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Gestion des terres fragilesIl ne faudrait jamais perdre de vue l'importance de cesser d'exploiter les terres fragiles et de réserver ces dernières à des usages plus appropriés. Certaines terres sont fragiles en raison de leur vulnérabilité à l'érosion ou aux inondations. Il est rarement rentable pour un propriétaire de cultiver de telles terres et il y a des chances qu'elles causent des troubles en aval.
Les plaines alluviales des ruisseaux et les fossés de drainage peuvent sembler de bons endroits pour laisser les animaux brouter et s'abreuver. Toutefois, le compactage et l'affaissement causés par les sabots entraînent du sol dans les cours d'eau et les fossés. Le fait de laisser au bétail libre accès aux cours d'eau se traduit par une dégradation de l'eau potable pour les usagers qui se situent en aval. Le libre accès du bétail aux cours d'eau peut entraîner la pollution de l'eau par les coliformes fécaux et les sédiments.
Dans les zones soumises à un pâturage intensif, on peut
installer une clôture permanente ou temporaire à un prix
raisonnable. Des passages de bétail assurent l'accès aux
terres de part et d'autre des cours d'eau. Ces structures doivent maintenir
les animaux à l'extérieur de l'eau sans nuire au flot normal
du cours d'eau. Une vaste gamme d'abreuvoirs sont offerts sur le marché
à des prix raisonnables. Les appareils offerts varient de pompes
actionnées par la pression du museau aux pompes à énergie
solaire. Restreindre l'accès aux animaux est le moyen le plus économique
de réduire la pollution des rigoles et des petits cours d'eau causée
par le bétail.
Un bon moyen de prévenir la pollution des eaux est d'écarter les bovins des cours d'eau à l'aide de clôture. Il existe des appareils spécifiques conçus pour permettre aux animaux de s'abreuver. La rentabilité d'une exploitation passe par l'exploitation maximale des terres. Toutefois, faire cela au détriment de la qualité du sol et de l'eau est loin d'être avantageux à long terme. L'utilisation d'outils de travail du sol et d'équipement lourd à proximité des cours d'eau impose une charge excessive aux rives, causant l'affaissement et l'érosion des berges. Cette pratique est par ailleurs dangereuse; sans compter que plus l'opérateur s'aproche de la rive, plus il est probable que de la terre de surface et de l'engrais tombe dans le cours d'eau. Cultiver des terres trop près des fossés accélère
également l'érosion des berges.
Les sols qui sont de couleur claire indiquent qu'ils ont déjà été soumis à l'érosion. Les champs fortement érodés sont fragiles et il n'est tout simplement pas rentable de les exploiter. Ces sols offrent un faible potentiel de rendement en raison de l'absence de terre de surface et de matières organiques. Le sous-sol est moins fertile et plus enclin à s'assécher. Une recherche menée par l'Université de Guelph révèle que 16% des terres cultivées dans un comté de l'Ontario sont suffisamment érodées pour entraîner des diminutions de rendement du maïs de 30 à 40%. Il est de loin préférable de bien exploiter les meilleures
superficies et de s'abstenir de cultiver les terres fragiles : les rendements
obtenus sur ces terres ne font généralement qu'abaisser
les moyennes globales de rendement. L'aménagement d'une bande tampon de graminées facile à entretenir contribue à tenir les engins agricoles loin des terres fragiles en plus de permettre de filtrer les eaux de ruissellement pendant les orages. Les bandes tampon sont aussi d'excellents sites pour cultiver les précieuses essences d'arbres à bois dur et d'arbustes. Toute végétation qui procure de l'ombre à un cours d'eau est propice à la vie aquatique. Si des drains municipaux sont situés sur une ferme, la bande tampon facilite l'accès à l'équipment. Il faut s'assurer d'informer les autorités municipales avant de planter les berges. Une bande tampon permanente de graminées est un bon moyen de protéger les fossés et les cours d'eau. Une des pratiques de gestion optimales consiste à cesser de cultiver les terres fragiles et les plaines alluviales. Les producteurs et la société tout entière y gagnent. Il existe des organismes publics et privés qui aident les producteurs à ce niveau.
Des plantations en bloc de jeunes plants de conifères, d'essences de bois dur ou d'arbustes marquent le début d'une future culture d'argo-foresterie. Cette initiative s'accompagnera au début d'une amélioration marquée de la variété et de la quantité d'oiseaux et d'animaux. Avec le temps, le champ hideux se transformera en un paysage agréable, sans compter qu'à maturité, les arbres donneront de la valeur à la propriété en plus d'offrir un bois qui vaudra son pesant d'or.
Un moyen économique de remplacer les cultures dans les terres
fragiles consiste à y planter de jeunes plants d'arbres et d'arbustes. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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