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Matières alimentaires pour
les systèmes de biogaz en Ontario : De quelle quantité
dispose-t-on?
Table des matières
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- Récapitulatif de létude sur les matières alimentaires
- Conclusion
Introduction
Les systèmes de biogaz produisent un gaz riche en méthane
(appelé biogaz) par digestion anaérobie du fumier, de
matières alimentaires et dautres sous-produits organiques.
Le biogaz peut être utilisé dans la production dénergie
renouvelable. Au printemps 2008, le ministère de lAgriculture,
de lAlimentation et des Affaires rurales de lOntario (MAAARO)
a commandé un rapport pour évaluer la quantité,
la qualité et les utilisations actuelles de diverses matières
alimentaires pouvant être utilisées dans les systèmes
de biogaz. Les résultats de ce rapport sont indiqués dans
la publication Final Report for the Study of Food-Based Inputs for Biogas
System in Ontario du 9 mai 2008 (appelé dans ce document
« létude »). Des exemplaires de cette
étude peuvent être obtenus en sadressant aux auteurs
de ce document.
Le saviez-vous...
Le secteur de la transformation des aliments et des boissons représente
une industrie de 32,5 milliards de dollars en Ontario qui établit
un lien entre la production agricole et les consommateurs. Comme toute
industrie, la production daliments entraîne des résidus, des sous-produits
et des déchets. Létude présentée dans ce document montre que lutilisation
de produits agro-alimentaires dans les systèmes de biogaz peut fournir
de nouvelles options pour la gestion des déchets, tout en contribuant
aux objectifs de production dénergie renouvelable de lOntario.

Figure 1. Le taux de production résiduelle (comme celle des légumes non conformes) est différent pour chaque entreprise et peut
varier dun établissement à un autre.
Récapitulatif de létude sur les matières alimentaires
Plusieurs observations faites au cours de létude, en tenant compte
du contexte, sont présentées ci-dessous :
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Les matières alimentaires pour les systèmes de biogaz incluent
:
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les sous-produits de la transformation des aliments;
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les matières alimentaires non conformes ou périmés;
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les déchets alimentaires (provenant des foyers, des institutions
et des restaurants);
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dautres matières similaires.
Sur la base de plusieurs méthodologies utilisées dans cette étude
pour évaluer la disponibilité des matières alimentaires, il y aurait
entre 1,2 et 9,8 millions de tonnes humides par an de matières
alimentaires utilisables en Ontario. Létude estime quenviron 50 %
de ces matières pourrait être utilisées dans les systèmes de biogaz
(les 50 % restants pouvant faire lobjet dautres utilisations
ou ne pas être disponibles).
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Le taux de production et le taux résiduel dans lindustrie de
la transformation des aliments et des boissons sont généralement des
informations confidentielles et ne sont pas communiqués par les entreprises.
Par conséquent, les promoteurs de projets de biogaz devront créer
des relations individuelles avec les entreprises de transformation
des aliments et des boissons afin de définir les possibilités réelles
de chaque établissement.
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La régularité de lapprovisionnement en matières, la fiabilité
des systèmes de biogaz en tant que destination de ces matiéres, le
coût du transport des matières et les coûts normalement liés à ces
matières qui pourront être évités seront tous des facteurs clés dans
le processus de prise de décision dune entreprise quant à lendroit
où elle enverra ses matières :
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Les eaux usées et les résidus humides seront
naturellement orientés vers les systèmes de biogaz,
mais les résidus secs pourront avoir plusieurs autres utilisations
concurrentielles.
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Les matières comme les sous-produits de la transformation
des fruits et légumes qui ne sont disponibles quà
la saison de la récolte ne sont peut être pas adaptées
comme source principale ou unique dalimentation des systèmes
de biogaz en raison de limmobilisation forcée des
systèmes de biogaz qui en résulte (lorsque ces matières
ne sont pas disponibles).
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Les résidus et les déchets sont typiquement traités au « moindre
coût «, ce qui signifie que si les systèmes de biogaz représentent
une solution économique et ne nécessitant quun faible effort
de gestion, ils peuvent constituer une destination souhaitable
pour ces types de matières.
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Létude montre que la majeure partie de lénergie pouvant être
produite à partir des matières issues de la transformation agro-alimentaire
proviendrait des secteurs de la transformation de la viande, de la
récupération animale et des céréales et oléagineux. Les déchets de
la consommation alimentaire des foyers comptent également pour une
part importante dans lestimation du potentiel énergétique total.

Figure 2. Certains produits (comme les sous-produits végétaux
illustrés) sont uniquement disponibles en saison. Cela complique
le fonctionnement des systèmes de biogaz puisque la « recette »
change.
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Si on atteint le niveau de 50 % des sous-produits alimentaires
utilisé dans les systèmes de biogaz, létude prévoit le potentiel
de production énergétique suivant :
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Une unité électrique de cogénération
conventionnelle avec un rendement de 30 % produirait de 53 à
697 gigawatts-heure/an (GWh/an) délectricité.
Cela équivaut à une capacité électrique
continue comprise entre 6,1 et 80 mégawatts (MW),
et de 27 à 350 MW en pic de production.
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En se basant sur le tarif 2008 de 11¢/kWh établi
par le Programme doffre standard en matière dénergie
renouvelable, la production électrique pourrait représenter
de 5,8 à 77 millions de dollars par an pour la
vente délectricité.
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Si le biogaz produit était converti en gaz naturel, entre 0,64 et
8,4 millions de gigajoules par an (GJ/an) dénergie pourraient
être produits. En se basant sur une estimation prudente pour la
valeur du gaz naturel (7 $/GJ), la valeur totale du gaz naturel
remplacé par le biogaz se situerait entre 4,5 et 59 millions
de dollars par an.
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Létude ne sintéresse quaux sous-produits de la transformation
des aliments et des boissons. Cependant, dautres matières peuvent
être utilisées dans les systèmes de biogaz :
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Fumier : selon une estimation raisonnable du MAAARO, si les
conditions favorables étaient réunies, jusquà 33 000 tonnes
/jour de fumier pourraient être utilisées dans les systèmes de
biogaz, ce qui permettrait de produire environ 54 MW délectricité
en continu. Par conséquent, les estimations sur lénergie totale
provenant du fumier et des sous-produits alimentaires disponibles
en Ontario sont approximativement de la même importance.
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Cultures énergétiques : en Allemagne, lorsque
lutilisation des cultures énergétiques, comme lensilage
de maïs, est devenue économiquement viable, la production
totale du biogaz a rapidement doublé par rapport au niveau de
base de la production de biogaz (qui était basée uniquement sur
lutilisation du fumier et des sous-produits alimentaires).
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Létude indique que la redevance de déversement exigée pour la
réception des sous-produits alimentaires peut fournir un revenu supplémentaire
aux exploitants de systèmes de biogaz.
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Sur la base dapproximations globales, les auteurs de létude
estiment que les systèmes de biogaz pourraient obtenir environ
233 millions de dollars par an en redevance de déversement.
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Par ailleurs, si la concurrence pour les matières réduit
les redevances de déversement, envoyer des matières
vers les systèmes de biogaz pourrait représenter
des économies pour le secteur de la transformation des
aliments et des boissons dun montant équivalent (c.-à-d.
environ 233 millions de dollars).
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Bien que les redevances de déversement sont généralement associées
aux matières reçues par les établissements de biogaz, dans certains
cas, des matières de grande qualité peuvent être achetées pour
alimenter les systèmes de biogaz. Cela se produit déjà avec certaines matières
de grande qualité en Ontario.
Conclusion
Malgré le large champ de recherche couvert par létude, des lacunes significatives
existent à la fois sur le plan des données disponibles ainsi que de la
compréhension de la meilleure façon dont le secteur de la transformation
des aliments et des boissons peut participer au développement du secteur
du biogaz. Globalement, létude montre un grand potentiel pour la production
dénergie, ainsi que dautres avantages économiques dans lutilisation
des sous-produits alimentaires dans les systèmes de biogaz.
Des exemplaires de létude Final Report for the Study of Food-Based
Inputs for Biogas Systems in Ontario peuvent être obtenus en sadressant
aux auteurs du présent document.
Ce document a été rédigé par les membres du personnel suivants du ministère
de lAgriculture, de lAlimentation et des Affaires rurales de lOntario :
Jake DeBruyn
jake.debruyn@ontario.ca
Don Hilborn
don.hilborn@ontario.ca
Phil Dick
phil.dick@ontario.ca
For more information:
Toll Free: 1-877-424-1300
Local: (519) 826-4047
E-mail: ag.info.omafra@ontario.ca
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