Améliorer l’environnement du poulailler et réduire notre dépendance à l’énergie - Production avicole

Traditionnellement, les bâtiments à faible consommation énergétique étaient ceux pourvus d'une bonne isolation. Les principaux coûts en production avicole étaient l'alimentation et le coût des poussins, mais n'incluaient pas les coûts énergétiques. Dorénavant, les producteurs font face à des situations où les coûts énergétiques pourraient doubler dans un avenir rapproché.

« Nous avons sérieusement commencé à nous préoccuper des coûts d'énergie il y a environ trois ans, notamment durant les mois d'été quand il y a eu des pannes de courant successives», explique Bill Revington.

Bill Revington est le gérant général d’une importante entreprise avicole. L’entreprise a récemment construit deux nouveaux poulaillers de 26 000 pieds carrés pouvant chacun loger 6 500 volailles.

Figure 1. Bill Revington est le gérant général d'une importante entreprise avicole. L'entreprise a récemment construit deux nouveaux poulaillers de 26 000 pieds carrés pouvant chacun loger
6 500 volailles.

Quand Bill et l'entreprise pour laquelle il travaille ont construit deux nouveaux poulaillers en 2004, ils ont décidé d'installer des tubes chauffants infrarouges à double intensité, un éclairage à tubes fluorescents T-8 avec variateur d'intensité et un système de ventilation hybride avec des rideaux sur les murs latéraux associant ventilation mécanique et naturelle. Jusqu'à présent, ils sont impressionnés des résultats. Ils savant qu'ils réalisent des économies et que la qualité de l'air dans les nouveaux poulaillers est grandement améliorée.

« Nous avions de fortes confiscations à l'abattoir pour l'aérosacculite », dit Bill car « la poussière congestionne facilement les poumons des volailles, lesquels finissent par s'infecter. Le système respiratoire d'un oiseau n'est pas bien protégé par son système immunitaire. Cette situation s'est beaucoup améliorée dans les nouveaux poulaillers grâce à la ventilation hybride et à une meilleure qualité de l'air ».

Ces photos montrent un bâtiment d’élevage à ventilation hybride, c. à d. une ventilation et un éclairage naturel grâce aux rideaux ouvrables sur les murs latéraux et des aérateurs de toit mécaniques, lesquels procurent une ventilation minimale durant l’hiver.

Figure 2. Ces photos montrent un bâtiment d'élevage à ventilation hybride, c. à d. une ventilation et un éclairage naturel grâce aux rideaux ouvrables sur les murs latéraux et des aérateurs de toit mécaniques, lesquels procurent une ventilation minimale durant l'hiver.

Les volailles en bas âge requièrent un environnement chaud, alors que les adultes peuvent être incommodés par la chaleur. Dans les nouveaux poulaillers, on a observé une réduction marquée de stress de chaleur et d'aérosacculite, se traduisant par un taux de mortalité plus faible.

En ce qui concerne la ventilation, ils utilisaient traditionnellement des ventilateurs sur les murs latéraux. Maintenant, dans les nouveaux poulaillers, ils utilisent des aérateurs de toit durant les mois d'hiver et une ventilation naturelle durant les mois d'été. Cette dualité fonctionne très bien.

 

Ce poulailler traditionnel comporte des ventilateurs muraux et dépend entièrement d’une ventilation et d’un éclairage mécanique.

Figure 3. Ce poulailler traditionnel comporte des ventilateurs muraux et dépend entièrement d'une ventilation et d'un éclairage mécanique.

Pour chauffer les poulaillers, ils utilisent des tubes chauffants infrarouges. Ces appareils dégagent une chaleur rayonnante vers le bas où se trouvent les oiseaux, leur offrant une chaleur agréable en chauffant directement la surface du plancher. Ils n'ont pas mesuré l'efficacité du système, mais ils savent qu'ils réalisent des économies d'argent et que ce type de source de chaleur offre un environnement approprié aux oiseaux. Des économies de gaz naturel entre 10 et 30 % ont été réalisées dans d'autres situations de chauffage à tubes infrarouges comparativement aux systèmes de chauffage à air forcé. On croit pouvoir réaliser des économies similaires dans ces poulaillers.

Sur cette photo, on voit (A) des tubes chauffants infrarouges, (B) un éclairage fluorescent hermétique, (C) un contrôle à cellules photo-électriques pour l’éclairage et (D) des aérateurs de toit. Photo est une gracieus eté de GVA Lighting.

Figure 4. Sur cette photo, on voit (A) des tubes chauffants infrarouges, (B) un éclairage fluorescent hermétique, (C) un contrôle à cellules photo-électriques pour l'éclairage et (D) des aérateurs de toit. Photo est une gracieuseté de GVA Lighting.

Dans les nouveaux poulaillers munis de rideaux latéraux, des détecteurs à cellules photo électriques savent quelle quantité d'éclairage supplémentaire est requise et peuvent la contrôler à l'aide d'un variateur d'intensité électronique à affichage numérique. Ce nouveau système d'éclairage a remplacé l'ancien système à éclairage intermittent qui n'aurait pu fonctionner avec les rideaux latéraux.

« Nous utilisons dans les deux nouveaux poulaillers un éclairage à tubes fluorescents de première qualité, lequel est plus dispendieux à installer, mais plus économique sur le long terme comparativement au système d'éclairage incandescent », de déclarer Bill.

Ce système d'éclairage de grande qualité ne clignote pas, même avec les variateurs d'intensité. Le clignotement dérange vraiment les oiseaux et les systèmes à fluorescents conventionnels ne s'allument pas avec les variateurs d'intensité. Dans leurs bâtiments d'élevage nouvellement construits, Bill et sa compagnie ont su créer des environnements appropriés distincts pour les volailles, et ils ont choisi d'installer des systèmes visant à réaliser des économies d'énergie.

L'économie totale annuelle en électricité attribuable au système de ventilation hybride et à l'éclairage avec des tubes fluorescents comparativement à la ventilation mécanique et à l'éclairage incandescent est de 38 400 kWh par poulailler. Cette économie représente une réduction de 66 % en consommation d'électricité - ou une économie de 3 800 $ par année par poulailler.

Charge d'éclairage annuelle.

Figure 5. Charge d'éclairage annuelle.

L'économie annuelle attribuable aux fluorescents T-8 comparativement à l'éclairage incandescent est de 7 060 kWh, en tenant compte que les deux systèmes sont contrôlés par des chronorégulateurs conventionnels. Il s'agit là d'une économie d'électricité de 53 %. Les économies d'énergie et de demande se chiffrent dans l'ensemble à environ 1 500 $ par poulailler. En tenant compte en plus des économies dues à la réduction du nombre de lampes à remplacer, la période de récupération sur l'investissement est inférieure à quatre ans.

L'économie annuelle attribuable aux détecteurs à cellules photo-électriques dans l'éclairage à tubes fluorescents T-8 est environ 3 400 kWh ou 340 $ par poulailler comparativement au même système d'éclairage avec un chronorégulateur conventionnel. Cela représente des économies d'électricité de 55 % avec une période de récupération sur l'investissement inférieure à trois ans.

Bill Revington nous dit que « De nos jours, ce sont des montants significatifs à ajouter aux risques quotidiens de pannes de courant successives. C'est une décision éclairée que de réduire notre dépendance à l'énergie. Pour diminuer nos coûts énergétiques, nous nous sommes concentrés sur les principaux éléments consommateurs d'énergie à la ferme - ventilation, éclairage et chauffage ».

 

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Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 avril 2007
Dernière révision : 28 septembre 2009