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Les incendies détables
: Un problème sans cesse croissant pour les agriculteurs de lOntario
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| Auteur : | Le personnel du MAAARO |
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| Date de création : | 19 février 2009 |
| Dernière révision : | 25 mai 2009 |
Depuis cinq ans, les incendies détables et dautres grands bâtiments agricoles suscitent de plus en plus de préoccupations. Lévolution vers des exploitations agricoles de grande envergure a davantage accru la nécessité de se pencher sur ce dossier. À cette fin, le MAAARO a créé le Comité consultatif technique de lutte contre les incendies à la ferme qui est chargé dexaminer les risques des incendies pour les travailleurs agricoles et les intervenants durgence. Le mandat du comité est de réduire les risques de pertes de vie ou de biens en repérant les pratiques exemplaires du secteur et en déterminant les modifications qui devront éventuellement être apportés à la réglementation.
Voici la composition du comité :
Le présent document, qui a été rédigé par le Comité consultatif technique de lutte contre les incendies à la ferme, répond à de nombreuses questions quon se pose dans le secteur.
À mesure que les exploitations agricoles ont pris de lexpansion, les bàtiments quelles renferment ont gagné en taille et en valeur. En conséquence, il est plus difficile déteindre les incendies qui prennent naissance dans les importants bâtiments agricoles, et les pertes pécuniaires qui en découlent sont considérablement plus élevées. Selon les données du Bureau du commissaire des incendies de lOntario, le nombre dincendies de bâtiments agricoles survenues de 2004 à 2007 se sont élevés à :
Les pertes précisées englobent le coût des bâtiments,mais non celui du matériel, des produits agricoles et du bétail. Heureusement, ces incendies nont causé aucune perte de vie humaine à ce jour.

Figure 1. Bâtiment dimportance historique en flammes. Photo : avec la permission de John Johnson.
Daprès les données relatives aux causes des incendies qui ont eu lieu de 2004 à 2007 fournies par le Bureau du commissaire des incendies de lOntario, les principales causes des incendies jugées évitables au cours de chacune de ces années sont les suivantes :
Les données révèlent que les principales sources dinflammation se classent dans lune des catégories suivantes :
Le secteur des assurances ainsi que lOffice de la sécurité des installations électriques (OSIE) se sont penchés sur cette question. Il a été déterminé que le milieu corrosif caractérisant les bâtiments délevage constitue la cause première de la détérioration ou de la défaillance du matériel électrique. La détérioration se manifeste habituellement sous forme de corrosion des éléments métalliques exposés, c.‑à‑d. des fils et des raccordements électriques, etc. La corrosion accroît la résistance, ce qui ralentit le passage du courant électrique. En outre, et ce qui importe davantage, la résistance accrue favorise la transformation de lénergie électrique en chaleur. À mesure que la corrosion augmente, la chaleur peut atteindre les températures dinflammation des matériaux contigus aux installations électriques.

Figure 2. Bâtiment en flammes. Photo : avec la permission de Randy Drysdale.
En juillet 2008, lOffice de la sécurité des installations électriques (OSIE) a publié le Bulletin 22-3-1 dans lequel il exigeait que toutes les installations électriques des enceintes fermées pour animaux dans les bâtiments délevage satisfassent aux exigences des lieux des catégories 1 (humidité élevée) et 2 (vapeurs et liquides corrosifs). Le bulletin précise également le type de matériaux à employer dans de tels milieux (p. ex., conducteurs et faisceaux de câbles en cuivre).
LOSIE exige en outre que tout le matériel non essentiel et les équipements dotés des dispositifs de protection contre les surintensités soient isolés des enceintes fermées des animaux et soient situés à des endroits alimentés en air à température contrôlée, propre et sec. Pour plus de renseignements à ce sujet, visitez www.esainspection.net (seulement en anglais).
La construction de salles électriques/mécaniques distinctes pour loger les tableaux de distribution et le matériel similaire constitue une pratique exemplaire, car cette mesure permet :
Veiller à ce quun électricien qualifié examine régulièrement les installations électriques et mécaniques dans les bâtiments délevage en claustration afin dy repérer tout signe de détérioration ou de corrosion. Tous les éléments jugés dangereux ou dans un état douteux doivent être réparés ou remplacés sur‑le‑champ.
Faire le nettoyage régulier des lieux aux abords des bâtiments de manière à éliminer les matières éventuellement combustibles : p. ex., fauchage de la végétation entourant les bâtiments, enlèvement régulier des déchets à lintérieur et aux environs des bâtiments, etc. De plus, tous les arbres à proximité immédiate des bâtiments doivent être élagués ou coupés.
Sassurer que les installations de stockage propres de carburant aux exploitations sont situées à bonne distance des bâtiments et en assurer une gestion appropriée. De telles mesures permettent de veiller à ce que les vapeurs inflammables libérées durant le ravitaillement des véhicules ou le remplissage des réservoirs ne soient pas entraînées à lintérieur des bâtiments agricoles, mais quelles se dissipent dans latmosphère.
Pour de plus amples renseignements sur d'autres mesures d'entretien général ou de prévention des incendies que l'on peut prendre dans les bâtiments agricoles et autour de ceux-ci, voir le communiqué du Bureau du commissaire des incendies.

Figure 3. Photographie infrarouge des éléments dun tableau de distribution. Photo : avec la permission de Randy Drysdale
Linstallation de coupe-feu dans les grands bâtiments et laménagement dun chemin carrossable en toute saison permettant de circuler tout autour des lieux afin dy faciliter laccès du matériel de lutte contre les incendies constituent deux mesures initiales.
Le Code national de construction des bâtiments agricoles (CNCBA) précise une superficie maximale à respecter dans les bâtiments agricoles à faible charge doccupation humaine. Cette limite est de 4 800 m2 (51 600 pi. ca.) dans le cas dun bâtiment à un seul niveau, et de 2 400 m2 ( 25 800 pi. ca.) dans le cas dun bâtiment à deux niveaux. Pour sy conformer, les salles doivent être munies de séparations coupe-feu ayant un degré de résistance au feu dau moins 1 h.
De plus, selon le CNCBA (1995), les vides de construction dans les plafonds, les toits ou les combles doivent être divisés au moyen de séparations coupe-feu pour quils nexcèdent une dimension limite de 30 m (100 pi) en aucun endroit.
En vertu du Code du bâtiment de lOntario, lisolation des surfaces intérieures des bâtiments au moyen de matière plastique expansée exposée est interdite. Comme cet isolant est combustible, dans les bâtiments, il doit être recouvert ou protégé au moyen de matériaux résistants au feu.
Un chemin carrossable en toute saison pouvant supporter le poids du matériel lourd doit être aménagé tout autour des lieux des bâtiments et doit être entretenu de manière à être utilisable tous les jours de lannée.
Dans tous les bâtiments, un extincteur de classe ABC dau moins cinq livres doit être prévu à chacune des sorties et dans chacune des salles mécaniques et des dépôts à nourriture. Dans les bâtiments équipés dun générateur de secours, la salle qui le renferme doit être munie dun extincteur de classe ABC dau moins dix livres.
Pour en savoir plus sur les règlements relatifs au Code du bâtiment, voir les fiches techniques suivantes publiées par le MAAARO :
Le comité expliquera plusieurs pratiques exemplaires en matière de construction ou de rénovation des bâtiments agricoles qui peuvent être adoptées aux fins suivantes :

Figure 4. Bâtiment incendié. Remarquez la taille de lexcavatrice par rapport au bâtiment. Photo : avec la permission de Randy Drysdale.

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