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Bassins de sédimentation et de contrôle du débit
Table des matières
IntroductionLes bassins de sédimentation et de contrôle du débit sont des ouvrages fréquemment réalisés pour empêcher l'érosion des berges et l'érosion en ravins des terres agricoles. Ils arrêtent l'érosion causée par un écoulement concentré mais sont inefficaces contre l'érosion en nappe. Figure 1. Bassin de sédimentation et de contrôle
du débit servant à réduire l'érosion en
ravins Également connus sous le nom de « terrasses en canaux », ces bassins servent en quelque sorte de réservoirs aux eaux de crues pour les petits bassins versants. Le bassin de sédimentation et de contrôle du débit peut jouer le même rôle qu'une voie d'eau gazonnée dans un système de conservation. Il se compose d'une cuvette ou zone d'accumulation d'eau et d'une risberme de terre. La risberme est construite immédiatement en aval de la cuvette, et sa hauteur est telle que l'eau de ruissellement due à la plus forte tempête pouvant survenir en 10 ans peut s'accumuler dans la cuvette. Figure 2. Rétention de l'eau et du sol par un bassin
de sédimentation et de contrôle du débit. Photo
offerte gracieusement par l'U.T.R.C.A. L'eau de ruissellement s'accumule quelque temps devant la risberme et perd ainsi sa force érosive. Elle est ensuite relâchée lentement par un avaloir surélevé dans un drain souterrain lui-même relié à une sortie adéquate. Figure 3. Réseau de bassins de sédimentation et de contrôle du débit.
| Haut de la page | Avantages du réseau de bassins de sédimentation et de contrôle du débit
Inconvénients du réseau de bassins de sédimentation et de contrôle du débit
Conception
Emplacement des bassins de sédimentationLa topographie de la région vulnérable à l'érosion doit convenir à l'aménagement de bassins de sédimentation et de contrôle du débit. Il faut construire la risberme à travers la dépression d'un ravin ayant un profil approprié sur les deux côtés, afin d'obtenir la longueur et le volume désirés. Les mêmes exigences valent pour la pente de la cuvette. L'emplacement exact de la risberme dépend de la pente des talus et de la cuvette. De même, l'emplacement exact des risbermes et leur nombre requis sont fonction de la pente du ravin ou de la dépression, ainsi que de la superficie du bassin versant desservi. Figure 4. De multiples bassins de sédimentation et de
contrôle du débit sur un même ravin. Si les ravins ont une pente raide, on devra rapprocher les risbermes afin d'éviter la formation de rigoles entre elles et pour assurer un volume d'accumulation suffisant devant les risbermes. Si le ravin comporte plusieurs embranchements (figure 3), on devra peut-être construire des bassins de sédimentation sur chaque embranchement. La complexité du système sera fonction de la superficie du bassin versant desservi par chaque embranchement, des besoins en accumulation, de la possibilité de réaliser ce volume d'accumulation à chaque emplacement et de l'érodabilité du sol compris entre les risbermes.
ConstructionLe sol situé en aval de la risberme doit être drainé souterrainement afin que la cuvette s'égoutte rapidement après l'accumulation de l'eau. Le réseau de drains souterrains doit être entièrement installé avant l'aménagement du bassin de sédimentation et de manière à ne pas entraver le fonctionnement du drain de sortie desservant la cuvette. Il faut piqueter l'emplacement exact des risbermes à construire. Il faut aussi marquer de piquets les points se trouvant de niveau avec le sommet de la risberme, à chacune de ses extrémités, afin de délimiter la longueur et la hauteur de celle-ci. Installer les drains de sortie depuis le point de décharge jusqu'au(x) bassin(s) de sédimentation. Placer le drain dans la dépression, mais à une distance latérale de 6 à 9 mètres (20-30 pi) de son centre, afin de réduire le risque d'érosion le long de cette ligne. La dimension du tuyau dépend du débit des bassins de sédimentation. Comme le plus souvent l'écoulement se fait sous pression, l'installation doit être soignée afin que le drain souterrain reste bien en place. La prochaine étape concerne la construction de la risberme. Il existe trois types de risbermes : 1. Risberme à base étroiteElle mesure au moins 1,2 m (4 pi) de largeur au sommet et ses pentes latérales ont un rapport horizontale:verticale de 2:1 (Figure 5). Ce type de risberme est le plus courant et le moins coûteux, car il nécessite peu de matériel. Figure 5. Risberme à base étroite.
Il est impossible de travailler le sol des pentes avec la machinerie agricole en raison de leur forte inclinaison. 2. Risberme à base largeComme elle a une base élargie et que ses pentes latérales ont un rapport horizontale:verticale de 8:1, une telle risberme permet aux machines, comme les faucheuses, d'y circuler (Figure 6). Figure 6. Risberme à base large
Elle est plus coûteuse en raison de la grande quantité de remblai nécessaire. 3. Risberme à pente postérieure raideCette risberme est caractérisée par une pente postérieure raide (2:1) et une pente antérieure douce (8:1), comme l'illustre la figure 7. Figure 7. Risberme à pente postérieure raide.
Elle convient aux bords de routes et de ravins et permet les déplacements de la machinerie agricole sur la face dont la pente est la plus faible. L'arrière est recouvert de végétation en permanence. La première étape de la construction consiste à enlever le sol de surface à l'endroit où seront aménagés la risberme et le bassin de sédimentation. Le matériau servant à la construction de la risberme doit être exempt de roches, de pierres, de souches et d'autres débris, et sa teneur en argile doit s'élever à au moins 10 %. Ce matériau peut provenir de l'avant ou de l'arrière de la risberme, ou encore d'une ballastière située ailleurs. Un bélier mécanique suffit au transfert de la terre prise sur les lieux, mais il faut compter sur un autre moyen pour transporter le matériau d'une ballastière éloignée. Le matériau est disposé en couches successives qui sont compactées une à la fois. Figure 8. Risberme en construction. La construction étant terminée, on compacte aussi les bords de la risberme. Il existe deux façons d'incorporer un déversoir d'urgence dans les risbermes : 1. La risberme à crête de niveau et engazonnée comporte un sommet très plat permettant à l'eau de déborder en une mince couche sans causer d'érosion (figure 9). Figure 9. Débordement de l'eau en une mince couche par-dessus
la risberme. Photo offerte gracieusement par l'U.T.R.C.A 2. Le déversoir à encoche situé à une extrémité de la risberme et se déversant dans un lit de roches ou de végétation permet le transport de l'eau vers un exutoire adéquat (figure 10). Figure 10. Déversoir d'urgence à lit de roches
situé en extrémité d'une risberme. Photo offerte
gracieusement par l'U.T.R.C.A. Le déversoir d'urgence doit être conçu pour évacuer toute l'eau accumulée au cours de la plus forte tempête pouvant survenir en 25 ans. L'avaloir perforé et surélevé est installé au point le plus bas du bassin et déporté de côté par rapport à la conduite principale de drain souterrain. Pour réduire l'érosion de la pente antérieure de la risberme, on installe l'avaloir à une distance de 2,4 à 3,0 m (8-10 pi) de sa base. L'avaloir et le drain de sortie doivent être conçus pour évacuer en moins de 24 heures toute l'eau retenue par la risberme. Il est cependant préférable de réduire cette période à 12 heures lorsque la cuvette sert à des cultures comme la tomate, qui sont coûteuses et sensibles à l'humidité. Pour écourter la période d'évacuation, il suffit d'utiliser un avaloir et un drain de sortie de plus grande dimension. Si plusieurs bassins de sédimentation sont reliés un même drain, il faudra peut-être restreindre le débit des avaloirs situés en amont afin qu'ils ne causent pas l'inondation des bassins de sédimentation situés en aval. On y parviendra en recouvrant d'un disque perforé l'avaloir du bassin supérieur ou en évacuant ce dernier dans un drain de faible diamètre. La dernière étape de la construction consiste à remettre le sol de surface sur la risberme et dans la cuvette, puis à y établir la végétation. Il existe différents mélanges de graines pouvant servir au recouvrement de l'ouvrage. Immédiatement après la construction, il faut ensemencer le terrain et y épandre l'engrais pour favoriser l'implantation rapide d'une végétation abondante. Consulter la fiche technique du MAAARO, L'ensemencement des structures de lutte contre l'érosion, pour plus de renseignements. On peut ajouter un paillis sur le sol fraîchement ensemencé de la risberme et du déversoir pour empêcher l'érosion, conserver l'humidité et, par conséquent, accélérer la germination des semences.
Entretien
Personnes ressourcesOn peut obtenir de l'aide technique en s'adressant à l'ingénieur du bureau régional du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario. De plus, dans certaines régions de la province, l'Office de protection de la nature est en mesure de conseiller les agriculteurs dans ce domaine. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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