques ou des mares d'eau

que le sol est compacté ou que sa structure s'est détériorée.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Évacuer l'eau excédentaire :

  • en installant des avaloirs de drains
  • en améliorant le drainage superficiel et les voies d'évacuation
  • en posant des drains souterrains et en les entretenant convenablement

Option no 2 - Action

Améliorer l'infiltration de l'eau superficielle dans le sol :

  • en réduisant la compaction du sol (voir 15-8)
  • en améliorant la structure du sol (voir 15-9)

Sources d'information :

  • Entretien du système de drainage, fiche technique du MAAARO, commande no 89-062
  • La gestion des terres drainées, fiche technique du MAAARO, commande no 92-050
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 52-53, 57-58

 

Situation - problème : 15-12 Drainage du sol (profil)

Un sol qui n'est pas bien drainé, soit naturellement soit par des drains souterrains, présente plusieurs inconvénients : les travaux des champs ne peuvent pas toujours être faits en temps voulu, les plantes se développent moins bien et le risque de compaction s'accroît. Dans les parties du champ qui restent mouillées, la culture est moins dense et les éléments nutritifs et autres intrants appliqués sur le champ sont mal utilisés.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Abaisser la nappe phréatique de manière à ce qu'elle ne nuise pas au développement de la culture :

  • en installant des drains souterrains
  • s'il y a un réseau de drainage souterrain, en l'entretenant correctement.

Option no 2 - Action

Améliorer l'infiltration des eaux superficielles :

  • en réduisant la compaction (voir 15-8)
  • en améliorant la structure du sol (voir 15-9).

Sources d'information :

  • Avantages du drainage, fiche technique du MAAARO, commande no 91-039
  • Entretien du système de drainage, fiche technique du MAAARO, commande no 89-062
  • La gestion des terres drainées, fiche technique du MAAARO, commande no 92-050
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 52, 57 et 58

 

Situation - problème : 15-13 Teneur du sol en matière organique mesurée par analyse du sol

La teneur en matière organique exerce une influence sur plusieurs propriétés du sol :

  • capacité de rétention en eau
  • contribution au cycle nutritionnel
  • activité des herbicides.
  • structure du sol

Un sol qui a une bonne structure est souvent un sol qui présente une teneur relativement élevée en matière organique

La teneur en matière organique est facilement mesurée par une analyse du sol.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Enrichir le sol en matière organique :

  • en utilisant une bonne rotation culturale (incluant si possible des espèces fourragères)
  • en épandant des amendements riches en matière organique, par ex. le fumier animal
  • en laissant des résidus de cultures à la surface
  • en limitant le nombre de passages de machines aratoires
  • en semant des cultures couvre-sol.

Sources d'information :

  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 13, 55-56, 60, 62-63 et 65

 

Situation - problème : 15-14 Déplacement du sol sous l'Action des travaux aratoires

Le travail du sol est une source d'érosion quand les machines aratoires émiettent et soulèvent la terre dans les champs en pente ou vallonnés. La terre ameublie est entraînée par la gravité plus bas sur la pente. En plaine, le travail du sol n'est pas érosif. Le déplacement du sol sur les pentes ou les ondulations des champs est provoqué par les machines aratoires; c'est probablement pour cette raison que les champs en pente perdent leur couche arable plus rapidement que les autres. À la longue, l'érosion due au travail du sol peut complètement dépouiller de leur couche arable les parties hautes d'un champ, laissant en surface le sous-sol moins fertile.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Adopter un système cultural fondé sur le semis direct et éliminer le sarclage entre les rangs

Option no 2 - Action

Réduire le nombre de passages de machines aratoires :

  • réduisez à une ou deux les façons culturales exécutées avant le semis
  • avancez moins vite et travaillez le sol moins profond
  • adoptez les méthodes de travail réduit du sol.

Option no 3 - Facteur compensatoires

Travailler le sol en travers de la pente ou en suivant les courbes de niveau

  • cela réduit le déplacement de la terre soulevée par les machines aratoires
  • avancez moins vite et travaillez le sol moins profond
  • adoptez des méthodes de travail réduit du sol.

Sources d'information :

  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Grandes cultures, commande no BMP 02F, page 43; Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 46-47, 63 et 65

 

Situation - problème : 15-15 Intensité du travail du sol

Le travail du sol contribue à détruire la matière organique en mettant une plus grande proportion de celle-ci au contact de l'air, ce qui provoque sa dégradation. À cause de l'émiettement des mottes, les agrégats fins laissés à la surface du sol sont davantage sujets à l'érosion et à la battance (à former une croûte dure). Un travail du sol excessif détruit la structure du sol.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Limiter à deux, au maximum, le nombre de façons culturales (passages de machines aratoires) pour préparer le lit de semence :

  • adoptez un système de travail réduit du sol ou de semis direct.

Sources d'information :

  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO
  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 46-47, 63, 65

 

Situation - problème : 15-16 Profondeur du labour

Un labour profond peut avoir pour conséquence de mélanger de la terre du sous-sol avec la terre arable de la surface. La couche subsuperficielle n'est pas productive parce qu'elle ne contient pas de matière organique, qu'elle est pauvre en éléments nutritifs et n'a généralement pas une bonne structure. Un sol arable où se mélange de la terre du sous-sol a une plus faible teneur en matière organique et peut présenter des problèmes de structure. Les parties d'un champ où ce mélange a eu lieu donnent souvent un moins bon rendement.

Que pouvez-vous faire?

Option no 1 - Action

Régler les machines aratoires pour qu'elles ne travaillent pas le sol sur plus de 6 pouces de profondeur et qu'elles ne remontent jamais la couche subsuperficielle :

  • vous savez que vous labourez la couche subsuperficielle (sous-sol) quand vous ramenez en surface de la terre plus pâle.

Sources d'information :

  • Série des Pratiques de gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP 06F, pages 30 et 63
  • Guide agronomique des grandes cultures, publication 811F du MAAARO

Fiches d’information - Table des matières

 

 

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca