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Récupération de l'énergie pour le séchage du maïs-grain
Table des matières
IntroductionLe séchage des grains à haute température est rapide et efficace, mais exige beaucoup d'énergie. Quand les combustibles, comme le propane et le gaz naturel, n'étaient pas chers, les frais d'installation du système de séchage étaient plus considérables que les frais d'exploitation. Ce n'est plus vrai aujourd'hui. Dans les séchoirs à écoulement transverse classiques, il faut au moins 40 L de propane pour produire une tonne de grains secs à 15,5 % d'eau à partir de grains contenant 30 % d'eau (poids humide) au moment de la récolte. Ainsi, les producteurs de maïs ontariens emploient, directement ou indirectement, l'équivalent de 120 millions de litres de propane par année pour sécher le maïs grain. Il est possible de réduire cette quantité de propane de 20 % par année, soit 24 millions de litre. La plupart des propriétaires de séchoirs sont prêts à investir de l'argent, s'ils y trouvent leur compte en trois ans ou moins. C'est surtout le volume annuel de maïs séché qui détermine si la valeur monétaire des économies de carburant permettront de défrayer les coûts associés au changement de système de séchage. Figure 1. Le séchage à haute température du maïs-grain exige des volumes importants de propane ou de gaz naturel.
Le tableau 1 montre les réductions éventuelles de combustibles et les dépenses en capital récupérables en une année selon les coûts annuels engagés pour payer le combustible, qu'il s'agisse de propane, de gaz naturel ou de tout autre carburant. | Haut de la page | Récupération de l'énergie de séchageIl existe deux méthodes de récupération de l'énergie de séchage : a) la récupération de la chaleur et b) l'utilisation d'échangeurs de chaleur. La méthode de récupération de la chaleur convient bien aux séchoirs continus destinés à sécher et à refroidir simultanément. Cependant, les échangeurs de chaleur s'adaptent tout autant aux séchoirs continus qu'aux séchoirs discontinus (en fournées) à haute température. Dans cette fiche technique, nous traiterons exclusivement des séchoirs à écoulement transverse comportant des colonnes étroites. Le nombre de colonnes varie de une à quatre et ces colonnes, bien que le plus souvent verticales, peuvent aussi être horizontales et munies d'une courroie à mailles ouvertes.
| Haut de la page | Récupération de la chaleurL'air ambiant (extérieur) qui passe au travers d'une colonne (ou d'une couche) de grains chauds absorbe la chaleur et se réchauffe. Quoiqu'il s'ajoute une certaine quantité de vapeur d'eau, l'humidité relative (HR) de l'air ambiant diminue considérablement, puisqu'il est réchauffé par les grains au cours du refroidissement. Une fois l'air de refroidissement réchauffé, sa température s'élève à 30 à 40 oC de plus que celle de l'air ambiant avec une humidité relative variant de 10 à 20 %. Il suffit que l'air réchauffé soit poussé vers le ventilateur/brûleur (ventilateur de séchage) pour permettre des économies de combustible de 15 à 20 % (figure 2). Cependant, l'air réchauffé ne compte que pour la moitié ou les deux tiers de l'air qui doit parvenir au ventilateur de séchage. Nous pouvons donc penser à récupérer également l'air contenu dans la partie inférieure du compartiment de séchage. La température de l'air provenant de la partie inférieure est de 40 à 50 oC au-dessus de celle de l'air ambiant. Cet air a déjà servi à sécher les grains, mais n'a pas atteint son point de saturation, son HR se situant entre 20 et 30 %. Par conséquent, on peut le recueillir avec l'air réchauffé pour compléter l'apport d'air nécessaire au ventilateur (figure 3). Figure 2. La récupération de l'air réchauffé dans les séchoirs continus peut abaisser la quantité d'énergie de séchage nécessaire de 16 % et plus.
Figure 3. Température approximative de l'air de sortie et courbes de l'humidité relative mesurées dans un séchoir continu avec refroidissement par l'air ambiant.
Compte tenu de la perte de chaleur par radiation, la température de l'air récupéré dans le compartiment de refroidissement et dans la partie inférieure du compartiment de séchage s'élève, dans l'unité de séchage, bien au-dessus de la température ambiante et a une HR de moins de 40 %. Par exemple, supposons que la température du plenum soit à 104 oC (220 oF) et la température ambiante à 10 oC (50 oF); la température de l'air récupéré s'élèvera vraisemblablement à environ 40 oC. En faisant un rapport des hausses relatives de la température,
nous pouvons évaluer approximativement les économies de
combustible réalisées : D'après l'exemple précédent, les économies
réalisées grâce à la récupération
d'air s'établiraient environ à :
Ces économies sont tout à fait réalisables, particulièrement lorsque les températures de l'air ambiant sont basses. Un des dangers les plus fréquents est de séparer l'air de sortie du séchage trop haut dans le séchoir. Plus la paroi perforée est haute, plus la température de l'air de sortie est basse et plus l'humidité relative de cet air est élevée. Lorsque les grains libèrent rapidement leur humidité, comme c'est le cas dans la partie supérieure de la colonne de séchage, une grande quantité de chaleur est soutirée de l'air pour évaporer l'humidité, ce qui abaisse la température de l'air et augmente dangereusement l'humidité relative (figure 3). La plupart des séchoirs à écoulement transverse commerciaux possèdent un compartiment de refroidissement qui correspond au quart ou au tiers de la hauteur totale de la colonne. Habituellement, le débit d'air du compartiment de refroidissement est plus grand que celui du compartiment de séchage. Par conséquent, il vaudrait mieux éviter de positionner le séparateur d'air de sortie plus haut que le milieu de la paroi perforée. Sinon, une partie de l'air récupéré de faible qualité devra être libéré sans que l'on puisse en tirer profit. Les séchoirs à quatre colonnes représentent un défi qui n'est toutefois pas insurmontable. L'espace où s'écoule l'air de sortie entre les colonnes centrales peut être cloisonné horizontalement et l'air provenant de la partie inférieure peut être dirigé vers l'arrière du séchoir. Les séchoirs qui ne comportent qu'un seul ventilateur servant à la fois au séchage et au refroidissement, ou les séchoirs qui comprennent plus de deux ventilateurs demandent plus d'attention tout comme les séchoirs à air chaud contenant deux ventilateurs. | Haut de la page | Conception du système de récupération de chaleur
| Haut de la page | Échangeur de chaleurLes échangeurs de chaleur rendent possible la récupération de la chaleur de l'air de séchage presque saturé. Seule la chaleur provenant de cet air saturé passe à travers une cloison étanche à l'humidité (séparateur) pour se mêler à l'air froid qui entre. La chaleur humide ou latente qui résulte de la condensation de l'air chaud saturé sur le séparateur froid peut également servir à réchauffer l'air froid provenant de l'extérieur. On peut adapter les échangeurs de chaleur à des séchoirs continus ou discontinus. Ils constituent la meilleure alternative de récupération de la chaleur lorsque le séchage et le refroidissement ne se font pas simultanément et que le séchoir continu fonctionne uniquement selon la méthode de séchage à air chaud. La température de l'air de sortie d'un séchoir continu demeurera constante tant que la température du plenum le sera et augmentera avec le temps dans un séchoir discontinu. Plus la température de l'air extérieur (ambiant) est froide, plus les avantages sont grands. Lorsque la température du plenum d'un séchoir continu à colonnes étroites est de 94 oC, la température moyenne de l'air de sortie équivaut environ à 40 oC. Par conséquent, l'air ambiant entrant à 20 oC ne verra sa température augmenter que de quelques degrés. Par contre l'air ambiant entrant à 0 oC verra sa température monter considérablement, ce qui réduira la consommation de combustible d'environ 20 %. Aussi, l'utilisation d'un échangeur de chaleur dépend en grande partie des températures de l'air ambiant qui prévalent dans la région. Le coût d'un échangeur de chaleur est beaucoup plus élevé que celui d'un système de récupération et ce, pour deux raisons : premièrement, l'échangeur de chaleur est plus complexe et deuxièmement, les conduits venant du séchoir et ceux de l'échangeur de chaleur doivent être isolés afin de prévenir la condensation et d'empêcher la détérioration des dispositifs. Les chiffres indiqués au tableau 1 correspondent également à l'efficacité d'un échangeur de chaleur. | Haut de la page | Conception d'un échangeur de chaleurL'échangeur de chaleur peut être construit de différentes façons; voici donc quelques points importants pour éviter de faire des erreurs lors de son installation.
| Haut de la page | Résumé
Figure 5. Système de récupération complet d'un séchoir continu avec refroidissement par l'air ambiant.
Figure 6. Les échangeurs de chaleur peuvent être installés près de la prise d'air ou à côté du séchoir, mais jamais au-dessus.
Figure 7. Les conduits galvanisés et ondulés en spirale superposés ont donné un bon rendement. Remarquer au bas les retours d'air lissés de grand diamètre.
Figure 8. Espace accessible pour enlever les résidus de grains emportés par la condensation.
| Haut de la page | Références
Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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