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| Utilisation
des groupes électrogènes de secours sur les exploitations agricoles Table des matières
- Introduction
- Types de groupes électrogènes
- Choix du type d'installation électrogène
- Calcul
de la capacité d'un groupe électrogène, selon que celui-ci
prend le relais du réseau public ou n'alimente que quelques appareils
- Raccordement du groupe électrogène à
un circuit électrique
- Utilisation du groupe électrogène
- Entretien
- Sécurité
- Autres facteurs à considérer
IntroductionL'hiver
de 1998 restera longtemps gravé dans les mémoires comme celui de
la tempête de verglas du siècle qui s'est abattue sur l'est de l'Ontario,
le sud du Québec et le nord de l'État de New York. Sur une région
égale à la superficie de la province du Nouveau-Brunswick, il est
tombé en cinq jours au moins 100 mm (4 po) de pluie verglaçante
et de grésil dont le poids a dévasté de nombreux arbres,
bâtiments et lignes électriques. Plusieurs milliers d'agriculteurs
ont été privés d'électricité pendant une longue
période, certains pendant une semaine, d'autres jusqu'à quatre semaines.
Ils ont découvert à quel point leurs exploitations étaient
devenues tributaires de l'électricité. Ceux qui possédaient
déjà un groupe électrogène ont « essuyé
la tempête » avec moins de peines que ceux qui n'en possédaient
pas. Désespérés de ne pouvoir faire fonctionner leurs appareils
électriques, les agriculteurs ont été contraints d'acheter,
d'emprunter ou de louer des milliers de groupes électrogènes provenant
d'un peu partout en Amérique du Nord. La présente fiche technique
est destinée à aider les agriculteurs à choisir, à
installer et à utiliser un groupe électrogène de capacité
industrielle sur leurs fermes. Elle ne porte pas sur les petites génératrices
mobiles destinées à faire fonctionner des lumières ou des
petits appareils. Elle ne prétend pas non plus être un guide complet
d'installation et d'utilisation des groupes électrogènes de secours
sur les exploitations agricoles. Le lecteur pourra trouver une information plus
détaillée à ce sujet auprès des entrepreneurs-électriciens
et des fabricants et distributeurs de groupes électrogènes. Types
de groupes électrogènesSur les fermes, on peut trouver deux
types de groupes électrogènes de taille industrielle : - ceux
qui sont actionnés par leur propre moteur au carburant Diesel, à
l'essence ou au gaz naturel : ce sont les groupes électrogènes autonomes,
qui sont d'ordinaire installés à poste fixe près du poteau
du transformateur.
- ceux qui sont actionnés par la prise de force d'un
tracteur : ce sont des groupes électrogènes généralement
portatifs, mais qui peuvent aussi être installés à poste fixe
près du poteau du transformateur.
Chacun de ces deux types d'installation
peut produire du courant monophasé ou triphasé. La figure 1 représente
un groupe électrogène autonome de 100 kW utilisé sur une
exploitation avicole. L'appareil est installé sur un sol en béton
à l'intérieur d'un petit bâtiment. La figure 2 représente
certains groupes électrogènes mobiles, montés sur chariot,
actionnés par prise de force, du type de ceux qui ont été
utilisés durant ce qu'on a appelé la Crise du verglas. L'acquisition
et l'utilisation d'un groupe électrogène autonome, c'est-à-dire
doté de son propre moteur, présentent les avantages suivants :
- fonctionnement plus silencieux;
- utilisation plus efficace du carburant;
- mise en marche rapide, soit manuelle, soit automatique dès qu'il y
a panne de courant;
- possibilité de le faire fonctionner longtemps en
continu.

Figure
1. Groupe électrogène autonome, installé
dans un petit bâtiment à proximité du poteau du transformateur.
Sa mise en marche est rapide, soit automatique dès que le courant est coupé,
soit manuelle par simple manuvre d'un interrupteur. (Photo courtoisie de
Dobbie Poultry Farms, Ventnor [Ontario]) 
Figure
2. Les groupes électrogènes actionnés par la prise de force
d'un tracteur peuvent être montés sur des chariots pour la facilité
de déplacement, mais leur capacité est généralement
faible (environ 10-100 kW). L'acquisition et l'utilisation d'un
groupe électrogène actionné par la prise de force du tracteur
présentent les avantages suivants :
- le coût d'acquisition
est moins élevé; en 1998, chaque kW de puissance nominale coûtait
seulement environ 200 $, contre 400 $ par kW pour un groupe électrogène
actionné par son propre moteur;
- l'entretien est plus facile, puisqu'il
n'y a pas de moteur nécessitant des réglages
- on peut le déplacer.
Choix du type d'installation électrogèneLes
groupes électrogènes sont définis par la quantité
de courant électrique (puissance) qu'ils sont capables de produire. Deux
termes sont employés pour décrire cette puissance : les kilovolts-ampères
(kVA) et les watts (W) ou kilowatts (kW); 1 kW = 1000 W. Le premier terme,
kVA, est l'unité de puissance électrique apparente débitée
par un moteur : b kVA = volts (V) x ampères (A) / 1000
Le deuxième terme, kW, est l'unité de puissance électrique
active débitée par un moteur, ou une mesure de la puissance qui
fait véritablement le travail (puissance mécanique plus pertes de
chaleur) : kW = kVA x facteur de puissance Le facteur de puissance
est une mesure de la différence de phase entre la tension et le courant
dans un circuit électrique. Il va d'environ 0,65 pour les moteurs monophasés
de moins de 1 hp à environ 0,95 pour les moteurs monophasés de plus
de 5 hp. Ainsi, pour un moteur de 1/2 hp, si la tension du secteur est
de 240 volts et que la plaque signalétique indique que le moteur débite
un courant d'une intensité de 5 ampères, la puissance réelle
en kW est la suivante : 240 V x 5 A x 0,65 / 1000 = 0,78 kW La
plaque signalétique des groupes électrogènes indique souvent
deux puissances nominales différentes : la puissance en régime continu,
qui est la puissance fournie pendant le fonctionnement normal, et la puissance
en régime de pointe, qui permet une certaine surcharge pendant un court
instant, par exemple au moment où un moteur démarre. Le courant
fourni par le groupe électrogène doit avoir la même tension
et la même fréquence que celui qui alimente la ferme. C'est en général
un courant alternatif (CA) monophasé de 120/240 volts et de 60 Hz.
La majorité des fermes utilisent un réseau de distribution
électrique monophasé qui fonctionne à 120 ou 240 V. Ce type
de réseau nécessite l'utilisation de moteurs monophasés allant
de 1/4 à environ 10 hp. Les moteurs plus puissants exigent un réseau
de distribution triphasé. La présente fiche technique traite uniquement
des moteurs monophasés. Il est important de rappeler que les
moteurs électriques exigent beaucoup plus de puissance (watts) au démarrage
que pendant le fonctionnement normal. La puissance en régime de démarrage
est au moins le double de la puissance en régime normal, mais elle peut
aller jusqu'à douze fois plus dans les cas extrêmes, selon les facteurs
suivants : - le type de moteur (tableau 1)
- la
charge, ou effort, imposée au moteur (par exemple les désileuses
qui se trouvent dans l'ensilage ou les évacuateurs de fumier recouverts
de fumier ont besoin au démarrage de plus de puissance que lorsqu'ils sont
libres).
Par prudence, on doit calculer la puissance nécessaire
à la mise en marche en multipliant par quatre la puissance en régime
de fonctionnement. Il existe des moteurs spécifiquement à
usage agricole. Ceux-ci possèdent les caractéristiques suivantes
: - une plaque signalétique résistante à la corrosion;
- un dispositif de protection contre les surcharges thermiques à réarmement
manuel;
- une boîte de dérivation avec joint d'étanchéité;
- un déflecteur d'arbre de transmission qui empêche l'eau de pénétrer
dans l'arbre.
Voici les cinq grands types de moteurs monophasés
généralement utilisés en agriculture : - le moteur
à démarrage par condensateur (DC) offre un bon rendement au démarrage,
fonctionne efficacement et sert généralement aux moteurs à
usage agricole de moins de 2 hp;
- le moteur à démarrage par condensateur/à
fonctionnement par condensateur (DC/FC) offre le même bon rendement au démarrage
que le moteur à démarrage par condensateur, mais utilise moins de
courant pendant la marche normale et sert généralement aux moteurs
de plus de 2 hp;
- le moteur à condensateur permanent (CP) offre un rendement
et un facteur de puissance excellents, permet un fonctionnement à vitesse
variable avec des commandes relativement simples et est généralement
utilisé pour les ventilateurs et les souffleries;
- le moteur à
enroulement auxiliaire de démarrage (EAD) est peu coûteux, offre
un moins bon rendement que les modèles à démarrage par condensateur
et sert aux petites charges intermittentes;
- le moteur DC/FC à réglage
faible ou fort convient aux moteurs de plus de 5 hp pour les charges difficiles
à mettre en marche, comme les désileuses.
Tableau
1. Types de moteurs courants pour les appareils à usage agricole (voir
la section précédente pour des définitions des abréviations).
| Appareil à usage agricole | Type de
moteur courant | | DC | |
DC | |
DC | | DC |
| SP ou DC |
| SP ou DC |
| SP |
| DC ou DC/FC >
3 hp | |
DC ou DC/FC > 3 hp | |
DC/FC à réglage fort | | CP | Si vous ne savez pas
de quel type est votre moteur, vous pouvez consulter le tableau
1 ou vous renseigner auprès de votre entrepreneur-électricien. Les
appareils de chauffage et les lumières, qui sont des charges résistives,
demandent la même puissance à la mise en marche que pendant le fonctionnement.
Le tableau 2 indique la puissance (watts) généralement
exigée par des moteurs monophasés de différentes tailles,
à la mise en marche et pendant le fonctionnement. L'information repose
sur des données d'essais réalisés sur de véritables
moteurs agricoles lorsque ces données étaient disponibles. Il
est important de remarquer que les charges pendant le fonctionnement et au démarrage
pour les grosseurs de moteur indiquées dans le tableau 2
sont plus faibles que celles que donne le tableau 45 de l'Electrical Safety Code.
Il faut comprendre que le tableau 45 se veut un guide prudent à utiliser
en l'absence de l'information sur la plaque signalétique du moteur. Ce
tableau ne représente pas nécessairement les charges des appareils
à usage agricole. Toutes les charges de 120 volts doivent être équilibrées,
autrement dit, l'intensité du courant doit être la même sur
chacune des phases. Consulter un entrepreneur-électricien pour plus de
renseignements à ce sujet. Installation électrogène
prenant le relais du réseau publicIl faut calculer minutieusement
la puissance maximale nécessaire si on veut se procurer un groupe électrogène
qui prend automatiquement le relais du réseau public en cas de panne. L'installation
devra être assez puissante pour alimenter tous les appareils qui fonctionnaient
au moment de la coupure, sous peine d'être endommagée ou d'endommager
les appareils. Ces installations utilisent des groupes électrogènes
autonomes, installés à poste fixe, actionnés par leurs propres
moteurs. Installation électrogène n'alimentant que certains
appareilsOn opte pour ce type d'installation quand on veut faire fonctionner
seulement des appareils essentiels comme la machine à traire, des ventilateurs
ou l'installation de ventilation. La puissance du groupe électrogène
qui n'alimente que certains appareils est beaucoup moins grande que dans le cas
d'une installation qui prend le relais du réseau public. Cela signifie
que le groupe électrogène risque de nécessiter une attention
plus soutenue pendant son fonctionnement, en raison des risques plus grands de
problèmes électriques. Il faut que quelqu'un s'aperçoive
de la panne de courant et intervienne pour démarrer le groupe électrogène
et mettre en marche soigneusement l'un après l'autre les appareils électriques
choisis. On utilise en général pour cela des groupes électrogènes
actionnés par la prise de force d'un tracteur.
Tableau 2. Puissance en chevaux-vapeur (hp) nécessitée
par des moteurs monophasés de 240 V au démarrage et pendant le fonctionnement.
Au démarrage, il faut multiplier par quatre les chiffres relatifs au régime
normal, bien que ce facteur puisse varier de deux à douze. Consulter l'entrepreneur-électricien
pour plus de détails. * | Puissance
nominale du moteur (hp) | Puissance (W) au démarrage
(supposer quatre fois plus qu'en régime normal) | Puissance
(W) généralement nécessaire en régime normal |
| ½ | 2 300 W | 575 W | | ¾ |
3 200 W | 800 W | | 1 | 4 300 W | 1 075 W |
| 2 | 7 400 W | 1 850 W | | 3 | 12
300 W | 3 075 W | | 5 | 18 200 W | 4 550
W | | 7 ½ | 27 000 W | 6 750 W |
| 10 | 36 000 W | 9 000 W |
*Ces données sont celles qui correspondent normalement à des moteurs
à démarrage par condensateur, à démarrage par condensateur/à
fonctionnement par condensateur et à condensateur permanent destinés
à des usages agricoles (compilées par Enertechn Solutions Inc. dans
le cadre du Programme de rétablissement à la suite de la tempête
de verglas 1999).
Calcul de la capacité d'un groupe
électrogène, selon que celui-ci prend le relais du réseau
public ou n'alimente que quelques appareilsSupposons un bâtiment
d'élevage équipé de dix appareils ou machines électriques,
dont huit motorisés (tableau 3). Les appareils domestiques
ne sont pas inclus. Tous les moteurs font 240 volts. Supposons que la puissance
nécessaire à la mise en marche de tous les moteurs est de quatre
fois supérieure à la puissance normale indiquée au tableau
2. Exemple d'installation électrogène prenant le relais
du réseau publicLe calcul de la charge se fait en quatre étapes
: -
Dresser la liste des charges de fonctionnement et de démarrage,
en watts, de tous les moteurs qui doivent fonctionner en même temps. Voir
les chiffres qui figurent sur la plaque signalétique des moteurs en question
et dans le tableau 2. Le tableau 3 indique pour chacun des dix
appareils la puissance nécessaire pendant le fonctionnement et au démarrage.
Soulignons que les puissances indiquées au démarrage et pendant
le fonctionnement du radiateur et des lumières sont les mêmes, car
il s'agit de charges résistives. -
Vérifier lesquels
des moteurs ne fonctionnent pas en principe en même temps et n'inclure que
ceux qui exigent le plus de puissance pour calculer la puissance totale au démarrage.
Par exemple, la désileuse exige 18 200 W au démarrage, mais ne fonctionne
jamais en même temps que l'évacuateur de fumier qui lui exige 12
300 W au démarrage. Par conséquent, on inclut la désileuse
dans le calcul puisqu'elle est la plus exigeante en énergie. Se reporter
au tableau 3 et soustraire 12 300 W du wattage total nécessaire au démarrage,
soit 58 200 W; on obtient un maximum de 45 900 W au démarrage. -
3. Augmenter ce chiffre de 20 % en prévision d'agrandissements futurs,
puis arrondir au prochain multiple de 5 kW. 45 900 W x 120 % = 55 080 W en
régime de pointe (60 kW) -
Déterminer la taille
du tracteur nécessaire pour actionner un groupe électrogène
par la prise de force, en sachant qu'il faut 2 chevaux-vapeur au frein par kW
de puissance électrique nominale du groupe électrogène. 2
hp/kW x 60 kW = 120 hp, puissance nécessaire du tracteur
Tableau 3. Puissance exigée par les
10 appareils de l'étude de cas | Appareil;
taille du moteur (hp) | Puissance (W) au démarrage
(tension de fonctionnement x 4) | Puissance (W) de fonctionnement |
| Ventilateur 1; ½ hp | 2 300 | 575 |
| Ventilateur 2; ½ hp | 2 300 | 575 | |
Pompe à eau; ½ hp | 2 300 | 575 | |
Radiateur | 4 800 | 4 800 | | Lumières |
2 000 | 2 000 | | Cuve réfrigérante; 2 hp |
7 400 | 1 850 | | Machine à traire |
4 300 | 1 075 | | Désileuse; 5 hp | 18 200 |
4 550 | | Évacuateur de fumier; 3 hp | 12 300 |
3 075 | | Congélateur; ½ hp | 2 300 |
575 | | Total | 58 200 | 19 650 | Exemple
d'installation électrique n'alimentant que certains appareilsLe
calcul de la charge se fait en quatre étapes : -
Dresser
la liste des charges de fonctionnement et de démarrage, en watts, uniquement
des moteurs indispensables qui doivent fonctionner en même temps. Les inscrire
par ordre décroissant de charge nécessaire au démarrage.
Consulter le tableau 2 et les plaques signalétiques des moteurs. On commence
par les plus gros moteurs. La désileuse et le ventilateur 1 ne sont pas
essentiels et les charges résistives (radiateur électrique et lumières)
doivent être ajoutées en dernier. Voir tableau 4.
-
Déterminer la puissance (watts) de pointe requise chaque
fois qu'un autre des huit appareils est mis en marche. Ajouter les watts nécessaires
au démarrage de l'appareil suivant dans la liste à l'énergie
nécessaire pour faire fonctionner les appareils qui sont déjà
en marche. Le tableau 5 montre le niveau atteint à chaque étape
et la puissance de pointe nécessaire à l'étape 8 quand les
lumières sont allumées, soit 14 525 W. Dans cette étude de
cas, la puissance la plus élevée nécessaire est atteinte
à la dernière étape, mais ce n'est pas forcément le
cas. -
Ajouter 20 % en prévision des agrandissements
futurs, puis arrondir au prochain multiple de 5 kW. 14 525 W x 120 %
= 17 430 W en régime de pointe (20 kW) -
Déterminer
la taille du tracteur pour un groupe électrogène actionné
par la prise de force du tracteur, en sachant qu'il faut 2 chevaux-vapeur au frein
par kW de puissance nominale du groupe électrogène. 2 hp/kW
x 20 kW = 40 hp, puissance nécessaire du tracteur
Tableau 4. Calcul de la puissance d'une installation
électrogène destinée à alimenter les huit moteurs
et appareils (appareils inscrits par ordre décroissant de puissance exigée
au démarrage) de l'étude de cas. |
Appareil; taille du moteur (hp) | Puissance (W) au démarrage
(tension de fonctionnement x 4) | Puissance (W) de fonctionnement |
| Évacuateur de fumier; 3 hp | 12 300 | 3 075 |
| Cuve réfrigérante; 2 hp | 7 400 | 1 850 |
| Machine à traire; 1 hp | 4 300 | 1 075 |
| Ventilateur 2; ½ hp | 2 300 | 575 |
| Pompe à eau; ½ hp | 2 300 | 575 |
| Congélateur; ½ hp | 2 300 | 575 |
| Radiateur électrique | 4 800 | 4 800 |
| Lumières | 2 000 | 2 000 | (À
noter que la puissance exigée du groupe électrogène n'alimentant
que certains appareils correspond au tiers seulement de la puissance exigée
du groupe électrogène prenant le relais du réseau public.) Pour
en savoir plus sur la façon de calculer la puissance nécessaire
du groupe électrogène, consulter un fournisseur de ce type d'appareils
et un entrepreneur-électricien. Avantages d'une installation prenant
le relais du réseau public : - tous les appareils peuvent être
mis en marche simultanément, ce qui est impossible avec l'installation
qui n'alimente qu'une partie des appareils électriques;
- il y a moins
de décisions à prendre quant aux appareils à brancher ou
à débrancher au moment, déjà stressant, d'une coupure
de courant (voir plus loin Utilisation du groupe électrogène);
- le
groupe électrogène peut être installé de manière
à se déclencher automatiquement en cas de panne de courant, de sorte
qu'il n'y a aucune interruption de l'alimentation électrique;
- l'alimentation
électrique n'est interrompue que pendant un court moment, ce qui est très
important pour la ventilation;
- le système offre une plus grande souplesse
pour ce qui est d'ajouter de nouvelles charges;
- la puissance accrue du groupe
électrogène fait en sorte que les risques de problèmes d'alimentation
sont moins grands qu'avec une installation n'alimentant que certains appareils.
Avantages d'une installation ne prenant en charge qu'une partie des appareils
: - on peut se contenter d'acheter un groupe électrogène
de plus petite capacité et coûtant moins cher;
- s'il s'agit d'un
groupe électrogène actionné par la prise de force du tracteur,
l'installation peut être déplacée et utilisée n'importe
où pourvu qu'elle soit convenablement mise à la terre et raccordée.
Tableau
5. Niveaux de puissance exigés à chaque fois qu'un des moteurs
est mis en marche (dans le même ordre qu'au tableau 4. « D »
signale la charge exigée au démarrage, et « F » la charge
en fonctionnement. | Appareil |
Étape 1 (W) | Étape 2 (W) |
Étape 3 (W) | Étape 4 (W) |
Étape 5 (W) | Étape 6 (W) |
Étape 7 (W) | Étape 8 (W) |
|
12 300 S | 3 075 F | 3 075 F | 3 075 F | 3 075 F |
3 075 F | 3 075 F | 3 075 F | | | 7 400 D | 1 850
D | 1 850 D | 1 850 D | 1 850 D | 1 850 D |
1 850 D | | | | 4 300 D | 1 075 F | 1 075 F |
1 075 F | 1 075 F | 1 075 F | | | | | 2 300 D |
575 F | 575 F | 575 F | 575 F | | | | | |
2 300 D | 575 F | 575 F | 575 F | | | | | |
| 2 300 D | 575 F | 575 F | | | | | | |
| 4 800 D | 4 800 F | | | | | | |
| | 2 000 D | | 12 300 | 10 475 | 9 225 | 8
300 | 8 875 | 9 450 | 12 525 | 14 525 |
Raccordement du groupe électrogène à
un circuit électrique Les groupes électrogènes peuvent
poser de sérieux risques pour la sécurité des humains et
des animaux, aussi faut-il suivre à la lettre toutes les consignes de sécurité
fournies par le fabricant et imposées par l'« Electrical Safety Code
» de l'Ontario. Quand on est fatigué, pressé ou stressé,
on n'est pas à l'abri d'une fausse manuvre. Celle-ci peut être
fatale pour ceux qui utilisent le groupe électrogène et ceux qui
travaillent à réparer les lignes électriques. Raccordement
du groupe électrogène à un circuit électrique (commutateur
de transfert)L'Electrical Safety Code de l'Ontario stipule qu'il est interdit
en toute circonstance de raccorder un groupe électrogène à
une section quelconque d'un réseau de câblage à moins d'utiliser
pour ce faire un dispositif qui empêche le courant produit par le groupe
électrogène d'être renvoyé dans le réseau public.
Il est donc obligatoire de poser un commutateur de transfert entre le réseau
public et le groupe électrogène pour des raisons de sécurité,
notamment pour empêcher : - le courant d'être renvoyé
dans la ligne du réseau public et de mettre en danger la vie des employés
travaillant à la réparer;
- le retour accidentel du courant
du réseau public, lorsque la panne est réparée, dans le réseau
de la ferme ou de la maison, ce qui fait sauter le moteur du groupe électrogène;
la garantie du groupe électrogène est nulle quand celui-ci a été
installé sans commutateur de transfert.
Le commutateur de
transfert doit être calibré en fonction des puissances nominales
de chaque appareil qu'il dessert. Il doit répondre à 100 % des besoins
de l'appareil exigeant le plus d'énergie et à 75 % du reste des
appareils. Le commutateur de transfert doit être installé uniquement
par un entrepreneur-électricien reconnu selon les normes du Electrical
Safety Code. Le coût d'installation d'un commutateur de transfert varie
en fonction de nombreux facteurs et se situe dans la fourchette des 2 000 à
3 000 dollars ou plus. Stabilisation du groupe électrogène
Un groupe électrogène installé à poste fixe
près du poteau du transformateur doit être fermement ancré
sur une base en béton de 150 mm (6 po) et protégé des intempéries.
On doit s'assurer que l'axe du groupe électrogène qui s'engage sur
la prise de force du tracteur est assez solide et assez long pour empêcher
le basculement du groupe quand il est en service. CâblageLes
chutes de tension peuvent endommager les appareils. Pour éviter des chutes
de tension excessives entre le groupe électrogène et un appareil
qu'il fait fonctionner, il faut s'assurer que le câble électrique
est de calibre suffisant pour la longueur. On doit consulter son fournisseur et
son entrepreneur-électricien pour vérifier que les câbles
sont de la qualité voulue. Au moment de mettre en marche un moteur, toujours
vérifier autant que possible qu'il n'est pas sollicité. Toujours
faire appel à un électricien professionnel pour réaliser
le branchement et la première mise en service du groupe électrogène.
Utilisation du groupe électrogènePlusieurs
précautions sont à prendre quand on fait fonctionner un groupe électrogène
actionné par la prise de force du tracteur : - identifier clairement
tous les circuits sur les panneaux électriques;
- vérifier
que le tracteur tourne au régime voulu (540 ou 1000 tours/min); ne jamais
supposer que le régime du tracteur est correct;
- faire tourner
un groupe électrogène plus vite ne lui fera pas produire plus de
courant, mais risque de l'endommager;
- vérifier que l'arbre de
la prise de force est conçu pour l'énergie qu'on lui demande de
fournir;
- suivre les consignes indiquées sur la plaque signalétique
posée sur le côté du groupe électrogène;
- mettre
hors tension tous les appareils avant de mettre le groupe électrogène
en marche, y compris les chauffe-eau, les câbles chauffants, les abreuvoirs
chauffants; les remettre sous tension progressivement, l'un après l'autre,
les moteurs indispensables en premier;
- mettre les moteurs en marche un
à la fois;
- les groupes électrogènes sont capables
de débiter la puissance maximale mais pas pendant de longues périodes;
- surveiller la tension et conserver 240 V (± 10 %) au groupe électrogène;
- si le groupe électrogène doit fonctionner continuellement,
le faire tourner autant que possible à seulement 80 % de sa capacité
ou moins;
- utiliser un ampère-mètre pour vérifier
la charge totale et la comparer avec la charge spécifiée sur la
plaque du groupe électrogène;
- si le disjoncteur du groupe
électrogène se déclenche, réduire la charge et vérifier
que les charges de 120 V sont réparties de façon équilibrée;
si un plus grand nombre de charges est raccordé d'un côté
du boîtier des fusibles, en débrancher quelques-unes pour rééquilibrer
la charge; se rappeler que le groupe électrogène ne fait pas la
moyenne des charges et que le disjoncteur se déclenche à cause de
la charge la plus élevée qui arrive d'un côté;
- avoir
sous la main assez de carburant pour alimenter le groupe pendant au moins 72 heures;
pendant la Crise du verglas, les agriculteurs ont consommé en moyenne 160
litres de carburant par jour, certains jusqu'à 400 litres;
- décider
à l'avance quel tracteur sera utilisé pour faire fonctionner le
groupe électrogène et veiller à ce que son réservoir
soit plein en permanence; se rappeler que la pompe du carburant peut ne pas fonctionner,
de même que le chauffe-bloc.
Entretien
- Arrêter le moteur du tracteur et le groupe électrogène
avant de commencer à lubrifier, à vérifier les connexions
ou à faire le plein;
- S'assurer que la boîte de vitesse et
les roulements sont bien graissés; laisser refroidir le groupe électrogène
avant de commencer la vérification;
- Inspecter le tracteur pour
détecter les fuites de liquide de refroidissement, d'huile, ou la rupture
de la courroie du ventilateur, ce qui pourrait rapidement faire griller le moteur
du tracteur;
- Les interrupteurs Murphy commandent automatiquement l'arrêt
du tracteur de façon à empêcher des dommages en cas de : température
élevée du liquide de refroidissement; niveau insuffisant de liquide
de refroidissement; baisse de la pression d'huile; cet appareil coûte 200
$, mais peut vous éviter de perdre un tracteur de 50 000 $.
Sécurité
- Prévoir 500 cm2 (0,5 pi2) d'admission et d'évacuation d'air
par 1 kW de capacité du groupe électrogène si celui-ci est
installé dans un bâtiment, pour permettre à la quantité
considérable de chaleur produite d'être évacuée;
- Les
groupes électrogènes sont très chauds quand ils fonctionnent,
faire attention de ne pas se brûler;
- Évacuer dehors les
gaz de combustion à l'aide d'un tuyau approprié; pendant la Crise
du verglas, plusieurs personnes ont dû être traitées à
cause d'une intoxication au monoxyde de carbone;
- Laisser une distance
d'au moins 15 cm (6 po) entre le tuyau d'évacuation des gaz et d'autres
matériaux combustibles;
- Ne faire tourner un groupe électrogène
actionné par la prise de force du tracteur que s'il est solidement fixé;
le couple est suffisamment élevé à la prise de force pour
faire basculer l'appareil;
- Placer des protections autour de la prise
de force et empêcher les enfants et autres personnes de s'en approcher à
cause des risques de brûlures et de décharges ou des risques de voir
leur vêtement happé dans la prise;
- Ne pas retirer le bouchon
du radiateur quand le moteur fonctionne, car le liquide de refroidissement sera
très chaud;
- Surveiller les cadrans du tracteur et utiliser un système
d'arrêt automatique, pour plus de sûreté;
- L'électricité
est un produit dangereux, à ne manipuler qu'avec prudence.
Autres
facteurs à considérer - Il faut au moins 2 chevaux-vapeur
au frein par kW de puissance utile du groupe électrogène; pendant
la Crise du verglas, on a vu souvent des tracteurs trop puissants faire tourner
des appareils de 35 kW de capacité au plus, tandis que des tracteurs insuffisamment
puissants faisaient tourner des appareils de plus de 35 kW;
- Un groupe
électrogène conçu pour du courant triphasé ne produit
que 60 % de sa puissance quand on l'emploie en monophasé;
- Dans
le cas d'un groupe électrogène actionné par prise de force,
choisir à l'avance l'endroit commode où il fonctionnera et le délimiter
clairement sur le terrain de façon à positionner correctement le
tracteur très rapidement quand vient le moment;
- Ranger l'arbre
de la prise de force avec le groupe électrogène;
- Couvrir
tous les orifices du groupe électrogène avec un grillage galvanisé
à mailles de 5 mm (1/4 po) pour empêcher les dégâts
des souris ou des rats;
- Au moins quatre fois par an, faire fonctionner
le groupe électrogène à 50 % au moins de la charge pour vérifier
qu'il sera en état de fonctionner au moment voulu, pour que la chaleur
ainsi produite sèche les éléments de l'appareil et pour éliminer
les endroits plats sur les roulements;
- Acheter un bon multimètre
pour vérifier la tension, l'intensité (ampérage) et la fréquence
du courant, la puissance disponible, et apprendre à s'en servir en toute
sécurité;
- Dans le cas des groupes électrogènes
autonomes, renouveler le carburant du réservoir - ou l'utiliser - tous
les trois ou quatre mois pour éviter la condensation dans le réservoir
ou la détérioration du carburant; le réservoir doit toujours
être plein;
- Il est conseillé d'avoir une alarme qui se déclenche
en cas de coupures de courant.
Toute l'information qui précède
a été condensée à partir de plusieurs sources. Elle
ne saurait en aucun cas remplacer les conseils experts d'un professionnel, fabricant
ou fournisseur d'installations électrogènes. Toujours consulter
un entrepreneur-électricien. Il faut aussi savoir que toutes les installations
électriques sont assujetties à des inspections servant à
vérifier qu'elles répondent aux normes de l'Electrical Safety Code
de l'Ontario. Les auteurs tiennent aussi à remercier, pour l'information
qui leur a été fournie : - Ontario Hydro et B.C. Hydro
- Thomas Greiner, agronome, Iowa State University
- Mid-West Plan
Service, Iowa
- Steve Clarke, P.Eng., MAAARO, auteur d'une enquête
sur la Crise du verglas, The Ice Storm Survey
- Rapports d'Ontario Hydro;
TSDD-92-033, Single-Phase Motor Test Program et E92-2-H, Single-Phase Fractional
Horsepower Motor Test Program
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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